> Pierre Goubert (Traducteur)

ISBN : 2070337561
Éditeur : Editions Gallimard (2006)


Note moyenne : 3.65/5 (sur 142 notes) Ajouter à mes livres
Une veuve spirituelle et jolie, mais sans un sou, trouve refuge chez son beau-frère, un riche banquier. Est-elle dénuée de scrupules, prête à tout pour faire un beau mariage, ou juste une coquette qui veut s'amuser ? Le jeune Reginald risque de payer cher la réponse à c... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Shana, le 03 mai 2010

    Shana
    Renouée avec la plume bellissime de Jane Austen, voilà qui fut la plus noble offrande de ce livre. Encore une fois, l'envoûtement m'est venue et je suis tombée entres les pages, pour quelques tendres heures, voguant sur les lettres qui parsèment l'histoire. Et c'est là le seul point négatif qui découle de ce roman. Trop rapide. Un livre de cent pages venant d'Austen, c'est à la fois un merveilleux moment de lecture, mais également une terrible torture, car je n'avais point envie de fermer le roman, j'aurais adoré que le récit s'étire en longueur et puisse ne jamais se terminer. C'est pour cette raison, si cruelle soit-elle, que ce roman ne fut pas un coup de cœur, à cause de la petitesse du nombre de pages. Ces quelques heures perdues dans l'univers anglais de l'auteure ne m'ont pas suffi à devenir grande amie avec les personnages et à saisir toutes les subtilités de leur personnalité, mon passe-temps préféré lorsque je déguste un récit. Cependant, il reste que ce fut une lecture tout en plaisir et son originalité épistolaire a été bien appréciée de mon amour littéraire. le récit débute par une lettre de Lady Susan à M. Vernon, pour ensuite enchaîner sur d'autres missives où nous découvrons la personnalité audacieuse et infatuée de Lady Susan, cette dame qui use de ces capacités de fausses émotions et de sa séduisante beauté pour obtenir ce qu'elle veut et faire tomber tous les hommes à ses pieds, même le pauvre Reginald qui avait pourtant une mauvaise estime d'elle avant de tomber dans le panneau à son tour. Cette dame rusée et frivole s'invite chez son beau-frère et sa famille pour quelques semaines de détente afin de s'éloigner des Manwaring chez qui elle n'a causé que des dualités. Or, sa fille dont elle n'éprouve aucune tendresse et qui vit sous le joug despotique de celle-ci est renvoyée de l'orphelinat pour se rendre chez les Vernon, au grand dam de sa mère. De missive en missive, de matoiserie en matoiserie, nous pénétrons dans un court récit encore digne du talent littéraire de cette dame anglaise.
    Lady Susan est un personnage étrange dont les objectifs sont difficiles à saisir. Que veut-elle vraiment ? Duplice et cauteleuse, elle sait pertinemment contrôler les gens de son entourage, particulièrement les hommes, afin que ses ruses noyées dans l'ombre l'amènent à savourer ses victoires. Mais y a-t-il vraiment des objectifs derrière ses victoires ? Ou seulement un malin plaisir à provoquer la discorde ? Peu importe, son charme irrésistible agit tel un masque sur son caractère et moi-même, au tout début, je la trouvais dénuée de scrupule. Or, nous découvrons la vérité sur sa personnalité à chacune de ses missives, lorsque ses manières et son ton prennent une note tout a fait différente. Dame distinguée avec la famille Vernon, elle devient outrecuidante avec sa chère amie dont la personnalité va de paire avec celle-ci. C'est dans cette atmosphère de sournoiserie que nous faisons également rencontre avec la fille de Lady Susan, Frederica, cette pauvre enfant timorée et soumise à l'autorité exécrable de sa mère. Étant renvoyée de l'orphelinat, elle n'a seul choix que de retrouver sa génitrice chez les Vernon, une situation que Lady Susan regrette amèrement puisqu'elle ne veut pas cette « enfant indisciplinée » dans les parages. D'autre part, elle ne pense qu'à marier sa progéniture à Sir James, alors même que la différence d'âge est énorme. Néanmoins, cette jeune fille bienveillante trouvera refuge entre les bras de Madame Vernon qui lui portera une grande sympathie. Celle-ci essaiera de la délivrer des griffes de sa mère, malgré les embûches que cette dame perfide érigera. Finalement, il y a Reginald, cet homme qui tombera sous l'influence de Lady Susan. Pourtant, il se méfiait déjà à l'avance de son caractère, mais lorsque ses yeux croisèrent ceux de la belle dame, il en fut vite tombé amoureux. Cependant, il résistera quelques fois à son emprise, mais pour mieux y retomber par la suite, jusqu'à la déception finale. Ainsi, seules Frederica et Madame Vernon m'ont plu pour leur délicate sensibilité et leur bonhomie douceâtre.
    Ergo, j'ai adoré ce récit épistolaire typiquement anglais et bourgeois dans lequel j'ai plongé avec délectation, mais pas autant qu'avec Raisons et sentiments. La plume enchanteresse de Jane Austen m'inspire toujours et à chaque fois, je suis médusée par ses mos si nobles et raffinés qui sont une source sempiternelle de plaisir littéraire dont je m'abreuve sans être rassasiée. Si vous n'avez jamais goûté à la charmante écriture de cette grande dame, vous devez le faire, et maintenant ! Dans mon cas, je ne pourrai guère m'empêcher de lire un autre de ses romans d'ici l'été, notamment Orgueils et préjugés dont je lis tant de somptueuses critiques.


