ISBN : 2266122126
Éditeur : Pocket (2002)


Note moyenne : 4.27/5 (sur 305 notes) Ajouter à mes livres
Il y a 35 000 ans, une longue période glaciaire s’achève et la Terre commence à se réchauffer.
Lentement, durant des millénaires, l’homme s’est peu a peu dégagé de la bête et il apparait à peu près tel qu’il est aujourd’hui. Il connait l’outil, le feu, le vêteme... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Ahotep, le 24 septembre 2011

    Ahotep
    Je crois que je n'ai pas envie de vous raconter l'histoire de cette saga ni même du premier volume dont voici la couverture, mais simplement de vous donner mon avis avant, pendant et après la lecture de cet ouvrage fort célèbre. Bien qu'étant fortement intéressée par la préhistoire, je m'étais toujours refusée à lire cette saga, campant ainsi sur des positions que mes études d'égyptologie n'avaient fait que renforcer. Les raisons étaient simples : Traiter de la préhistoire sous la forme d'un roman me paraissait plus que risqué. Ceux qui ont étudié l'anthropologie et l'Histoire humaine le comprendront sans doute. En effet, l'homme moderne a une fâcheuse tendance à juger les comportements et coutumes de ses ancêtres, ne les voyant qu'à travers le prisme de ses propres tabous et croyances. Or c'est là que l'on tombe dans le piège de la pseudo science. Savoir ce que les humains nous ayant précédés sur cette terre ont pensé est impossible. Nous ne pouvons savoir ce qu'ils ont exactement ressenti, pensé, dit et vécu, car ce qu'il nous reste d'eux se résume à des fossiles, quelques objets ( pas toujours datables ) et lieux où leur empreinte à subsister. Autrement dit, une toute petite partie ( peut-être peu significative à l'époque ) de ce qu'a pu être leur vision du monde et leur façon d'évoluer à une époque aussi reculée. Les romans se voulant historiques ont souvent ce défaut : ils illustrent ( parfois de façon brillante ) l'époque et la société dans lesquelles ils se déroulent, mais les personnages mis en scènes raisonnent à la manière d'hommes contemporains. On peut difficilement le reprocher aux auteurs, n'ayant que pour seuls modèles vivants les hommes d'aujourd'hui ( et très souvent, de leur propre société ), mais il est regrettable que tant d'entre eux se vantent de comprendre et de présenter avec réalisme des cultures aujourd'hui disparues. Mettre en scène et de manière fictionnelle sa propre société quelques décennies en arrière est déjà délicat, alors imaginez pour des hommes séparés de nous par des milliers d'années... Voilà pourquoi je ne souhaitais pas lire les ouvrages de Jean Auel, ne remettant pas ses qualités d'écrivain en cause, mais parce-que je pensais être trop déçue.

