Avec "
Le miroir des ombres", Brigitte Aubert signe son premier polar historique puisque, contrairement à ses autres ouvrages qui se passaient de nos jours, elle nous entraîne avec celui-ci à la fin du XIXe siècle, dans une Europe en pleine mutation, qui voit l'arrivée du métro à Londres, les prémices du cinéma et le développement des communications... Bref, le Progrès, avec un grand P !
L'intrigue, bien menée, bien ficelée, contient tous les ingrédients pour en faire un excellent roman policier. Mais en plus, Brigitte Aubert introduit quelques personnages de l'époque tel qu'
Oscar Wilde, ou
Gaston Leroux... Et une collection de détails sur la vie quotidienne et les mœurs qui rendent l'histoire d'autant plus pétillante. A ce sujet, elle indique à la fin du roman ce qui relève de la fiction et ce qui relève de l'histoire réelle, tout en indiquant que sa base de travail n'est pas les connaissances que nous avons aujourd'hui sur les faits qui ont pu se passer à l'époque et qu'elle évoque, mais les connaissances que l'on en avait en 1891, ce qui donne au roman une touche encore plus réaliste.
Ceci dit, il me faut bien trouver une critique à formuler... Peut-être la déception que j'ai ressenti en devant quitter Louis et ses complices d'enquête... Déception bien vite atténuée en sachant que le deuxième volume de cette série est d'ors et déjà disponible... Autant dire que décidément, je peine à trouver une critique négative tellement je me suis plongée avec délice dans ce premier opus !