AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizForum
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2283029635
Éditeur : Buchet-Chastel (03/01/2017)

Note moyenne : 3.78/5 (sur 27 notes)
Résumé :
« Un loup dans la jungle, voilà ce que je suis. Un ina-
dapté, un solitaire avec la rage au ventre parce qu’on m’a toujours méprisé. Une gueule un peu en biais, c’est vrai, une carcasse d’oiseau de proie qu’a rien croûté depuis six mois, et alors ? Je suis né dans la mort pour résumer.»

A Fresnes, où il fait un séjour pour vol avec ruse, François partage sa cellule avec Medhi, un cador du grand banditisme. Ce Medhi, c’est du lourd. D’ailleurs, ... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle
Critiques, Analyses & Avis (24) Voir plus Ajouter une critique
marina53
19 janvier 2017
★★★★★
★★★★★
Un grand merci à Babelio et aux éditions Buchet-Chastel...
Tout juste sorti de Fresnes, François, un petit délinquant tombé pour vol avec ruse, mène une vie pour le moins paisible. À 43 ans, il n'est pas fatigué ayant au final peu travaillé dans sa vie. Il a finassé, embobiné, volé et fait beaucoup de misères à autrui. En ce moment, il vit dans une caravane, prêtée par un ami, avec sa grosse qu'il a rencontrée au parloir. On peut pas dire qu'il l'aime vraiment, elle a pas vraiment les atouts pour ! Pas grave... François a deux grands projets qu'il compte bien mener à bout... Surtout depuis qu'il a rencontré Medhi, un gars du grand banditisme avec qui le vieux et lui partageaient leur cellule...
Nan Aurousseau donne la parole à François qui se dévoile petit à petit. de sa cellule à Fresnes en compagnie du vieux et de Medhi à cette caravane sise sur un bout de terrain en pente sur les bords de Marne, l'homme se livre et narre ses (més)aventures, ses ruses qui l'ont conduit en taule, ses gros pépins avec les femmes (surtout les vieilles et les handicapées), son quotidien avec la grosse, sa rencontre avec Muriel, la fille du vieux, ses fameux projets et ses coccinelles dans des noyaux de cerise. Bien malgré nous, l'on s'attache avec cet homme malin, froid, cynique, faussement naïf et sans aucune pudeur. Outre ses coups bas, François va se révéler un fin philosophe de la vie. L'on se délecte de ses quelques réflexions non dénuées de sens. Un ton résolument jouissif de par cette narration directe à la première personne. Un roman noir jubilatoire, surprenant, parfois cru et déjanté.
Un petit j(n)oyau d'humour noir...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          620
Tostaky61
08 janvier 2017
★★★★★
★★★★★
Des coccinelles dans des noyaux de cerise, c'est joli comme titre, c'est printanier, et pourtant....
Ça commence comme à l'apéritif, comme ces biscuits qu'on déguste, naissance du héros, puis, à peine digérée l'entrée, présentation des autres protagonistes, c'est le plat principal, et là, ça commence à peser sur l'estomac, vous ne vous attendiez pas à ça, c'est du lourd, fini les gentillesses, si vous avez oublié le citrate de bétaïne, c'est trop tard car arrive le dessert, on frôle l'indigestion... Euh ! c'est au fond à gauche messieurs dames...
Si vous mettez dans votre menu Des coccinelles dans des noyaux de cerise, vous ne serez pas déçu et je vous l'assure, vous irez de surprise en surprise.
Bienvenue dans le monde de François, petit délinquant à peine sorti de Fresnes. Petit délinquant, mais avec de grandes ambitions. Pourtant il ne paye pas de mine le François, vivant chichement dans une pauvre caravane, avec sa grosse, c'est comme ça qu'il l'appelle, et occasionnellement Muriel, la fille de son ami, qui vient, armée d'une bombe de chantilly, lui procurer un peu de.....plaisir....
Mais Nan Aurousseau est un malin, il nous sert l'apéritif a grand coup d'humour noir et plus on avance dans le repas, plus notre appétit s'éveille, plus le plat devient consistant, ce qui démarrait comme une comédie, s'enfonce dans la noirceur du récit, jusqu'à l'apothéose, le dessert, la surprise du chef.