    Un temps d'attente un peu long dans un aéroport m'a poussée à acheter un livre dans une librairie, et le premier qui me soit tombé entre les mains fut celui-ci. Ne cherchant qu'à faire passer le temps, j'ai mis de côté mes aprioris sur le sujet du livre et me suis plongée dans la lecture du premier volume des " Enfants de la terre ". Mais la lecture du résumé n'a fait que renforcer mes doutes. Je découvris que l'ambition de l'auteur était de choisir un personnage principal féminin afin d'aborder la question de la femme dans la préhistoire. Sujet ô combien délicat ! Je repensais alors à mes débats passionnés sur le sort fait aux femmes dans l'Egypte pharaonique et hellénistique à l'université, à la ribambelle de livres plus ou moins douteux que j'avais lu sur la question, aux positions les plus extrêmes, certains clamant que l'Egypte était dirigée par les femmes tandis que d'autres répétaient à qui voulait l'entendre que l'époque pharaonique fut empreinte d'un machisme des plus odieux... Difficile d'avoir une conversation sereine et sensée sur la question, et encore plus de faire le tri parmi toutes les informations contradictoires disponibles. J'imaginais donc avec quelle difficulté ce doit être de parler de cela à l'époque préhistorique ! D'autant plus qu'au fur et à mesure de ma découverte du livre, je compris que Jean Auel tente de faire d'Ayla ( héroïne du roman ) un féministe primitive ! Et voilà que tous les arguments cités plus haut me revinrent en tête... Pour moi, c'était une erreur fatale de la part de l'auteur d'avoir voulu aborder un thème apparu relativement récemment dans le monde occidental en le transposant à une époque aussi loitaine... En lisant la brève présentation de l'auteur dans les premières pages du livre, je découvris en plus qu'elle n'était pas une universitaire spécialisée dans la préhistoire. A nouveau, mes angoissent remontent. La préface, écrite par un expert sur la question, me rassura cependant un peu sur le sérieux du livre. Je ne souhaite pas m'épancher sur l'histoire en elle-même, mais je me dois tout de même de vous planter le décor : L'intrigue se passe à une époque de la préhistoire où l'homme de Néandertal et les premiers Homo Sapiens se partagent le monde connu, et plus précisément au moment où Néandertal commence à s'éteindre. La possibilité que des métisses aient pu naître de la rencontre entre ces deux types d'hommes, ainsi que la possibilité pour eux d'avoir vécu ensemble fait débat. Mais dans l'histoire de Jean Auel, Ayla, une petite fille Homo Sapiens, dont la famille est victime d'un tremblement de terre, est recuillie par une tribu de Néandertals où elle grandit jusqu'à atteindre l'âge adulte. Si la guérisseuse, le sorcier et le chef de la tribu se prennent rapidement d'affection pour elle, ce n'est pas le cas pour tous les membres du clan, et surtout pour Broud, le " fils de la compagne du chef "... Dès les premières pages de ma lecture, je fus surprise par la qualité des descriptions de ctte époques. Des paysages, de la faune, de la flore, au physiques des être humains en passant par leurs croyances, modes de vie extrêmement détaillés, le travail minitieux de recherche de l'auteur transparessait à chaque page. Jean Auel n'était sans doute pas une spécialiste de cette époque, au départ. Mais elle l'est devenue. On ne peut qu'imaginer l'immense travail de documentation que la volonté d'écrire ce roman l'a poussée à réaliser. Pour quelqu'un qui aime bien s'instruire sur la Préhistoire, tout en étant très loin de pouvoir vraiment la comprendre, " Les enfants de la Terre " est une façon très ludique de s'enrichir sur le sujet. Jean Auel a réussi à trouver un équilibre entre l'action et la description. Assez de descriptions pour nous imprégner de l'époque, des lieux, des êtres, tout en faisant de l'action le coeur de l'histoire, créant ainsi un rythme dynamique et entraînant. Parlons de la description des personnages. Auel nous en brosse un portrait à la fois sobre et raffiné pour chacun d'entre eux. La différence entre nous, Homo Sapiens actuels et eux, hommes de Néandertal, ressort clairement mais en douceux, avec finesse et subtilité. Chaque être évolue, change, est riche de différences et de similitudes avec les autres membres du clan. La vie de groupe presentée par l'auteur paraît plosible, et peut même parfois faire penser à certains aspects de nos sociétés contemporaines. Un savant dosage entre différence et similarité garantissant l'équilibre riche et constructeur du roman. Une autre particularité du roman est la façon dont l'auteur aborde le thème de la spiritualité. Nous avons tous trop lu d'ouvrages méprisant et condescendant sur les croyances anciennes et dites primitives de nos ancêtres et même de certaines ethnies vivant plus ou moins coupées du monde. le sauvage ignorant, incapable de comprendre le divin est un concepte qui fut populaire trop longtemps pour qu'il n'en reste aucune trace dans nos esprits. Or ici, la manière dont l'Homme de Néandertal vit sa spiritualité est traité avec respect. On peut être tenté de se sentir " supérieur " lorsque l'on comprend comment ces hommes expliquaient la reproduction humaine, mais ce sentiment peu rspectable s'efface aussitôt pour laisser place à la honte de ne pas pouvoir percer les profonds mystères de leurs croyances. Là encore, c'est une invitation à l'humilité, au respect et à la découverte du l'inconnu. Nous ne pouvons pas savoir avec exactitude comment ces premiers hommes se représentaient le monde matériel et immatériel, mais les possibilités explorées par l'auteur sont intéressantes, possibles et incitent à étudier ces autres voies spirituelles. Un monde bien différent dans lequel nous autres Occidentaux vivons désormais. Un monde où l'homme vit une histoire passionnée avec la nature, tantôt ennemis, tantôt amants. La nature est vénérée, adulée, remerciée mais aussi combattue, domptée, parfois détestée. C'est l'homme à la recherche d'une juste voie entre sa survie, son confort et le respect du berceau dans lequel il est né. Encore un puits de réflexions pour nous qui entrons dans une ère où la protection de l'environnement est dans tous les esprits.

