Ayla appartient aux "Autres" (premiers homo-sapiens). Recueillie par le clan de L'ours des "Têtes plates" (Néanderthaliens en voie d'instinction) jusqu'à son adolescence, "La femme-qui-chasse" a acquis le don de guérisseuse. Violée, obligée d'abandonner son enfant (issu "de sangs mêlés") puis chassée dans le tome 1 des Enfants de la terre, les tomes deux et trois content son périple aux côtés de Jondalar (un tailleur de pierres, initiateur aux plaisirs, qu'elle a secouru) à travers les grandes steppes (il y a 35000 ans) pour retrouver le foyer "Zélandonii" alors qu'elle est (récemment) devenue "Mamutoï" par adoption.
Nous voici arrivés, après quelques 2000 pages pleines de rebondissements dans "Le clan des fougères" qui prend nos deux héros, à cheval et accompagnés d'un loup apprivoisé,pour des esprits.
Il faut dire que l'accent d'Ayla, du à son passage chez les "Têtes plates" (traités d'animaux) la rend suspecte aux yeux de tous et (souvent) passible de rejet.
"Ecarte toi de ma femme!" "Ne la touche pas avec tes sales mains!"
Ses dons de guérisseuse vont lui sauver la mise!!
J'avoue avoir un peu moins apprécié cette suite à l'érotisme pregnant, non pour le plaisir donné et reçu (à grands cris), mais pour le manque de crédibilité.
Jean M. Auel, par contre, avec une documentation fouillée, se penche avec brio sur cette époque charnière du cerveau primitif au plus évolué et sur la façon de vivre au temps des cavernes.