ISBN : 9782070123216
Éditeur : Gallimard (2011)


Note moyenne : 2.2/5 (sur 5 notes) Ajouter à mes livres
Des personnages liés à l’histoire de Rome se croisent dans une temporalité disloquée, sur fond de méditation autour de l’histoire, des ruines et de la civilisation.
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 2.00/5
    Par leprixvirilo, le 25 octobre 2011

    leprixvirilo
    Nous sommes en 2008. Stéphane Audeguy a déjà publié deux romans dans la collection Blanche et vient de remettre le manuscrit de son troisième, Nous autres, à son éditeur (un roman qui un an plus tard sera apprécié par les jurés du prix Virilo, belle consécration).
    Que faire maintenant ? Voyager ? Ecrire ? Stéphane Audeguy se sent un peu las, il a besoin de changer de rythme, de voir du pays. Il a alors une idée, qu'un paquet d'auteurs ont déjà eue avant lui : et s'il postulait à la villa Médicis ? Pas idiot, l'endroit est agréable, Rome est une belle ville, on y mange bien, et bien manger, c'est important… L'auteur tape « Cmd + T » sur son tout nouveau MacBook, qu'il imagine déjà posé à côté d'un verre de Chianti, Piazza di Spagna. Il inscrit « Villa Médicis » dans Google et découvre les conditions d'accès à cet Eden romain : présenter « un projet littéraire en relation avec Rome. »
    Facile ! Quel meilleur support d'inspiration que la ville éternelle ? Pour se mettre dans l'ambiance, Stéphane Audeguy sort une bouteille de Limoncello et commence à se la coller gentiment tout en rédigeant à la va vite une note d'intention où il case toutes les idées qui lui passent par la tête.

    Ce serait une histoire où il y aurait des gladiateurs… Et Mussolini aussi ! Il y aurait des légions de fafs qui patrouilleraient dans les rues… Et Anita Ekberg ? Faut quand même qu'elle soit là. Ok pour Anita Ekberg et ne faisons pas de jalouse, offrons un petit rôle à Audrey Hepburn, ça lui fera plaisir… Ce qui serait chouette aussi, ce serait de parler des jeux vidéos, parce que j'aime bien Age of Empire et que bon, bah pourquoi pas après tout ? Et tiens, rajoutons un peu de cul. du cul gay ? Oui mais pas que. D'accord, va pour du cul gay et du cul pas gay. Il manque encore quelque chose… Ah oui, une histoire d'indien pauvre. C'est ça. Bah là je crois qu'on y est, on a de quoi faire une super intrigue. Clic, clic, re-clic : hop, c'est envoyé !
    Le lendemain, Stéphane Audeguy a mal à la tête et s'en veut : pourquoi avoir envoyé ivre mort cette satanée note d'intention ? Il sait bien pourtant qu'il ne faut pas écrire de mail bourré. Après, on regrette… le voilà déambulant dans la froideur d'un automne parisien, dépité, certain d'avoir gâché toutes ses chances… va t il être pris ? va t il écrire un bon livre ? la suite :


    Lien : http://prixvirilo.com/2011/10/23/rom-de-stephane-audeguy/
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  • Par morrigan, le 25 mai 2012

    morrigan
    Que nous dirais Rome si elle pouvais parler ? Elle nous raconterai son passé, ses rues, ses habitants et ses touristes...
    Rome nous raconte sa vie, l'attente de sa mort, et sa "rencontre" avec le jeu rom@, reproduction virtuelle de la ville antique. Elle nous parle de Nitsky, le créateur du jeu, et de Nano, un des joueur.
    Mais pendant le grand tournoi de jeu où les meilleurs joueurs de rom@ s'affrontent, des vortex apparaissent petit à petit dans la ville, laissant Mussolini revenir, Freud visiter la ville, et j'en passe !
    Un roman on ne peut plus étrange ! Je suis incapable de dire si j'ai aimé ou non. En tous cas, une chose est sûre, c'est qu'une fois commencé, j'ai eu envie de savoir la fin. Improbable, mais intéressant.

    Lien : https://sites.google.com/site/vitedeslivres/home/romans-1/romdesteph..
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    • Livres 3.00/5
    Par MarianneDesroziers, le 14 octobre 2011

    MarianneDesroziers
    Décidément Rome inspire les écrivains français – et pas les pires – puisqu'après le splendide « Olimpia » de Céline Minard et avant le prochain roman de Chloé Delaume écrit à la Villa Médicis, c'est Stéphane Audeguy qui signe ici un beau livre sur cette ville mythique.
    Audeguy se met dans la peau de Rome et la fait parler à la première personne : elle évoque son passé glorieux et moins glorieux, ses errances et son état actuel.
    La suite sur le blog : http://lepandemoniumlitteraire.blogspot.com/2011/10/rom-de-stephane-audeguy-gallimard.html

    Lien : http://lepandemoniumlitteraire.blogspot.com/2011/10/rom-de-stephane-..
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Critiques presse (3)


  • LesEchos , le 18 octobre 2011
    Stéphane Audeguy arbitre avec brio ce match à quatre entre réel, virtuel, essai et fiction. L'écrivain embrasse Rome et le monde dans un drôle de jeu de miroir, passant du romanesque au fantastique, de la méditation spirituelle à la satire politique. Las, ses envolées romaines précieuses finissent par lasser. Et l'exercice de style l'emporte à la longue sur la fable élégante.
    Lire la critique sur le site : LesEchos
  • Culturebox , le 26 septembre 2011
    Brillant souvent, délirant parfois, le "Rom@" de Stéphane Audeguy peut être lu comme un livre cinglant sur la mondialisation et la chute des civilisations. Mais c'est surtout un long chant d'amour à une ville "baignée de fantômes", où l'art se superpose à la ville. De ce palimpseste urbain, le romancier a tiré ses plus belles pages qui, mieux qu'un guide, valent sésame pour la ville éternelle. Comme le dit le bandeau : "Roma, Amor ..."
    Lire la critique sur le site : Culturebox
  • Bibliobs , le 29 août 2011
    Tout cela est drôle, triste, bien vu, et renouvelle, dans le langage de notre temps, l'impression que tant de voyageurs ont éprouvée, de Montaigne à Chateaubriand, qui qualifiait l'Urbs de «capitale de l'ennui» bien avant le désastre de la globalisation.
    Lire la critique sur le site : Bibliobs

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Citations et extraits

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  • Par mandarine43, le 24 octobre 2011

    [ Incipit ]

    Ville éternelle.

    Parfois j’aurais voulu être un homme, mon amour Ou alors une femme. Je ne suis pas sectaire. Non que les différences m’échappent, mais que rêver de faire sinon de les mêler ? Encens sucrés des vulves marines, papillons de nuit des caresses secrètes, coquillages de nacre, verges de sang lourd, flancs doux des collines du Lazio où danse la poussière des insectes bleutés, corps fourbus écrasés au printemps de leurs draps, fesses musculeuses qui balancent en cadence, je vous chéris. Mes obélisques et mes colonnes bandent au ciel tout aussi bien que les seins roses de mes dômes. Mes fenêtres s’ouvrent aux désirs du vent qui tord les rideaux. Quatre lettres tirées aux loteries de l’histoire : Roma. Et tous ces grands savants qui se penchaient sur moi ; certains me déclarant femelle, comme une louve ou comme une putain, d’autres disant que je devais mon nom au mâle fondateur qui traça mon enceinte ; d’autres encore, qui se voulaient malins, exhumant un vieux nom de mon fleuve, me proclamaient la fille de Rumon. Moi, je ne disais rien, naturellement ; mais n’en pensais pas moins.
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