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ISBN : 2266122126
Éditeur : Pocket (2002)


Note moyenne : 4.26/5 (sur 781 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Il y a 35 000 ans, une longue période glaciaire s’achève et la Terre commence à se réchauffer.
Lentement, durant des millénaires, l’homme s’est peu a peu dégagé de la bête et il apparait à peu près tel qu’il est aujourd’hui. Il connait l’outil, le feu, le vêteme... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Ahotep, le 24 septembre 2011

    Ahotep
    Je crois que je n'ai pas envie de vous raconter l'histoire de cette saga ni même du premier volume dont voici la couverture, mais simplement de vous donner mon avis avant, pendant et après la lecture de cet ouvrage fort célèbre. Bien qu'étant fortement intéressée par la préhistoire, je m'étais toujours refusée à lire cette saga, campant ainsi sur des positions que mes études d'égyptologie n'avaient fait que renforcer. Les raisons étaient simples : Traiter de la préhistoire sous la forme d'un roman me paraissait plus que risqué. Ceux qui ont étudié l'anthropologie et l'Histoire humaine le comprendront sans doute. En effet, l'homme moderne a une fâcheuse tendance à juger les comportements et coutumes de ses ancêtres, ne les voyant qu'à travers le prisme de ses propres tabous et croyances. Or c'est là que l'on tombe dans le piège de la pseudo science. Savoir ce que les humains nous ayant précédés sur cette terre ont pensé est impossible. Nous ne pouvons savoir ce qu'ils ont exactement ressenti, pensé, dit et vécu, car ce qu'il nous reste d'eux se résume à des fossiles, quelques objets ( pas toujours datables ) et lieux où leur empreinte à subsister. Autrement dit, une toute petite partie ( peut-être peu significative à l'époque ) de ce qu'a pu être leur vision du monde et leur façon d'évoluer à une époque aussi reculée. Les romans se voulant historiques ont souvent ce défaut : ils illustrent ( parfois de façon brillante ) l'époque et la société dans lesquelles ils se déroulent, mais les personnages mis en scènes raisonnent à la manière d'hommes contemporains. On peut difficilement le reprocher aux auteurs, n'ayant que pour seuls modèles vivants les hommes d'aujourd'hui ( et très souvent, de leur propre société ), mais il est regrettable que tant d'entre eux se vantent de comprendre et de présenter avec réalisme des cultures aujourd'hui disparues. Mettre en scène et de manière fictionnelle sa propre société quelques décennies en arrière est déjà délicat, alors imaginez pour des hommes séparés de nous par des milliers d'années... Voilà pourquoi je ne souhaitais pas lire les ouvrages de Jean Auel, ne remettant pas ses qualités d'écrivain en cause, mais parce-que je pensais être trop déçue.

