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ISBN : 2264023813
Éditeur : 10-18 (1999)

Note moyenne : 4.15/5 (sur 1929 notes)
Résumé :
Injustement privées de leur héritage, Elinor et Marianne Dashwood sont contraintes de quitter le Sussex pour le Devonshire, où elles sont rapidement acceptées par la bourgoisie locale étriquée et à l'hypocrisie feutrée.
L'aînée, Elinor a dû renoncer à un amour qui semblait partagé, tandis que Marianne s'éprend bien vite du séduisant Willoughby. Si Elinor, qui représente la raison, dissimule ses peines de coeur, sa cadette étale son bonheur au grand jour, inca... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (166) Voir plus Ajouter une critique
Gwen21
Gwen2114 juin 2014
  • Livres 5.00/5
Je m'inscris en faux contre l'opinion assez courante qui veut que les gens coincés dans un salon austenien entre une assiette de scones, une table de whist et une théière en argent s'ennuyaient à périr.
Au contraire... Leur mutuel intérêt étant d'occuper les heures de conversations et les mondanités, ces "coincés de salon" étaient bien plus à même que nous de développer une analyse très fine de la nature humaine, une observation aiguë de leurs concitoyens et un sens de la psychologie frôlant l'expertise. Jane Austen elle-même, tout comme certaines de ses héroïnes - Elinor, Elizabeth, Anne - était une femme de tête qui savait à la fois raisonner et exprimer ses sentiments.
Je ne vénérerai jamais assez la liberté de ton, l'humour, la finesse et la tournure d'esprit, l'ironie, l'objectivité et le jugement de Jane Austen qui, bien qu'étant née femme en 1775, a su brosser de tels portraits d'hommes et de femmes, tenant compte de leur psychologie, de leur tempérament, de leur condition sociale, de leurs aspirations personnelles, de leurs sentiments et par dessus tout cela de la complexité de l'âme humaine pour nous offrir ces concentrés d'émotion et de pénétration que sont ses malheureusement-trop-peu-nombreux romans.
"Sense and sensibility" est un diamant, tout simplement.
Plus cérébrale que "Pride and Prejudice", cette oeuvre se caractérise pourtant elle aussi par les parcours croisés de deux soeurs et si Elinor et Marianne sont moins intimes et soudées qu'Elizabeth et Jane, cela n'a pour effet que de renforcer encore davantage l'aspect dramatique du récit. Jane Austen réussit la prouesse de tisser une trame qui tient compte des particularités et des comportements de très nombreux personnages ayant leurs propres codes de conduite issus de leur position sociale et de leur éducation tout comme leur propre personnalité et leurs propres défauts et qualités. Alors que chez d'autres auteurs, une telle densité et de telles particularismes mèneraient au désordre et à la dispersion, miss Austen, elle, parvient à en faire un puzzle harmonieux, structuré et spirituel quoique définitivement poétique et exaltant.
Je ne dirai rien ici de l'histoire, je me contenterai seulement de louer une fois de plus l'écriture inimitable d'un auteur que j'encourage tout lecteur à découvrir au moins une fois dans sa vie. Cependant, pour celles et ceux qui, résolument, prendraient peur devant une littérature classique, je les encourage alors à visionner la superbe adaptation qu'Emma Thompson a réalisée pour le film d'Ang Lee en 1995 que je tiens à ce jour pour l'adaptation la plus soignée, précise, esthétique et fidèle de tout ce que le cinéma et la télévision ont pu produire dans la catégorie "austeneries".
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darkmoon
darkmoon24 mars 2014
  • Livres 4.00/5
Raison et sentiments … Un roman conventionnel certes, tout comme l'univers étriqué de la bonne société anglaise dans laquelle nos héroïnes évoluent, mais sous la plume de la grande Jane Austen, ironie, esprit et cynisme s'en mêlent, fines analyses psychologies aussi de l'esprit féminin et de la naissance de l'amour, sentiment si délicat et imprévisible qui change sans cesse la donne.
Raison et sentiments distille ainsi un parfum persistant de romance, étranglé sous les convenances et le rang social. A l'époque, quand on aime, on le fait éperdument ou en silence. La retenue conjuguée à la passion. Jane Austen a su conjuguer élégance et frivolité, délicatesse et complexité des noeuds et des liens qui se font, et se défont, dans un livre qui fait partie de ma bibliothèque fétiche. Découpé en tranches de vie tour à tour dramatiques, ou tendres, le roman s'articule surtout sur nos deux héroïnes principales, Marianne, la jeune idéaliste passionnée, qui vibre à chaque seconde et sur tous les tons, et Elinor, douce, discrète et plus modérée. Deux soeurs, aussi différentes l'une de l'autre, qu'unies par une même volonté d'aimer et d'être aimées en retour. Elinor n'ose avouer ses sentiments par peur d'être repoussée, alors que Marianne les affiche fougueusement sans se soucier du retour de bâton. Tout sonne juste, le style d'écriture est en lui-même vraiment magnifique, et exhale un doux parfum de nostalgie bucolique propre à nous transporter plus de 200 ans auparavant.
