Par Jane Austen

Note moyenne : 3.74/5 (sur 43 notes)
Editions 10/18 2000
ISBN : 2264023805  
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Though Northanger Abbey is one of Jane Austen's earliest novels, it was not published until after her death--well after she'd established her reputation with works such as Pride and Prejudice, Emma, and Sense and Sensibility. Of all her novels, this one is the most explicitly literary in that it is primarily concerned with books and with readers. In it, Austen skewers the novelistic excesses of her day made popular in such 18th-century Gothic potboilers as Ann Radcliffe's The Mysteries of Udolpho. Decrepit castles, locked rooms, mysterious chests, cryptic notes, and tyrannical fathers all figure into Northanger Abbey, but with a decidedly satirical twist. Consider Austen's introduction of her heroine: we are told on the very first page that "no one who had ever seen Catherine Morland in her infancy, would have supposed her born to be an heroine." The author goes on to explain that Miss Morland's father is a clergyman with "a considerable independence, besides two good livings--and he was not in the least addicted to locking up his daughters." Furthermore, her mother does not die giving birth to her, and Catherine herself, far from engaging in "the more heroic enjoyments of infancy, nursing a dormouse, feeding a canary-bird, or watering a rose-bush" vastly prefers playing cricket with her brothers to any girlish pastimes. Catherine grows up to be a passably pretty girl and is invited to spend a few weeks in Bath with a family friend. While there she meets Henry Tilney and his sister Eleanor, who invite her to visit their family estate, Northanger Abbey. Once there, Austen amuses herself and us as Catherine, a great reader of Gothic romances, allows her imagination to run wild, finding dreadful portents in the most wonderfully prosaic events. But Austen is after something more than mere parody; she uses her rapier wit to mock not only the essential silliness of "horrid" novels, but to expose the even more horrid

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Critiques et avis sur Northanger Abbey


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    • Livres 3.00/5
    Par PerdreUnePlume, 2009-05-18 14:32:09

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    Catherine Morland est une jeune fille de la campagne anglaise, issue d'une famille relativement modeste. Rien ne semble la discerner particulièrement : sa beauté est assez fade et elle ne possède aucun don spécifique. Seul son esprit romanesque et son goût prononcé pour la lecture en fait pour le lecteur un personnage attrayant et atypique mais cependant en total discordance avec les valeurs et qualités prisées à cette époque chez une jeune femme.

    Catherine est invitée par ses amis les Allen à venir séjourner quelques semaines à Bath, et c'est pleine d'émoi et de rêveries que la jeune héroïne se plonge dans l'univers des salons, du faste, de la manipulation et des jeux de l'amour..

    Lien : http://www.perdreuneplume.com/index.php?post/2009/05/18/290-northang..
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Woland, 2007-12-24 01:00:27

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    Northanger Abbey


    Traduction : Josette Salesse-Lavergne





    « Northanger Abbey, » que Jane Austen acheva de rédiger en 1803 mais qui ne fut publié que treize ans plus tard, est de loin son roman le plus caustique.


    Une fois de plus, l’héroïne qu’elle a choisie, Catherine Morland, est issue de la petite bourgeoisie anglaise – son père est clergyman - et vit dans un paisible village du sud de l’Angleterre où, on le devine, les occasions de se distraire sont plutôt rares ou alors si routinières que mieux vaut ne pas s’y appesantir.


    Avec les ans, Catherine prend donc l’habitude de lire beaucoup, et essentiellement des romans, genre littéraire qui, à cette époque, était plutôt considéré par nombre de bien pensants comme une espèce de sous-littérature.


    C’est l’Age d’Or du « roman gothique » dont Jane Austen nous cite ici les grands noms, aujourd’hui bien oubliés si l’on excepte Horace Walpole, Ann Radcliffe, Maturin et bien sûr Matthew Gregory Lewis. Catherine raffole de ces ouvrages où pullulent les spectres et les princes du Mal et passe des heures à en lire les péripéties.


    Un jour cependant, une voisine de ses parents, Mrs Allen, femme frivole et assez sotte qui ne parle guère que lieux communs et toilette, l’invite à l’accompagner à Bath, station thermale et ville fort à la mode de l’époque. (Quelques années plus tard, Dickens brossera de cette ville un portrait tout aussi ironique dans les « Pickwick Papers. »)


    Arrivée à Bath, Catherine déchanterait assez vite si Mrs Allen ne se voyait reconnue par une ancienne camarade de pension, Mrs Thorpe, laquelle leur présente deux au moins de ses enfants : la somptueuse Isabel, jeune fille « dans le vent » d’une grande beauté et le présomptueux John, son seul fils, en qui Jane Austen caricature à plaisir le « dandy » dans toute sa gloire.


    Tout de suite, Isabel se prend d’un affection démonstrative et presque déclamatoire pour la douce, timide et naïve Catherine. Quant à son frère, qui, par un hasard comme les affectionnent les romanciers de tous âges et de tous genres, a eu pour condisciple à Oxford le propre frère de Catherine, James Morland, il se pose tout de suite en prétendant sérieux quoique non désiré.


