ISBN : 274273791X
Éditeur : Actes Sud (2002)


Note moyenne : 3.73/5 (sur 232 notes) Ajouter à mes livres
De toutes les qualités qui ont justifié le succès de la Trilogie new-yorkaise, l'art de la narration est sans doute la plus déterminante. C'est qu'il suffit de s'embarquer dans la première phrase d'un de ces trois romans pour être emporté par les péripéties de l'action ... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par mimipinson, le 13 mai 2010

    mimipinson
    Tour d'abord pourquoi avoir fait le choix de cette lecture ? Pas pour l'auteur ; bien que je le connaissant de nom pour l'avoir souvent vu et entendu parler de ses romans, je n'ai jamais jusque là eu l'envie de le lire. C'est tout bêtement –si je puis dire- un séjour à New-York dont je suis revenue toute chamboulée, qui subitement m'a attirée vers la littérature ayant New-York comme toile de fond ; et elle est abondante tant dans le roman, que dans le polar. Paul Auster, New-Yorkais, était naturellement incontournable.
    La trilogie se compose de 3 romans assez courts, dont l'action se situe au cœur de cette ville, et objet principal de l'œuvre.
    Dans Cité de verre, Quinn un écrivain, accepte après réflexion de se laisser passer pour Paul Auster, le détective, afin de mener une enquête au sujet de Peter Stillmann que la cliente soupçonne de vouloir assassiner son propre fils. Je reste encore sous le charme de cette fameuse promenade du détective au grès des rues et des avenues de la ville. Ce sont 3 pages dans lesquelles l'auteur décrit minutieusement ce qu'il voit. Ce dernier incite le lecteur au voyage, à la flânerie, et pour moi à la nostalgie d'une époque pas très lointaine où je déambulais, les cheveux au vent, et les yeux au ciel à l'assaut de Broadway et des rives de l'Hudson River……Peut-être manquait-il le souffle et l'énergie qui imprègnent New York.
    Dans Revenants, il est question de Bleu, le détective, qui opère une filature dans New-York, à la demande de Blanc, à la poursuite de Noir un homme oisif.
    L'auteur dépersonnalise à l'extrême se personnages, et s'muser à les confondre et à faire de tous, tour à tour, des détectives. Il entretient le mystère entre eux puis personne ne doit rentrer en contact direct avec personne. le lecteur, se laisse ainsi dépossédé de l'intrigue, qui au final est d'une grande banalité, et sans grand intérêt, pour se concentrer sur l'objet de l'œuvre : New York. Et pour ma part, j'ai trouvé cela très réussi.
    Dans La Chambre dérobée, le narrateur s'empare de la vie de Fanshawe qui a disparu. Il publie ses livres, épouse sa femme Sophie et en adopte le fils Ben. L'auteur invite le lecteur à la dépossession identitaire de celui qui fut auparavant son meilleur ami. C'est le volet qui m'aura le plus laissée sur ma faim. Je n'y ai pas retrouvé la force narratrice des deux premiers opus qui font l'intérêt de cette œuvre, dont les intrigues successives passent au second plan.
    Si vous ne connaissez pas New York, lisez cette trilogie ; cela vous donnera une idée de ce qui fait l'attraction sans égal de cette ville. Si vous y êtes allé, lisez là aussi, pour prolonger le voyage et la plaisir……..
    Je ne regrette absolument pas cette lecture, ni la découverte de Paul Auster, dont je lirai avec plaisir d'autres titres.