    Ma conclusion, après la lecture : Auel a réussi un pari très risqué. Parler et défendre l'idée du féminisme à l'époque de l'Homme de Néandertal et représenter la société préhistorique à travers les Néandertals et les premiers Homo Sapiens relevait du défi. On ne peut qu'être admiratif devant l'immense travail de documentation auquel s'est livrée l'auteur pour écrire un roman sophistiqué, instructif, ludique et dont l'intrigue est aussi plosible que captivante. Si la question du féminisme m'avait quelque peu effrayée au départ, après lecture, je me dis que si ce qu'Auel écrit ne s'est peut-être pas produit, il y a aussi des chances pour qu'il se soit produit. Après tout, la vie que voudrait vivre Ayla reste très éloignée des aspirations de la plupart des femmes d'aujourd'hui. Elle ne recherche pas un affranchissement totale des règles imposées par les hommes, mais plutôt une liberté plus grande, lui permettant d'améliorer sa propre survie et son équilibre mental et physique. Les femmes Homo Sapiens et Néandertal devaient avoir suffisemment de différences biologiques et culturelles pour ne pas concevoir la vie de la même façon, ne pas accepter ni désirer les mêmes choses. Là, la question est de comprendre comment aurait pu réagir un être différent surtout biologiquement ( vu qu'elle fut élevée parmi eux ) des Hommes de Néandertal. C'est après tout possible que cela se serait produit ainsi. Peut-être pas. Peut-être qu'une autre fille Sapiens ne se serait pas comportée de cette façon. C'est une question très complexe à laquelle il y a beaucoup de réponses différentes. le roman de Jean Auel nous en propose une. C'est une possibilité parmi tant d'autres. Et c'est une possibilité traitée avec sérieux et réalisme. C'est aussi une porte qui s'ouvre. Une porte qui s'ouvre sur une longue réflexion personnelle concernant notre condition d'hommes dits modernes, de femmes d'aujourd'hui, et concernant aussi notre rapport à l'autre. L'autre dans toute sa généralité. L'autre Homo Sapiens que l'on rencontre partout sur terre, désormais. le respect de la différence dans toute sa beauté et dans toute la peur qu'elle provoque souvent en nous. L'autre c'est aussi, l'autre part de nous même. Cette partie rebelle, qui est restée libre et ne s'est pas soumise aux règles d'un mode de vie que nous cessons de créer et qui peut parfois nous mettre mal à l'aise. Cette partie qui s'exprime plus encore chez ceux qui veulent faire s'effondrer les barrières qui les séparent de la nature et du reste de l'humanité. C'est un livre émouvant, bouleversant, qui a fait rouler quelques larmes sur mes joues, m'a fait éclater de rire à plusieurs reprises et me laisse encore aujorud'hui dans une réflexion profonde et délicate. " Les enfants de la Terre ", c'est un livre qui mérite d'être lu par tous ceux qui se passionnent pour l'être humain, pas uniquement ceux qui étudies la Préhistoire,ni même l'Histoire.




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    • Livres 4.00/5
    Par lehane-fan, le 25 août 2011

