Par Jane Austen

Note moyenne : 3.8/5 (sur 5 notes)
Editions Gallimard 2004
ISBN : 2070770834  
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Alors que vers la fin du XVIIe siècle le roman noir semait ses naïves terreurs dans les foyers anglais, Jane Austen, née en 1775 et qui écrit depuis l'âge de douze ans, ne s'intéresse ni à l'histoire ni à la politique ni aux fantômes. Elle n'a de goût que pour la vie - la vie telle qu'un œil acéré peut en surprendre les manèges dans un salon, voire une salle de bal où les jeunes gens dansent, tandis que leurs parents évaluent rentes et dots. Comme on le voit dans ce roman - le troisième, écrit entre sa vingtième et sa vingt-troisième année, après Le Cour et la Raison et Orgueil et préjugé - où une jeune provinciale de bonne famille est envoyée à Bath prendre les eaux, pour faire son apprentissage du monde et des intermittences du cœur. Dans ce chef-d'œuvre, qu'elle a remanié en 1815, Jane Austen, sans doute l'un des esprits les plus implacablement satiriques de toute la littérature, traite sa protagoniste non comme une créature de chair et d'os, à l'instar de tous les romanciers, mais bel et bien comme une héroïne de roman égarée au milieu de conjonctures qui, par rapport aux habitudes du genre, la rabaissent aux yeux du lecteur. Et c'est avec une allégresse féroce que Jane Austen nous la montre se comportant, à la moindre occasion, en référence à son livre de chevet, Les Mystères d'Udolphe d'Ann Radcliffe, publiés en 1794, juste avant qu'elle ne commence elle-même L'Abbaye de Northanger. Ainsi parodiait-elle le roman gothique et ses candides lecteurs, promis aux mêmes déboires que Don Quichotte intoxiqué par les ouvrages à la gloire de la chevalerie. Et ainsi, du même coup, annonçait-elle et énonçait-elle l'idée qui serait plus tard au cour de la modernité, et selon laquelle la vie finit toujours par imiter l'art.

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roman   ironie   bovarysme   société anglaise  

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Critiques et avis sur L'abbaye de Northanger


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    • Livres 4.00/5
    Par Sand94, 2009-12-15 11:34:50

    bibliothèque

    Après ma lecture du roman d’Ann Radcliffe (L’italien et le confessionnal des pénitents noirs), j’étais fin prête pour entamer la lecture de L’Abbaye de Northanger de Jane Austen. Paru de façon posthume en 1818, ce roman ne fait pas parti des plus connus des romans de Jane Austen. Ce roman est composé en deux parties distinctes : une première qui entraîne l’héroïne, Catherine Morland, à Bath, ville de bains bien connue des lectrices de notre romancière anglaise. Là, elle fait la connaissance d’Isabella Thrope, mais aussi de Henry Tilney, jeune homme charmant, et de la soeur de celui-ci. Dans une deuxième partie, invitée par M. Tilney père, elle se rend à l’abbaye de Northanger, bâtisse ancienne dans laquelle Catherine se prend pour une héroïne des romans gothiques d’Ann Radcliffe.



    .../...

    Lien : http://leslivresdegeorgesandetmoi.wordpress.com/2009/12/15/labbaye-d..
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