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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Pchabannes, le 13 novembre 2010

    Pchabannes
    Jeu d'ombres et de lumières, d'identités partagées, d'identités volées. Une écriture étrange, dépouillée, simple, avec de longues digressions curieuses et intéressantes. Une lecture lente pour le solitaire, un imaginaire riche pour lecteur patient, une traduction fine qui rend service à une œuvre littéraire décalée.
    Thriller. le téléphone sonne. Daniel Quinn, romancier, par curiosité, prend la place de ce Paul Auster, détective privé. Répondant à l'appel de Mme Stillman, il surveille Peter Stillman senior lors de sa sortie 14 années de prison. Peter Stillman, son fils, sa victime, ne dors plus. le mystère s'épaissit. Quinn vit, pense, est Auster. Peter Stillman erre dans New-York apparemment sans but et pourtant ses trajets tracent des signes.
    De thriller la nouvelle devient une angoissante chute. Cette mystérieuse relation entre Henry Dark et Peter Stillman, ce curieux Paul Auster qui n'est même pas détective, Peter Stillman et Peter Quinn, le fils disparu de Quinn et les Stillman qui ne répondent plus…
    Un jeu de lumière toujours quand, sur commande de l'Invisible M Blanc, Monsieur Bleu surveille Monsieur Noir finissant par lui offrir un black & white en parlant de Monsieur Lerouge et perd sa couleur, son identité, le fil de son existence. Une sorte de bis repetita de la première partie sous un angle différend, un exercice de style. De nouveau, reviennent les thématiques de l'identité, de soi, des mots, de leur valeur, de leur signification.
    Intéressant cette explication de l'Amérique puritaine qui fit de la chute de la Tour de Babel, le messianisme américain. Quelques belles balades les rues de Manhattan.
    Au final, je trouve un sentiment d'inachevé, trop de longueurs amollissent l'imaginaire, l'étonnement. le premier, la Cité de verre est abouti, le deuxième est expédié et le troisième est long. Il fut refusé par 17 éditeurs et j'avoue comprendre les comprendre. le 18ème y a cru et ce fût le premier succès de Paul auster en 1985.
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    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Kactusss, le 31 août 2011

    Kactusss
    La Trilogie new-yorkaise de Paul Auster regroupe trois petits romans : "Cité de verre", "Revenants" et "La Chambre dérobée".
    Dans le premier livre, un homme, Quinn, reçoit un coup de fil qui ne lui était pas destiné. Une personne a besoin d'un privé et cherche à joindre un dénommé Paul Auster. Quinn étant écrivain et à la recherche d'idée, il se fait passer pour Paul Auster, pensant ainsi avoir une histoire intéressante à se mettre sous la dent. Il commence l'enquête à la place du privé et se rend vite compte de l'absurdité de sa tâche, il va pourtant jusqu'au bout.
    Dans le deuxième livre le même scénario se répète si ce n'est que le privé en est vraiment un, il s'appelle Bleu et est chargé par un étrange commanditaire, Blanc, de surveiller 24h/24h un individu prénommé Noir. Là aussi, la tâche est longue et sans fin. Bleu se demandant ce qu'il fait à surveiller quelqu'un d'aussi ordinaire.
    Dans la troisième partie. On part sur une histoire tout à fait différente. Dennis Walden travaille dans l'édition, il écrit des articles littéraires. Un jour une femme vient lui demander de l'aide. Il s'agit de Sophie, la femme de Fanshawe, un de ses anciens amis d'enfance. Fanshawe a disparu et avait prévenu qu'en cas de mort, Sophie devait aller trouver Walden avec ses manuscrits. Qu'il saurait quoi en faire. Walden lit ses manuscrits et se rend vite compte qu'un auteur important est né, même si l'auteur est disparu, voir mort. Il fera publier les romans et se rapprochera de Sophie et de son jeune fils, Ben.
    Comme cela faisait longtemps que je voulais lire du Paul Auster, j'ai eu l'idée de lancer cette lecture commune. Une première pour moi. Je remercie ici les personnes qui ont bien voulu me rejoindre dans l'aventure et dont vous trouverez les chroniques en lien en bas d'article.
    J'ai profité des vacances pour lire cette trilogie qui contient trois romans. Mais bon, il ne faut pas tant de temps que ça, le total représentant seulement 427 pages. Un livre normal en quelque sorte.
    J'avais entendu beaucoup de bien de Paul Auster et j'avais hâte de rejoindre le groupe de fans, surtout que j'ai une petite prédilection pour ce qui est de la littérature américaine.
    J'ai d'abord été déstabilisé par le premier roman. Il ne s'y passe pas grand chose et on a l'impression de lire une histoire absurde, basée sur un quiproquos kafkaïen.
    La deuxième histoire n'améliore pas le score en faveur de l'auteur. On a l'impression de relire un peu la même histoire avec des changements, certes, mais pas tant que ça. Là, j'ai eu un doute. J'avais presque envie d'abandonner. Mais comme j'étais à l'origine de la lecture commune et qu'un troisième livre se présentait, je l'ai quand même commencé pour voir. Et je n'ai pas été déçu, l'histoire est prenante et on a enfin l'impression de lire un roman et pas un exercice de style comme dans les deux romans précédents.
    De plus, Paul Auster trouve le moyen de faire rejoindre les deux histoires avec cette troisième. J'ai trouvé ça assez fort. Mais il est quand même dommage de devoir arriver jusqu'à la page 273 pour être emballé et un peu plus loin pour comprendre le lien de tout ça...
    C'est donc une lecture mi-figue mi-raisin pour moi. J'ai aimé le troisième roman qui représente un peu plus d'un tiers du livre. Heureusement qu'il est situé en fin de livre, ça m'a redonné le goût de ce livre car s'il avait été au début j'aurais été trop déçu par la suite. Je trouve aussi qu'il y a trop de différences dans le style entre les trois histoires. Les deux premières étant plus difficiles à lire du fait de phrases tarabiscotées alors que la dernière est emmenée par une véritable histoire écrite sous forme de roman.
    "Entrer dans Noir étant donc l'équivalent d'entrer en lui-même, et une fois parvenu à l'intérieur de lui-même il ne peut plus concevoir d'être ailleurs. Or c'est précisément là que se trouve Noir, même si Bleu n'en sait rien."

