ISBN : 2070784258
Éditeur : Editions Gallimard (2009)


Note moyenne : 3.11/5 (sur 46 notes) Ajouter à mes livres
Un dîner, de nos jours, dans la grande bourgeoisie parisienne. Afin de séduire son invité d'honneur - un puissant homme d'affaires étranger - la maîtresse de maison a convié ses amis les plus remarquables. Mais à la dernière minute, l'un d'entre eux se décommande : il n... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par Bunee, le 07 avril 2009

    Bunee
    Bienvenue dans les milieux huppés Parisiens, entre (très) haute bourgeoisie et aristocratie plus ou moins désargentée. Rue Las cases, 7ème Ardt.
    Les diners organisés par Madame Sophie du Vivier sont parmi les plus réputés de Paris. A sa table se pressent depuis une vingtaine d'années Les invités les plus prestigieux, les plus en vue.
    Lorsque son époux, Thibault, lui demande d'organiser encore une fois ce type d'agapes aux fins d'entrer dans les bonnes grâces de George Banon, industriel canadien, avec lequel il entend contracter sur ce qu'on comprendra plus tard être une prise de participation à l'occasion d'une augmentation de capital, elle se met tout de suite aux préparatifs, appuyée entre autres par sa domestique, Sonia.
    Une fois résolu l'épineux problème du plan de table, les rouages, bien huilés, sont actionnés.
    Mais une succession de grains de sable va bientôt menacer cette mécanique: un couple se décommande, un invité surprise se rend compte qu'il s'est trompé d'étage et de réception, et au moment de passer à table... Il apparaît qu'il y a en tout 13 convives!
    Aucune solution n'apparaissant, l'impasse menace de pointer le bout de son nez. Jusqu'à ce que Banon, que la maîtresse de maison n'ose contrarier, invite ... Sonia à se mettre à table.
    Cet autre imprévu va avoir des conséquences inattendues sur la tournure de la soirée.
    Au fil du récit, écrit sur un ton drôle et acide, se découvrent les hypocrisies de chacun et se fissurent les apparences. le plus élégant n'est pas celui que l'on croit et derrières les lumières fardées ressortent l'étroitesse d'esprit et le formatage de la pensée.
    Ce diner est une paire de parenthèses pour tous, apportant sur leurs vies et leurs faiblesses un éclairage nouveau, mais le lecteur ne peut s'empêcher de se demander comment l'existence de chacun reprendra son cours, après. Un épilogue nous rassure quant à celle de Banon, des du Vivier, et ... de Sonia.
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par luocine, le 08 août 2009

    luocine
    Lors de la lecture de ce roman, on ne cesse de penser que l'auteur a vécu très souvent cette situation. Il s'agit d' un dîner parmi les puissants du si petit monde des parisiens friqués et branchés, avec une surprise l'invitation à table de la bonne, une beurette qui ne correspond pas aux clichés de la bonne société de gauche parisienne.
    les scènes sont souvent très drôles, le roman se lit très vite. le ton est parfois très caustique surtout à propos de la bonne société qui se croit ouverte. le démarrage est un peu long. (normal : il faut camper les personnages)

    « Madamedu » Sophie du Vivier et monsieur Thibaut du Vivier reçoivent George Banon qui doit signer un gros contrat avec Monsieur .Ils reçoivent :
    Sibyl Costière et Erwan Costière des jeunes qui réussissent et qui aiment l'argent ce seront les seuls personnages qui seront antipathiques tout au long du roman
    Stanislas Stevillano homme lettré et homme de goût.
    Adrien le Chatelard avocat et Christina le Chatelard ne dit rien (leucémique ?) mais attire le regard de tout le monde créera le roman par sa superstition : jamais 13 à table.
    Marie Do « minique » dit tout ce qu'elle pense femme de Stanislas odieuse et sympathique à la fois
    Stanislas raté du quai d'Orsay
    Joséphine appartenant au monde des médias « toujours prête à aider les puissants dans le besoin en authentique petite sœur des riches »
    Dandieu académie française et son épouse biologiste
    Sonia la bonne marocaine sympa et pas du tout la beurette de service qui ne s'appelle pas Sonia mais Oumeilkheir.

    Le repas va être mouvementé !
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par athena1, le 31 octobre 2009

    athena1
    Et si un repas chez les bourgeois pouvait s'apparenter à une mise en scène de pièce de théâtre.
    Madame du Vivier s'apprête à recevoir des convives, judicieusement choisis. Avant leur arrivée elle s'évertue à définir un plan de table optimal, jusqu'à exiger une équidistance entre les assiettes. Mais voilà, un personnage s'est fourvoyé. Emporté par une discussion avec un des convives de "notre soirée" ,en entrant dans l'immeuble, il s'est trompé d'étage et de soirée. Voilà madamedu comme l'appelle Sonia, sa bonne, dans un bel embarras puisque le départ de ce faux invité fait tomber le chiffre des convives à treize. Devant la pression d'une de ses convives atteinte de superstition, l'hôtesse décide alors, contre toute attente, de choisir sa bonne afin de pallier à ce problème...
    Les jeux sont faits rien ne va plus.
    Par un procédé que je ne dévoilerai pas, le repas va se dérouler sous fond de procès contre ces autres "invités", ceux qui sont venus vivre en France, ceux qui sont tolérés.
    Ave ce roman, P Assouline met à nue la noirceur d'une bourgeoisie coupée du peuple. Bourgeoisie qui n'a de gauche que la culture, mais qui ne saurait faire d'entorse à ses privilèges en accueillant des "invités".
    Un formidable roman qui souligne que l'ennui et surtout le malheur ne sont pas le privilège des pauvres.
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par malau, le 12 avril 2010