    Lien : http://shana.vefblog.net
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    Critique de qualité ? (6 votes positifs)
  • Par LiliGalipette, le 17 janvier 2010

    LiliGalipette
    Roman épistolaire de Jane Austen.
    Lady Susan Vernon est veuve depuis quelques mois. Elle n'était pas exactement ce que l'on peut appeler une épouse modèle. Aventurière et coquette, elle se joue des hommes et de leurs sentiments, et se plaît à laisser derrière elle des coeurs épris et des femmes humiliées. Sa réputation de femme frivole s'accompagne de celle de mauvaise mère. Après un séjour désastreux chez les Manwaring, elle trouve refuge chez son beau-frère, Charles Vernon. Au fait de sa conduite indigne, la famille la reçoit froidement. Prévenue contre elle, Réginald de Courcy, le frère de Madame Vernon, ne tarde pourtant pas à succomber à ses attraits et à ses manigances.
    Ce qui est délicieux avec les romans épistolaires du XIX° siècle, c'est le ton mondain des lettres. De la fille à la mère, de l'amie à l'amie, de la maîtresse à l'amant, les missives ne se départissent jamais d'une grande élégance et d'une rouerie exemplaire. Chacun intrigue contre tout le monde à des fins plus ou moins avouables.
    Ce qui est remarquable aussi dans les romans épistolaires, c'est la grande artificialité du récit qui gagne en cohérence ce qu'il perd en crédibilité. Comment expliquer que les lettres sont toutes réunies, par qui et pourquoi? Chaque lettre répond exactement à la précédente et lui fait parfaitement suite, même si les destinataires et émetteurs sont différents. Les rebondissements, impossibles à suivre en temps réel, sont pourtant livrés à chaud, le temps pour ces dames de reprendre leurs esprits et pour ces messieurs d'apaiser leur fureur. Les sentiments ne sont qu'exagération et éloquence. On écrit tout ce qu'on ressent, et la lettre devient brûlante, brûlot.
    Ce court roman m'a rappelé l'oeuvre magistrale de Choderlos de Laclos, ses superbes Liaisons dangereuses. Lady Susan a tout d'une marquise de Merteuil, rouée et libertine, à ceci près qu'elle connaît une fin moins tragique mais pas nécessairement plus heureuse, tandis que le jeune Réginald est un chevalier Danceny tout à fait benêt et manipulé, mais qui réussit mieux sa sortie.
    Le texte se lit vite et avec plaisir. Les lettres sont courtes et donnent au récit un rythme palpitant. D'une missive à l'autre, tout change, les certitudes s'effondrent et les stratégies se retournent contre leur créateur. Bref, j'en redemande! Et je le recommande!
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par nanoucz, le 30 novembre 2009