    Lien : http://kactusss.blogspot.com/2011/08/trilogie-new-yorkaise-de-paul-a..
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  • Par keisha, le 11 novembre 2011

    keisha
    Pourquoi lire ces romans?
    1 ) J'avais commencé et laissé tomber, il y a des années, et vraiment je voulais enchaîner ces trois lectures.
    2 ) Après ma (légère) déception avec Sunset park, c'était le moment de lire les premiers romans parus en France, à l'époque où il n'était pas encore connu. Histoire de vérifier si je retrouve le Paul Auster dont j'ai l'habitude.
    3 ) Je veux lire Dans le scriptorium, qui a l'air de reprendre des personnages de cette trilogie, ou à tout le moins leurs noms.



    Cité de verre
    Quinn, auteur de romans policiers sous un pseudo, vit solitaire depuis la mort de sa femme et son fils. Un soir, il reçoit un coup de téléphone; son interlocuteur cherche un détective privé nommé Paul Auster. Après quelque temps, Quinn décide d'endosser cette identité pour aider à protéger Peter Stillman de la vengeance de son père qui va sortir de prison. Quinn doit se charger de la surveillance et de la filature.

    Revenants
    Un nommé Bleu est chargé par Blanc de surveiller et filer un certain Noir. Il s'installe donc dans un appartement donnant sur celui de Noir. Celui-ci écrit, et lit Walden de Thoreau. Bleu, lui, écrit ses compte rendus qu'il expédie à Blanc.Un petit jeu avec les noms et les couleurs, tout du long du roman.

    La Chambre dérobée
    Fanshawe disparaît mystérieusement, laissant sa femme Sophie et son fils Ben, non sans demander à sa femme de contacter un de ses anciens amis d'enfance, qui devra examiner ses manuscrits et éventuellement les faire paraître. Celui ci, le narrateur, reprendra la recherche de Fanshawe abandonnée par le détective Quinn, dont on n'a plus de nouvelles non plus. Peter Stillman réapparaîtra dans ce roman, d'ailleurs...