Parce que le talent de l'auteur, il est là, nous faire croire qu'on est invité pour s'amuser, d'ailleurs, on entre dans le jeu, on y croit.
Amateurs de romans noirs, vous ne serez pas déçu. le maître vous accueille avec un grand sourire, mais, méfiez-vous, dans le dos du cuisinier sa main tient un grand couteau....
Une première rencontre avec l'oeuvre de cet écrivain et quelle rencontre étonnante. Un roman que j'ai dévoré en quelques heures.
Je donne quatre étoiles, sur mon guide du lecteur gourmet, à Nan Aurousseau sans doute reviendrai-je goûter à une autre de ses spécialités.
Merci aux Editions Buchet Chastel et a Masse Critique Babelio pour ce bon moment de lecture.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          422
nadiouchka
07 janvier 2017
★★★★★
★★★★★
Je tiens d'abord à remercier Babelio pour l'envoi de ce livre dans le cadre d'une Masse Critique Privilégiée ainsi que les Editions Buchet/Chastel.
En voyant le titre Des Coccinelles Dans Des Noyaux de Cerise, j'ai été fortement intriguée car je me demandais qu'elle en était la signification, surtout pour un roman policier. de plus, je ne connaissais pas du tout cet auteur et j'ai appris que c'était un ancien prisonnier qui, après plusieurs petits boulots, s'est lancé dans l'écriture et a déjà quatre romans à son actif avec un certain succès.
Le ton est donné dès le début du livre : Un loup dans la jungle, voilà ce que je suis (page 9).
Le narrateur, François, utilise donc la première personne du singulier pour raconter ce qu'il a vécu en prison (dans sa cellule, se trouve aussi Medhi, un grand du banditisme) et ce qui s'est ensuivi à sa sortie de prison.
Le ton du livre est spécial : aucune pudeur, beaucoup de cynisme, de l'obscénité (à revendre).
Je ne suis pas du tout une oie blanche, mais je dois reconnaître, tout de même, que, pour moi, trop d'obscénité tue le genre (l'auteur s'est vraiment laissé aller).
D'accord c'est un truand qui se raconte, d'accord c'est un roman policier, mais ce n'est pas le genre que je préfère.
Je suis une fana de thrillers où, il est vrai que l'on trouve également des moments particuliers avec des scènes pouvant choquer certains (pas moi). Mais je fais une différence entre le roman policier et le thriller (où il peut y avoir différents thèmes : juridiques, scientifiques, psychologiques, médicaux…). J'aime le roman noir (et très noir) mais là, je n'ai pas vraiment totalement adhéré.
Par contre, il faut souligner que l'humour est toujours présent (heureusement) et j'ai bien souvent ri à la lecture de certaines phrases.
J'ai lu ce livre très rapidement (il n'est pas épais) et ce qui l'a sauvé, c'est justement son humour noir caustique.
Le narrateur s'exprime d'une façon très simple, on pourrait dire populaire. N'oublions pas que c'est un petit truand. de plus, au fil de la lecture et malgré son désir de nous faire croire qu'il n'a rien fait de mal, on se rend compte que la morale ne le gêne pas beaucoup : il voudrait qu'on l'excuse de ses méfaits car, je suis obligée de le dire, à sa sortie de prison, il n'a en tête qu'un gros coup bien fumant.
Et que dire quand il parle des personnes vieilles ou handicapées qu'il a connues seulement pour les zigouiller et s'approprier leur magot ? Et que dire de sa grosse ? - Oh mais suis-je en train de parler comme lui ? - Pour lui, rien de grave et tant pis pour elles si elles se sont trouvées sur son chemin !
Je ne peux pas en dire plus sinon (je me répète), qu'au milieu de cette histoire, on découvre un personnage pas si innocent que cela mais qui sait nous faire rire et, ainsi, tout passe. Et la fin n'est pas mal du tout. Je n'étais pas certaine que ça arriverait, mais oui, il l'a fait...
J'ai vu que d'autres lecteurs avaient carrément adoré ce livre, mais je me démarque, et je suis désolée, je n'ai pas beaucoup apprécié. Oh, je l'ai lu tout de même par curiosité d'une nouveauté et lorsque j'ai compris pourquoi ce titre, j'ai trouvé cela très original.