    Un temps d'attente un peu long dans un aéroport m'a poussée à acheter un livre dans une librairie, et le premier qui me soit tombé entre les mains fut celui-ci. Ne cherchant qu'à faire passer le temps, j'ai mis de côté mes aprioris sur le sujet du livre et me suis plongée dans la lecture du premier volume des " Enfants de la terre ". Mais la lecture du résumé n'a fait que renforcer mes doutes. Je découvris que l'ambition de l'auteur était de choisir un personnage principal féminin afin d'aborder la question de la femme dans la préhistoire. Sujet ô combien délicat ! Je repensais alors à mes débats passionnés sur le sort fait aux femmes dans l'Egypte pharaonique et hellénistique à l'université, à la ribambelle de livres plus ou moins douteux que j'avais lu sur la question, aux positions les plus extrêmes, certains clamant que l'Egypte était dirigée par les femmes tandis que d'autres répétaient à qui voulait l'entendre que l'époque pharaonique fut empreinte d'un machisme des plus odieux... Difficile d'avoir une conversation sereine et sensée sur la question, et encore plus de faire le tri parmi toutes les informations contradictoires disponibles. J'imaginais donc avec quelle difficulté ce doit être de parler de cela à l'époque préhistorique ! D'autant plus qu'au fur et à mesure de ma découverte du livre, je compris que Jean Auel tente de faire d'Ayla ( héroïne du roman ) un féministe primitive ! Et voilà que tous les arguments cités plus haut me revinrent en tête... Pour moi, c'était une erreur fatale de la part de l'auteur d'avoir voulu aborder un thème apparu relativement récemment dans le monde occidental en le transposant à une époque aussi loitaine... En lisant la brève présentation de l'auteur dans les premières pages du livre, je découvris en plus qu'elle n'était pas une universitaire spécialisée dans la préhistoire. A nouveau, mes angoissent remontent. La préface, écrite par un expert sur la question, me rassura cependant un peu sur le sérieux du livre. Je ne souhaite pas m'épancher sur l'histoire en elle-même, mais je me dois tout de même de vous planter le décor : L'intrigue se passe à une époque de la préhistoire où l'homme de Néandertal et les premiers Homo Sapiens se partagent le monde connu, et plus précisément au moment où Néandertal commence à s'éteindre. La possibilité que des métisses aient pu naître de la rencontre entre ces deux types d'hommes, ainsi que la possibilité pour eux d'avoir vécu ensemble fait débat. Mais dans l'histoire de Jean Auel, Ayla, une petite fille Homo Sapiens, dont la famille est victime d'un tremblement de terre, est recuillie par une tribu de Néandertals où elle grandit jusqu'à atteindre l'âge adulte. Si la guérisseuse, le sorcier et le chef de la tribu se prennent rapidement d'affection pour elle, ce n'est pas le cas pour tous les membres du clan, et surtout pour Broud, le " fils de la compagne du chef "... Dès les premières pages de ma lecture, je fus surprise par la qualité des descriptions de ctte époques. Des paysages, de la faune, de la flore, au physiques des être humains en passant par leurs croyances, modes de vie extrêmement détaillés, le travail minitieux de recherche de l'auteur transparessait à chaque page. Jean Auel n'était sans doute pas une spécialiste de cette époque, au départ. Mais elle l'est devenue. On ne peut qu'imaginer l'immense travail de documentation que la volonté d'écrire ce roman l'a poussée à réaliser. Pour quelqu'un qui aime bien s'instruire sur la Préhistoire, tout en étant très loin de pouvoir vraiment la comprendre, " Les enfants de la Terre " est une façon très ludique de s'enrichir sur le sujet. Jean Auel a réussi à trouver un équilibre entre l'action et la description. Assez de descriptions pour nous imprégner de l'époque, des lieux, des êtres, tout en faisant de l'action le coeur de l'histoire, créant ainsi un rythme dynamique et entraînant. Parlons de la description des personnages. Auel nous en brosse un portrait à la fois sobre et raffiné pour chacun d'entre eux. La différence entre nous, Homo Sapiens actuels et eux, hommes de Néandertal, ressort clairement mais en douceux, avec finesse et subtilité. Chaque être évolue, change, est riche de différences et de similitudes avec les autres membres du clan. La vie de groupe presentée par l'auteur paraît plosible, et peut même parfois faire penser à certains aspects de nos sociétés contemporaines. Un savant dosage entre différence et similarité garantissant l'équilibre riche et constructeur du roman. Une autre particularité du roman est la façon dont l'auteur aborde le thème de la spiritualité. Nous avons tous trop lu d'ouvrages méprisant et condescendant sur les croyances anciennes et dites primitives de nos ancêtres et même de certaines ethnies vivant plus ou moins coupées du monde. le sauvage ignorant, incapable de comprendre le divin est un concepte qui fut populaire trop longtemps pour qu'il n'en reste aucune trace dans nos esprits. Or ici, la manière dont l'Homme de Néandertal vit sa spiritualité est traité avec respect. On peut être tenté de se sentir " supérieur " lorsque l'on comprend comment ces hommes expliquaient la reproduction humaine, mais ce sentiment peu rspectable s'efface aussitôt pour laisser place à la honte de ne pas pouvoir percer les profonds mystères de leurs croyances. Là encore, c'est une invitation à l'humilité, au respect et à la découverte du l'inconnu. Nous ne pouvons pas savoir avec exactitude comment ces premiers hommes se représentaient le monde matériel et immatériel, mais les possibilités explorées par l'auteur sont intéressantes, possibles et incitent à étudier ces autres voies spirituelles. Un monde bien différent dans lequel nous autres Occidentaux vivons désormais. Un monde où l'homme vit une histoire passionnée avec la nature, tantôt ennemis, tantôt amants. La nature est vénérée, adulée, remerciée mais aussi combattue, domptée, parfois détestée. C'est l'homme à la recherche d'une juste voie entre sa survie, son confort et le respect du berceau dans lequel il est né. Encore un puits de réflexions pour nous qui entrons dans une ère où la protection de l'environnement est dans tous les esprits.

