Il s'agit de la septième aventure du commissaire van In le héros récurrent de
Pieter Aspe. La série elle-même compte à l'heure actuelle trente tomes dont vingt-trois n'ont pas encore été publiés en France, autant de bonnes lectures en perspective. Pour ma part il s'agissait d'une première et je n'ai pas du tout été gênée dans ma lecture par ma méconnaissance des tomes précédents, même si le livre comporte quelques allusions les concernant.
Un homme a été retrouvé enterré dans le sable au bord de la mer, dont le visage a été dévoré par les mouettes. Dans le même temps, une jeune fille de la bourgeoisie locale vient porter plainte pour viol. Y a t'il un lien entre les deux affaires et lequel?
J'ai découvert un commissaire qui me semble correspondre aux standards du genre : il boit beaucoup, il ne se maitrise pas toujours lorsqu'un jupon passe à sa portée, de plus il n'hésite pas à transgresser les règles habituelles en matière d'enquête.
Je m'attendais donc à ce qu'il soit un vieux routard, désabusé de la vie, et j'ai été extrêmement surprise lorsqu'on découvre qu'il est un jeune papa de deux jumeaux, qu'il a eu avec Hannelore, juge d'instruction, avec laquelle il va collaborer pour cette affaire.
De plus, il est décidé à ne pas laisser tomber Miriam, la fille de l'huissier de justice Dobbelaere, lorsque celle-ci, étonnamment, ne trouve aucun soutien de la part de son père, alors qu'elle vient tout juste d'être violée.
Van In s'interroge donc sur les motivations de ce père, si minable qu'il ne veut pas que sa fille porte plainte.
Pieter Aspe peint un portrait au vitriol des notables belge au travers de l'image de ce père et de ses amis.
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