ISBN : 2070320979
Éditeur : Editions Gallimard (2006)


Note moyenne : 3.98/5 (sur 54 notes) Ajouter à mes livres
Tapi dans les recoins les plus secrets du Lutetia, un homme voit l'Europe s'enfoncer dans la guerre mondiale. Edouard Kiefer, Alsacien, ancien flic des RG. Détective chargé de la sécurité de l'hôtel et de ses clients. Discret et intouchable, nul ne sait ce qu'il pense. ... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Wolland, le 03 septembre 2010

    Wolland
    Quand on entre dans le salon d'un fan de Johnny, on sait tout de suite à qui on a affaire. Les posters, les modèles réduits de Harley, le cendrier Sylvie, le sous-verre Laura, la serviette Laetitia, le repose-couteau Jean-Claude Camus. le monsieur n'a pas besoin de vous faire un speech, salut, je suis un fan hardcore de Jean-Philippe, pour qu'on établisse un diagnostic. On sait qu'on peut venir avec un carton de bière sous les bras et du cambouis sous les yeux. Et on sait qu'il ne faudra pas prononcer les mots "Docteur Delajoux" entre le fromage et le dessert.

    Avec Pierre Assouline, c'est pareil, on sait très vite où on met les pieds. Sur les patins d'abord, parce que je viens de cirer le parquet. Et ensuite, dans le boudoir, où on se fera servir un thé chinois ou un café turc en croquant un morceau de chocolat, avec le même air digne que si on participait à une réunion d'écrivains diplomates. Oui, c'est ça, plissez les yeux, ça vous donnera un air plus pénétré.
    Passou tient un blog littéraire, pas mauvais. Un type qui m'a fait découvrir Kurt Vonnegut, ça vaut reconnaissance éternelle. Ce n'est pas moi qui l'appelle Passou, ce sont les gens qui commentent le blog. Des gens qui ont cette faculté, toujours fascinante, d'atteindre le point de Godwin à une vitesse qui rendrait depressif un accélérateur de particules. Et en ce moment, on en est au stade où on ne comprend plus rien aux commentaires si on ne les a pas lus dans leur intégralité depuis 2006. Se contenter du blog.
    Chez Passou, il y a un petit air Bernard Rapp, vous vous souvenez, Bernard Rapp, Bernard Rapp, Bernard Rapp, l'Assiette Anglaise, l'émission qui passait le samedi à l'heure du déjeuner et qu'on regardait, ado, sans comprendre tout, mais dont on aimait bien l'ambiance, les fauteuils clubs, les boiseries, le petit doigt en l'air, mais toujours avec l'oeil qui pétille et le coin de la bouche en forme d'insolence. Chez Passou, c'est ça, une ambiance mi-old england, mi-années 30, de la frise aux murs et de la rosace au plafond. Un doigt de Kirsch ?
    Il est comme ça, Passou, un vieux garçon désuet mais charmant, il a des goûts d'un autre siècle et quand on le lit, on oublie qu'on vit à la même époque que Cormac McCarthy, Edgar Hilsenrath et Régis Jauffret.
    Regardez dans La Cliente, un beau livre, l'enquête d'un homme qui pense avoir mis la main sur la vieille bique qui a dénoncé ses voisins juifs pendant l'Occupation. Il y a une scène assez forte dans un bus parisien. On est au milieu des années 90. Esclandre entre 2 hommes. Un troisième intervient : "Allons, Messieurs, entre français..." Very third republic, non ?
    Nous voilà à l'hôtel Lutetia, en 1938, dans la peau du détective du palace. Les clients, le personnel, les histoires de vol, d'adultère, les petites manies des uns et des autres et surtout le lieu lui-même, pas comme les autres, un monde en soi. D'ailleurs, on ne dit pas "je dors ce soir au Lutetia", mais "je dors ce soir à Lutetia", comme pour une ville. Ah, que c'est élégant, que c'est raffiné ! On s'y bat en duel à l'épée devant le drapeau français. On y tient salon littéraire. On y admire la marqueterie et les imparfaits du subjonctifs. C'est beau, c'est cosy, c'est la fin des années 30. le printemps 1789. le paradis. Et Passou qui nous brode sa dentelle comme personne : "Que cela relevât d'un esprit sophiste, d'une morale élastique, voire d'une déontologie à géométrie variable, je n'en disconvenais pas. Mais j'attendais avec intérêt celui qui me jetterait la première pierre, puis une autre et une autre encore, qui me permettraient de construire une maison où les inviter au grand banquet des hypocrites. Car rien n'est suspect comme les donneurs de leçon." Osons le mot : c'est bath !
