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Critiques sur Invisible (29)


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    • Livres 5.00/5
    Par Nina le 20/04/2010


    Jim est maintenant un auteur reconnu, sa vie d'étudiant fait partie d'un passé un peu lointain. Un jour, il reçoit le brouillon inachevé du premier chapitre d'un manuscrit envoyé par un certain Adam Walter. Des souvenirs reviennent à sa mémoire. Il se souvient d' Adam Walker, un très beau jeune homme brillant, passionné de poésie, mais d'une très grande timidité. Un peu intrigué par cet envoi, il lit la lettre qui l'accompagne. Adam Walker lui demande de l'aide pour terminer ce premier chapitre. Et c'est ainsi que Jim en croyant lire les premières pages d'un roman va devenir le confident d'une étrange rencontre qu'aurait vécu Adam Walter au printemps 1967 à l'époque où ils étaient tous les deux étudiants à l'université Colombia.Cette rencontre va changer le parcours de sa vie.

    Paul Auster nous entraîne ici dans un roman à tiroir terriblement excitant. La vérité semble se perdre dans les histoires de personnages à la personnalité complexe. Qui ment, qui dit vrai ? Jim va se laisser emporter par le récit d'Adam Walter. Premières émotions charnelles, expérience interdites, manipulation, meurtre, fuite….Les fils de cette jeunesse tourmentée sont terriblement embrouillés.

    Intimiste, complexe et déroutant ce roman confirme les qualités d'écrivain de Paul Auster et enchantera les passionnés de littérature.

    critique de qualité ? (8 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par Chouchane le 30/03/2010


    C'est toujours aussi incroyable et vertigineux. A lire évidemment, à relire je ne sais pas parce qu'il est un peu dur, cru, noir ; un uppercut. Une année de vie d'un homme - 1967 - racontée par les quatres acteurs principaux, un puzzle dont chacun détient un morceau mais qui ne donnera jamais une vérité. du sexe, de la manipulation, de l'érudition.

    critique de qualité ? (8 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par tilly le 30/03/2010


    "Invisible" est le titre énigmatique et étrange du dernier roman de Paul Auster.
    Comme est étrange et formidablement romanesque, l'attirance morbide des personnages du roman pour un monstre séducteur et indéchiffrable, véritable Deus ex machina.
    Invisible raconte comment sur quarante années, cet ogre (fantasmé ?) va faire se croiser des deux côtés de l'Atlantique entre New-York et Paris, les destins de ceux qui tenteront vainement d'échapper à son influence fatale.

    En bref, mes mots-clé : brillant, fascinant, intriguant et passionnant, pas ennuyeux du tout
    (auteur barbant : c'est l'a priori que j'avais après avoir “lâché” Auster dans les années 1990... et jamais "retenté" jusqu'ici !)

    Dès le début de la deuxième partie du roman (page 75), le lecteur comprend que la première partie qu'il vient de lire, c'est aussi... du roman ! La mise en abyme ne fait que commencer. La construction de Invisible se complexifie au fur et à mesure avec l'emboîtement des récits et les changements de perspective. Ainsi de suite. A la fin il deviendra impossible de distinguer ce qui fait partie de l'imaginaire d'un personnage, d'un autre, de celui du lecteur, ou de Paul Auster. Vertiges. Plaisirs.

    Première partie, 1967, New-York
    Le narrateur est Adam Walker, étudiant en littérature, passionné de poésie classique. Il raconte à la première personne les circonstances de sa chute dans les rais de Rudolph Born et de sa compagne Margot : comment il est attiré, manipulé, comment il se débat, et finalement succombe.

    “Born m'avait eu. Il m'avait fait voir en moi quelque chose qui me remplissait de dégoût et, pour la première fois de ma vie, je compris ce que c'était de haïr quelqu'un. Jamais je ne pourrais lui pardonner - et jamais, je ne pourrais me pardonner, à moi.”

    Deuxième partie, 2007, New-York
    Changement de narrateur : James (Jim), est un auteur à succès qui a perdu de vue Adam depuis leurs années communes en faculté. Adam est l'initiateur d'une correspondance avec Jim. Il lui fait lire le début d'un roman qu'il est en train d'écrire (c'est la première partie que le lecteur vient de lire, “Printemps”). Après avoir prévenu Jim que le second chapitre pourrait le choquer, Adam finit par lui envoyer une suite à ses mémoires de l'année 1967.