Qu'il est doux de pouvoir apprécier pleinement de telles oeuvres, pleines de tact et de vérité cachée sous le vernis.
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cmpf
cmpf07 mai 2015
  • Livres 5.00/5
Cette fois encore le titre contient deux termes antinomiques. L'un s'applique à la fille ainée de la famille Dashwood, Élinor, le second à la cadette Marianne. La benjamine Margaret encore trop jeune pour être concernée par le mariage apparaît peu. le testament d'un oncle ayant favorisé l'enfant né d'un premier mariage, Mrs Dashwood et ses trois filles doivent quitter leur propriété à la mort du père. La façon dont leur demi-frère déjà riche, se convainc sous l'influence de sa femme, qu'il ne peut rien faire pour elles, est déjà un régal. Et l'on sait qu'on va retrouver l'esprit caustique de l'auteur. Installées dans un cottage dans un autre comté, les deux soeurs vont bien sûr vivre des émois amoureux, mais sur des modes différents ainsi que le suggère le titre.
Miss Jane Austen semble décidément douée pour créer des caractères, et singulièrement des caractères ridicules. Comme dans Orgueil et préjugés avec Mrs Bennet, Mr Collins et lady Catherine, nous avons ici quelques portraits de personnes stupides et impolies. A se demander où elle prenait ses modèles. Celui de sir John « Homme bénévole et philanthropique ! Il lui était pénible de garder pour lui seul, même un cousin au troisième degré. », de sa belle-mère Mrs Jennings qui bénéficie toutefois de réelles qualités de coeur, de Mr et Mrs Palmer et bien d'autres à divers degrés. Ainsi Mrs Parker ne trouve rien d'étrange à répondre à Elinor qui l'interroge sur Willoughby : « Oh oui ma chère, je le connais extrêmement bien. Non pas que je lui ai jamais parlé, mais je l'ai souvent vu en ville. » Croiser quelqu'un dans des réunions mondaines ne m'avait pas jusqu'alors paru la meilleure façon de le connaître intimement. Ou son mari répondant à sa femme en présence de sa belle-mère : « Je crois ne contredire personne en disant que votre mère est mal élevée. » Moi qui croyais que les conversations bourgeoises, surtout il y a deux siècles étaient compassées.
C'est vraiment l'étude des caractères et de leur évolution qui constituent de la volonté même de l'auteur l'intérêt de ses livres. le dénouement est en effet rapporté sobrement sur quelques pages.
J'ai ressenti, plus que dans d'autres romans du même type, le drame que constitue dans n'importe quelle civilisation, à n'importe quelle époque, le fait pour les femmes de n'exister que pour et par le mariage. Je ne pense même pas aux mariages forcés et aux femmes maltraitées, simplement au fait de ne pouvoir avoir d'autre but dans la vie. Pas d'autre source d'épanouissement, bien que j'aime peu ce terme.
Contrairement à beaucoup, j'ai préféré ce titre à Orgueil et préjugés, nonobstant une causticité moins apparente.
J'ai été étonnée de lire dans une critique parue pendant ma lecture, que les romans de Jane Austen et des soeurs Brontë étaient l'équivalent au début 19ème des Musso, Levy et Gavalda d'aujourd'hui. Je ne peux comparer, n'ayant lu aucun de ces trois auteurs. Mais y trouve-t-on vraiment la même finesse d'analyse psychologique ? Les descriptions ne sont pas très longues chez Austen, mais y en a-t-il chez les auteurs précités ? Or cela me semble faire partie des éléments indispensables pour s'imprégner d'une atmosphère. Enfin les oeuvres d'il y a 200 ans bénéficiaient elles d'une telle publicité, de l'équivalent des têtes de gondoles ?
Mais encore une fois, je n'ai pas les éléments pour comparer.

Challenge 19ème siècle 2015
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sabine59
sabine5906 août 2016
  • Livres 4.00/5
A part " Orgueil et préjugés" lu il y a longtemps, je ne connaissais pas vraiment l'univers de Jane Austen, qui semble avoir ses fans, les " janéites", comme l'écrit Jacques Roubaud, dans l'intéressante biographie qu'il présente à la fin du roman.
Eh bien, je peux dire qu'au départ, je craignais de ne pas beaucoup m'intéresser à cette société bourgeoise anglaise oisive, à la fin du 18ème siècle. Erreur ! J'ai été captivée par ce roman.Deux raisons essentielles:
La première est que Jane Austen a un ton délicieusement ironique, une façon drôle et cruelle à la fois de pointer les défauts de ces bourgeois étriqués et snobs.