    Parmi les clients, quelques excentriques et des personnages célèbres, des écrivains surtout. Passou ménage ses effets : on décrit d'abord, on portraiture au physique et au moral sur un long passage, et ensuite seulement, on révèle le nom. C'est beau comme une charade. Evocation réussie, émouvante, et trempée dans une légère tasse d'humour, de James Joyce.
    "- Monsieur Joyce ? Monsieur James Joyce ?
    - Eventuellement.
    - Je voulais juste vous remercier.
    - Ah... Pour mon oeuvre ?
    - Non, je ne l'ai pas lue... Pour avoir sauvé notre ami Hermann Broch.
    Inutile de dire que Juin 40 vient quelque peu plomber l'ambiance. le vert de gris jure un peu sur l'acajou. Encore que tous les goûts sont dans la nature. Passés les premiers moments de consternation, Il se trouve toujours des gens qui ne trouvent rien à redire aux claquages de talon allemands au pays de la charentaise. À Lutetia, c'est l'Abwehr qui s'installe. Services de contre-espionnage de la Wehrmacht. Ca pouvait être pire. Au moins, ce sont des militaires, pas les abrutis dégénérés de la SS ou de la Gestapo. La tendance y est plutôt antinazie. Beaucoup d'officiers prussiens, des types instruits, polyglottes, raffinés, parfois francophiles. Mais tout de même au service de la racaille nazie.
    Forcément, la clientèle change : on troque M. Joyce contre Joanovici et Skolnikov, deux trafiquants juifs (oui), parvenus et richissimes. On troque le couple Saint-Exupéry contre Bonny et Laffont, les deux flics français ripoux qui se sont conduits ignoblement, magouillant, torturant, exécutant, allant jusqu'à porter l'uniforme allemand. On troque les exilés allemands contre Mohammed El Maadi, un algérien qui veut mettre ses prêches contre les colons au service de la cause hitlérienne. Comme ça, il y en a pour tout le monde. Pour la crapule, tous les râteliers ont la même odeur.
    Et dans ce merdier, Edouard Kiefer, le flic de l'hôtel, ni résistant ni collabo, ni résigné ni engagé, écoeuré, désabusé, ni dedans ni à côté ni en dessous, mais au-dessus de tout ça, perché sur son poste d'observation comme sur le toit terrasse de l'hôtel où il aime parfois jouer de la trompe de chasse. le narrateur, notre guide, notre oeil. Au-dessus : le meilleur point de vue pour observer et décrire. Un malin, ce Passou.
    Fin 44, l'hôtel est à nouveau réquisitionné, par le Gouvernement Provisoire, cette fois. On accueillera les prisonniers de guerre, les déportés politiques, les résistants, les déportés raciaux, les rescapés des camps. On dit "Rapatriés". L'administration a toujours été championne olympique de l'euphémisme. On met en place des mesures prophylactiques, désinfecter, épouiller, réalimenter. On explique au personnel, aux volontaires, comment s'adresser aux rescapés, on édite un petit manuel psychologique du déporté. On organise des interrogatoires pour détecter les faux rapatriés, les SS en fuite et les collabos traqués. Et puis, ils arrivent.
    Le ton change. le récit s'accélère : il y a mille anecdotes et destins à raconter, des tragédies pour la plupart mais aussi des joies, peut-être quelques épisodes comiques. Ça ne sert à rien de les raconter, il faut lire cette troisième partie, elle est humaine. On pourrait dire "magnifique", "sublime", mais qu'est-ce que ça veut dire ? Comment on écrit et comment on lit, c'est ça qui nous intéresse, tout le reste ne nous regarde pas.
    Quand je dis que le récit s'accélère, je veux dire que Passou s'attarde moins, qu'il a baissé le petit doigt et reposé sa tasse de Darjeeling. Que les phrases perdent de leur ampleur, que les adjectifs ne sont plus là pour faire beau dans le décor, que celui qui regarde est bouffé par ce qu'il a devant les yeux. Illusion, cape noire, habit de magicien, littérature. On vient de changer de livre sans s'en apercevoir, on vient aussi de changer de monde.
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  • Par ciroto, le 06 février 2012

