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Michèle Albaret-Maatsch (Traducteur)
ISBN : 2264043156
Éditeur : 10-18 (2007)

Note moyenne : 3.78/5 (sur 95 notes)
Résumé :
Renouant avec la tradition des Huxley, Orwell, Bradbury et de sa Servante écarlate, Margaret Atwood nous plonge dans un univers à la fois familier et terrifiant. Un monde dévasté à la suite d'une catastrophe écologique sans précédent, où se combinent des conditions climatiques aberrantes, des manipulations génétiques délirantes et un virus foudroyant prompt à détruire l'ensemble de l'humanité. D'ailleurs, c'est presque fait : d'êtres humains, au début du Dernier Hom... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
Domi_V
Domi_V03 août 2014
  • Livres 5.00/5
Snowman est probablement le dernier homme sur terre, une terre sur laquelle règnent désormais des conditions climatiques aberrantes...
Errant parmi les décombres à la recherche de nourriture et de l'eau, Snowman se rappelle sa jeunesse ...dans une enclave réservée aux scientifiques, quand il s'appelait encore Jimmy et qu'il était l'ami d'un savant génial au nom de Crake...
Crake qui avait su créer des hybrides d'animaux féroces, comme les "porcons" ou des "louchiens", ainsi qu'une peuplade d'humanoïdes : les Crakers (des êtres beaux, naïfs, limite stupides) et sur lesquels Snowman, seul, veille maintenant...
Des flashback's et les souvenirs de Jimmy nous avisent de quelle façon notre civilisation est retournée à l'état sauvage...or, plusieurs autres sujets s'entrelacent (les "plèbezones" en opposition des enclaves pour l'élite, des fillettes vendues aux trafiquants afin d'alimenter la commerce du porno, le mythe du savant fou et ses créations...) pour aboutir -sous couvert d'un roman d'anticipation- à une critique âpre, presque libelliste et soutenu par un langage puissamment évocateur.
C'est bien ce monde que l'auteur a su matérialiser avec une imagination déconcertante, qui est resté dans ma mémoire depuis ma lecture en 2005.
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KrisPy
KrisPy16 juillet 2015
  • Livres 5.00/5
Le Meilleur des mondes d’Aldous Huxley, on connaissait. Aldous Huxley sous acides, on connait aussi… Mais le meilleur des mondes sous acide, qui aurait télescopé un village de Schtroumfs, et embarqué au passage T.C. Boyle et Lewis Carroll, je connaissais pas…
Ajoutez à cela une imagination débordante, une folie cohérente, un humour noir bien frais, un style fluide et vivant, plus un petit côté alarmiste à la Orwell, vous obtiendrez alors une vague idée de ce que peut être un livre de Margaret Atwood.
Et je suis heureuse… très heureuse d’avoir découvert, toute seule comme une grande – sans Babelio ni rien... ^^ - cette géniale écrivaine, car mieux vaut tard que jamais, surtout en littérature.
Ça faisait longtemps que je n’avais pas ressenti cela, vous savez, cette légère exaltation à la lecture d’un livre avec lequel vous êtes en phase totalement, sans condition et sans effort ; cette sorte de douce ivresse face à la découverte d’un territoire nouveau à explorer… et là, oh joie redoublée ! L’auteure est prolixe, et toute son œuvre semble habitée par cette même énergie de création qui m’inspire et me fait pratiquement planer…
Car oui, c’est un petit évènement que de trouver un auteur qui compte pour soi. Parfois, après avoir écumé un auteur que j’adore - comme Donna Tartt ou Michel Folco - je désespère de retrouver cette sensation à nouveau, cette sensation de découvrir un monde imaginaire si dense et intense qu’il vous dérobe à la réalité pour vous transmuter sans effort dans un univers parallèle.
Margaret Atwood fait désormais partie de ces auteurs-là ; Le Dernier Homme m’a tout simplement conquise corps et âmes…
Mais que raconte donc ce livre, 1er tome d’une série de 3 volumes ?