Autre attrait: elle présente ses personnages de manière si vivante, si réaliste,qu'ils s'animent pour nous et deviennent de véritables personnes.C'est grâce à son observation fine et minutieuse de leurs pensées, de leurs comportements que l'on a cette impression.
Je me suis ainsi laissée prendre aux tumultes des amours contrariées de la sage et sensée Elinor, toute en intériorité et de sa soeur cadette,la romantique et exaltée Marianne.
L'auteur sait exactement comment chacun de ses personnages va agir ou réagir et donne, à notre grand plaisir, un aperçu impitoyable et cynique de la " bonne" société anglaise, qu'elle a elle même fréquentée et connait fort bien: l'hypocrisie ambiante, le rôle social de l'argent, notamment dans les mariages arrangés.La palme d'or de l'être le plus ridicule, dans son obsession de l'argent comme représentation sociale revient à John Dashwood, le demi-frère d'Elinor et Marianne: " Il vous aime.Quel est le montant de sa fortune ? " demande-t-il à Elinor, à propos du colonel Brandon.
Jane Austen se moque aussi de ses héroïnes.Par exemple des envolées exacerbées de Marianne, tant dans la manifestation bruyante de ses peines que de ses joies.
Et j'ai adoré par-dessus tout la quasi crise cardiaque de Mrs Ferrars, à l'annonce horrible des mariages inconsidérés de ses deux fils...
Bref, une lecture réjouissante, une plume subtile et éblouissante.Oh, my god ! Serais-je en train de devenir, moi aussi, une " janéite ? Maybe...
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Eve025
Eve02508 juillet 2015
  • Livres 5.00/5
C'est un pur bonheur que de lire les romans de Jane Austen ! Son écriture est d'une finesse sans égale, elle décortique et analyse avec verve ses personnages et à travers eux, la bonne société anglaise du début du XIXème siècle ! Sous couvert d'histoires qui peuvent paraître futiles (principalement des histoires de mariage), tellement de sujets sont abordés : la condition féminine, l'hypocrisie de ces cercles bourgeois ...
Sans parler de son humour ! Car oui, loin des idées reçues, les livres de Miss Austen sont drôles !
Voici une petite citation qui était en préface de mon livre, il s'agit d'une personne qui parle de Jane Austen : "...on ne la remarquait pas plus en société qu'on ne remarque un tisonnier ou un pare-feu ... (après la parution de son premier roman) Il en va tout autrement maintenant, c'est toujours un tisonnier, mais un tisonnier dont on a peur...Un bel esprit, un dessinateur de caractères qui ne parle pas est bien terrifiant en vérité !" C'est dire l'impact qu'auront eu ses livres ! J'aime bien à m'imaginer cette petite bonne femme qui faisait trembler ces "bonnes gens" !
Une fois n'est pas coutume, j'ai vu et adoré le film de 1995 avec Kate Winslet et Emma Thompson avant de lire le livre. Il en ressort que cette adaptation m'a semblé très fidèle au roman même si évidemment rien ne vaut le livre !
CHALLENGE MELI-MELO 2015-2016
CHALLENGE VARIÉTÉS 2015 : Un livre dont le titre contient des antonymes ET Une romance classique
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Citations & extraits (98) Voir plus Ajouter une citation
letteraturaletteratura25 mai 2011
Chère Mademoiselle,

Je viens d'avoir l'honneur de recevoir votre lettre et vous prie d'accepter en échange mes sincères remerciements. Je suis navré d'apprendre qu'il ait pu y avoir quelque chose dans ma façon d'agir hier soir qui n'ait pas rencontré votre approbation? Bien que je sois dans le grand embarras pour découvrir par quel détail de mon comportement j'ai pu avoir le malheur de vous offenser, je vous conjure de me pardonner, ce qui, je vous l'assure, s'est produit sans aucune mauvaise intention de ma part. Je ne penserai jamais aux relations que j'ai eues autrefois avec votre famille dans le Devon sans les sentiments les plus vifs de plaisir et de gratitude, et je me flatte qu'ils n'auront point à disparaître sous l'effet de quelque méprise ou de quelque interprétation erronée de mes actions. L'estime que je porte à tout votre famille est des plus sincères. Mais si j'ai eu le malheur de donner à croire davantage que je ne ressentais ou que je ne cherchais à exprimer, je me reprocherai de ne pas avoir été plus circonspect dans la manière dont j'ai fait connaître cette estime. Que j'aie jamais voulu laisser entendre davantage est une chose dont vous reconnaîtrez l'impossibilité quand vous comprendrez que mon coeur est depuis longtemps promis à une autre et que beaucoup de semaines ne s'écouleront pas avant que cet engagement soitjane austen,raison et sentiment,sense and sensibility,lettre,letter,marianne,willoughby tenu. C'est avec beaucoup de regrets que j'obéis à vos ordres de retourner les lettres que vous m'avez fait l'honneur de m'adresser et la mèche de cheveux que vous m'avez si obligeamment accordée.