    Mission accomplie! J'ai retrouvé l'univers de Paul Auster, les trucs bien bizarres, les hasards (mais "rien n'est réel sauf le hasard"), les fausses identités, les camouflages, les digressions passionnantes (bon, dans Sunset park j'ai aussi aimé cela), les personnages un peu limite, les petits jeux avec le lecteur, l'art de raconter les histoires les plus improbables et de tenir son lecteur en haleine...

    Parfois on s'y perd, évidemment. Mais:
    ""Il y a un côté agréable à être dans le brouillard, un côté palpitant à ne pas savoir ce qui va suivre. Ça vous maintient sur le qui-vive, et il n'y a pas de mal à ça, n'est-ce pas? Bien réveillé, sur les dents, enregistrant tout et toujours prêt."
    et de toute façon:
    "Inventer des histoires peut être davantage qu'un simple passe-temps et peut constituer un plaisir en soi."

    Mon esprit cartésien est soumis à rude épreuve, je n'ai sûrement pas tout compris, le lecteur est parfois laissé sur une pirouette, mais quel plaisir!

    Quel lien entre ces histoires? Comme l'écrit Paul Auster dans La Chambre dérobée, faisant parler son narrateur:
    "Ces trois récits, au bout du compte, sont la même histoire, mais chacun représente un stade différent de ma conscience de ce à quoi elle se rapporte."
    Narrateur qui à la fin de Cité de verre est un ami de Paul Auster. Pour Revenants je l'ignore.
    Paul Auster a le culot d'être un personnage de Cité de verre, où lui, sa femme (la première?) et leur fils apparaissent.

    Bien évidemment les trois romans font la part belle aux balades dans New York, filatures, longues attentes dans la rue, enfermement dans une pièce, mais sont tous différents et d'une imagination originale.

    Donc on continue avec Paul Auster!

    Lien : http://en-lisant-en-voyageant.over-blog.com/article-trilogie-new-yor..
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    • Livres 5.00/5
    Par Aaliz, le 31 août 2011

    Aaliz
    La Trilogie new-yorkaise est composée de trois récits à première vue distincts mais il ne faut pas s'y tromper. Les trois récits sont très liés et le tout forme un ensemble cohérent mais il faut attendre la 3ème histoire pour s'en rendre compte et pour moi ça a été une véritable surprise et je n'ai pu m'empêcher de crier au génie !
    Dans La Cité de verre, le personnage principal Quinn se fait passer pour un détective privé suite à un mystérieux appel d'une personne persuadée d'avoir affaire à Paul Auster le détective. Quinn a beau essayer de démentir, les appels continuent et il finit par entrer dans le jeu. Rien que là, déjà, j'étais enthousiasmée et c'est le cœur battant que j'ai lu la suite de ce récit. En effet, moi-même j'ai toujours rêvé de me faire passer pour quelqu'un d'autre, petite je m'amusais souvent à donner un autre nom que le mien. Et là vous vous dites « Ciel ! Une mythomane… », je vous rassure, je ne le fais plus et ça doit me manquer, ce qui expliquerait mon engouement pour ce récit.
    Bref, Quinn s'embarque donc dans l'aventure et se voit chargé de surveiller un vieil homme dont le fils ( l'auteur des appels) soupçonne de vouloir l'assassiner. Quinn prend son rôle tellement à cœur qu'il en oublie sa propre identité, sa propre vie. Ce récit est donc celui de la dépossession, de la perte d'identité, de la perte et donc paradoxalement de la découverte du Moi.
    La deuxième histoire intitulée « Revenants » est basée sur le même thème que la première. le détective Bleu est chargé de surveiller un certain Noir. Cet homme ne fait absolument rien à part rester assis devant sa fenêtre et sortir à de très rares occasions. Bleu suit tout d'abord docilement ses instructions puis commence à s'interroger sur le sens de sa mission. Il essaie d'en savoir plus sur ce Noir, objet de sa surveillance et cherche à provoquer des rencontres avec lui quitte à se déguiser ( se faire passer pour quelqu'un d'autre … tiens … ça ne vous rappelle rien ?). Bleu essaie aussi de découvrir l'identité de son client. Contrairement à Quinn qui s'est complètement fait happé par sa mission, Bleu cherche à se rebeller. le dénouement (si on peut l'appeler ainsi) ne m'a pas surprise, je m'y attendais un peu et finalement on reste dans le flou total. le thème de la dépossession revient également dans ce récit puisque la mission de Bleu s'éternise, il perd sa fiancée, se retrouve seul, sans rien. Et comme pour Cité de verre, au final, les deux personnages principaux ont poursuivi une chimère et en ont tout perdu.
    Avec la troisième histoire La Chambre dérobée, on revient à quelque chose de plus classique. du coup, je me suis un peu plus ennuyée. Toutefois, comme je l'ai dit plus haut, on s'aperçoit des liens entre les 3 récits (il y a des indices pourtant dans les deux premiers récits mais chuuuuuut). Je n'en dirais pas plus sur la nature de ces liens, avoir dévoilé leur existence c'est déjà trop et j'aurais certainement maudit la personne qui m'en aurait parlé avant ma lecture car je crois que ça aurait gâché une bonne partie du plaisir que j'ai ressenti . J'adore les récits déroutants, frustrants, surprenants et là j'ai été servie.
    J'ai aussi beaucoup apprécié les nombreuses références littéraires qui m'ont donné envie de découvrir d'autres auteurs comme Melville, Poe et il faut vraiment que je lise Don Quichotte.
    J'ai adoré aussi les passages sur la sémantique (ils sont courts et très intéressants je vous rassure) exemple : peut-on encore appeler parapluie un parapluie cassé qui ne protège plus de la pluie ? le mot ne désigne plus la fonction de l'objet puisque cet objet a perdu cette fonction.
    Autre chose amusante : Paul Auster se met lui-même en scène.
    Bref, cette lecture m'a véritablement enthousiasmée et m'encourage à lire d'autres livres de Paul Auster.


