ISBN : 2070344630
Éditeur : Editions Gallimard


Note moyenne : 3.45/5 (sur 33 notes) Ajouter à mes livres
Présentation de l'éditeur
" Il est question de nuages et Virginie Latour commence à comprendre. Elle comprend qu'au début du dix-neuvième siècle quelques hommes anonymes et muets, disséminés dans toute l'Europe, ont levé les yeux vers le ciel. Ils ont regardé le... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par ladymi, le 27 septembre 2011

    ladymi
    Virgine Latour entre au service d'un grand couturier japonais installé à Paris. Son emploi : aider Akira Kumo à inventorier sa bibliothèque dans laquelle regorge une collection inégalée d'ouvrages sur la météorologie. À chaque rencontre, Akira raconte à Virginie l'histoire des nuages. Des premiers homme qui ont levé les yeux vers eux et leur trouvant une fascination. Au fil du récit, on se rapproche du XXe siècle. On apprend comment le plus grand protocole météorologique du monde s'est avéré être en fait non pas un immense ouvrage sur les nuages mais un recueil de photos de centaines sexes féminins. Avec le XXe siècle il y a la guerre et le nuage de la bombe lancée sur Hiroshima. Un récit bouleversant raconté par Akira qui y a survécu parce qu'il était sous l'eau au moment ou la bombe éclatait, et qui n'est pas tombé malade par on ne sait quel miracle médical.

    Ce livre m'a fascinée par son titre mais aussi par ses personnages. Akira Kumo est un vieil homme muni d'une sensibilité touchante, son récit des évènements entourant Hiroshima arrache le coeur. L'auteur a bien fait sa recherche, les hommes scientifiques qu'il évoque ont réellement existé (sauf Richard Abercrombie et son protocole). J'ai bien aimé même si la façon dont l'auteur a truffé son roman de passages érotiques est douteuse en ce qui concerne les personnages de Virginie et Akira et ne change absolument rien ou presque à l'histoire. On s'en fiche quand même de savoir que Virgine est une femme-fontaine et qu'Akira aime les prostituées occidentales...
    Sinon c'est une bien belle histoire.
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    • Livres 4.00/5
    Par folivier, le 18 mars 2011

    folivier
    Un couturier japonais à Paris recrute une jeune bibliothéquaire pour classer et archiver sa collection d'ouvrages relatifs aux nuages et à la météorologie. L'auteur nous fait découvrir une histoire (réelle ou imaginée ?) de la météorologie et suivre le parcours à partir du XVIII° siècle de quelques personnages anonymes ou scientifiques amoureux des nuages. le nuage devient une allégorie de la vie et d'une certaine conception du monde (cycle perpétuel de l'eau). L'auteur fait des parrallèles et analogies entre la composition des nuages et celle du corps humain, la structure des nuages et celle du cerveau (avec une approche sur la théorie des fractales). le nuage est la métaphore du temps qui s'écoule. Il devient également le symbôle de notre société qui se déshumanise et aboutit aux horreurs du XX° siècle (nuage de gazs toxiques de 14-18, fumée des crématoires et le champignon de Hiroshima).
    Cependant j'ai eu le sentiment que tous ces thèmes étaient effleurés, juste abordés. le livre manque de densité... mais peut-être est-ce volontaire pour être aussi léger qu'un nuage alors que ce dernier en fait représente un masse énorme...
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    • Livres 3.00/5
    Par brouillard, le 02 septembre 2011

    brouillard
    Akira Kumo engage Virginie Latour, bibliothécaire, pour ranger sa collection d'ouvrages, manuscrits et autres documents sur l'histoire météorologique. Il va lui parler pendant des heures de Luke Howard qui donna des noms aux nuages, du peintre Carmichael qui va tenter de les figer sur toile - cause périlleuse- et de Williamsson et Abercombie, deux éminents spécialistes en compétition, dont le dernier mentionnait va se perdre en route ou se trouver selon le point de vue !
    Cette histoire révèle une amitié celle de Virginie et d'Akira, japonais installé en France. Il livrera sa vie dans deux lettres adressées à celle qu'il considère comme une amie et ainsi digne de connaître la vérité : son passé dramatique. Se confier est cathartique.
    En ce qui concerne l'écriture de Stéphane Audeguy, elle est plaisante, facile à lire. Je regrette simplement narrativement son appesantissement sur les moeurs d'Abercombie qui semblait n'avoir comme finalité que de retarder l'accès au dénouement.
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    • Livres 5.00/5
    Par nanu, le 21 avril 2010