    Ma conclusion, après la lecture : Auel a réussi un pari très risqué. Parler et défendre l'idée du féminisme à l'époque de l'Homme de Néandertal et représenter la société préhistorique à travers les Néandertals et les premiers Homo Sapiens relevait du défi. On ne peut qu'être admiratif devant l'immense travail de documentation auquel s'est livrée l'auteur pour écrire un roman sophistiqué, instructif, ludique et dont l'intrigue est aussi plosible que captivante. Si la question du féminisme m'avait quelque peu effrayée au départ, après lecture, je me dis que si ce qu'Auel écrit ne s'est peut-être pas produit, il y a aussi des chances pour qu'il se soit produit. Après tout, la vie que voudrait vivre Ayla reste très éloignée des aspirations de la plupart des femmes d'aujourd'hui. Elle ne recherche pas un affranchissement totale des règles imposées par les hommes, mais plutôt une liberté plus grande, lui permettant d'améliorer sa propre survie et son équilibre mental et physique. Les femmes Homo Sapiens et Néandertal devaient avoir suffisemment de différences biologiques et culturelles pour ne pas concevoir la vie de la même façon, ne pas accepter ni désirer les mêmes choses. Là, la question est de comprendre comment aurait pu réagir un être différent surtout biologiquement ( vu qu'elle fut élevée parmi eux ) des Hommes de Néandertal. C'est après tout possible que cela se serait produit ainsi. Peut-être pas. Peut-être qu'une autre fille Sapiens ne se serait pas comportée de cette façon. C'est une question très complexe à laquelle il y a beaucoup de réponses différentes. le roman de Jean Auel nous en propose une. C'est une possibilité parmi tant d'autres. Et c'est une possibilité traitée avec sérieux et réalisme. C'est aussi une porte qui s'ouvre. Une porte qui s'ouvre sur une longue réflexion personnelle concernant notre condition d'hommes dits modernes, de femmes d'aujourd'hui, et concernant aussi notre rapport à l'autre. L'autre dans toute sa généralité. L'autre Homo Sapiens que l'on rencontre partout sur terre, désormais. le respect de la différence dans toute sa beauté et dans toute la peur qu'elle provoque souvent en nous. L'autre c'est aussi, l'autre part de nous même. Cette partie rebelle, qui est restée libre et ne s'est pas soumise aux règles d'un mode de vie que nous cessons de créer et qui peut parfois nous mettre mal à l'aise. Cette partie qui s'exprime plus encore chez ceux qui veulent faire s'effondrer les barrières qui les séparent de la nature et du reste de l'humanité. C'est un livre émouvant, bouleversant, qui a fait rouler quelques larmes sur mes joues, m'a fait éclater de rire à plusieurs reprises et me laisse encore aujorud'hui dans une réflexion profonde et délicate. " Les enfants de la Terre ", c'est un livre qui mérite d'être lu par tous ceux qui se passionnent pour l'être humain, pas uniquement ceux qui étudies la Préhistoire,ni même l'Histoire.