Jimmy, alias Snowman, mâle de type caucasien, 25-30 ans, crève de chaud et tente de survivre dans un monde où l’espèce humaine semble avoir disparue. Des animaux étranges peuplent ce « nouveau monde »… Des ratsconses, des porcons, des loupchiens, des lapins verts phosphorescents… Et oui, dans un futur proche, l’homme aura manipulé bien des gènes, pour tout un tas de raisons, allant de la plus altruiste – nourrir la planète à moindre frais – à la plus égoïste – remplacer ses organes défaillants. L’un d’eux tout particulièrement actif et créatif - Crake est son nom - aura réussi à créer des créatures totalement modifiées génétiquement, conçues pour être de « simples modèles d’exposition », vivants catalogues des possibilités offertes en matière de modifications génétiques sur embryons… (La créature, dépourvue de toute agressivité, de tout instinct négatif, végétarienne, ne mangeant que de l’herbe et des feuilles , est comme un gros bébé dans un corps d’adulte parfait. Il peut être de n’importe quel couleur de peau, et ne se reproduit que tous les 3 ans. Les femmes voient leur bas-ventre se colorer de bleu lorsqu’elles sont prêtes à la copulation. Les hommes arborent alors de magnifiques pénis bleus également… Ceci n’est que quelques caractéristiques des « Crakers », les enfants de Crake.)
Jimmy était l’ami de Crake, et l’avait même rejoint sur un projet ambitieux, en tant que « publiciste » pour la mise en vente d’une pilule miracle, le "JouissPluss", capable de donner vivacité sexuelle, désir et plaisir accru, ainsi que rajeunissement.
Ils vivaient heureux dans leur « Compound », avec leur insouciance et leur confort. Pas comme dans les « Plèbezones », les villes en dehors des Compounds, sans protection anti-pollution, pleine d’une humanité « basique ». Eux étaient l’élite, les têtes pensantes ; l’opulence quotidienne était légitime… Il y avait bien des groupes de révoltés parfois, comme les « God’s Garderner », les Jardiniers de Dieu, des illuminés écolos qui voulaient que les choses soient différentes, moins injustes… Mais le CorpSeCorp veillait à ce que tout rentre dans l’ordre et que rien ne déborde, jamais. Enfin presque…
Jimmy avait aussi un trésor incomparable : l’amour d’Oryx – petite fille entrevue sur le net, puis retrouvée femme et employée par Crake, l’omnipotent Crake, pour éduquer ses créatures…- et Crake était amoureux d’Oryx, plus que ne le pensait Jimmy…
Maintenant Snowman doit vivre seul avec ses souvenirs. Et avec les Crakers, seuls autres créatures survivantes avec les animaux modifiés… Il doit penser à sa nourriture, sa sécurité (les porcons et les loupchiens sont très agressifs), et à celle des Crakers, devenus maintenant ses enfants en quelque sorte, et à qui il raconte toutes sortes d'histoires, car ils adorent les histoires, surtout celles qui parlent de Crake et d'Oryx.

Voilà… c’est ça l’univers déjanté de Margaret Atwood… qui nous laisse de surcroit pantelant et en plein suspens à la fin du "Le Dernier Homme" - "Oryx et Crake" en anglais. Autant vous dire que je n’attends pas pour dévorer la suite : "Le temps du Déluge", attrapé à la médiathèque ce matin.
Je vous en reparlerais certainement…
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Zazette97
Zazette9703 juin 2012
  • Livres 4.00/5
Paru en 2003 aux USA et traduit en français en 2005, "Le dernier homme" est le 11ème roman de la romancière canadienne Margaret Atwood, notamment auteure du génialissime "La Servante écarlate", de "La Femme comestible" ou plus récemment de "Le Temps du déluge".
Suite à la propagation d'un virus foudroyant à l'échelle planétaire, il semblerait bien que Snowman soit le dernier specimen d'une espèce en voie d'extinction.
Mais alors qui sont donc les Crakers, ces êtres vierges de toute histoire et dénués de vices ? D'où proviennent les porcons, les louchiens, les rasconses et autres créatures hostiles arpentant comme lui cette Terre dévastée à la recherche de nourriture ?
Snowman sait qu'il est nécessaire à sa survie de retourner vers les plèbezones et traverser les Compounds si il veut atteindre Sentégénic, cette forteresse qui a vu naître la folie d'un homme et causé la perte de millions d'autres.
