ISBN : 2757806289
Éditeur : Points (2007)


Note moyenne : 3.6/5 (sur 5 notes) Ajouter à mes livres
Elvira, infirmière quadragénaire, accuse le coup : elle ressemble fort aux trois femmes sauvagement dépecées au cours des deux dernières semaines. Pire, les victimes sont en lien avec l'hôpital où elle travaille. En proie à une terrible angoisse, Elvira garde son coutea... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 5.00/5
    Par Seraphita, le 03 avril 2010

    Seraphita
    Elvira, la quarantaine, est infirmière dans un hôpital. Elle habite au rez-de-chaussée, dans une maison qui comporte deux étages. Au-dessus, vit Steven, infirmier lui-aussi dans le même hôpital qu'elle. Elle est en arrêt maladie pour cause de dépression et passe son temps enfermée chez elle, souffrant d'agoraphobie, se gargarisant d'alcool et de psychotropes. Elle aime aussi surfer sur internet, n'hésitant pas à laisser ses coordonnées sur des sites de rencontre. C'est ainsi qu'elle fait connaissance avec le mystérieux Ray. Parallèlement, des meurtres atroces secouent la ville où elle habite. Quand ces meurtres commencent à concerner des collègues, elle comprend que sa petite vie de recluse peut être menacée. C'est alors que Ray débarque à l'improviste…
    C'est mon bibliothécaire qui m'a conseillé ce thriller. Et je l'en remercie : j'ai passé un excellent moment de lecture, un moment terrifiant.
    Les chapitres sont ponctués de courts incipit titrés « incision n° ». Ces brèves notes, qui sont l'œuvre du détraqué qui sévi, sont écrites sur le mode de l'écriture automatique. Il y est question de sang, du dégoût des femmes, de pulsions meurtrières. L'écriture fonctionne par associations d'idées, homophonies, jeux de mots, jeux de sons :
    « La source, oui la source,
    jamais tarie jamais apaisée de tous mes maux, maux dits maux vais maux ment,
    jaillit entre ses cuisses, sale, bouillonnante, immonde liqueur m'inonde. » (p. 35.)
    Le résultat est à la fois effrayant (on entre dans l'inconscient du tueur), mais étonnamment poétique. Les chapitres se présentent sous la forme de journaux intimes tenus par Elvira. le style de ces journaux est assez étonnant et déconcertant : il semble en apparence très léger, comme écrit par une adolescente qui raconterait ses émois, un style un peu à l'eau de rose, très sentimental : le lecteur suit la vie intime d'Elvira, recluse dans son appartement pour cause d'agoraphobie, entre maquillage, démaquillage, bain moussant et lotion tonique. Entre alcool et psychotropes également. Au départ, je n'ai guère accroché à ce style, puis je m'y suis faite et je me suis laissée porter par l'histoire d'Elvira.
    Brigitte Aubert nous emmène dans un huis clos magistral, qui se révèle, au fur et à mesure de l'avancée dans le roman, très angoissant : le lecteur comprend vite que l'étau se resserre, sans parvenir à saisir pleinement toute la vérité. L'auteur nous expose l'intimité psychique d'Elvira qui mène l'enquête à sa façon, et on prend plaisir à suivre les déductions de l'infirmière quant à l'identité du tueur. Une infirmière décidément très seule.
    Il s'agit d'un thriller qui laisse la part belle au suspens et à la frayeur. La fin est tout simplement magistrale, l'auteur ménageant un rebondissement de taille. Une fin qui me fait rapprocher cette œuvre de celle – tout aussi diabolique – de Thierry Jonquet : « Mygale ». Une fin dans laquelle on saisit – enfin – le sens du titre : « Une âme de trop ». A lire si on veut frissonner, et trembler dans un final grandiose…
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par moustafette, le 02 janvier 2011

    moustafette
    Imaginez une Betty Boop quadragénaire en blouse blanche, un poil agoraphobe et accro aux cocktails Cognac, Chardonnay & psychotropes divers et variés. Comme il se doit, elle est aussi adepte de lingerie fine et de produits de beauté en tous genres. Lors d'un congé sans solde pour cause de burn out, elle reste cloitrée dans sa bonbonnière dorée mais branchée sur notre triste et dangeureux monde via son petit portable adoré, Babyphone, et son ordinateur chéri, MacChou. Voilà le tableau, vous avez une idée d'Elvira, infirmière de son état et célibataire, vivant dans une petite ville de la Côte d'Azur.
    Comme il faut bien s'occuper, entre bains moussants et masques relaxants, pourquoi ne pas tenir un I-journal et se connecter sur des sites de rencontres afin de rêver un peu ?
    Le meurtre d'une jeune femme va venir chambouler le petit coeur fragile d'Elvira et occuper notre pin-up, d'autant plus qu'une de ses collègues est la petite amie du commissaire Alvarès qui mène l'enquête, ce qui permet à Elvira d'avoir des infos en direct.
    Quand une seconde victime est découverte et qu'il s'avère que l'hôpital où travaille Elvira pourrait bien avoir un lien avec les deux meurtres, ses petits neurones de baby doll attardée entrent en ébullition. Si en plus, il se passe des trucs bizarres sur son Babyphone et surtout sur son MacChou, son imagination ne tarde pas à carburer à plein régime.
    Se pourrait-il que ses princes charmants virtuels soient mêlés à toute cette boucherie ?
    Quand un troisième meurtre a lieu, une intution froufroutante s'insinue dans sa tête et ses neuro-transmetteurs clignotent à donf' pour lui signaler que le danger rôde et qu'elle pourrait bien être la prochaine victime.
    Elle n'en mène pas large, notre Betty Boop, mais elle est vaillante et toujours prête à rendre service, en l'occurence à la police, qui pourtant n'a que faire de ses élucubrations de Miss Marple en string.
    Heureusement, au-dessus de chez elle, vit Steven, son propriétaire et collègue, qui pourra être là en cas de pépin, et ainsi que ses copines de l'hôpital qui lui téléphonent régulièrement. Avec l'aide de ses chères petites pilules, qui lui permettent de rester zen malgré l'atmosphère gore qui se profile à l'horizon, Elvira se prépare au pire, et elle a bien raison.
    Je suis rassurée, Brigitte Aubert ne va pas mieux... Voire pire, son cas s'aggrave !
    Son imagination déborde et a pris le pouvoir de son encéphale perturbé. Elle nous psychote un scénario en rouge et noir impeccable et joue toujours aussi bien du scalpel.
    Alors enfilez vos mules à pompons, revêtez votre plus beau peignoir satiné, sortez du congélo votre masque anti-stress et plongez sans retenue dans cette sitcom déjantée ! Vos petits doigts manucurés tourneront les pages de ce délirant cauchemar jusqu'au bout de la nuit, tout en musclant vos zygomatiques et luttant ainsi sans efforts contre les rides. En cours de lecture, mesdames, vous clôturerez sans doute votre abonnement meetic, mais vous ne le regretterez pas !


    Lien : http://moustafette.canalblog.com/archives/2008/05/12/index.html
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    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par ocedar, le 01 août 2007

    ocedar
    Pas mal
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)

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Vidéo de Brigitte Aubert

Brigitte Aubert nous présente son nouveau roman « Projections macabres » (10/18) : on y retrouve Louis Denfert, un jeune journaliste déjà héros de deux tomes précédents. L’auteur a choisi de s’intéresser au thème du cinéma, milieu dans lequel elle a baigné depuis toute petite, pour cette série d’enquêtes policières qui se situe à la fin du 19è siècle. Une époque idéale pour l’auteur, grande admiratrice de Sherlock Holmes !








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