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    • Livres 5.00/5
    Par Syl, le 13 mai 2013

    Syl
    Au temps de la Préhistoire, une enfant se retrouve seule après un tremblement de terre. le séisme a pris sa famille dans ses entrailles.
    Seule rescapée, elle erre et se trouve bien vite confrontée au froid, à la faim et au danger. Elle essaie de se nourrir de baies, de racines, mais n'assouvit pas son appétit. Des obstacles se dressent sur son passage, des troncs d'arbres, des fissures qui crèvent la terre, une rivière, la pluie, la boue et bientôt elle devient la proie d'un lion qui la pourchasse jusqu'à la blesser gravement. Dans l'entaille d'une roche, elle arrive à se faufiler, se tapir, et échappe ainsi au chasseur. Une douleur tenaille son petit ventre et sa profonde blessure la plonge dans des hallucinations et un délire fiévreux.
    C'est la guérisseuse, Iza, du clan de l'Ours des Cavernes qui la découvre. Petit corps tout chiffonné, abandonné aux carnassiers, la petite fille est proche de partir dans un autre monde. le groupe, qui passait près d'elle à la recherche d'une nouvelle caverne, appartient au peuple Néandertalien. Les "Têtes plates" ont pour chef Brun, le frère d'Iza et de Creb, le sorcier, le Mog-ur.
    Avant de prendre sous sa protection la petite fille, Iza demande la permission à Brun. L'enfant est différent d'eux. Laide, blonde, aux yeux couleur du ciel, une petite brindille, elle est une "Autre", du peuple des Homo Sapiens. Ils les ont déjà vus, croisés, mais sans oser une promiscuité ou une union.
    Brun accepte d'intégrer provisoirement au clan, le petit être chétif et mourant pour faire plaisir à sa soeur. Iza est enceinte de son premier bébé et veuve. Son mari était brutal avec elle et elle s'est toujours comportée avec obéissance et respect de leurs lois.
    Calée sur sa hanche ou dans son dos, le petite fille chemine avec Iza et retrouve petit à petit ses forces, jusqu'à guérir. Sans crainte, elle essaye de communiquer avec sa bienfaitrice et le Mog-ur, Creb. Celui-ci est né difforme et ses disgrâces ne répugnent pas l'enfant qui au contraire, recherche à être câlinée par le puissant sorcier. Creb s'intéresse à elle, ému par la douceur et la confiance qu'elle leur témoigne.
    Elle s'appelle Ayla et a la corpulence d'une fillette de cinq ans.
    "La douce caresse de la petite fille émut profondément ce vieux coeur solitaire. Il désira communiquer avec elle et se demanda un instant comment y parvenir.
    – Creb, dit-il en se désignant du doigt.
    Iza les regardait tranquillement en attendant que ses fleurs infusent. Elle était heureuse de l'intérêt que son frère portait à l'enfant.
    – Creb, répéta-t-il en se frappant la poitrine.
    La fillette tendit le visage en avant, essayant de comprendre ce qu'il attendait d'elle. Creb répéta son nom pour la troisième fois. Soudain son regard s'éclaira, et elle se redressa en souriant.
    – Grub ? répondit-elle en roulant les r comme lui. (…)
    Il se frappa la poitrine en disant son nom, puis frappa celle de la fillette. le large sourire de compréhension qui illumina l'enfant fit à Creb l'effet d'une grimace, et quant au mot polysyllabique qui tomba de ses lèvres, il était non seulement imprononçable, mais quasiment incompréhensible (…)
    – Ay-rr, répéta-t-il, hésitant. Ay-lla, Ayla ?"
    Le langage est une des différences entre les deux sociétés. Les Néandertaliens s'expriment avec des sons gutturaux, des gestes, des mimes, quant aux Homo Sapiens, ils parlent, rient, pleurent, forment des phrases…
    Leur voyage s'achève lorsqu'ils découvrent une caverne spacieuse qui pourrait abriter la tribu. Cet antre est l'ancienne demeure d'un ours, animal protecteur du clan. En fait, c'est Ayla qui la repère et ce signe heureux jouera en sa faveur lorsque le problème de son intégration se posera.
    Ayla est une enfant très intelligente. Elle apprend vite les codes qui régissent cette communauté. Certes, parfois elle commet des impairs sans le vouloir, mais ses tuteurs se montrent indulgents et très patients avec elle. Ses professeurs sont Iza et Creb. Tous deux sont devenus ses parents adoptifs avec l'accord de Brun,suite à son baptême. Comme chaque être, les esprits lui ont attribué un animal pour totem. Ayla est le lion des cavernes, un animal puissant et encore jamais attribué.