Alors qu'il prépare son expédition, Snowman ressasse ses souvenirs. Une mère scientifique disparue du jour au lendemain - ce qui lui valut année après année d'être interrogé par la brigade des CorpseCorps -. Oryx, apparition puis femme aimée qui le hantera durant des années et le poursuit encore dans ses rêveries.
Crake, son meilleur ami, jeune homme secret, fervent adepte des manipulations génétiques au point de se consacrer entièrement à ce projet visionnaire qui a conduit Jimmy, l'homme naïf que Snowman était autrefois, à ce no man's land...
J'ai reçu il y a peu "Le Temps du Déluge" et lorsque je me suis aperçue que ce roman partageait le même contexte et se déroulait à une époque identique à celle du "dernier homme", j'ai donc choisi de commencer par ce dernier.
Comme pour "La Servante écarlate", "Le dernier homme" est un roman difficile à résumer tant il apparaît que l'auteure ne se contente pas de nous offrir une histoire mais de nous déployer tout un univers qui, tout en se voulant fictionnel, présente d'étranges résonances avec notre réalité.
Tout l'art de Margaret Atwood réside sans doute dans sa façon de se saisir et d'extrapoler autour de préoccupations actuelles (questions écologiques et environnementales, avancées de la recherche scientifique, omnipotence politique, violence accrue, insécurité) pour spéculer de terribles dérives qui nous rappellent que l'homme est décidément un loup pour l'homme et qu'à force de repousser sans cesse les limites de l'éthique, ce Créateur pourrait bien précipiter tous ses semblables dans la fosse commune.
Fascinant, dérangeant, alarmiste certainement quand il s'agit d'évoquer la disparition de la couche d'ozone et des ressources naturelles, la régénération cellulaire ( le lifting c'est le Moyen-Age) et cérébrale, de repousser à l'extrême les limites du clonage pour rendre les dons d'organes accessibles à tous ou encore de perdre le contrôle d'un virus galopant soit-disant sorti de nulle part et face auquel l'Ebola passerait pour un rhume.
Durant toute ma lecture, je me suis demandée si Jimmy/Snowman mesurait réellement tout ce qui se tramait autour de lui, si il parvenait à saisir les enjeux derrière les faux-semblants et les disputes de ses parents scientifiques, à recouper ces informations ayant échappé aux filtres des Corpsecorps, à déceler les véritables intentions de Crake.
Toute sa vie, il aura grandi dans des structures fermées au monde extérieur, à ces plèbezones, sièges de la dépravation sous tous ses formes échappant à toute autorité et donc présentées comme dangereuses.
Aurait-il pu se douter du fléau à venir ? Etait-il impliqué, manipulé malgré lui ?
Bien sûr, on retrouve dans ce roman les composantes de "1984", de "Mad Max" ou encore de "La Servante écarlate". Epoque et lieux indéterminés, castes auto-centrées gérées par une élite et ses forces de l'ordre prétendant oeuvrer au plus grand bien, abolition des pulsions, filtrage des informations et du courrier, population principalement constituée de moutons à l'exception d'une minorité de détracteurs et au final, un être seul avec ses souvenirs et sa conscience, livré à lui-même et obligé de se débrouiller (avec tout l'individualisme que cela comporte) si il veut survivre.
J'ai préféré "La Servante écarlate" en raison de son thème plus féminin, parce que je ressentais plus de points communs et d'intimité partagée avec Defred qu'avec Snowman, mais aussi en raison du choix narratif de l'auteure.
Dans les 2 romans, les univers sont décrits par petites touches successives mais là où le passé reprend forme dans les mots de Snowman, le quotidien de Defred nous était livré en temps réel, contribuant ainsi à ménager le suspense jusqu'au bout.
Dans le cas du "dernier homme", il est surtout intéressant d'examiner de quelle façon se forgent les personnalités de Jimmy et de Crake au fil de leurs parcours opposés et comment de simples idées balancées entre 2 parties de jeux vidéo peuvent donner lieu à un projet colossal et...immonde.
