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Christine Le Boeuf (Traducteur)
ISBN : 2253135038
Éditeur : Le Livre de Poche (1994)

Note moyenne : 3.67/5 (sur 364 notes)
Résumé :
“Paul Auster est devenu écrivain parce que son père, en mourant, lui a laissé un petit héritage qui l'a soustrait à la misère. Le décès du père n'a pas seulement libéré l'écriture, il a littéralement sauvé la vie du fils. Celui-ci n'en finira jamais de payer sa dette et de rembourser en bonne prose le terrifiant cadeau du trépassé.” Là se trouve – Pascal Bruckner le note d'emblée dans sa lecture – la clef de voûte du système Auster. L'Invention de la solitude est le... >Voir plus
Critiques, Analyses & Avis (19) Voir plus Ajouter une critique
latina
latina26 août 2014
  • Livres 3.00/5
Tout commence par la mort du père. Un père absent, un père solitaire, un père « invisible ». Et son fils, Paul Auster, veut aller à sa rencontre, veut enfin le trouver. Difficile... Il nous relate tout ce qu'il sait de lui, ses manies, sa façon de marcher, de parler (ou de ne pas parler, plutôt), ses relations avec les autres. Il nous dévoile aussi, avec difficulté, la cause probable de son comportement étrange, un secret de famille horrible.
Sa prise de parole est difficile, oui. C'est étonnant pour un écrivain aussi talentueux que lui. Mais c'est compréhensible aussi, puisqu'il s'agit du très intime.
J'ai beaucoup aimé cette première partie intitulée «Portrait d'un homme invisible » , tout entière sincère et naturelle.
Par contre, la seconde partie, « le livre de la mémoire » m'a complètement déconcertée : la narration en je a fait place à celle à la 3e personne, et les personnages n'ont plus d'identité, ils s'appellent « A » (ici, ce A représente l'écrivain, en l'occurrence), S, T....Et je ne comprends vraiment pas où ce A veut en venir. Ce sont des réflexions décousues, de toutes sortes, mais où le thème de la mémoire revient continuellement. Même s'il fait preuve d'érudition, ce qui est très intéressant, je suis désolée de dire que j'ai abandonné, la rage au coeur. Peut-être y reviendrais-je un jour, quand mon taux de bienveillance sera au beau fixe. Ce n'était pas le moment pour moi d'opérer un recul sur les choses, sur Auster, sur moi-même.
Je ne conseille donc pas ce livre (très bon dans la 1e partie mais décousu dans la 2e) à ceux qui veulent faire connaissance avec l'univers austérien. Qu'ils se tournent plutôt vers des romans comme « Brooklyn Follies », « Invisible », « Moon palace », à la fois érudits, explosifs, sacrément sensés et très habiles.
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doyoulikefrogs
doyoulikefrogs21 novembre 2015
  • Livres 5.00/5
Paul Auster est un auteur érudit, et ça se lit...
Pour ceux qui voudraient un livre sans prise de tête, passez votre chemin.
Pour ceux qui voudraient lire un livre qui leur révèle quelque chose, les illumine et les entraîne dans le cerveau d'un auteur, voilà le bon choix.
En explorant le deuil, deuil du fils pour son père, l'auteur dresse un portrait de l'homme face à sa solitude, face à "ses solitudes". L'auteur, comme sous la forme d'un essai, passe en revue toutes les formes que prend son deuil: deuil dans l'écriture, deuil dans la vie personnelle, familiale, deuil à travers la mémoire, soit un voyage passionnant dans le passé de son père et dans le sien.
Pour se libérer, comprendre la solitude de son père et comprendre sa propre vie, l'auteur cite de nombreux auteurs, ce qui reste très enrichissant et instructif/
Pour que son propre fils prenne une forme de vie individuelle et différente de la sienne, l'auteur, désormais père "sans père", exorcise ses démons et nous amène poésie et réflexion.
C'est presque une psychanalyse!
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Kriss2015
Kriss201506 avril 2015
  • Livres 5.00/5
Tout Simplement Vertigineux & SUBLIME !!!
Il s'agit probablement du meilleur livre de Paul Auster. C'est un roman qui vous perd dans le labyrinthe du souvenir, dans la recherche énigmatique et désespérée du père. Ce sont peut-être des thèmes récurrents dans l'univers de Paul Auster, mais ils n'avaient jamais été articulés avec autant de brio. C'est un livre déroutant et génial.
Ce Roman, divisé en deux "cahiers", est une pure merveille. le premier cahier est la pierre fondatrice de toute l'oeuvre d'Auster, avec cette quête à travers le père du soi. Attention toutefois le deuxième cahier peut apparaître, plus confus et parfois indigeste, c'est une forme de story board de l'écriture du roman via la construction et les incidences de la mémoire. Quoi qu'il en soit ces deux parties sont indissociables en ce qu'elles sont les clés de l'univers de cet auteur à la plume exceptionnelle. un seul mot pour finir c'est Sublime...!!!
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EosMayonnaise
EosMayonnaise04 avril 2013
  • Livres 4.00/5
Je serais incapable de trouver les mots justes pour donner envie de lire ce livre.
Comme à chaque fois que j'ouvre un de ses livres, Auster m'a encore mis une grande claque.
Alors, certes, on adhère ou on adhère pas, mais il est indescriptible.
Aucun mot de sort, je ne vais pas insister. J'ai trouvé MON auteur.
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Hanta
Hanta26 juillet 2015
  • Livres 4.00/5
Je classe ce livre parmi les plus déroutants que j'ai lu. Je trouve que les deux parties, déjà plus ou moins déconnectées, sont de qualité inégale.