    Avide de s'intégrer et de plaire à sa nouvelle famille, Ayla réfrène son impulsivité et sa curiosité. La vie du clan étant une cohabitation très mitoyenne, il n'est pas apprécié de regarder ce qui se passe chez le voisin, de les dévisager ou de montrer son affection. Avec Creb, elle apprend les règles, avec Iza, elle assimile le rôle de la femme qu'elle sera bientôt. C'est en voulant sauver un petit lapin blessé, que la décision de faire d'elle une future guérisseuse, s'impose à Iza. Ayla est devenue sa fille, il est donc légitime qu'elle lui transmette sa puissance et son savoir. Avec beaucoup d'espérance et de foi, elle l'initie aux secrets des plantes, de la médecine.
    La petite Ayla a trouvé un père et une mère qui lui vouent beaucoup d'admiration et d'amour. Mais les sentiments du groupe sont animés d'un rejet, d'une discrimination, d'une défiance. Perceptions qui sont simplement dues à la peur de "l'autre", à leur dissemblance et peut-être aussi à une prémonition. L'homme du Neandertal est sur le déclin.
    Un gamin, fils de la compagne de Brun, se montre souvent cruel envers Ayla. Ce garçon s'appelle Broud et sera désigné, un jour, pour succéder au chef du clan actuel. Très vite, la petite fille reconnaît l'ennemi en lui et s'en méfie.
    Les lunes forment les cycles et voient grandir la petite Ayla. Fille de Creb et Iza, elle est aussi celle du lion ; déterminée, puissante, fière, presque invincible, une guerrière.
    L'histoire d'Ayla prend ses racines dans cette caverne, proche de la mer, et débute un magnifique récit, l'aventure d'une femme, belle, courageuse, moderne…
    .
    "Le clan de l'ours des cavernes" est le premier livre de la saga "Les enfants de la Terre" écrit par une américaine d'origine finlandaise. Jean Auel se documente un jour sur la Préhistoire. Vite passionnée par cette période, elle décide d'écrire un premier livre pour mettre ses nouvelles connaissances en pages… cela sera une histoire romancée, avec pour héroïne une petite fille, Ayla. Elle racontera aussi la fin de l'ére Néandertalienne et la progression de l'Homo Sapiens.
    Dans une région en bordure de la Mer Noire, j'ai grandi avec Ayla et j'ai été spectatrice de son évolution. Dans le clan, on parle avec les mains, le corps, les expressions du visage, on émet des cris et les sentiments sont très bien exprimés ; colère, chagrin, haine, amour, tendresse, convoitise, jalousie, soumission, peur, fierté… Par contre, ce peuple Néandertalien ne connaît ni les larmes, ni le sourire et encore moins le rire. Des passages émouvants font sourire, lorsque la petite chagrinée verse quelques larmes. Ses parents adoptifs pensent aussitôt qu'elle a une poussière dans l'oeil. La relation commence avec l'apprentissage d'un dialecte gestuel pour se poursuivre dans le quotidien des devoirs de la femme… (cueillette, cuisine…). L'homme va chasser, ramène la viande dans son foyer, il est protecteur, élève les enfants de sa compagne, participe aux décisions du clan, vote, avant que le chef ne donne son avis définitif et se comporte en maître.
    Ayla est une bonne élève, elle absorbe avec rapidité toutes les connaissances qui lui sont transmises et bien plus encore. Petite curieuse, elle assimile même l'enseignement donné aux garçons, même si la chose est défendue et qu'elle le fait en cachette.
    Tout cela rend la lecture plus que captivante !!! M'associant à elle, j'ai ramassé des plantes pour préparer des médecines, j'ai écouté attentivement Creb lui parler des esprits et des souvenirs du clan, je me suis entraînée à me servir d'une fronde… je ne me suis pas ennuyée ! Et tout cela grâce à deux personnages nobles, majestueux et si aimants, Iza et Creb. L'émotion, lorsqu'on pense à eux, est intense. Ils sont les ancêtres que nous aurions aimés avoir. Lorsque je songe aux autres personnages, tous ont eu un rôle initiatique, attentionné, indulgent, tous sauf un… celui qui sera l'écharde puis le pieu dans le coeur d'Ayla.
    Un livre que je vous conseille vivement ! Vous ferez un voyage captivant.
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    • Livres 4.00/5
    Par lehane-fan, le 25 août 2011