Comment Crake est-il devenu un leader et de quelle façon a-t-il procédé pour gagner l'adhésion de ses exécutants ?
Quelques zones d'ombre subsistent à la fin (Que font au juste les Jardiniers de Dieu ? Comment les balles virtuelles peuvent-elles causer la mort ?) auxquelles j'espère trouver une réponse dans "Le Temps du déluge".
Un univers pensé et décrit dans les moindres détails (parfois un peu trop, dans les exemples de sites web violents par exemple), une langue précise, réinventée, riche de néologismes mais surtout une analyse profonde et fascinante de l'ascension au pouvoir à travers le détournement de la nature et de la science.
Sur ce, je m'en vais découvrir "Le Temps du Déluge" :)
Lien : http://contesdefaits.blogspot.be/2012/06/le-dern..
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fanfan50
fanfan5024 avril 2016
  • Livres 5.00/5
J'ai déjà lu pas mal de livres de science-fiction, quelques livres d'anticipation dystopique qui nous montrent de façon effrayante notre monde tel qu'il sera demain si nous ne changeons pas nos habitudes destructrices de notre environnement.
Je trouve aussi comme les autres babeliotes qui ont mis leurs commentaires à ce récit qu'il y a des similitudes à «1984 » de G Orwell, au concept du « dernier homme » de Friedrich Nietzche dans « Ainsi parlait Zarathoustra ».
Personnellement je lui trouve des similitudes avec René Barjavel et en particulier son roman « le grand secret ».
Mais je pense que c'est parce que l'auteure nous fait du neuf avec de l'ancien - grosso modo.
D'abord, il y a cet être bizarre, Snowman, seul au milieu d'une tribu d'enfants naïfs et touchants, les Crakers et autour d'eux, une nature hostile, remplie d'animaux étranges et effrayants car modifiés génétiquement : en particuliers les louchiens (en anglais wolvogs : loup-chien - pourquoi ne pas dire chien-loup, cela existe !) et aussi les porcons (en anglais : pigoons - de pig cochon et sans doute raccoon : raton laveur). Snowman est seul, désespérément seul : il y a eu un désastre humanitaire qui a rayé les hommes de son environnement proche - peut-être que plus loin, dans d'autres terres ingrates, il y a une humanité mais pour l'heure, autour de lui, ce n'est que désolation. C'est assez glaçant et cela m'a donné l'envie d'en savoir plus et de voir jusqu'où il irait dans son désespoir. Bien sûr je n'ai pas lu la suite, ("l'Odyssée de Pénélope", je suppose car M Atwood a dans l'idée de faire une trilogie et il y aura certainement un troisième livre) et donc, à la fin des 394 pages, j'en reste sur ma faim : Snowman est aussi seul qu'au début mais un léger espoir apparaît : « une empreinte de pied humain sur le sable » ami ou ennemi ! Bien sûr cela le relie à un autre livre, une suite. Je me suis laissée aller à donner des indices, ce que je n'aime pas faire – je préfère laisser aux autres le plaisir de la découverte.
Bon je reviens à mon étude. Des flashbacks dans l'écriture m'ont permis de recomposer son passé, ce qui était arrivé à Snowman, du temps où il s'appelait encore Jimmy. La reconstitution de son passé est intéressante car Jimmy est issu d'une famille de scientifiques qui ont poussé trop loin leurs expérimentation dans le génie génétique! Et comme disait Rabelais, "science sans conscience n'est que ruine de l'âme". A force de faire des expériences pour obtenir plus, plus de rendement dans l'élevage de bêtes pour l'alimentation humaine dans les fermes BioIncs, ils font des animaux étranges tel le CoqOTops qui est un poulet très minimaliste avec beaucoup de parties consommables mais sans la capacité de se mouvoir... A force de faire des modification dans l'agriculture pour obtenir plus de rendements, par exemple sur les récoltes de baies de Cafésympa, il s'est avéré que des modifications malhabiles ont été la source de nuisances telles que page 231 : "Un :microbe amateur d'asphalte avait transformé plusieurs autoroutes en pistes sableuses. Toutes les artères majeures étaient en état d'alerte, et un cordon sanitaire avait été mis en place." Et j'en passe.
