Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures Inscription classique

ISBN : 207012388X
Éditeur : Gallimard (2009)


Note moyenne : 3/5 (sur 3 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :

"L'état quasi extatique, ce vide d'une extrême densité, qui m'avait transi juste après qu'on m'eut annoncé que j'avais un cancer. aura été la plus surprenante étape de mon aventure. Aucun état amoureux, aucun é... > voir plus
Ajouter une citation Ajouter une critique

Critiques, analyses et avis (3)

> Ajouter une critique

    • Livres 4.00/5
    Par mariecesttout, le 28 mars 2014

    mariecesttout
    Avec en exergue cette phrase de Susan Sontag, "Dans la vallée des larmes, étends tes ailes."
    Il s'agit d'un récit, celui d'un médecin urgentiste qui apprend, à 35 ans, qu'il est atteint d'un cancer, un lymphome digestif, d'assez mauvais pronostic.
    "Pendant quelques années, on voit par les livres, et les livres conduisent vers des brancards et des lits. On le sait, on l'oublie et on se laisse entraîner: on vogue loin de la souffrance, là où rien ne meurt pour se régénérer selon la grande roue de la biologie. Cette masse de connaissances enivre et fait admirer la beauté de l'ordre et la logique de ses défaillances, jusqu'à ce qu'on se retrouve, gêné et maladroit, pour la première fois devant un regard où se lisent la peur d'avoir mal, l'angoisse de savoir, l'angoisse tout court.
    Malade, c'était la distance du biologiste que je recherchais: je me plaçais loin de moi et descendais vers l'élémentaire, je faisais face en pensée à cette tumeur et contemplais ce qui menaçait de me désorganiser."
    Vient le moment classique du traitement, les interventions, la chimiothérapie.
    Et des aides, pour supporter l'angoisse, à chacun les siennes.
    Et puis..:
    "Au printemps suivant, mon cancer était déclaré en rémission complète. Et là, gourmand de tout et beaucoup plus jeune qu'avant, sans avoir eu besoin de signer de pacte, j'étais un faune sorti d'hibernation."
    Après le vide complet, une sorte de deuxième naissance. Avec recherche de sensations et d'émotions multiples, des aventures sexuelles , au départ dans un désert.
    A la recherche finalement de sensations comparables sur le plan intensité à celles qu'il vient de vivre. Ce n'est bien sûr plus possible.
    "Pour devenir un être cosmique, il fallait errer, ramper, avoir soif, que les yeux brûlent, que la sueur irrite le visage; il fallait chercher de l'ombre, craindre la solitude et regretter de toutes ses forces d'être là; il fallait voir l'horreur du désert et s'y savoir prisonnier; et puis il fallait avoir la chance de s'en tirer…
    Rechercher ce qui s'était montré une fois ne pouvait qu'être sacrilège -une imposture. Je ne devais rien désirer. Ni survivre, ni mourir, ni voir.
    Le voyage commence lorsqu'on ne choisit plus. Mon désert, c'était un lit d'hôpital."
    Une fois compris cela, la vraie re-naissance peut commencer.
    Fort beau , honnête et lucide récit d'une expérience vécue jusqu'au bout dans ses conséquences mêmes, et un très bel hommage, encore une fois, à Primo Levi:
    "Primo Levi m'aidait à tirer de mon expérience une autre leçon. Comme tout homme jeté dans un des cercles infernaux, sous cette menace continue qui l'y terrorise et à laquelle il s'habitue au point de ne plus la discerner de lui-même, comme tout homme qui se trouve enclos dans une parcelle de ce Mal et qui s'en sort, je portais désormais quelque chose d'infiniment plus important que moi."