    Dans ce texte intitulé “Eté”, Adam écrit à la seconde personne (il s'adresse à lui-même, tutoiement). On retrouve Adam, Margot, le temps d'un été poisseux à Brooklyn. On fait connaissance avec Gwyn la soeur d'Adam. On apprend leur histoire familiale douloureuse. Born est absent, disparu, Invisible, mais son influence maléfique sur Adam est pesante. le désarroi dans lequel il plonge peut expliquer ses débordements affectifs et sensuels avec Margot d'abord, et avec Gwyn, sa sœur, ensuite.

    Cette partie du roman, étouffante et belle, parfois torride m'a rappelé l'ambiance du roman Ada de Nabokov.

    Troisième partie, 2007, Californie
    Jim n'aura pas l'occasion de discuter avec Adam de son projet littéraire. Adam meurt. Avant de disparaître il a confié son manuscrit inachevé à Jim et le laisse libre de rédiger le chapitre manquant “Automne” à partir de notes très détaillées.
 Jim écrit à la troisième personne et au présent ce dernier volet des mémoires de l'année 1967 d'Adam Walker.

    Venu à Paris à l'automne 1967 pour y poursuivre ses études, Adam a retrouvé Margot, mais aussi, malencontreusement, son âme damnée : Rudolph Born. Toujours inquiétant et machiavélique, Born met en présence Adam et deux françaises : Hélène Juin et sa fille Cécile, lycéenne.

    La première partie "Printemps" s'achevait sur la disparition de Born, quittant précipitamment les Etats-Unis pour échapper à une enquête policière. A la fin d'"Automne", c'est au tour d'Adam de disparaître brutalement de la vie de Cécile, expulsé du territoire français suite à ce qui ressemble à un coup monté par la police. Mystères et symétries.

    Quatrième partie, 2007, Paris
    A la demande de Gwyn, la soeur d'Adam, Jim reprend le manuscrit d'Adam (Printemps, Eté, Automne), l'Adapte, et le publie sous son propre nom.
    Plus tard, à Paris, Jim retrouve Cécile qui lui confie à son tour une partie de son journal intime. Elle y raconte son face à face avec Born, en 2002, pour une ultime rencontre. Cécile la française est la seule qui aura eu le courage d'affronter Born pour l'amener au bout de quarante ans à se trahir. Elle le punit en ne cédant pas à son ultime tyrannie. Elle est ainsi celle qui venge Adam.

    Sur le titre...
    Invisible ? Visible ? Je me rends cet après-midi au Salon du Livre, où j'espère, Paul Auster sera... visible !
    Se rendre visible : c'est (aussi) la leçon d'écriture que Paul Auster fait donner au milieu de son roman, par un auteur (Jim) à un autre auteur (Adam).

    "En parlant de moi-même à la première personne je m'étais étouffé, rendu Invisible, mis dans l'impossibilité de trouver ce que je cherchais. Il fallait que je me sépare de moi-même, que je libère un espace entre moi et mon sujet (moi-même en l'occurrence) [...]. Je devient il, et la distance créée par ce léger déplacement me permit d'achever le livre."

    Paul Auster est un formidable virtuose des déplacements romanesques !
    Dans Invisible cela ne nuit en rien, au contraire, au plaisir du lecteur.

    critique de qualité ? (7 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par gilles3822 le 20/03/2010


    C'est toujours compliqué avec Paul Auster. Cet écrivain américain contemporain est tellement européen dans sa manière d'être et d'écrire qu'on ne peut s'empêcher de lui pardonner certaines faiblesses dans l'inspiration. C'était le cas dans son précédent roman, Seul dans le Noir, inabouti, à mon humble avis. Ce n'est pas le cas ici. Il joue avec le temps, le temps qui passe, il joue à saute-moutons. Un évènement survenu à vingt ans reprend forme à soixante chez le personnage principal, raconté par une tierce personne. Ce livre raconte l'histoire d'une vie entre parenthèses. Ce qui a compté s'est déroulé il y a longtemps et à l'heure de sa fin prochaine, il doit, comme on dit, solder les comptes et dans son cas, l'écrire. Il ne raconte pas sa vie, juste l'évènement qui a mis sa vie entre parenthèses, un fait divers.
    Ce fait divers, vécu à 20 ans, a ouvert la boîte de Pandore de ses illusions sur la nature humaine. Sa naïveté a été balayée et lui a ôté toute envie de poursuivre ce pour quoi il se sentait fait: écrire.
    Les protagonistes de son histoire sont des gens qui n'appartiennent pas à son monde, lui, jeune américain, rencontre des français, représentés ici sous les traits d'intellectuels à double face, que Paul Auster a dû rencontrer lors de ses séjours en France. La part autobiographique est présente dans le personnage principal, la question est, dans quelles proportions?
    On sent l'incompréhension, liée à une certaine fascination, à un désir d'en savoir plus sur cet univers qu'il veut faire sien. Partir à Paris à vingt ans dans les années 60, pour un américain épris de culture européenne, c'est la quête du Graal.Il y laissera toutes ses illusions.
    La fin du roman est particulièrement réussie, poignante à souhait sans jamais tomber dans le larmoyant. Plusieurs tiroirs ont été ouverts au fil du récit, certains ont été refermés, d'autres non, au lecteur de deviner lesquels.