Comme le dit elle-même, l'auteure, son roman n'est pas un roman de science-fiction mais plutôt une fiction spéculative car il ne traite pas de "choses qui n'ont pas encore été inventées" ! Pour le coup, j'en reste baba : car les rasconses (rakunks en anglais) et les serprats (snats en anglais), j'espère qu'ils n'existent pas - ne serait-ce que dans un seul laboratoire au monde !!!
J'ai pourtant aimé livre ce livre et il m'a fortement imprégnée. Je le relirai plus tard avec autant de plaisir, je pense car il foisonne d'idées. Et il est très en relation avec ce qui ce passe actuellement et ce qui nous pend au nez. Y aura-t-il pour nous, pour l'espèce humaine un dernier espoir ! Un dernier couple pour que nous puissions continuer cette belle aventure qu'est la vie.
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tenrev
tenrev03 août 2015
  • Livres 3.00/5
L'idée de base est réjouissante: un monde post-quelque chose (au début ce n'est pas vraiment explicite).
Bon, ok: dans un monde où les biotechs ont pris le pouvoir et se prêtent à des manipulations génétiques les plus abracadabrantesques, un grain de sable enraie la machine (comme souvent) et crac (jeu de mot), basculement avec le personnage principal (Snowman) dans l'après, peuplé d'animaux "new age" - les porcons, les louchiens, les rasconses ... - et d'humains colorés.
Le récit s'articule entre le présent (l'après catastrophe) et l'avant.
Mais que la mise en route (bouche) est longue, fastidieuse.
J'ai ressenti la même sensation désagréable qu'en lisant Smokin de Will Self, à savoir un auteur prenant plaisir à se construire un univers (somme toute intéressant) mais sans relief, juste une suite d'idées servant de légo dans sa représentation pour le lecteur.
Il faut attendre plus d'une centaine de pages, lorsque Snowman doit quitter son abri, pour que l'ensemble prenne s'anime d'une vie propre à nous emmener dans l'exploration de ce "nouveau" monde.
Bien sur, tout cela n'est qu' un prétexte à montrer les travers des manipulations génétiques, à dénoncer une société inégalitaire, le pouvoir des multinationales...
Le paradoxe est qu'après un début poussif, le rythme s'accélère au gré du déplacement de Snowman et la fin me laisse sur ma faim.
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Citations & extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
fanfan50fanfan5024 avril 2016
La sécurité, à l'entrée de Martha-Graham, était une vaste fumisterie. Les gardes dormaient à moitié, quant aux murs d'enceinte, totalement recouverts de graffiti décolorés, un nain unijambiste les aurait escaladés les doigts dans le nez. A l'intérieur, les bâtiments en béton coulé sur le modèle du modèle de Bilbao fuyaient, les pelouses se résumaient à de la boue, desséchée ou liquide selon la saison, et, hormis une piscine qui avait l'aspect et l'odeur d'une gigantesque boîte de sardines, il n'y avait pas d'installations sportives. La moitié du temps, la climatisation dans les dortoirs ne fonctionnait pas ; les baisses de tension étaient monnaie courante ; à la cafétéria, la nourriture, généralement beigeasse, ressemblait à de la merde de rasconse. Dans les chambres, les arthropodes - divers genres et familles - pullulaient, mais la moitié d'entre eux étaient des cafards. Jimmy trouvait l'endroit déprimant, comme - apparemment - tous les gens sur place ayant une activité neuronale supérieure à celle d'une tulipe. Mais c'était les cartes que la vie lui avait données, comme le lui avait déclaré son père au cours de leurs adieux embarrassés, Jimmy n'aurait donc qu'à les jouer au mieux.
Entendu, Papa, s'était dit Jimmy. Pour les conseils vraiment judicieux, j'ai toujours su que je pouvais compter sur toi.
(page 199-200)
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fanfan50fanfan5024 avril 2016
C'était un portail : la salle de jeux s'ouvrit.
Bonjour, Grand Maître Crake. Tape ton numéro de code maintenant.
Crake s'exécuta. Une nouvelle phrase apparut : Adam a donné un nom aux animaux. MaddAddam les adapte à vos fantasmes.