    lehane-fan
    Alors que je partageais une tete d'Auroch avec mon pote Rahan , celui-ci me demanda tout de go avec ses petits yeux tout fisk : dis-moi captain caveeeerne ( nom de guerre de l'époque ) , j'ai la tres nette impression que tu diversifies assez peu tes lectures..
    -Diantre , fichtre lui retorquais-je....enfin breuoarrr ( ce qui , en langage des ages farouches , signifie : pas faux , passes moi le sel , j'ai l'impression qu'il va pleuvoir...) . C'est ainsi que , sur les conseils avisés du fils de Crao , j'attaquais par la face Nord Les enfants de la Terre et que j'en ressortais presque conquis !
    Pourtant , tout comme Ayla , l'adaptation au clan de l'ours des cavernes ne fut pas immédiat . Il m'aura fallu pas mal de pages pour m'immerger pleinement dans ce premier tome et ressentir cette inévitable empathie pour ce clan aux conditions de vie si dantesques . Cependant , une fois l'histoire posée et les differents personnages assimilés , la lecture s'avera tres plaisante !
    Ayla , fillette du clan des Autres , réchappe miraculeusement à un tremblement de terre pour finalement etre adoptée par Le clan de l'ours des cavernes . Elle dénote physiquement et intellectuellement . Certains la perçoivent comme porteuse de malheur alors que d'autres y voient immédiatement un signe favorable des esprits , etres spirituels regissant alors la vie de tout clan .
    Commencera alors une longue et fastidieuse education pour Ayla sous l'égide d'Iza , sa mere adoptive faisant également office de guerisseuse . Creb , le mog-ur ou sorcier , puissant et respecté malgré sa difformité , y apportera également une tres large contribution , tissant ainsi avec l'orpheline des liens bien plus intimes qu'il ne voudra jamais l'admettre . Troisieme personnage des plus importants de la tribu : Brun , chef respectable et respecté preparant sa succession et voyant en Broud , le fils de sa compagne , le digne héritier . Petit probleme , Broud , percevant en Ayla une personnne atypique et charismatique susceptible de lui voler la vedette , ne cessera de nourrir une haine tenace à son egard en lui causant plus souvent qu'à son tour brimades et tracas . Ces trois figures charismatiques unies par les liens du sang que sont Iza , Creb et Brun ( freres et soeur ) seront donc les véritables tuteurs et protecteurs d'une Ayla à qui il faut desormais tout apprendre , y compris se mefier des autres et d'elle-meme..
    Une lecture interessante opposant un clan séculaire en passe de disparaitre à une fillette , perçue , elle , comme etant le maillon superieur de l'évolution . C'est ainsi qu'elle se revelera tres souvent bien plus éveillée et imaginative que bien des enfants de son age . Visiblement , un gros travail de l'auteur pour retranscrire de la façon la plus précise qui soit le quotidien de ce clan et en cela , cette rigueur est une indéniable valeur ajoutée à ce récit et en renforce l'adhésion !
    Autre point fort , cette opposition Broud / Ayla , source de bien des péripéties !
    Si la lecture est plutot fluide , j'ai cependant trouvé certains passages assez longuets , cassant parfois un rythme bien installé . Mais rien de bien méchant au regard du plaisir pris dans son ensemble . Un plaisir contenté par les differents sentiments ressentis en suivant cette petite tres attachante et son combat pour se faire accepter et aimer . Crainte , excitation , tristesse...une kyrielle de sentiments admirablement décrits et partagés par l'auteur !
    Ayla , l'essayer , c'est l'adopter ! Excepté Broud , bien sur...
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    • Livres 5.00/5
    Par Grecie, le 26 décembre 2013

