Trois ans après,
Aurélia Aurita, qui continue sur son crédo " soyons la plus transparente possible en mélangeant vie réelle et fonction", publie
Buzz-Moi qui se propose de revenir sur le buzz 1 buzz médiatique qu'a provoqué la publication de cette bande-dessinée et de sa suite.
Cette BD est aujourd'hui publiée comme les 2 autres dans une édition Pocket à un prix modeste.
J'ai donc profité de cette opportunité pour lire dans la foulée le second tome de
Fraise et chocolat (j'avais lu le permier à sa sortie, je m'en souvenais plutôt pas mal), et Buzz moi. Si la seconde version de
Fraise et chocolat reste dans la lignée du premier en allant encore plus loin dans les confessions intimes, sexuelles ou non (le racisme qu'elle a pu subir en tant que fille d'immigrés cambodgiens),
Buzz-Moi pourrait décevoir ceux qui s'attendaient à avoir encore plus de sexe et de confidences sur l'oreiller. Pour ma part, j'ai trouvé cette vision des coulisses médiatiques, à travers son regard de novice , mais pas dupe pour autant dupe, assez jubilatoire(ecepté faite de l'épilogue sur les joies de vivre à la campagne, un peu convenues).
En effet, grâce à miss
Aurita, on apprendra que les journalistes de la pourtant select revue "Elle" ne lisent pas toujours les livres des auteurs interrogées, que
Frédéric Beigbeder est un dandy sur de lui et qui se fait rire tout seul ( euh, ça on s'en doutait un peu), qu'on peut être invité à Science Po dans un colloque et ne pas forcément faire tache à coté des têtes pensantes. Mais Aurélia s'arrête aussi longuement sur le lien qui unit l'auteur et le lecteur lambda, relation d'autant plus complexe vu l'épanchement intime de l'oeuvre en question. On peut à ce propos voir que les plus effrontées ne sont pas forcément les garçons, les filles- notamment étrangères- se permettant quelques initatives particulièrement audacieuses.
Lien : http://www.baz-art.org/archives/2011/07/20/21596837.html