    Pourquoi non désiré ? Eh ! bien, parce que John Thorpe non seulement est laid mais il est de plus stupide et parfaitement épuisant. Tandis que sa soeur ne saurait prononcer un mot sans tomber dans les déclarations outrancières – attend-elle cinq minutes qu’elle parle de « dix heures d’ennui effroyable » - son frère, lui, fait pratiquement les demandes et les réponses, disant ainsi tout et son contraire, et s'en s'en rendre compte un seul instant, qui pis est. Quant aux sujets sur lesquels il se montre intarissable, on en fait vite le tour : les chevaux, la mode, le jeu, la fortune d’un tel ou d’une telle. Ajoutez à cela qu'il aime à lever le coude et le portrait sera complet.


    En dehors de cela, rien. A la différence de sa soeur qui, au moins, lit des romans, John, lui, ne lit pas. (Vous imaginez l'horreur ? ...)


    Fort heureusement pour elle, Catherine a également fait la connaissance de Henry Tilney et de sa sœur, Eleonor. Le premier ne lui est pas tout à fait indifférent, il faut bien le dire. Quant à la seconde, sa douceur et son bon sens l’attirent irrésistiblement. Aussi, lorsque le général Tilney, leur père, l'invite à faire un petit séjour chez eux, à Northanger Abbey, est-elle au comble de la joie.


    Entretemps, James, son frère, s’est fiancé avec Isabel, ce qui n’empêche nullement cette dernière de continuer à flirter à droite et à gauche, notamment avec le capitaine Frederick Tilney, frère aîné de Henry et d’Eleonor, débarqué à Bath pour y prendre un peu de bon temps …


    Voici, résumés tant bien que mal, les divers ingrédients qui vont permettre à Jane Austen de nous raconter, sur le ton pince-sans-rire qu'on lui connaît mais qui, dans ce livre, atteint au summum, une histoire certes sans prétention mais qui se laisse lire avec un vif plaisir. Ainsi qu’il est d’usage à l’époque, les méchants verront leurs espoirs s’effondrer et les gentils seront récompensés. Le lecteur, quant à lui, se sera bien amusé même si la conclusion moralisatrice n'est pas sans lui évoquer les oeuvres de la comtesse de Ségur.


    Si vous n’avez jamais lu cet écrivain dont les idées et le style demeurent, malgré tout, beaucoup plus proches du XXème siècle que du XIXème, « Northanger Abbey » constitue, avec ce chef-d’œuvre que demeure « Orgueil et Préjugés », le meilleur moyen pour aborder son œuvre. Si j'étais vous, je commencerai cependant par "Orgueil et Préjugés", plus profond que cette pochade de grand talent qu'est "Northanger Abbey." ;o)
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    • Livres 3.00/5
    Par boreale, 2009-10-09 21:01:45

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    Ce livre est un peu différent des autres ( de J. Austen) que j'ai déjà lus car le lecteur y est interpellé à plusieurs reprises, petits clins d'oeil venant pointer le côté parodique du texte.

    Au début j'ai trouvé ça un peu bizarre mais au fil du texte ça passait tout à fait et j'ai trouvé que cela instaurait une ( ...la suite est à lire ici http://blabliblo.canalblog.com/archives/2009/10/09/15365364.html)

    Lien : http://blabliblo.canalblog.com/archives/2009/10/09/15365364.html
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    • Livres 3.00/5
    Par philo15, 2008-08-20 18:12:29

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    Dans ce livre, il y a Catherine Morland qui n'a rien d'une héroïne.

    "Sa situation dans l'existence, le caractère de son père et celui de sa mère, sa propre personne et son tempérament. Tout s'oopposait également à ce qu'elle en fût une un jour."

    Il y a aussi Henry Tilney, cadet d'une des plus riches familles d'Angleterre, affable et plein d'humour.

    Au travers de leurs regards, pur voire naïf pour la première, ironique et sans complaisance pour le second, Jane Austen nous brosse un portrait satyrique de la bonne société de l'époque, dans laquelle les maîtres mots sont frivolités et superficialité.

    Les rapports d'argent y tiennent bien sûr une place très importante et l'écrivain est sans pitié avec ces jeunes filles qui par appât du gain, jouent un double jeu au risque de tout perdre. A ce sujet, il y a quelques passages particulèrement savoureux.

    Et, au milieu de ces manipulations et calculs, et puisqu'il s'agit d'un roman de Jane Austen, il y a l'amour vrai, celui qui triomphe toujours.

    A noter, les fréquentes à la littérature gothique notemment aux romans d'Anne Radcliffe et la parodie qu'il en ai faite au travers du comportement de Catherine lorsqu'elle est invitée à séjournée dans une très vieille abbaye.

    Une histoire pleine d'ironie et d'humour qui m'a souvent faite sourire. un style piquant pour un très agréable moment de lecture.

    Ce manuscrit intitulé à l'origine Susan n'a été publié qu'après la mort de son auteur, même si l'éditeur en avait acheté les droits de nombreuses années auparavant.
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