Je suis, chère Mademoiselle, votre très obéissant et très humble serviteur,

John Willoughby"
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MorgouilleMorgouille22 juin 2009
— Quatre mois ! et cependant vous l’aimiez !
— Oui, mais je n’aime pas que lui, et, le bonheur des autres m’étant cher, j’étais heureuse de leur épargner le spectacle de mes souffrances. Maintenant, je ne veux pas que vous vous inquiétiez à cause de moi, car je vous assure que je ne souffre plus vraiment moi-même. J’ai, pour me soutenir, beaucoup de choses. J’ai conscience de n’avoir provoqué ma déception par aucune imprudence et je l’ai supportée de mon mieux sans l’augmenter. Je n’impute à Edward aucune faute véritable. Je voudrais qu’il fût très heureux. Et je suis sûre qu’il fera toujours son devoir, que, bien qu’il puisse ressentir en ce moment quelque regret, je pense qu’à la fin cela pourra s’arranger. Lucy ne manque pas de bon sens et, sur ce fondement, on peut bâtir beaucoup de bien. Et, après tout, Marianne, quand on réfléchit à ce qu’il y a d’admirable dans l’idée d’un attachement constant et unique, et quand on imagine tout ce qui est inclus dans cette idée que le bonheur d’une personne dépend entièrement d’une autre, n’est-il pas concevable, n’est-il pas possible qu’il en soit ainsi ? Edward épousera Lucy et il épousera une personne supérieure physiquement et moralement à la moitié de son sexe ; et le temps et l’habitude l’amèneront à oublier qu’il ait jamais pensé à une autre qui valait mieux qu’elle.
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WictorianeWictoriane17 avril 2010
Elinor ne répondit rien. Elle méditait silencieusement sur le mal irréparable qui découlait d'une indépendance prématurée. La paresse, la dissipation, le luxe qui en avaient été la conséquence avaient anéanti l'esprit et le caractère, détruit le bonheur d'un homme doué de tous les avantages du corps et de l'esprit. Avec des dispositions naturelles à la franchises et à l'honnêteté et un coeur sensible et aimant, le monde l'avait rendu d'abord extravagant et vain; et, peu à peu, insensible et égoïste. La vanité, en lui faisant rechercher un triomphe coupable aux dépens d'une autre, l'avait mis sur la route d'un amour sincère que son emportement vers les plaisirs l'avait forcé à sacrifier. Chaque concession en l'inclinant vers le mal l'avait également conduit au châtiment. L'amour qu'il avait volontairement repoussé contre son honneur, son propre sentiment et son véritable intérêt, le possédait tout entier, maintenant qu'il lui était interdit.
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iarseneaiarsenea09 juillet 2012
- Il ne faut pas chercher trop loin, Marianne. Rappelez-vous ; je ne connais rien au pittoresque et je vous choquerai par mon ignorance et mon manque de goût si j'en viens au détail. Je dirai des collines qu'elles sont escarpées alors qu'il faudrait les qualifier d'imposantes ; du relief, qu'il est étrange et bizarre tandis que vous le qualifierez de sauvage et de romantique ; des lointains qu'ils sont hors de vue au lieu d'être fondus dans une molle brume. Il faut vous contenter de l'admiration que je puis honnêtement vous offrir. Je trouve ce pays tout à fait à mon goût. [...] Je n'ai pas l'âme d'un peintre.
- J'ai peur que ce ne soit que trop vrai, dit Marianne ; mais pourquoi vous en moquez vous ?
- Je soupçonne, dit Elinor, que, pour éviter un genre d'affectation, Edward tombe ici dans un autre. Parce qu'il est persuadé que beaucoup de gens affichent plus d'admiration pour les beautés de la nature qu'ils n'en ressentent réellement, et que leur prétention l'irrite, il affecte une plus grande indifférence et moins de perspicacité à les découvrir que ce n'est réellement le cas. Il est délicat et veut avoir son genre d'affectation personnel.
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Lea25Lea2515 janvier 2013
Je me suis souvent surprise moi-même à faire ce genre d'erreur, dit Elinor, à me méprendre sur quelque aspect d'un caractère; on s'imagine que les gens sont plus gais ou plus graves, plus ingénieux, plus stupides qu'ils ne le sont en réalité, et il est difficile de dire comment et en quoi l'erreur a pris naissance. Parfois, on se fonde sur ce qu'ils disent eux-même et, plus fréquemment, sur ce qu'en disent les autres, sans se donner à soi-même le loisir de réfléchir et de juger.
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