    nanoucz
    Lady Susan, jeune veuve de trente-cinq ans, s'invite chez son beau-frère, M. Vernon, dans sa propriété de Churchill, fuyant, selon ses propos, l'ambiance trop gaie chez les Manwaring où elle a passé quelques mois. En chemin, elle dépose sa fille de seize ans à Londres, en pension, car elle peine à soumettre celle-ci à sa volonté, en raison du caractère difficile et obstiné de la jeune fille.
    Si Charles Vernon ne peut refuser l'hospitalité à sa belle-soeur en raison de la situation financière précaire de celle-ci, lui et son épouse ne sont pas ravis de sa venue. En effet, la réputation sulfureuse de Lady Susan l'a précédée à Churchill, où Mme Vernon l'attend, fortement prévenue à son égard et bien décidée à ne pas céder à ses manipulations.
    Dans ce court roman, qui se présente sous une forme épistolaire, les échanges entre les protagonistes nous laissent très rapidement sans illusions sur le caractère réel de Lady Susan et sur ses manigances. Si elle se montre sous son meilleur jour lorsqu'elle écrit à son beau-frère, elle ne cache aucunement ses sentiments et ses projets dans ses courriers à son amie Alicia Johnson.
    Et si les préventions que Mme Vernon exprime envers elle dans les lettres à sa mère nous paraissent au début bien excessives, il faut reconnaitre assez vite qu'elle a clairement vu dans le jeu de Lady Susan et bien évalué son pouvoir de nuisance.
    J'ai beaucoup aimé ce petit livre. Dommage qu'il soit si court, justement ! Je suis restée ébahie parfois par l'impudence de Lady Susan, par ses mensonges et ses manigances pour arriver à ses fins, par son manque d'amour maternel et par sa confiance assurée envers son propre pouvoir de séduction.
    J'ai été séduite par le style de Jane Austen, par sa précision et sa fluidité. Jamais d'ennui à la lecture de ces lettres, mais plutôt l'envie de découvrir comment cette histoire va se terminer et si la méchante sera punie !
    N'hésitez pas plonger dans ce roman pour le découvrir !
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Titine75, le 13 octobre 2009