    Grecie
    Il y a 35 000 ans, une petite fille, Ayla, réchappe de peu à un tremblement de terre et est recueillie par les membres d'un clan étranger, Le clan de l'ours des cavernes. Cette enfant est une de nos ancêtres ou pourrait l'être : c'est une Cro-Magnon. Le clan de l'ours des cavernes est composé d'hommes de Néenderthal.
    Ce roman est assez ancien si l'on considère le thème dont il traite. En effet, les découvertes concernant l'évolution de l'homme et de ses différentes sous-espèces ont été importantes ces dernières années. N'étant pas moi-même une spécialiste de cette époque, loin de là, je ne saurai dire à quel point ce récit est daté mais, s'il va désormais à l'encontre de certaines vérités qui ont été établies depuis sa publication en 1991, il faut savoir qu'à l'époque il a été salué comme une oeuvre extrêmement documentée et sans doute fort proche de la vérité. Et, je dois l'avouer, l'histoire m'a tellement transportée que je me suis pour une fois assise sur la possibilité qu'elle puisse ne pas correspondre tout-à-fait à ce que fut la vie des hommes à cette période de l'histoire.
    Dans un cadre fouillé et détaillé à tel point qu'on n'a aucune peine à s'imaginer le décor, l'auteur nous fait vivre les joies et les drames de la rencontre entre deux espèces d'hommes différentes. le personnage principal, Ayla, est une héroïne extrêmement attachante, au tempérament volontaire, débrouillard, courageux, mais qui doit lutter pour faire face aux difficultés de la vie. de superbes personnages secondaires l'entourent, la guérisseuse Iza, le mog-ur (sorcier) Creb, le chef de clan Brun et de nombreux autres. (Je n'aurais pas cru trouver autant de charme et de charisme à un homme de Néenderthal !) Sans oublier le personnage détestable à souhait, de ceux qui, tout au long d'un roman, nous empêche de refermer le livre tant on est oppressé à l'idée de ce qu'il est capable de faire pour nuire à l'héroïne.
    Le déroulé des événements, alliant phénomènes naturels, conflits humains, rituels mystiques, est formidablement prenant et laisse la part belle à des théories alléchantes, qui donnent envie d'ouvrir des ouvrages de spécialistes pour en savoir plus. C'est, en définitive, un formidable roman, plein de péripéties et d'humanité, qui prouve qu'une plume inventive et talentueuse est capable de rendre captivante une époque lointaine, perdue dans les méandres du temps.
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    • Livres 3.00/5
    Par paroles, le 04 juin 2013

    paroles
    J'avais découvert "Ayla, enfant de la Terre", il y a quelques années et j'avais été émerveillée par ce livre.
    Suivre au jour le jour la vie de nos ancêtres est passionnant. Les nombreux détails historiques sont enrichissants et les descriptions (faune, flore, vie quotidienne, outils, etc.) sont de qualité, du moins c'est ce qu'en ont pensé les historiens. Là, il faut bien saluer le travail de fourmi qu'a dû réaliser son auteur, Jean Auel, travail minutieux et très précis.
    J'ai donc relu Le clan de l'ours des cavernes avec le même enthousiasme qu'à l'époque. Cette petite Ayla, Homo Sapiens, orpheline et élevée par une tribu du Néandertal (une des dernières sans doute) est une héroïne à la croisée des mondes.
    J'ai poursuivi ma lecture avec La Vallée des chevaux. Mais là, la magie n'a plus opéré. Je remercie toujours Jean Auel pour son excellent travail de reconstitution historique (constructions d'armes, de bateaux, d'habitats, de vêtements, etc.), mais sur le plan littéraire et de l'intrigue, je me suis bien ennuyée. Et cette histoire d'amour entre Ayla et Jondalar m'a profondément assommée.
    Alors, c'est dit, je ne poursuivrai pas cette saga.
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Citations et extraits

