> Marc Porcu (Traducteur)

ISBN : 2752905521
Éditeur : Phébus (2011)


Note moyenne : 4/5 (sur 4 notes) Ajouter à mes livres
Tullio Saba, c'est le fils de Bakounine. Pas le célèbre anarchiste russe mais Antoni Saba, le cordonnier de Guspini en Sardaigne. Tout ça parce que, une nuit après un repas bien arrosé, Antoni Saba a proclamé sur la place du village qu'il inviterait volontiers Bakounine... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 3.00/5
    Par ivredelivres, le 21 juin 2011

    ivredelivres
    Lors d'un petit passage à ma librairie favorite j'ai reçu un conseil de lecture, je l'ai suivi et banco c'était du tout bon
    Quand votre père a juré d'inviter Bakounine à incendier l'église du village avec lui, il ne faut pas s'étonner après d'être surnommé « Le Fils de Bakounine » par tout Guspini, en Sardaigne on ne plaisante pas avec la politique.
    Son vrai nom est Tullio Saba et je vous propose de découvrir « Ce qui reste d'un homme, après sa mort, dans la mémoire et les paroles d'autrui. »
    C'est compliqué de faire le portrait de Tullio Saba car il est devenu une quasi légende.
    Est-il uniquement ce bel homme qui aime paradé devant les dames, est-il un meneur de grèves communiste toujours près à bouffer du curé, est-il celui qui a gravé « Vive Staline » sur un madrier au fond de la mine , est-il ce fils de cordonnier toujours prêt à défendre les humbles.
    Parce qu'il est un peu tout ça Tullio Saba. Il est beau oui c'est certain « le plus beau du pays, les yeux noirs et rusés, aux mouvements vifs comme ceux du renard » et plus d'une femme de Guspini lui doit son bonheur !
    Un des meilleurs mineurs et qui « savait beaucoup de choses qui n'étaient pas écrites dans les journaux et que la radio ne disait pas sur la guerre d'Espagne, sur le communisme russe ; il savait et il parlait, il racontait » mais aussi « arrogant et mal élevé » donc le premier licencié quand il s'agit de remettre de l'ordre.
    Le portrait du héros apparaît petit à petit à travers les récits de ses amis, de ses voisins. Enjolivé, déformé, par ceux qui ont peu ou prou partagé sa vie.
    Un portrait tout en contradictions, démon athée pour les uns, saint laïque pour les autres. Où se situe la vérité, que reste-t-il d'un homme dans les souvenirs de ceux qui l'ont connu ?
    Ce court roman est très réussi, même si le procédé narratif n'est pas original, il est mené très habilement. Apparaît une Sardaigne, pauvre et fière, au temps du fascisme, ce temps qui autorise les hommes vêtus de chemises noires à terroriser mineurs et paysans et à leurs faire avaler « l'huile de ricin » pour les mettre au pas.
    Cette alliance entre le destin individuel de Tullio Saba et celui de la Sardaigne, est un des plaisirs de ce livre.

    Lien : http://asautsetagambades.hautetfort.com/archive/2011/06/01/le-fils-d..
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    • Livres 4.00/5
    Par Eska, le 03 mars 2012

    Eska
    Une suite de témoignages écléctiques et floués peu ou prou par la mémoire tissent le portrait d'un homme dans la Sardaigne fasciste.
    Dommage que ce roman soit si court!
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    • Livres 5.00/5
    Par erinedulinder, le 26 avril 2012

    erinedulinder
    Ce livre nous confirme que les souvenirs que nous laissent les autres ne peuvent être impartiaux, ils découlent trop de nos ressentis, nos propres convictions et idées. La preuve : j'aurais aimé que le dernier récit recueilli soit différent ...
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Citations et extraits

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  • Par Eska, le 03 mars 2012

    Les mineurs pensent beaucoup. Ils rêvent les yeux ouverts de changer de vie. Ils pensent au moyen de libérer leurs propres enfants.
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  • Par Eska, le 03 mars 2012

    Il m'avait parlé de la Grande Guerre, il me semblait impossible que les hommes soient assez stupides pour refaire une telle connerie. Puis j'ai vu de mes yeux que c'était possible.
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  • Par Eska, le 03 mars 2012

    Ma mère priait, mais mon père répétait souvent la phrase d'un anarchiste russe:"Le travail est notre prière..."
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)

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Sergio Atzeni : Le Fils de Bakounine
Olivier BARROT présente le livre de Sergio ATZENI "Le Fils de Bakounine", sur le quai de la Garonne à Toulouse.








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