    Titine75
    Lady Susan, veuve sans le sou, vient s'installer à Churchill dans la demeure du frère de son mari. Malgré la cordialité de ses rapports avec sa famille, c'est contrainte et forcée que Lady Susan atterrit chez eux. Elle a précédemment logé à Langford chez Mr et Mrs Manwaring et son comportement n'a été que peu apprécié par la maîtresse des lieux ; “Sa façon d'agir avec Mr Manwaring a rendu sa femme jalouse et malheureuse, et l'attention qu'elle a porté à un jeune homme auparavant attaché à la soeur de Mr Manwaring, a privé une aimable jeune fille de son prétendant.”
    Lady Susan cherche donc à se faire un peu oublier durant son séjour chez son beau-frère, Mr Vernon. Mais il y a peu de mondanités à Churchill et Lady Susan, séductrice invétérée, s'ennuie rapidement. Pour occuper son esprit, elle tente tout d'abord de marier sa fille Frederica, qu'elle considère comme “la plus grande sotte de la terre” à l'ancien prétendant de Miss Manwaring. Frederica étant des plus réticentes à ce projet, Lady Susan se donne un autre but : séduire le frère de sa belle-soeur, Reginald de Courcy, qui pourtant avait un avis des plus négatifs sur elle. “Ce sera mon objet désormais d'humilier toujours davantage l'orgueil de ces De Courcy pleins de suffisance, de convaincre Mme Vernon que ses mises en garde fraternelles ont été faites en pure perte et de persuader Reginald qu'elle m'a scandaleusement calomniée. Ce projet aura au moins le mérite de m'amuser (…)” Reginald De Courcy se laissera-t-il abuser par les charmes dévastateurs de Lady Susan?
    Jane Austen écrivit ce court roman en 1793-1794. Elle choisit une forme typiquement XVIIIème pour raconter l'histoire de Lady Susan : le roman épistolaire. C'est d'ailleurs cette forme qu'elle choisit au départ pour écrire “Raison et Sentiments” intitulé alors “Elinor et Marianne”. Elle se rend assez vite compte que cette forme est quelque peu désuète et elle réécrit son roman à l'aide d'un narrateur omniscient. La limite du roman épistolaire est également perceptible dans “Lady Susan” puisqu'il n'y a plus de lettres à la fin de l'histoire, un narrateur nous expose les destinées des différents personnages.
    La personnalité de Lady Susan est plutôt réjouissante et Jane Austen compose l'un de ses personnages les plus manipulateurs. Lady Susan joue de sa beauté, de son intelligence pour manipuler tout son petit monde à son avantage. Elle est fausse, double en société et abuse surtout de la naïveté des hommes. Elle se fait de miel devant son beau-frère pour qu'il l'aide financièrement et n'a de considération pour lui que parce qu'il est facilement manipulable. Je n'ai eu que peu de compassion pour ces hommes qui changent d'avis face à la spirituelle Lady Susan. Les hommes considèrent les femmes comme de faibles personnes qu'il faut protéger. Lady Susan, qui est tout le contraire, en profite et on ne saurait l'en blâmer si elle ne s'occupait que de son propre destin.
    Jane Austen nous fait le portrait d'une femme forte qui décide elle-même qui elle doit épouser. le mariage n'est plus alors qu'une possibilité de s'enrichir ou de s'élever socialement. Mais il faut prendre en compte bien des paramètres pour s'assurer la tranquillité en plus de la fortune. Lady Susan à son amie Mme Johnson : “Ma chère Alicia, quelle erreur n'avez-vous pas commise en épousant un homme de son âge - juste assez vieux pour être formaliste, pour qu'on puisse avoir prise sur lui et pour avoir la goutte - trop sénile pour être aimable et trop jeune pour mourir.” Mais pour arriver à cette liberté de ton, il faut oublier sa réputation. Lady Susan est considérée, à juste titre quand même, comme une aventurière. On ne peut impunément s'asseoir sur les convenances !
    Lady Susan” est un roman mineur de Jane Austen qui se lance dans l'écriture avec un personnage à la Madame de Merteuil. le choix des lettres nous montre l'ancrage de l'auteure dans le XVIIIème mais c'est avec “le roman XIXème” qu'elle atteint la pleinitude de son art. “Lady Susan” est néanmoins tout à fait charmant, agréable à lire et la méchanceté de Lady Susan est assez jubilatoire.

    Lien : http://plaisirsacultiver.unblog.fr/
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    • Livres 5.00/5
    Par gerry29, le 25 mai 2010

    gerry29
    Mon avis:
    Et bien d'emblée, j'ai eu peur!
    Le style épistolaire n'est pas franchement un de mes préférés, du coup j'ai eu quelques sueurs froides en tournant les premières pages, je l'avoue.
    Et puis, finalement ça coule tout seul, bon évidemment, il faut attaquer, selon moi, ce livre sans perturbation extérieure... puisque le style quelque peu "vieillot" de l'écriture m'a fait,tout de même, faire quelques efforts lors des premières lettres.
    Adaptation, compréhension. Une fois cette étape passée, on entre dans les échanges et on y prend goût! du moins, c'est ce que j'ai ressentis. Je tournais les pages et Lady Susan, M. Vernon, M. De Courcy (...) me dévoilaient leurs secrets, leurs cachoteries, leurs médisances les uns envers les autres.
    J'ai pris beaucoup de plaisir lors de cette lecture.
    Lady Susan, la coquette, n'est en fait qu'une femme méchante, hypocrite et avide d'une réputation soignée, alors qu'elle entretient à droite et à gauche des relations pour le moins étonnantes avec des hommes soit mariés, soit trop jeune.