    lehane-fan
    Alors que je partageais une tete d'Auroch avec mon pote Rahan , celui-ci me demanda tout de go avec ses petits yeux tout fisk : dis-moi captain caveeeerne ( nom de guerre de l'époque ) , j'ai la tres nette impression que tu diversifies assez peu tes lectures..
    -Diantre , fichtre lui retorquais-je....enfin breuoarrr ( ce qui , en langage des ages farouches , signifie : pas faux , passes moi le sel , j'ai l'impression qu'il va pleuvoir...) . C'est ainsi que , sur les conseils avisés du fils de Crao , j'attaquais par la face Nord Les enfants de la Terre et que j'en ressortais presque conquis !
    Pourtant , tout comme Ayla , l'adaptation au clan de l'ours des cavernes ne fut pas immédiat . Il m'aura fallu pas mal de pages pour m'immerger pleinement dans ce premier tome et ressentir cette inévitable empathie pour ce clan aux conditions de vie si dantesques . Cependant , une fois l'histoire posée et les differents personnages assimilés , la lecture s'avera tres plaisante !
    Ayla , fillette du clan des Autres , réchappe miraculeusement à un tremblement de terre pour finalement etre adoptée par Le clan de l'ours des cavernes . Elle dénote physiquement et intellectuellement . Certains la perçoivent comme porteuse de malheur alors que d'autres y voient immédiatement un signe favorable des esprits , etres spirituels regissant alors la vie de tout clan .
    Commencera alors une longue et fastidieuse education pour Ayla sous l'égide d'Iza , sa mere adoptive faisant également office de guerisseuse . Creb , le mog-ur ou sorcier , puissant et respecté malgré sa difformité , y apportera également une tres large contribution , tissant ainsi avec l'orpheline des liens bien plus intimes qu'il ne voudra jamais l'admettre . Troisieme personnage des plus importants de la tribu : Brun , chef respectable et respecté preparant sa succession et voyant en Broud , le fils de sa compagne , le digne héritier . Petit probleme , Broud , percevant en Ayla une personnne atypique et charismatique susceptible de lui voler la vedette , ne cessera de nourrir une haine tenace à son egard en lui causant plus souvent qu'à son tour brimades et tracas . Ces trois figures charismatiques unies par les liens du sang que sont Iza , Creb et Brun ( freres et soeur ) seront donc les véritables tuteurs et protecteurs d'une Ayla à qui il faut desormais tout apprendre , y compris se mefier des autres et d'elle-meme..
    Une lecture interessante opposant un clan séculaire en passe de disparaitre à une fillette , perçue , elle , comme etant le maillon superieur de l'évolution . C'est ainsi qu'elle se revelera tres souvent bien plus éveillée et imaginative que bien des enfants de son age . Visiblement , un gros travail de l'auteur pour retranscrire de la façon la plus précise qui soit le quotidien de ce clan et en cela , cette rigueur est une indéniable valeur ajoutée à ce récit et en renforce l'adhésion !
    Autre point fort , cette opposition Broud / Ayla , source de bien des péripéties !
    Si la lecture est plutot fluide , j'ai cependant trouvé certains passages assez longuets , cassant parfois un rythme bien installé . Mais rien de bien méchant au regard du plaisir pris dans son ensemble . Un plaisir contenté par les differents sentiments ressentis en suivant cette petite tres attachante et son combat pour se faire accepter et aimer . Crainte , excitation , tristesse...une kyrielle de sentiments admirablement décrits et partagés par l'auteur !
    Ayla , l'essayer , c'est l'adopter ! Excepté Broud , bien sur...
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    • Livres 5.00/5
    Par iarsenea, le 27 juin 2010