    ciroto
    le narrateur tout au long du roman, nous fait partager la vie d'un grand hôtel parisien au cours des années d'avant-guerre, sous l'occupation et après la libération. C'est un livre prenant. Il se lit doucement afin de ne pas manquer une atmosphère, un bon mot, une situation amusante ou émouvante.
    le narrateur se met souvent en scène pour exprimer ses propres sentiments envers ceux de ces clients qui furent si différents lors de ces trois périodes. Parfois, on retrouve quelques uns des habitués qui dévoilent une toute autre identité, montrant leur vrai visage souvent menaçant sous des dehors bien policés.
    L'avant-guerre est insouciante. La vie est agréable dans ce palace. Quelques épisodes cocasses viennent égailler le train-train quotidien. Sous l'occupation percent la peur, le soupçon, la délation, la dénonciation, l'enrichissement des collaborateurs et la vie mondaine de ces parvenus. La description du retour des déportés est poignante. L'inconcevable ne se raconte point. le regard suffit. La détresse, l'angoisse, la résignation ou parfois le remords de ceux qui sont revenus, ayant honte de ne point être morts avec les camarades ! Ou encore, cette force vitale et la détermination froide, extraordinairement lucide qui anime ces petits bonshommes de 12 à 13 ans et qui ont tout perdu !
    Il y a des pages où l'on ne peut retenir ses larmes. On les voit ces revenants de l'innommable. On les sent à la fois si proches et si loin. On a envie de leur dire que l'humanité ce n'est pas que la barbarie. Oh ! cela est facile pour qui n'avait que quelques années lorsque la sauvagerie, la bestialité et le diable des instincts les plus vils se sont abattus sur l'Europe. Que peut-on faire d'autre sinon leur dire : Merci. Mais, surtout pas de pitié. Ils n'en veulent pas !
    Il n'y a rien d'autre à ajouter. Il faut lire ce livre. C'est un document de plus sur cette deuxième guerre mondiale que certains ont gagné, non les armes à la main mais qui sont revenus pour témoigner de ce que l'homme peut faire à l'homme.
    C'est l'homme qui a le libre choix de son destin. Juste une remarque. Pourquoi ne pas avoir cité l'appel du 18 Juin ? Que cela plaise ou déplaise, c'est un fait historique. Nul ne le peut nier, tous se doivent de le rappeler.
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  • Par InColdBlog, le 04 septembre 2010

    InColdBlog
    « Jusqu'où un homme peut-il aller sans perdre son intégrité ? »
    Edouard Kiefer, ancien flic est détective dans le seul palace de la rive gauche : Lutetia.
    A Lutetia, rien ne lui échappe, il voit tout, sait tout, sur tout le monde, et se fond dans le décor, quasi transparent.
    A Lutetia et non au Lutetia, « Comme s'il s'agissait d'une ville. Seuls les fidèles et les habitués parlaient ainsi. Les Boucicaut, eux aussi, disaient « Aller à Lutetia » comme s'ils se rendaient dans leur villégiature du Midi alors qu'ils n'avaient que le square à traverser ».

    Et il est vrai que le palace, à l'instar d'un Transatlantique, peut aisément être comparé à une petite ville abritant le microcosme de la société française. De cet univers clos et privilégié où il vit à demeure (célibataire, il loge sur place), Kiefer va vivre les événements qui vont bouleverser la France, de 1938 à 1945.
    Alors qu'il semble un moment épargné par les incidents qui agitent le monde extérieur, il finira par être rattrapé par l'Histoire en marche.


    Le roman se subdivise en trois époques :
    - le monde d'avant. Cette partie plante le décor. On suit Edouard Kiefer dans les couloirs feutrés de l'hôtel, où se croisent les destins des habitués de Lutetia, des mondains adultères aux rats d'hôtels, en passant par les grandes figures du moment (James Joyce, Matisse, Albert Cohen, Martin du Gard, De Gaulle…).
    Les moquettes assourdissent les bruits, les lustres Lalique diffusent leur douce lumière dans les salons, les salles à manger résonnent du choc des assiettes en porcelaine et des couverts en argent. C'est la grande époque de l'entre-deux-guerres où la belle société et les exilés politiques prennent pension à Lutetia.

    - Pendant ce temps. A la frivolité des beaux jours succèdent les heures noires de l'Occupation. L'Abwehr, le contre-espionnage allemand, réquisitionne les lieux. Kiefer va être à plusieurs occasions victime des humiliations des occupants allemands. Mais où se situe le point de rupture entre la soumission forcée et la trahison de ses idéaux ? En cette période trouble, chacun choisit son camp, collabo ou résistant.
    Pour Kiefer, le choix s'avère beaucoup plus complexe. Par souci d'obéissance et du respect de la parole qu'il a donnée au directeur de l'hôtel, il refuse de suivre un de ses collègues dans la résistance. L'héroïsme n'est pas pour lui, lui qui a été du nombre des poilus blessés lors de la guerre de 1914-1928. La goutte qui fait déborder le vase d'Edouard Kiefer sera un simple panneau, celui qui va interdire l'entrée du square Boucicaut, en face de Lutetia, aux enfants juifs. Dès cet instant, Kiefer va accepter de prendre des risques et d'aider les résistants.