    nanu
    La rencontre improbable d'un riche industriel japonais vivant à Paris et d'une jeune bibliothécaire, qu'il charge de classer sa bibliothèque spécialisée dans tous les écrits sur les nuages. Au fil de leurs conversations et de leur amitié naissante, on découvre tout un monde de peintres, chercheurs, climatologues, poètes... fascinés par les nuages. Mes doutes de départ (comment ? on peut tenir 350 pages rien que sur les nuages ?) se sont progressivement changés en admiration réelle pour cet auteur, son écriture limpide et poétique, son bel humanisme, et l'originalité de son univers. Une belle et forte découverte, avec ce premier roman, un grand auteur est né !
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    • Livres 5.00/5
    Par moustafette, le 02 janvier 2011

    moustafette
    Akira Kumo est un célèbre couturier japonais installé en France au début des années 60. Sur ces vieux jours, il décide d'engager une jeune bibliothécaire afin qu'elle l'aide à classer tous les ouvrages qui s'amoncellent sur les étagères de son hôtel particulier. Akira Kumo est aussi un riche collectionneur original. C'est, entre autre, un passionné de nuages et des hommes qui un jour ont décidé de les nommer, de les classer, de les étudier, ceux qu'on appelle les chasseurs de nuages. Et c'est leur histoire que le vieil homme va narrer à Virginie Latour, tout en rangeant les livres.
    Mais ce livre ne se résume pas à cet aspect historique ni à cette chasse au trésor. C'est aussi la rencontre de deux êtres qui sauront l'un écouter, l'autre se livrer. Car la vie d'Akira Kumo est un roman dans le roman. Tout au long de ces séances de rangement, le vieil homme replonge dans les méandres de son histoire, et des brumes de sa mémoire émergent les souvenirs. Un autre nuage se dessine à l'horizon. Paradoxalement, il nous éclairera sur l'étrange fascination pour ces formes toujours mouvantes qui incitent tant à la rêverie.
    Ce livre m'a embarquée pour un voyage extraordinaire au coeur des nuages, là où ma tête est le mieux à sa place, loin de ce bas monde.


    Lien : http://moustafette.canalblog.com/archives/2007/05/23/index.html
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Citations et extraits

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  • Par brouillard, le 02 septembre 2011

    Quand elle sort de l'hôtel particulier de la rue Lamarck, après sa première entrevue avec son nouveau patron, machinalement Virginie lève les yeux, et elle regarde les nuages. Elle éprouve alors un sentiment qu'elle connaît bien, qui lui plaît et l'irrite à la fois : quand on lui parle de quelque chose, quand elle regarde un documentaire à la télévision sur un écrivain, quand elle lit un article sur un peintre, tout lui paraît intéressant. Alors elle se promet d'aller au Louvre ou à Orsay, de visiter des églises ou des châteaux. Et puis quand elle y est, quand elle est seule avec ce qui lui plaisait tant à travers les autres, elle reste là, dans une sorte de torpeur fade, à ne pas savoir, à ne rien sentir. Virginie regarde ces nuages dont Akira Kumo vient de lui parler pendant deux heures. Elle essaie sans grand succès de se souvenir des noms, de reconnaîre des formes. Elle ne voit guère l'intérêt de ces masses floconneuses, aberrantes, mais elle s'efforce. elle se dit que ça viendra peut-être. (p.21)
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  • Par brigetoun, le 12 novembre 2009

    Puis il est question de nuages. Il est question de nuages et Virginie Latour commence à comprendre. Elle comprend qu'au début du dix-neuvième siècle quelques hommes anonymes et muets, disséminés dans toute l'Europe, ont levé les yeux vers le ciel. Ils ont regardé les nuages avec attention, avec respect même ; et, avec une sorte de piété tranquile, ils les ont aimés.
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  • Par brigetoun, le 12 novembre 2009

    elle n’a bien évidemment, de toute sa vie, jamais pensé aux nuages. D’une façon plus générale, comme tout le monde, elle n’a presque jamais pensé ; ou alors juste un peu, en classe terminale, le vendredi matin, à seule fin de rédiger des dissertations de philosophie…
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  • Par brigetoun, le 12 novembre 2009

    par une habitude de politesse, il dissimule sa déception de touriste, mais il trouve décidément que la jungle est affreusement maussade, tout en reconnaissant qu’elle ressemble aux descriptions des voyageurs…
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  • Par zazimuth, le 26 septembre 2010

    Tout pourrait toujours être beaucoup plus simple. Tout pourrait toujours être beaucoup plus simple, mais rares sont les êtres qui savent s'élever à la hauteur d'une telle simplicité. (p.133)
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