    iarsenea
    Alors que les hommes de Néandertal achevaient leur présence sur la Terre, un nouveau peuple commençait à y faire son apparition... Parmi ceux que les hommes du Clan de l'ours des cavernes appelaient les Autres, vivait une petite fille de cinq ans, Ayla. Un jour, un terrible tremblement terre détruisit son campement et tua ses parents. La fillette dût donc tenter de survivre de ses propres moyens et affronter de terribles épreuves qu'on imagine pas pour une petite fille.
    Un jour, alors qu'elle venait de se faire attaquer par un lion des cavernes, elle fût recueillie par la guérisseuse du clan de l'ours des cavernes, qui lui aussi était en quête d'un nouveau foyer suite au tremblement de terre.
    Déjà, l'adhésion de cette fillette du clan des Autres ne faisait pas l'unanimité. En effet, comment pouvait-on accepter un membre si différent d'eux-mêmes ? La fille était anormalement grande, avait les cheveux blonds et les yeux bleus, un menton et elle parlait, riait, pleurait... Tant de différences inacceptables à leurs yeux.
    Mais Iza la guérisseuse tint bon, et peu à peu Ayla fût tolérée au sein du clan, au grand damn de Broud, le fils du chef qui ne supportait pas de ne plus être le centre de l'attention.
    Tout au long de l'histoire, Ayla fera des gaffes qui sont inacceptables, voire passibles du châtiment mortel aux yeux du clan mais qui pourtant lui seront toujours pardonnées. Ceci contribuera à augmenter la rage et l'impuissance de Broud, qui cherchera par tous les moyens d'obtenir vengeance sur cette étrangère de l'Autre clan.
    J'ai été épatée par la qualité de ce roman. Il n'est déjà pas facile d'écrire sur la préhistoire, mais là l'auteure a de toute évidence fait tellement de recherches que tout semble parfaitement crédible ! D'ailleurs, les spécialistes de la préhistoire ont salué la qualité de son oeuvre.
    Lire Le clan de l'ours des cavernes, c'est apprendre et avoir beaucoup de plaisir en même temps. J'ai vraiment été surprise de rentrer autant dans l'histoire, et surtout si vite. J'ai toujours aimé les romans qui se passent dans les temps très anciens, mais ordinairement je trouve qu'ils manquent d'action et de précisions sur le mode de vie des habitants. Cette fois-ci, les actions se succèdent les unes aux autres comme dans un bon film d'action et vous en apprendrez plus que vous ne l'auriez jamais cru à propos du mode de vie des hommes de Néandertal et des hommes de Cromagnon.
    Vous vous attacherez à la petite Ayla comme vous ne vous êtes attachés à peu de personnages et vous haïrez Broud autant que si vous le connaissiez personnellement. Il est tellement mesquin, jaloux et méchant... Juste d'y penser, j'ai encore les dents qui se serrent près de douze heures et un dodo après avoir terminé la lecture du livre !
    http://lecturesdisabelle.blogspot.com/2010/06/les-enfants-de-la-terre-le-clan-de.html
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    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Telenn, le 28 janvier 2011

    Telenn
    Les enfants de la Terre : une véritable découverte ! La préhistoire ne m'a jamais parue aussi intéressante ! Jean M. Auel nous conte le moment où tout a basculé, l'instant où les hommes de Néandertal ont peu à peu disparu pour laisser place aux hommes de Cro-Magnon.
    Le clan de l'ours des cavernes est le premier tome, qui nous fait vivre l'histoire d'Ayla, une jeune fille de cro-magnon, recueillie par un clan d'hommes de Néandertal, après un violent tremblement de terre. Son intégration au sein du clan s'avère très difficile étant donné sa différence, aussi bien dans son physique que dans son comportement.
    En même temps qu'elle, nous découvrons les coutumes et les croyances du clan ainsi que leur mode de vie (l'utilisation des plantes, la fabrication d'outils, de vêtements, la chasse…).
    Pour moi ce roman marque un très bon point pour son coté ludique ainsi que pour l'histoire prenante et attachante d'Ayla. Je recommande cette lecture et c'est avec plaisir que je vais lire la suite !
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    • Livres 4.00/5
    Par brigittelascombe, le 01 novembre 2011

    brigittelascombe
    Ayla, fillette appartenant à la lignée des premiers "homo sapiens-sapiens", surnommés "les Autres", sort indemne d'un tremblement de terre et survit aux griffures d'un lion.Les siens ont disparu. Elle est recueillie par Iza, la guérisseuse d'un groupe de Néanderthaliens nomades, qui va l'élever comme sa fille.
    Ce premier tome dépeint la vie du clan de l'ours, dirigé par Brun et protégé par le "Mog-ur", Creb, le frère infirme d'Iza qui sait parler aux esprits. Ces "hommes primitifs", "au langage limité" mais dont "la mémoire faisait d'eux des êtres hors du commun" adoptent cette fillette si différente presqu'à l'unanimité mais la craignent.
    Le talent de Jean M. Auel est de doter ses personnages de sentiments, de faire revivre sous nos yeux de façon très imagée cette époque révolue et de relancer l'action en faisant s'affronter les forces du bien et du mal.
    Et lorsque "la Femme-Qui-Chasse" est obligée de se soumettre à un Broud "exhibant un sexe énorme et turgescent" ....les choses se compliquent!!
    J'ai dévoré en 1980 ce premier tome et les cinq suivants puis je me suis lassée, j'ai appris aujourd'hui qu'il existait un dernier.
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Citations et extraits