Suivit alors un chapelet de communiqués accompagnés d'indications de lieux et de dates - apparemment émis par le CorpSeCorps. Strictement Pour Adresses Sécurisées, était-il stipulé.
Une minuscule guêpe parasite, porteuse d'une forme modifiée de varicelle, maladie spécifique au CoqOTops pour lequel elle était fatale, avait envahi plusieurs élevages de CoqOTops. Il avait fallu détruire ces installations par le feu pour juguler l'épidémie.
Une nouvelle variété de souris grises ayant une forte prédilection pour les câblages électriques avait infesté Cleveland, provoquant un nombre sans précédent d'incendies domestiques. Les méthodes destinées à enrayer le phénomène en étaient au stade des tests.
Un nouveau charançon résistant à tout pesticide connu menaçait les récoltes de baies de Cafésympa.
Un rongeur miniature possédant des gènes de porc-épic et de castor avait fait son apparition dans le Nord-Ouest ; il se faufilait sous les capots des véhicules en stationnement et ravageait les courroies de ventilateur et les systèmes de transmission.
(pages 230-231)
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fanfan50fanfan5024 avril 2016
A la fin des vacances, Crake partit pour Watson-Crick et Jimmy pour Martha-Graham. Ils se dirent adieu à la gare des trains à grande vitesse.
"A la revoyure, fit Jimmy.
- On s'enverra des mails."
Voyant la mine abattue de Jimmy, Clarke ajouta :
"Allez, tu t'es bien défendu, c'est une boîte renommée.
- C'était.
- Ce ne sera pas si mal."
Pour une fois, Crake se trompait, Martha-Graham allait à vau-l'eau. Alentour - Jimmy le nota quand le train entra en gare - se déployaient les plèbezones les plus moches qui soient : entrepôts vides, logements ravagés par le feu, parkings déserts. Ici et là se dressaient des abris et des cabanes construits avec des matériaux de récupération - feuilles de fer-blanc, plaques de contreplaqué - et vraisemblablement occupés par des squatters. Comment les gens pouvaient-ils survivre ? Jimmy n'en avait pas idée. Pourtant, ils étaient là, de l'autre côté des barbelés acérés. Deux d'entre eux pointèrent leur majeur en direction du train tout en braillant quelque chose que les vitres blindées lui interdirent d'entendre.
I
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fanfan50fanfan5024 avril 2016
Pour ce qui était des Techniques cinématographique et de l'Art vidéographique, à quoi servaient-ils ? Tout propriétaire d'un ordinateur pouvait se livrer à toutes les associations qui lui passaient pas la tête, modifier numériquement du matériel ancien ou créer une nouvelle animation. Il était possible de télécharger une des intrigues de base les plus courantes et de plaquer dessus n'importe quel visage et n'importe quel corps aussi. Jimmy lui-même avait associé un "Orgueil et Préjugé" à poil et un "Vers le phare" à poil, rien que pour se marrer et, en deuxième année d'Art visuel à SentéGénic, il avait monté "Le Faucon maltais" avec des costumes de Kate Greenaway et un traitement à la Rembrandt tout en ombres et en profondeur. Celui-là, il était bien. Sombre tonalité , superbe clair-obscur.
(page 201-202)
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fanfan50fanfan5024 avril 2016
Le soleil grimpe plus haut, intensifie ses rayons. Snowman sent la tête lui tourner. Une épaisse torsade se sauve en ondulant et en dardant la langue à l'instant où son pied se pose à côté d'elle. Il faut qu'il fasse davantage attention. Y a-t-il des serpents venimeux ? Un petit corps poilu précédait-il cette longue queue qu'il a failli écraser ? Il n'a pas vu clairement cette créature . Il espère bien que non. Tous les serprats avaient été prétendument détruits, mais il suffisait d'un couple. Un couple, l'Adam et Eve des serprats, et un zigomar malveillant qui, ravi d'imaginer ces machins à l'assaut des canalisations, leur ordonne d'aller et de se multiplier. Des rats pourvus de longues queues vertes recouvertes d'écailles et de crochets de crotale. Il décide de chasser cette idée.
(page 240)
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