    critique de qualité ? (6 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par capuciiine le 05/04/2010


    Voici le dernier Paul Auster... et l'un des meilleurs à mon goût. On y retrouve tous les ingrédients d'un bon Paul Auster : quelques étudiants aspirants écrivains et poètes, donc comme toujours chez Paul Auster de la littérature et des références classiques, l'intrigue ici criminelle, des femmes énigmatiques et sensuelles, du sexe, et Paris, où l'on se promène souvent avec cet auteur.



    J'ia énormément apprécié la construction de ce roman: le récit dans le récit. C'est un stratagème que l'on retrouve souvent chez Auster et qui est toujours efficace. et là encore, rien n'est lourd, et on se laisse embarquer dans cette intrigue et on s'y perd ausi. Car nos certitudes, qui sont d'abord celle du jeune narrateur dam Walker, se brouillent peu à peu et le doute surgit. le pervers Born est -il finalement celui que l'on croit. La mystérieuse Margot est-elle aussi innocente?



    Une construction terriblement efficace. le début de cette histoire racontée par le jeune Adam Walker.. puis c'est Jim, un vieil ami de fac d'Adam, qui reçoit une lettre d'Adam mourrant. il lui livre un manuscrit racontant ces années de jeunesse et notamment les quelques mois à New-York pasés au contact de Born et Margot, de sa sublime soeur Gwyn, puis à Paris au côté de La très jeune et très intelligente Cécile...



    Un roman haletant (...)


    Lien : http://les-petitescapucines.over-blog.com/

    critique de qualité ? (5 votes positifs)



  • Par lapetitesteph le 23/04/2012


    1967, New-York, une soirée mondaine où s'ennuie Adam Walker, jeune auteur. L'aborde un couple excentrique et aisé, lui Born, universitaire bouillonnant, elle Margot, sulfureuse créature. Cette rencontre semble changer le destin d'Adam, Born lui propose de diriger et publier la revue culturelle dont rêve tout écrivain.Mais comme se définit si bien Born, il est un "spécialiste du désastre", dans quelle histoire trouble Adam va-t-il se retrouver? C'est la première partie du nouveau roman de P. Auster, "Invisible".3 suivront.
    P. Auster revient à ses récits à tiroir, du temps de sa Trilogie new-yorkaise. A chaque partie un point de vue différent, avec saut dans le temps et l'espace. A quel narrateur se fier? A nous de reconstituer le puzzle. Et quand on pense cerner la vérité...
    "Invisible" ne se repose pas, il se lit jusqu'au bout, avec délice mais à trop grande vitesse.


    Lien : http://lapetitesteph.blogspot.fr

    critique de qualité ? (3 votes positifs)



    • Livres 3.00/5
    Par PerdreUnePlume le 29/03/2011


    Lecture troublante que celle de ce roman ! Je vais toutefois essayer de vous en rendre compte au mieux.

    Tout d'abord, et ce dès les premières pages, on ne peut que s'incliner devant la virtuosité de la plume d'Auster. Les mots sont puissants, évocateurs tout en restant légers et digestes, une efficacité qui ne retire rien au plaisir procuré par les phrasés ; une partition accessible mais jouée par un virtuose.
    Sans en faire trop j'ai rarement adhéré à un style travaillé aussi rapidement qu'avec Auster, chapeau.

    La forme narrative elle aussi elle a quelque chose de magique, d'époustouflant, elle est à elle seule justification à lire ce roman.
    Auster joue de la mise en abîme, navigue d'une forme de narration à une autre entre les différentes parties du roman : narration du personnage central à la première personne pour commencer, puis nouveau narrateur et échange épistolaire avec le premier personnage, nouvelle narration du narrateur premier sous forme de biographie et qu'il décline sous le je, le tu puis le le il...
    Un sacré exercice et un exercice admirablement réussi.