    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 29         Page de la critique

    • Livres 3.00/5
    Par mimipinson, le 24 octobre 2010

    mimipinson
    « Être malade avait fait de moi un être aux aspirations cosmiques. Être en bonne santé ne faisait peut-être de moi qu'un égoïste. » p 49
    Un court, mais intense récit, dans lequel un médecin urgentiste raconte son « voyage » à travers la maladie.
    Il est jeune, médecin, et frappé d'un lymphome qui va le faire passer de l'autre côté du rideau, du côté des malades. Ce voyage va le porter de son lourd traitement à sa guérison.
    Le médecin s'efface peu à peu pour laisser parler l'homme. L'homme ne s'encombre pas de détails, il va droit au but, avec des mots choisis, et dans une langue admirablement écrite.
    La maladie est pour lui une seconde naissance ; et c'est à cette renaissance que nous assistons tout au long de ce livre sur les passages.
    « L'appel du voyage ne venait pas d'une banale envie de partir, mais d'un besoin d'exotisme radical. Oui, peut-être étais-je vraiment pressé de mourir ? Rien ne m'avait été donné à vivre d'aussi intense que cette maladie ?» p66
    L'auteur met en lumière un cap difficile à franchir dans sa vie sentimentale, l'éloignement, les solitudes bilatérales. Ce voyage, il le fera à sa façon, avec la compréhension et la tolérance de son compagnon.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 3         Page de la critique

    • Livres 2.00/5
    Par BVIALLET, le 25 mars 2012

    BVIALLET
    A 35 ans, le psychiatre et critique d'art Patrick Autréaux découvre qu'il est atteint d'un cancer de l'intestin. Il a l'impression que quelque chose le dépèce de l'intérieur. Son monde bascule dans le vide et l'insignifiance. Il attend la mort couché sur un lit d'hôpital et celle-ci l'ignorera. Il bénéficie d'une rémission qui a tout d'une véritable guérison. Il se désintéresse de son concubin Benjamin et se met à courir les amants d'une nuit. Puis c'est la rechute. Et à nouveau, la souffrance et l'abandon. Plus d'amis, plus de livres et plus de rêves. le tout jusqu'à la guérison, proclamée définitive par les médecins. Et l'histoire s'achève sur une consultation de Patrick et Benjamin au service des maladies vénériennes.
    A mi-chemin entre journal intime et autobiographie, ce texte est la chronique d'une mort annoncé avec tous les effets dramatiques que représente ce fléau terrible qu'est le cancer. Mais en même temps que le lecteur éprouve une pitié certaine pour ce que subit ce pauvre malheureux, il ne peut s'empêcher de ressentir un équivalent dégoût pour un tel étalage de nombrilisme, de complaisance narcissique, de voyeurisme morbide et d'égoïsme effréné dans cette répugnante accumulation de coucheries malsaines car ramenant le partenaire d'une nuit à l'animalité ou à la réification. le style est approximatif et on finit même par s'ennuyer de ces lamentations heureusement étalées sur peu de pages (117)

    Lien : http://www.etpourquoidonc.fr/
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 0         Page de la critique

> voir toutes (2)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par mimipinson, le 24 octobre 2010

    « L’appel du voyage ne venait pas d’une banale envie de partir, mais d’un besoin d’exotisme radical. Oui, peut-être étais-je vraiment pressé de mourir ? Rien ne m’avait été donné à vivre d’aussi intense que cette maladie ?» p66

    Commenter     J’apprécie          0 2         Page de la citation

  • Par mimipinson, le 24 octobre 2010

    « Etre malade avait fait de moi un être aux aspirations cosmiques. Etre en bonne santé ne faisait peut-être de moi qu’un égoïste. » p 49

    Commenter     J’apprécie          0 4         Page de la citation







Sur Amazon
à partir de :
11,31 € (neuf)
7,25 € (occasion)

   

Faire découvrir Dans la vallée des larmes par :

  • Mail
  • Blog

Découvrez la collection Folio

> voir plus

Quiz

    Les Temps

    Qui est ce poète français, auteur d'un recueil sur le temps qui passe et les amours impossibles. "Que lentement passent les heures Comme passe un enterrement Tu pleureras celle qui passera trop vitement Comme passent les heures"

    •   Guillaume Apollinaire
    •   Paul Fort
    •   Paul Verlaine
    •   Jean Cocteau

    10 questions - 78 lecteurs ont répondu
    Thème : temps , poésie , roman

    Créer un quiz sur ce livre.