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> Hélène Filion (Traducteur)

ISBN : 2221123972
Éditeur : Robert Laffont (2011)


Note moyenne : 3.82/5 (sur 17 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :

A l’occasion d’une rétrospective de son travail dans une galerie, Elaine Risley, une artiste-peintre controversée, retourne à Toronto sur les lieux de son enfance. Hier puritaine et grise, aujourd’hui éclatante de la lumi&#x... > voir plus
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Critiques, analyses et avis (2)

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    • Livres 3.00/5
    Par Brize, le 05 juin 2011

    Brize
    Bien des années après, alors qu'elle est parvenue au milieu de sa vie, Elaine Risley revient à Toronto où elle vécut enfant, pour une exposition rétrospective sur sa carrière artistique. C'est l'occasion pour elle de retourner en arrière, de jeter un pont entre passé et présent, entre ce qu'elle a vécu et ce qu'elle est devenue…

    Il faut accepter de suivre Elaine sur le chemin de sa vie, sans attendre de péripéties, juste un mouvement de va et vient entre présent et passé, le retour à Toronto comme tremplin à ce(s) saut(s) en arrière, ces évocations en fragments, d'une enfance notamment dont les échos n'ont cessé de se faire sentir dans la vie adulte.
    Une fois de plus, j'ai été impressionnée par la qualité de l'écriture de Margaret Atwood. L'utilisation du présent prédomine. Lors des projections dans le passé, il est souvent assorti d'un rythme de scansion dont la simplicité permet l'énumération des faits saisis sur le vif, sans analyse, juste le vécu, aussi simple que le déroulement des faits tel qu'elle le ressentit alors. Quand elle se positionne au moment où elle vit, en revanche, les commentaires et la réflexion témoignent d'une conscience devenue adulte, s'interrogeant sur ces séquences remémorées et le poids qu'elles ont eu sur elle.
    « Œil-de-chat » (c'est une bille plus belle que les autres qu'elle gardait dans sa poche) est une longue déambulation sur ces chemins du passé croisant ceux du présent. Trop longue par moments. Là où « La voleuse d'hommes » m'avait plu par sa tension narrative omniprésente (autour d'un personnage central dont on guettait l'apparition), « Œil-de-chat » m'a parfois lassée. Ainsi lorsqu'elle Elaine se souvient de « cette époque interminable où Cordelia avait tant de pouvoir sur [elle] », j'ai approuvé : à moi aussi, le récit de cette époque avait paru interminable !
    J'ai malgré tout apprécié ce roman, cette manière de (re)vivre avec Elaine ce qui l'a tissée, de partager ses questionnements sur ce qui nous fait tels que nous sommes, certaines de ses notations trouvant en moi un écho particulier. Mais je me rends compte qu'il ne m'en reste déjà plus qu'une impression diffuse, que rien ne s'en détache vraiment et cela seulement une quinzaine de jours après ma lecture : alors qu'en sera-t-il dans quelques mois ?

    Lien : http://surmesbrizees.wordpress.com/2011/05/08/oeil-de-chat-margaret-..
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    • Livres 4.00/5
    Par sentinelle, le 05 décembre 2013

    sentinelle
    En lisant ce roman, j'avais l'impression d'écouter attentivement une amie qui revenait sur sa vie de femme, ses considérations sur le couple, l'amitié, la vieillesse, la famille mais qui se racontait avant tout par son enfance. Une enfance marquée à jamais par des amitiés particulières entre petites filles qui relevaient plus de la manipulation et du harcèlement moral que d'amusements innocents. Lorsque des tragédies silencieuses se nouent à l'abri du regard des adultes par peur d'incompréhension.
    Ce récit m'a d'ailleurs fait penser à un autre de ses romans, « La voleuse d'hommes », où nous retrouvions trois amies sous la coupe d'une quatrième femme. Ici le rapport est inversé (une petite fille sous la coupe de trois autres) mais j'ai retrouvé cette séduction et cette sorte d'ascendance/fascination/emprise très bien rendue.
    Un roman intimiste que j'ai beaucoup aimé sur un sujet qui demeure malheureusement d'actualité puisqu'il n'a jamais été autant question que de harcèlement à l'école, de l'extrême solitude de l'enfant qui en est victime et du choix parfois radical comme solution ultime pour s'en dépêtrer.

    Lien : http://livresque-sentinelle.blogspot.be/2013/12/oeil-de-chat-de-marg..
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Citations et extraits

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  • Par sentinelle, le 29 septembre 2013

    Les anciens amants s'effacent comme d'anciennes photographies ; ils blanchissent peu à peu dans un lent bain d'acide : d'abord les verrues et les boutons, puis les ombres, le visage lui-même, jusqu'à ce qu'il ne reste plus que le modelé. Que restera-t-il d'eux lorsque j'aurai soixante-dix ans ? Rien de l'extase excentrique, rien de la contrainte ridicule. Un mot ou deux en suspension dans le vide intérieur. Peut-être un orteil par-ci, une narine par-là, ou une moustache flottant comme un frison d'algue parmi les autres épaves.
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  • Par Brize, le 05 juin 2011

    Le temps n’est pas une ligne, mais une dimension ; comme les dimensions de l’espace. Si l’on peut modifier l’espace, on peut aussi modifier le temps. Et si l’on en savait suffisamment, on pourrait aller plus vite que la lumière, remonter dans le temps, et exister à deux endroits à la fois.
    C’est mon frère Stephen qui m’a appris cela, à l’époque où il enfilait son chandail rouge foncé pour étudier et se tenait sur la tête afin que le sang irrigue mieux son cerveau et le nourrisse. Je ne comprenais pas ce qu’il voulait dire, alors, mais peut-être ne me l’expliquait-il pas très bien. Il prenait déjà ses distances par rapport à l’imprécision des mots.
    C’est à ce moment-là que je me suis mise à imaginer le temps comme une forme, comme une chose que l’on pouvait voir, une série de transparents liquides superposés. On ne regarde pas en arrière le long du temps, mais plutôt au travers, comme dans de l’eau. Parfois, ceci remonte à la surface, parfois cela, et d’autres fois, rien. Mais rien ne disparaît.
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  • Par sentinelle, le 29 septembre 2013

    La fois suivante où Cordélia me dit de me tenir contre le mur, je m'évanouis à nouveau. A présent, j'arrive presque à le faire à volonté. Je retiens ma respiration, j'entends le bruit de froissement, je vois la noirceur, puis je me glisse de côté, hors de mon corps, et me retrouve ailleurs.

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  • Par sentinelle, le 29 septembre 2013

    Nous restions silencieux, à faire l'examen de nos insuffisances. Il ne nous reste plus beaucoup de temps pour devenir ce que nous avions l'intention d'être. Jon avait du potentiel, mais c'est un mot que l'on ne peut plus utiliser en toute quiétude. Le potentiel est rangé sur une étagère.

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  • Par sentinelle, le 29 septembre 2013

    Je songe à tout dire à mon frère, à lui demander de l'aide. Mais lui dire quoi exactement ? Je n'ai ni œil au beurre noir, ni nez qui saigne : Cordélia ne fait rien de physique. S'il s'agissait de garçons qui poursuivent, agacent, il saurait quoi faire, mais les garçons ne me harcèlent pas de cette façon. Contre les filles et leurs façons détournées, leurs chuchotements, il serait impuissant.

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