    malau
    C'est le premier roman de Pierre Assouline que je lis. Il s'agit de la description d'un dîner, de nos jours, dans la grande bourgeoisie parisienne, organisé dans le but "d'épater" un industriel canadien. On assiste à de nombreuses discussions, discours, déballages d'idées. La soirée et les discussions sont bouleversés par une "invitée" de dernière minute, choisie simplement pour que les convives ne retrouvent pas treize à table. Il s'agit de l'employée de maison. La situation et les dialogues qui vont avec sont très drôles. Tant entre Les invités "normaux" qu'entre ces derniers et 'l'invitée "surprise". La différence de milieu social et de culture entre elle et eux, donne lieu à des échanges subtiles ou teintés de violence et de racisme. C'est bien écrit, dans un style soutenu (peut-être trop pour moi dans certaines phrases !) : j'ignore si c'est l'habitude de cet auteur ou si c'est propre à ce livre-là. Il y a juste le fin que je ne trouve pas assez aboutie.
    Cependant, j'ai eu beaucoup de plaisir, presque de la jubilation, à lire ce livre tant c'était plaisant voire carrément drôle. De plus, il m'a permis une réflexion sur les relations entre les différents milieux sociaux, sur la notion d'invité, ce qui ne gâte rien (mais, ce n'est pas un livre de réflexion, c'est bien un roman).
    Je repars avec l'envie de découvrir d'autres livres de cet auteur.
    Lu en avril 2010
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    • Livres 2.00/5
    Par carre, le 23 décembre 2011

    carre
    Les invités nous emmène diner dans la grande bourgeoisie parisienne, la maitresse de maison à tout prévu pour faire de cette soirée un moment inoubilable, mais le grain de sable va se glisser lorsque l'un des invités se décommande et oblige "Madamedu" à inviter à sa table une bonne (étrangère de surcroit) pour éviter un diner à treize. La soirée va virer au cauchemar. On voit bien l'intérêt d'Assouline de railler ce monde de l'élite qu'il connait certainement, engoncer dans ces manières et ces certitudes, mais je me suis plutot ennuyé à suivre ce repas. Comme si l'auteur me laissait à la porte de la salle de réception me laissant de tant à autre l'autorisation d'y glisser un oeil.
    Parfois drôle et cynique le roman d'Assouline m' a laissé au final un gout d'inachevé.
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Critiques du Magazine Littéraire



  • Critique de F. A. pour le Magazine Littéraire

    Au tout début du XIXe siècle, dans son ode à la gastronomie, Joseph de Berchoux notait : « Rien ne doit déranger l'honnête homme qui dîne. » Rien ne semble avoir changé, surtout pas chez Sophie du Vivier, dite Madamedu... > lire la suite

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Citations et extraits

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  • Par Matt85, le 19 juillet 2010

    Le fait est que certain on si peu le goût des autres qu'ils ne leur posent jamais de questions. Ce qu'ils sont, ce qu'ils font, d'où ils viennent, rien. Le désert de la curiosité. Un au-delà de muflerie. Ces gens là n'en ont que pour eux-mêmes. Ils croient devenir sourds lorsqu'ils n'entendent plus parler d'eux. S'ils devaient un jour commettre un crime passionnel, ce serait certainement un suicide.
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  • Par Matt85, le 19 juillet 2010

    Dandieu mettait un point d'honneur à défendre la langue française (...)
    "- Et pourquoi ne dirait-on pas "addiction" en français? l'interrogea Banon
    - Parce que, cher Monsieur, cela risque inutilement de n'être pas compris"
    - Mais "addiction" est déjà dans Shakespeare!
    - Je préfère "dépendance" : c'est déjà dans Racine."
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  • Par morin, le 07 décembre 2010

    Ce monde n'était pas le sien mais elle en connaissait les codes t les usages au bout de cinq ans de maison;

    séparément, ce sont tous des gens de qualité...Oui, presque tous, je vous l'accorde. Mais un fois ensemble ils en deviennent parfois imbuvables.
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  • Par malau, le 12 avril 2010

    Vous n'en avez pas assez, parfois, des valises et des hôtels ?
    - Ni de l'un ni de l'autre. Nous ne voyageons que dans nos propriétés. (p. 92)
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  • Par morin, le 07 décembre 2010

    A cette heure-ci, légère ivresse oblige, les masques commençaient à tomber. Les invités étaient enfin en pleine possession de leurs défauts. A l'exclusion de celle qui ne buvait pas et observait d'un œil impitoyable cette comédie des apparences, la seule qui fuyait tout ce qui menaçait de l'enfermer dans la comédie d'elle-m^me. De tous elle était la plus cohérente dans ses contradictions.
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