ISBN : 222113060X
Éditeur : Robert Laffont (2012)


Note moyenne : 3/5 (sur 2 notes) Ajouter à mes livres
Une anatomie du mariage moderne. Celui que l'on voudrait tolérant et ouvert. Une tolérance qui débouche trop souvent sur l'incompréhension, une ouverture qui ne débouche que sur le vide. Ainsi pourrait se résumer ce nouveau roman de Margaret Atwood. Un roman qui met à n... > voir plus
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Critiques et avis(1)

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    • Livres 3.00/5
    Par sentinelle, le 14 avril 2012

    sentinelle
    Autopsie d'un couple en phase terminale dans les années 70.
    Si le mariage de la sensuelle Elizabeth et du contemplatif Nate bat de l'aile depuis longtemps, ils n'ont jamais pour autant envisagé de se séparer pour le bien-être de leurs deux enfants. Chacun s'accommode des amant(e)s de l'autre jusqu'au jour où l'amant d'Elizabeth se suicide. Nate en profite pour quitter sa maîtresse actuelle mais ce n'est que pour mieux tomber amoureux de Lesje, une jeune paléontologue gauche et timide. La tolérance de façade qui prévalait jusque là commence à se fissurer, et ce sont toutes les petites avanies, compromissions désavouées, petites lâchetés et manipulations douteuses qui commencent à s'engouffrer dans les brèches de plus en plus profondes d'un couple en perdition. Polyphonie à trois voix (Elizabeth, Nate, Lesje), ce roman tient autant du roman psychologique que de la sociologie d'une époque. Au final, un roman mélancolique désenchanté où l'humour n'est pas absent même s'il laisse toujours une certaine amertume dans ses sillages : incompréhension, incommunicabilité, les êtres se croisent et se décroisent sans jamais vraiment se rencontrer. Aucun gagnant mais tous perdants semble nous dire Margaret Atwood, qui sait de quoi elle parle tant ce roman sent le vécu dans les déambulations et questionnements divers des trois protagonistes. Décidément le mariage est tout un art mais ne sont-ils pas leurs propres bourreaux dans cette histoire ? Et s'il fallait tout simplement essayer de se libérer de ses derniers oripeaux pour mieux aller à la rencontre de l'autre ? Encore faut-il savoir ce que l'on veut pour décider où l'on va, question de maturité sans doute. Tout est dans la finesse du trait et Margaret Atwood n'est pas en reste dans cet exercice difficile.
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Critiques presse (1)


  • Actualitte , le 11 mai 2012
    Heureusement que le style décidemment enlevé et piquant, avec parfois « une expression à vous dessécher les testicules », délivre ça et là des éclats de rire au lecteur et permet l'achèvement du livre sans trop de peine.
    Lire la critique sur le site : Actualitte

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Citations et extraits

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  • Par sentinelle, le 02 avril 2012

    Lesje jette des coups d’œil aux vitrines des boutiques de robes et des grands magasins, lorgnant les mannequins cadavériques qui se dressent avec arrogance, le pelvis projeté en avant, une main anguleuse posée sur la hanche et les jambes écartées avec un genou replié. Si ces corps étaient animés, ils tournoieraient, ils se trémousseraient comme dans le finale orgasmique d'une stripteaseuse. Mis comme il ne s'agit que de plâtre et de fil de fer inanimés, le bon goût est sauf.
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    Citation de qualité ? (5 votes positifs)
  • Par sentinelle, le 02 avril 2012

    Je ne sais pas comment je devrais vivre. Je ne sais pas comment on devrait vivre. Je sais seulement comment je vis. Je vis comme un escargot privé de sa coquille.
    [...]
    Je veux qu'on me rende ma coquille, j'ai mis assez longtemps à la fabriquer. Tu l'as emporté, où que tu sois désormais. Tu as bien su me l'ôter. Je veux une coquille comme une robe à sequins, faite de piécettes argentées et de dollars se chevauchant comme les écailles d'une armadille. L'arme à gauche. Imperméable ; comme un ciré breton.
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  • Par sentinelle, le 14 avril 2012

    Sa grand-mère ukrainienne aurait voulu qu'elle devienne hôtesse de l'air. Sa grand-mère juive avait souhaité la voir devenir avocate et se marier - si possible avec un autre avocat. Son père voulait qu'elle réussisse dans la vie. Sa mère voulait qu'elle soit heureuse.
    Citation de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par sentinelle, le 02 avril 2012

    Elle déteste que l'on détienne un pouvoir sur elle. Nate ne possède pas ce genre de pouvoir. Il ne l'a jamais eu. Elle l'a épousé facilement, comme on met une chaussure.
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La neurologie de la lecture.
Non sous-titré, non traduit.








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