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  • Par iarsenea, le 27 juin 2010

    Le Peuple du Clan avait atteint l'apogée de son évolution. Comme la gigantesque créature qu'ils vénéraient, parmi d'autres qui partageaient leur environnement, ils étaient sur une terre encore en formation, alors que la leur était désormais achevée.
    Cette race d'hommes qui avait assez de conscience sociale pour veiller sur les faibles et les malades, assez de spiritualité pour enterrer les morts et vénérer un grand totem, cette race d'hommes aux cerveaux volumineux mais démunis de lobes frontaux, qui ne réalisa guère de progrès pendant près de cent mille ans, était condamnée à disparaître, au même titre que le mammouth et le grand ours des cavernes.
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  • Par iarsenea, le 24 juin 2010

    À l'apparition des premières menstruations, les jeunes filles étaient obligées de s'éloigner du clan pendant toute la durée du cycle. Si elles se produisaient en hiver, la jeune femme demeurait seule au fond de la caverne, mais devait tout de même subir l'épreuve de l'isolement total au printemps suivant, au moment de ses règles. Cette expérience était non seulement terrifiante mais encore dangereuse pour ces jeunes femmes désarmées, accoutumées à la protection et à la compagnie du clan. Cette épreuve était destinée à marquer le passage à la condition de femme, tout comme la première chasse marquait le passage d'un garçon à l'âge d'homme. Mais contrairement à ce dernier, la femme n'avait droit à aucune cérémonie pour fêter l'événement et son retour parmi les siens. Certes, pendant l'épreuve, elle avait la permission de faire du feu pour éloigner les bêtes féroces, mais il n'était pas rare que l'une d'elles disparaisse à tout jamais, et que son cadavre soit découvert plus tard par quelque chasseur. La mère de la jeune fille avait le droit de lui rendre visite une fois par jour, pour lui apporter réconfort et nourriture. Mais si elle venait à disparaître, sa mère n'était autorisée à en faire mention qu'au bout d'un certain temps.
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  • Par iarsenea, le 24 juin 2010

    Tout homme avait le droit de satisfaire ses désirs quand bon lui semblait, avec n'importe quelle femme, à l'exception de sa soeur. Généralement, les couples se restaient plus ou moins fidèles, mais il était plus grave pour un homme de réprimer ses désirs que de prendre la première femme venue. Quant aux femmes, elles faisaient volontiers des gestes subtilement évocateurs et suggestifs aux hommes qui leur plaisaient, afin de susciter leurs avances. Aux yeux des membres du clan, toute vie nouvelle prenait naissance par l'entremise des totems en présence d'un couple uni selon la coutume, et tout lien entre l'activité sexuelle et la reproduction paraissait inconcevable.
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  • Par iarsenea, le 24 juin 2010

    Dans la communauté, il était aussi naturel de s'adonner aux activités sexuelles que de dormir ou de manger. Les enfants apprenaient souvent comment cela se passait en observant les adultes, et ils jouaient à faire l'amour dès leur plus jeune âge, tout comme ils imitaient les autres activités de leurs aînés. Les petites filles étaient déflorées très jeunes par des garçons pubères, qui n'ayant pas encore abattu leur première bête à la chasse, flottaient entre l'enfance et l'âge adulte.
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  • Par iarsenea, le 22 juin 2010

    Les femmes s'en remettaient entièrement aux hommes pour le commandement du clan, les responsabilités à assumer, les décisions à prendre. Le clan, dont la structure avait fort peu évolué en près de cent mille ans, était désormais réfractaire à tout changement, et certaines habitudes, fruits d'adaptations successives au milieu, se trouvaient à présent génétiquement ancrées. Les hommes comme les femmes acceptaient leurs rôles sans opposer la moindre résistance. Ils étaient tout aussi incapables de chercher à modifier la nature de leurs rapports que de transformer la structure de leur cerveau.
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