    L'animosité malsaine qu'elle éprouve envers sa fille ne fait que confirmer le coté sombre de sa personne.
    Lady Susan est détestable, mais malgré ça, j'ai aimé lire ses échanges, surtout ceux qu'elle entretient avec son amie Alicia Johnson. Ses plans, ses ébauches de manipulation, le tout analysé et porté en action.
    L'histoire prend fin selon moi de façon un peu gauche, on aimerait connaitre un peu plus de la suite qu'une simple conclusion. Sans être péjorative, ça parait un peu baclée

    Ma note: 8,5/10
    Lady Susan la manipulatrice m'a séduite , je ne pensais pas! Et pourtant!
    Quand on imagine que Jane Austen a rédigé ce texte alors qu'elle n'avait que 18 ou 19 ans, il apparait qu'elle devait en imaginer beaucoup sur les veuves coquettes et machiavélique du 18e siècle
    Ce qui m'épate le plus c'est qu'au final, entre hier et aujourd'hui, les vilaines mégères, pas forcément vieilles hein ont toujours existé et donné du mal aux baves gens.
    Je penserais certainement à Lady Susan de temps en temps, surtout, si sur ma route, je croise des personnes dénuées de morale...
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Citations et extraits

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  • Par Shana, le 03 mai 2010

    « Bien que dépourvue de tout talent de société, elle est loin d’être aussi ignorante qu’on pourrait s’y attendre, car elle aime la lecture et passe parmi les livres l’essentiel de son temps. Sa mère lui laisse plus de liberté qu’au début. Je m’arrange pour qu’elle soit avec moi autant que faire se peut, et je me suis efforcée de surmonter sa timidité. Nous sommes de grandes amies. Quoiqu’elle n’ouvre jamais la bouche en présence de sa mère, elle parle suffisamment quand nous sommes en tête à tête pour qu’il apparaisse clairement que, si Lady Susan s’y prenait bien avec elle, Frederica ne manquerait pas de produire une impression beaucoup plus favorable. Il n’y a plus doux, plus aimant, on ne voit pas de manières plus obligeantes, lorsqu’elle n’agit pas sous la contrainte. Ses petit cousins sont tous entichés d’elle. »
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  • Par Zazette97, le 02 janvier 2010

    Certaines mères auraient insisté pour obtenir de leurs filles l'acceptation d'une offre aussi avantageuse dès les premières ouvertures.
    Moi, je n'ai pu en conscience contraindre Frederica à un mariage auquel son coeur refusait de se soumettre et, au lieu d'avoir recours à des mesures aussi rigoureuses, je me propose seulement de l'incliner à ce choix en rendant sa vie parfaitement insupportable aussi longtemps qu'elle n'aura pas accepté ce parti.
    Mais assez sur le chapitre de cette fille assommante. p.25
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  • Par wictoria, le 27 septembre 2008

    Je vous félicite, M.Vernon et vous, d'être sur le point de recevoir en votre famille la coquette la plus achevée d'Angleterre. Une remarquable hardiesse avec l'autre sexe est ce qu'on m'a toujours appris à lui reconnaître. Mais j'ai eu dernièrement l'occasion d'entendre parler de certains détails de sa conduite à Langford qui prouvent qu'elle ne se borne pas à la sorte d'éffronterie tranquille qui suffit à la plupart, mais aspire au plaisir plus délicat de plonger toute une famille dans la détresse.
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  • Par melusine1701, le 02 avril 2010

    Lorsqu'on a envie de détester quelqu'un, on n'est jamais à court de raisons pour cela.
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  • Par JPB, le 05 décembre 2010

    Un petit joyau, petit par la longueur du texte qui fait se succéder des lettres entre les divers personnages, mais un joyau tant les phrases de Jane Austen sont ciselées. On se surprend parfois à relire certaines d'entre elles pour être sûr de les bien comprendre. Les caractères sont décrits avec une acuité et une précision sans égales et les tournures parfois ampoulées mais toujours littéraires n'empêchent pas les personnalités d'être pour certaines d'entre elles repoussantes et leurs idées condamnables.
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