La première partie m'a paru plus intéressante, peut-être parce qu'elle a un schéma narratif classique : Paul Auster évoque son père, un homme qui lui a paru toujours distant et froid, qu'il qualifie même d'« homme invisible ». Dans cette partie, on sent qu'il fouille au plus profond de son intimité, de ses souvenirs d'enfance et nous relate tout ce qu'il croit savoir de lui. On se rend à quel point grandir dans l'ombre d'un père absent est difficile.
Par contre, la seconde partie m'a paru plus difficile, notamment parce qu'elle est plus décousue, sans réel fil conducteur mis à part le travail de mémoire et de souvenir de l'auteur sur certains évènements, lectures ou hasards de la vie qui l'ont marqué. Il parle aussi de la solitude de l'écrivain et de l'artiste, mais globalement, j'ai moins accroché.
Mais, qu'est-ce que c'est magnifiquement écrit ! Son style d'écriture est juste époustouflant, comme s'il trouve à chaque fois le mot juste et parfait pour décrire ses émotions et sentiments. C'est de l'art avec un grand A, et si parfois je n'ai pas réellement tout saisi, la beauté de son style suffit amplement.
Mon avis me paraît bancal, mais je n'arrive pas à extraire tout ce que j'aimerai vous dire. Pour ne pas m'acharner en vain, je vous laisse sur ce magnifique paragraphe, un de ceux qui m'a le plus touché, parce que l'auteur a su dire tout ce que je suis incapable d'exprimer aux autres avec mes propres mots.
« Il a rêvé toute sa vie de devenir millionnaire, l'homme le plus riche du monde. Ce qu'il convoitait n'était pas tant la fortune que ce qu'elle représente : non seulement le succès aux yeux des autres mais aussi une possibilité de se sentir intouchable. Avoir de l'argent, ce n'est pas seulement pouvoir acheter : cela signifie être hors d'atteinte de la réalité. L'argent en tant que protection, non pour le plaisir. Parce que dans son enfance, il en avait été démuni, et donc vulnérable aux caprices de l'existence. L'idée de richesse était devenue pour lui synonyme d'évasion : échapper au mal, à la souffrance, ne plus être une victime. Il ne prétendait pas s'acheter le bonheur mais simplement l'absence de malheur. L'argent était la panacée, la matérialisation de ses désirs les plus profonds, les plus difficiles à exprimer. Il ne voulait pas le dépenser mais le posséder, savoir qu'il était là. Moins élixir qu'antidote : la petite fiole à emporter au fond d'une poche si on va dans la jungle – au cas où on serait mordu par un serpent venimeux. »
Lien : http://leslecturesdehanta.eklablog.com/l-inventi..
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Citations & extraits (53) Voir plus Ajouter une citation
joedijoedi29 janvier 2016
Les choses sont inertes. Elles n'ont de signification qu'en fonction de celui qui les utilise.
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joedijoedi29 janvier 2016
Si nous arrivons jamais, si peu que ce soit, à connaître un de nos semblables, c'est seulement dans la mesure où il est disposé à se laisser découvrir.
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joedijoedi29 janvier 2016
Personne n'appelle un dimanche à huit heures du matin sinon pour annoncer une nouvelle qui ne peut attendre. Et une nouvelle qui ne peut attendre est toujours mauvaise.
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lireanimeslireanimes04 mai 2008
Il trouve extraordinaire, même dans l’ordinaire de son existence quotidienne, de sentir le sol sous ses pieds, et le mouvement de ses poumons qui s’enflent et se contractent à chaque respiration, de savoir qu’il peut, en posant un pied devant l’autre, marcher de là où il est à l’endroit où il veut aller. Il trouve extraordinaire que, certains matins, juste après son réveil, quand il se penche pour lacer ses chaussures, un flot de bonheur l’envahisse, un bonheur si intense, si naturellement en harmonie avec l’univers qu’il prend conscience d’être vivant dans le présent, ce présent qui l’entoure et le pénètre, qui l’envahit soudain, le submerge de la conscience d’être vivant. Et le bonheur qu’il découvre en lui à cet instant est extraordinaire. Et qu’il le soit ou non, il trouve ce bonheur extraordinaire.

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FRANGAFRANGA09 janvier 2013
Il a rêvé toute sa vie de devenir millionnaire, l'homme le plus riche du monde.

Ce qu'il convoitait n'était pas tant la fortune que ce qu'elle représente : non seulement le succès aux yeux des autres mais aussi une possibilité de se sentir intouchable. Avoir de l'argent, ce n'est pas seulement pouvoir acheter : cela signifie être hors d'atteinte de la réalité. L'argent en tant que protection, non pour le plaisir. Parce que dans son enfance il en avait été démuni, et donc vulnérable aux caprices de l'existence, l'idée de richesse était devenue pour lui synonyme d'évasion : échapper au mal, à la souffrance, ne plus être une victime. Il ne prétendait pas s'acheter le bonheur mais simplement l'absence de malheur. L'argent était la panacée, la matérialisation de ses désirs les plus profonds, les plus difficiles à exprimer. Il ne voulait pas le dépenser mais le posséder, savoir qu'il était là. Moins qu'élixir qu'antidote : la petite fiole à emmener au fond d'une poche si on va dans la jungle-au cas où on serait mordu par un serpent venimeux.
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