    - La vie après. En devenant le point d'accueil des rescapés des camps de la mort, Lutetia va expier la triste période de l'occupation. Kiefer va alors croiser certains Fantômes (souvent au sens littéral du terme) du Monde d'avant.
    Avec Lutetia, Pierre Assouline mêle la rigueur de la biographie historique à la fougue romanesque. Mais bien plus encore que sa parfaite connaissance sur la période (pas moins de 33 ans de recherche documentaire !), c'est son parti pris pour la nuance et l'ambiguïté de son personnage principal, Edouard Kiefer qui fait la force de Lutetia.
    Pierre Assouline a évité tous les pièges propres au traitement de cette période sensible de l'Histoire. Son héros n'en est pas un justement, il n'est pas le preux chevalier blanc qui se bat héroïquement contre les méchants Allemands. Kiefer est un humain, avec ses doutes, ses contradictions et ses faiblesses, lâche puis courageux, passif puis lucide. Il est tout à la fois, penchant d'un côté de la balance, puis de l'autre.
    En outre, Kiefer est alsacien et parle aussi l'allemand, ce qui va lui valoir quelques échauffourées. Il se retrouve donc tiraillé entre sa haine des nazis et son amour pour l'Allemagne et les Allemands.
    Cette complexité des personnages, renforcée par une pudeur et une retenue bienvenues, permet à Lutetia d'échapper au manichéisme primaire et à l'affectation (notamment dans les scènes de retour des rescapés).
    Un roman fort et beau (et fort beau) comme je n'en avais lu depuis un moment.

    Lien : http://www.incoldblog.fr/?post/2006/10/04/Je-plie-mais-ne-romps-pas
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    • Livres 4.00/5
    Par Nanne, le 18 août 2009

    Nanne
    Paris, printemps 1945. Édouard Kiefer, responsable de la sécurité du mythique hôtel Lutetia, se souvient - non sans nostalgie - d'un certain temps. Celui d'avant, lorsque le seul palace Parisien de la rive gauche accueillait tout ce que l'Europe contenait d'artistes, d'intellectuels, d'aristocrates. Édouard Kiefer, dissimulé dans les sombres recoins de ce palace qu'il connaît par cœur, en a vu et entendu, sans jamais rien laisser paraître, sans jamais trahir un secret. Car le maître mot de cet homme si discret est bel et bien silence.
    Sa vocation de policier, c'est dans la Somme en juin 1916 qu'elle naîtra, dans les tranchées remplies de boue charriant passé, présent et avenir des soldats abandonnés de Dieu. Ici comme là-bas, c'est dans un mutisme total que Kiefer vaque à ses occupations.

    Lien : http://dunlivrelautredenanne.blogspot.com/2009/08/les-arcanes-dun-pa..
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    • Livres 4.00/5
    Par horline, le 24 novembre 2007

    horline
    un tres beau témoignage du Paris avant, pendant et après la seconde guerre mondiale, porté par une parfaite maîtrise emotionnelle, un ton juste et sobre.
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Citations et extraits

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  • Par Nanne, le 18 août 2009

    Il m'avait laissé seul avec elle. Ma conscience. Ou ce qu'il en restait. Suffisamment en tout cas pour distinguer le bien du mal, diriger ma conduite en fonction d'une raison pratique et me juger moi-même au nom d'un certain sens moral. En quatre ans, j'aurais pu maintes fois glisser de la concession au compromis, et du compromis à la compromission. Pourquoi ? Comme les autres : l'attrait du pouvoir, l'illusion de la puissance, le goût de l'argent. Tout ce qui m'avait toujours laissé indifférent. Avec la formation que j'avais reçu, le métier qui avait été le mien et celui qui l'était encore, j'avais eu mille fois l'occasion de glisser du renseignement à l'espionnage, et du mouchardage à la délation. Pourquoi ne l'avais-je pas fait ? Parce que ça ne se fait pas.
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  • Par horline, le 24 novembre 2007

    l'état d'exception que ces années de guerre avaient inscrit dans nos esprits rendaient possibles tant de choses qui nous paraissaient de l'ordre de l'inimaginable.
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  • Par Matt85, le 08 août 2010

    Un jour je me retirerai quelque part en France. Il paraît qu'on se provincialise au fur et à mesure que l'on avance en âge. Qu'importe après tout puisque quand on s'éloigne du monde, on croit aller là où il fait bon vivre alors qu'on se rend là où il fait bon mourir. Heureux ceux qui trouvent le pays pour finir et pour commencer!
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  • Par lisette, le 22 mars 2008

    Si les murs pouvaient parler... Ils suintent, murmurent, hurlent parfois mais ne parlent pas. A Lutétia, la musique de fond est faite de chuchotements, ceux de leur colloque ininterrompu depuis un demi-siècle.
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  • Par marieth, le 31 octobre 2007

    Pari occupé : services de l'Abwehr (contre espionnage allemend)

    1945 : centre d'accueil. Les déportés y affluent.
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