Nan Aurousseau, au cours d'une interview a dit : J'aime écrire à la première personne du singulier, c'est un peu mon côté acteur qui ressort, je me mets en scène, j'invente, je manipule mon personnage de l'intérieur.
C'est exactement ce qu'il a fait ici. C'est Jean-Patrick Manchette qui l'a rencontré par hasard et l'a encouragé à écrire. de plus, Nan Aurousseau est également passionné de cinéma. Il a ainsi plusieurs cordes à son arc.
Je me rends compte que je suis plus attirée par les thrillers à thématiques spéciales (ainsi que je l'ai écrit plus haut), moins j'aime les romans policiers avec des meurtres tout simplement pour tuer. Je préfère avoir à réfléchir, chercher à résoudre l'intrigue, rencontrer des difficultés dans mes jugements, bref, qui sait, peut-être faire un travail d'enquête au lieu de lire tout simplement les méfaits d'un truand dont on devine trop vite les intentions ?
Donc, je suis encore au regret de dire que Nan Aurousseau n'est pas arrivé à me captiver. Mais, en tout cas, bravo pour l'humour grinçant et son délire.
Je voudrais rajouter que j'ai, malgré tout, été heureuse de lire ce livre et je souhaite à son auteur, bonne chance pour sa carrière d'écrivain, puisque c'est son moyen de reconversion.
Heureusement pour lui qu'il, en général, très apprécié par la critique.
Je remercie donc Babelio et les Editions Buchet/Chastel, pour cette expérience.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          212
canel
31 janvier 2017
★★★★★
★★★★★
Des coccinelles dans des noyaux de cerise, des pépins avec les femmes, des femmes qui tombent, des éléphants sur des grains de riz, des moustiques sur les c*uilles, des jambes lourdes, une caravane au sol fragile, des copains de taule, des magouilles, un plan d'enfer pour bloquer Paris, un JJ flic trop gentil ou pas futé...
Il y a tout cela et beaucoup plus dans ce roman noir qui s'annonce rigolo et gentillet comme du Marie-Sabine Roger, se poursuit avec un humour mordant façon Iain Levison et JB Pouy, et qui devient de plus en plus sordide, comme certains Jonquet et le film très noir 'C'est arrivé près de chez vous' (de/avec R. Belvaux, A. Bonzel, B. Poelvoorde, 1992).
Lu quasi d'une traite, avec un sentiment de nausée croissant et un intérêt décroissant malgré l'envie de connaître le fin mot, quand même. L'intrigue est surprenante, l'humour noir ne manque pas, mais bon... Tout ça pour ça, bof.
• Merci Marina pour le prêt ! 😊
Commenter  J’apprécie          295
Bazart
02 février 2017
★★★★★
★★★★★
François, quarante balais, sorti de Fresnes depuis quelques mois, vit dans une caravane au bord de la Marne. Sa compagne, Micheline, une grosse fille un peu tarte lui file parfois quelques tornioles. C'est vrai qu'il est de bonne composition, François, et puis il a un projet François, un très gros coup dans Paris, du jamais vu.
Alors il attend la sortie prochaine de Medhi son compagnon de cellule, un vrai caïd lui.
Faut pas se fier aux apparences, la Micheline elle sera bien étonnée quand Medhi va venir chercher son pote François dans cette caravane moisie sur ce putain de terrain vague.
Affreux sale et méchant et d'après une histoire vraie. Nan Aurousseau a du vécu, dans une autre vie il a fait centrale, la prison, pas l'école. Aurousseau est un vrai écrivain, son écriture est crue et dure, c'est du Céline passé à la moulinette. Mais bon sang, cette histoire de sérial killer dans une France grise et boueuse est parfois insupportable.
Le romancier, roué, tient son lecteur en haleine et donc ce roman insupportable devient impossible à lâcher. le problème devient alors : à qui le conseiller sans passer pour un sociopathe ?
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          280
Citations & extraits (20) Voir plus Ajouter une citation
marina53marina5319 janvier 2017