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  • Par iarsenea, le 27 juin 2010

    Le Peuple du Clan avait atteint l'apogée de son évolution. Comme la gigantesque créature qu'ils vénéraient, parmi d'autres qui partageaient leur environnement, ils étaient sur une terre encore en formation, alors que la leur était désormais achevée.
    Cette race d'hommes qui avait assez de conscience sociale pour veiller sur les faibles et les malades, assez de spiritualité pour enterrer les morts et vénérer un grand totem, cette race d'hommes aux cerveaux volumineux mais démunis de lobes frontaux, qui ne réalisa guère de progrès pendant près de cent mille ans, était condamnée à disparaître, au même titre que le mammouth et le grand ours des cavernes.
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  • Par gean25, le 14 juin 2013

    Dans le monde matériel, un homme était plus grand, plus fort, bien plus puissant qu'une femme, mais dans le monde terrible des forces invisibles, la femme était l'héritière naturelle d'une force potentiellement plus conséquente. Pour les hommes la faiblesse physique de la femme était précisément ce qui permettait d'établir l'équilibre entre elles et eux. Qu'on permit aux femmes de réaliser toute la force qu'elles avaient en puissance, et c'en serait fini de cet équilibre.
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  • Par iarsenea, le 24 juin 2010

    À l'apparition des premières menstruations, les jeunes filles étaient obligées de s'éloigner du clan pendant toute la durée du cycle. Si elles se produisaient en hiver, la jeune femme demeurait seule au fond de la caverne, mais devait tout de même subir l'épreuve de l'isolement total au printemps suivant, au moment de ses règles. Cette expérience était non seulement terrifiante mais encore dangereuse pour ces jeunes femmes désarmées, accoutumées à la protection et à la compagnie du clan. Cette épreuve était destinée à marquer le passage à la condition de femme, tout comme la première chasse marquait le passage d'un garçon à l'âge d'homme. Mais contrairement à ce dernier, la femme n'avait droit à aucune cérémonie pour fêter l'événement et son retour parmi les siens. Certes, pendant l'épreuve, elle avait la permission de faire du feu pour éloigner les bêtes féroces, mais il n'était pas rare que l'une d'elles disparaisse à tout jamais, et que son cadavre soit découvert plus tard par quelque chasseur. La mère de la jeune fille avait le droit de lui rendre visite une fois par jour, pour lui apporter réconfort et nourriture. Mais si elle venait à disparaître, sa mère n'était autorisée à en faire mention qu'au bout d'un certain temps.
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  • Par iarsenea, le 24 juin 2010

    Tout homme avait le droit de satisfaire ses désirs quand bon lui semblait, avec n'importe quelle femme, à l'exception de sa soeur. Généralement, les couples se restaient plus ou moins fidèles, mais il était plus grave pour un homme de réprimer ses désirs que de prendre la première femme venue. Quant aux femmes, elles faisaient volontiers des gestes subtilement évocateurs et suggestifs aux hommes qui leur plaisaient, afin de susciter leurs avances. Aux yeux des membres du clan, toute vie nouvelle prenait naissance par l'entremise des totems en présence d'un couple uni selon la coutume, et tout lien entre l'activité sexuelle et la reproduction paraissait inconcevable.
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  • Par iarsenea, le 24 juin 2010

    Dans la communauté, il était aussi naturel de s'adonner aux activités sexuelles que de dormir ou de manger. Les enfants apprenaient souvent comment cela se passait en observant les adultes, et ils jouaient à faire l'amour dès leur plus jeune âge, tout comme ils imitaient les autres activités de leurs aînés. Les petites filles étaient déflorées très jeunes par des garçons pubères, qui n'ayant pas encore abattu leur première bête à la chasse, flottaient entre l'enfance et l'âge adulte.
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