    Malheureusement le fond lui m'a moins séduit. La trame sur plus de 30 ans, le personnage de Born et le remord quasi-permanent du narrateur m'ont quelque peu laissé de marbre. J'ai trouvé le tout un peu "trop" pour être crédible, jusqu'à l'insertion des scènes d'inceste qui, bizarrement, loin de me choquer m'ont parue inutiles, uniquement vouées à donner un côté décadent et vendeur à l'ensemble.
    Les dialogues mal indiqués dans l'édition ont également gênés ma lecture, on différencie mal par moment les pensées des paroles échangées.

    Auster est un grand écrivain de mon point de vue, mais même si sa forme suscite mon admiration je suis un peu passée à côté de ce roman. J'ai survolé les personnages sans vraiment y croire, ne me suis pas laissée prendre au jeu de cette rencontre entre un jeune étudiant et ce "monstre" énigmatique...
    J'ai lu avec plaisir, mais pas pleinement !


    Lien : http://www.perdreuneplume.com/index.php?post/2011/03/29/Invisible

    critique de qualité ? (3 votes positifs)



    • Livres 3.00/5
    Par kathel le 15/09/2010


    Je viens donc de lire le dernier-né de Paul Auster, auteur vers lequel je reviens toujours à intervalles réguliers, grâce aux souvenirs de livres formidables tels que Cité de verre, Le livre des illusions, La nuit de l'oracle ou Brooklyn Follies, même si quelques autres rencontres ont été un peu manquées parfois. Invisible se classe pour moi dans la deuxième catégorie. Certes, il se lit facilement et avec intérêt, mais je me rends compte qu'il ne m'en restera pas grand chose. Pourtant, ça commençait très bien, avec une évocation de l'Enfer de Dante à la première page, une image très saisissante.

    Ensuite, les différentes parties offrent des changements de perspective, de ton, qui déroutent et relancent l'intérêt, mais est-ce suffisant ? La première partie est le récit par Adam Walker, étudiant de Columbia qui aspire à devenir poète, de sa rencontre en 1967 avec Rudolf Born. Born semble prendre en sympathie Adam, au point de lui proposer de devenir le rédacteur en chef d'une revue littéraire qu'il financerait. La deuxième partie, quarante ans plus tard, fait apparaître un ancien ami d'Adam Walker qui reçoit la biographie ou plutôt la confession de celui-ci. Les deux parties suivantes viennent encore s'enchâsser dans les deux premières, je ne vous en révèle pas plus… D'habitude, j'aime que Paul Auster me transporte dans des univers singuliers, qu'il effleure parfois le fantastique et le merveilleux. Dans Invisible, j'ai trouvé un peu décevant l'univers de cet étudiant qui se rêve poète, de New York à Paris juste avant mai 68. Je n'ai pas trouvé les autres personnages terriblement énigmatiques, ni sulfureux…


    Lien : http://lettres-expres.over-blog.com/article-paul-auster-invisible-51..

    critique de qualité ? (3 votes positifs)



    • Livres 3.00/5
    Par annie le 10/07/2010


    terminé hier ce très beau roman de Paul Auster, sur le thème de la disparition et de la fuite, histoire complexe, troublante, immorale, un scénario complexe sur trois décennies. Bien aimé, une écriture fluide et des personnages difficiles a saisir... et l'on referme le livre sans vraiment savoir qui ils sont vraiment.

    Pratiquement tous les sites que j'ai visités sont unanimes pour trouver ce livre séduisant sauf : http://www.booksmag.fr/livre-du-jour/l/paul-auster-l-ecrivain-Invisible.html


    Lien : http://mazel-livres.blogspot.com/

    critique de qualité ? (3 votes positifs)



  • Par sebastienL le 14/05/2010



    Auster nous manipule jusqu'au bout, nous tient par la main, nous lâche quelques instants, nous laisse faire nos premiers pas dans le livre, nous laisse croire qu'on arrivera à marcher seuls, et puis on s'effondre au bout de quelques enjambées, et voilà qu'il nous reprend par la main, et nous emmène ailleurs, et cela recommence encore et encore…

    Un roman qui se met en abîme, des histoires qui partent dans tous les sens mais finement imbriquées les unes dans les autres, et les obsessions d'Auster exacerbées (la relation de l'auteur à son œuvre, la solitude, New York…). Tout y est pour faire de ce nouveau roman un véritable page-turner.

    Extrait de leglobelecteur.fr


    Lien : http://www.leglobelecteur.fr/index.php?post/2010/04/08/Paul-Auster-I..

    critique de qualité ? (3 votes positifs)






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