J'ai d'abord entendu sa mobylette. Elle vient d'entrer dans la caravane. Elle porte des sacs en plastique parce qu'elle vient de faire les courses. Elle a enlevé son casque à pointe. Faut voir la dégaine. Une cloche, quoi, une vraie, avec un gros pif et tout ce qui va avec, gros bide, cul carré comme une machine à laver, cheveux merde de pigeons séchée, mollets de chez Michelin, avec des chaussettes s'il vous plait. Une paire de lunettes vertes. Enfin pour quelqu'un qui serait pas blindé y aurait de quoi se suicider. (…)
- T'as vu ce temps pourri qu'y fait dehors ?
Je vous raconte pas la voix qui va avec parce qu'on peut pas décrire des choses comme ça, même à des sourds.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          360
marina53marina5320 janvier 2017
J'ai une montre à laquelle je tiens beaucoup. Elle s'est arrêtée le jour de ma naissance. Vous pouvez y croire vous à des choses comme ça ? Eh bien pourtant c'est vrai. Dix heures vingt-sept pile poil. J'en revenais pas. Du coup je l'ai gardé comme ça. C'est bien d'avoir toujours la même heure, c'est moins angoissant que quand ça change tout le temps. Moi ce que j'aimerais c'est que rien ne change jamais. S'il pouvait être par exemple tout le temps midi avec un grand soleil, ou même dix heures dix, onze heures vingt pourquoi pas mais que ça change jamais. C'est peut-être ça le paradis je me dis des fois quand j'y pense, la même heure éternellement. 
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          230
marina53marina5319 janvier 2017
Si seulement la vie était comme ça, qu'on se laisse traîner jusqu'au bout en restant affalé sur sa banquette avec un ticket aller, sans avoir à penser ni à bouger son cul, comme ça jusqu'au bout, jusque dans le trou avec quelqu'un d'un peu idiot qui parle à votre côté, quelque'un que vous n'écoutez pas, qui fait comme une musique de fond pour vous endormir. Seulement voilà la vie elle est pas comme ça du tout. Ça dure pas longtemps les voyages, et puis c'est cher, et puis c'est sale le RER et en plus ça va pas loin. Bon Dieu ce que la vie est dégueulasse quand même je me disais.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          180
canelcanel30 janvier 2017
J'ai pris dix-huit mois ferme confirmés en appel. [...] J'étais resté à Fresnes pour purger ma peine. Je tenais pas à pleurer pour un aménagement. Les psys, tout ça, le parcours de 'désistance', ils pouvaient se le carrer où je pense. Même avec les musulmans je gardais ma réserve. J'en connais un paquet qui se convertissent à l'islam [en prison] pour avoir la paix alors qu'ils en ont strictement rien à faire, c'est la mode pour pas être emmerdé. Mais moi non, je les respecte, ils le savent mais je ne peux pas me mettre à genoux sur un tapis miteux parce que je suis parano, j'ai l'impression que n'importe qui peut arriver par-derrière et me sodomiser.
(p. 27-28)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          150
marina53marina5321 janvier 2017
Les gens aiment pas les histoires de prison et pourtant c'est bien crade ce qui s'y passe. Ils aiment que les saloperies de la téléréalité qui n'a rien à voir avec la vraie réalité, les mômes qui se bouffent le cul dans des lofts ou alors les pires histoires de crime sordide mais arrangées, nettoyées, toutes floutées de partout et racontées par des belles nanas blondes avec un expert, raide comme l'injustice derrière son pupitre en verre.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          190
Videos de Nan Aurousseau (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Nan Aurousseau
Conférence Hauts Parleurs et GENEPI
autres livres classés : humour noirVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle





Quiz Voir plus

Retrouvez le bon adjectif dans le titre - (6 - polars et thrillers )

Roger-Jon Ellory : " **** le silence"

seul
profond
terrible
intense

20 questions
971 lecteurs ont répondu
Thèmes : littérature , thriller , romans policiers et polarsCréer un quiz sur ce livre
. .