    Lien : http://booksandfruits.over-blog.com/article-la-trilogie-new-yorkaise..
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Citations et extraits

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  • Par wictoria, le 17 juin 2010

    L'histoire toute entière se ramène à ce qui s'est passé pour terminer, et si je n'avais pas à présent cette conclusion en moi, je n'aurai jamais pu commencer ce livre. Il va de même pour les deux volumes qui précèdent celui-ci Cité de verre et Revenants. Ces trois récits, au bout du compte, sont la même histoire, mais chacun représente un stade différent de ma conscience de ce que à quoi elle se rapporte.
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  • Par pilpilip, le 07 avril 2010

    La sensation de vivre s'était écoulée hors de moi et avait été remplacée par une euphorie miraculeuse, par un doux poison qui se pressait dans mes veines, l'indéniable odeur de néant.
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  • Par pilpilip, le 07 avril 2010

    Mais les chances perdues font autant partie de la vie que les chances saisies, et une histoire ne peut s'attarder sur ce qui aurait pu avoir lieu.
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  • Par vchamp2010, le 06 novembre 2010

    "Chaque fois qu'il sortait marcher, il avait l'impression de se quitter lui-même, et, en s'abandonnant au mouvement des rues, en se réduisant à n'être qu'un oeil qui voit, il pouvait échapper à l'obligation de penser, ce qui, plus que toute autre chose, lui apportait une part de paix, un vide intérieur salutaire."

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  • Par vchamp2010, le 06 novembre 2010

    "Quinn avait l'habitude de se promener. Ses pérégrinations à travers la ville lui avaient appris à comprendre ce qui relie l'intérieur à l'extérieur. En utilisant le déplacement sans but comme une technique de renversement, il arrivait, dans ses meilleurs jours, à faire entrer l'extérieur et à usurper ainsi la souveraineté de l'intériorité. En se submergeant de choses externes, en se plongeant hors de lui-même au point de se noyer, il avait réussi à exercer une faible maîtrise sur ses crises de désespoir. Errer était donc une façon de se soustraire à son esprit."
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