ISBN : 271522883X
Éditeur : Mercure de France (2008)


Note moyenne : 3.5/5 (sur 4 notes) Ajouter à mes livres
En 1943, alors que la France entière est occupée, Claude Aveline (1901-1992) entre en clandestinité sous le nom de Louis-Marie Martin. En 1944, il publie Le temps mort, sous le pseudonyme de Minervois, aux Editions de Minuit, fondées par son ami le dessinateur Jean Brul... > voir plus
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Critiques et avis(2)

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    • Livres 4.00/5
    Par chartel, le 13 février 2009

    chartel
    Il est rare que ceux dont les vies furent bouleversées par les grands troubles de l'histoire de l'humanité parviennent à faire œuvre artistique de ce qu'ils ont vécu dans leur chair. Si l'on est souvent touché par des témoignages poignants et saisissants, il y manque souvent la richesse et la valeur de l'art. Claude Aveline, ancien résistant de la Seconde Guerre mondiale, réussit à faire de son récit des persécutions de la Gestapo une œuvre littéraire émouvante. S'appuyant sur les douleurs et les drames de plusieurs femmes résistantes qu'il rencontra au cours de son engagement pour la liberté, Claude Aveline dresse l'histoire de Clémence, entre prison et humiliations, interrogatoires musclés et déportation, dans de courts chapitres à la manière d'un journal quotidien, rappelant en ce sens "Le dernier jour d'un condamné" de Victor Hugo. le grand art de Claude Aveline est de retranscrire l'horreur humaine incarnée par l'oppression nazie sans tomber dans le bain de sang et le détail scabreux. Cette horreur se dessine à travers l'opposition d'une force brutale désespérée, consciente au fond d'elle-même de sa chute inévitable, à une autre force, beaucoup plus puissante, celle d'une volonté indéfectible, inexpugnable et sûre de son bien-fondé.
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    • Livres 4.00/5
    Par lethee, le 04 mars 2009

    lethee
    Je ne vois pas comment présenter cet ouvrage autrement qu'en reprenant les mots de l'auteur :
    "Le temps mort n'est pas une biographie romancée, Clémence est née de moi, je l'ai conduite dans son radieux malheur comme un enfant que l'on mène par la main. J'ai été chacun de ses bourreaux, l'une et l'autre de ses compagnes, son invisible amour, sa force et sa faiblesse, sa fierté, sa douceur."
    Quatrième de couverture de ce roman très bref, que l'on pourrait sans doute lire, pourtant, comme le témoignage de toutes les femmes emprisonnées et déportées pendant la seconde guerre :
    En 1943, alors que la France entière est occupée, Claude Aveline (101-1992) entre en clandestinité sous le nom de Louis-Marie Martin. En 1944, il publie Le temps mort, sous le pseudonyme de Minervois, aux Editions de Minuit, fondées par son ami le dessinateur Jean Bruller qui deviendra Vercors, l'auteur du Silence de la mer.
    Prison, interrogatoires, brimades et humiliations : Aveline peint la vie suspendue d'une jeune Résistante française, Clémence, de l'instant où les Allemands l'arrêtent jusqu'à celui où elle arrive dans un camp de concentration.
    Si ce récit paraît plus vrai que nature, l'auteur s'en explique : il a interrogé lui-même plusieurs de ses amies. Ainsi, dans le récit d'une femme, ce sont les récits de toutes les résistantes qui se rencontrent et ne font plus qu'un. De quoi faire réfléchir sur les talents et la nécessité de la littérature...
    A lire absolument. Au delà du texte, on ressent la véritable nécessité d'une solidarité.


    Lien : http://lethee.over-blog.com/article-27259025.html
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Citations et extraits

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  • Par chartel, le 13 février 2009

    De ma vie je n’avais pensé que je pouvais être une "patriote". Une patriote, c’était Jeanne d’Arc, une martyre, une sainte ! J’aimais bien trop le coiffeur, le ski, le flirt, la danse. Je n’ai jamais cru que ce qu’on faisait chez nous fût forcément mieux qu’ailleurs. Je trouvais que rien n’était stupide comme une frontière. Evidemment, je me sentais étrangère à l’étranger, mais pas plus à Bruxelles qu’à Marseille. Ma patrie, c’était notre Paris : est-ce qu’on peut-être une patriote parisienne ?
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Un assassinat aux Champs Elysées
Feuilleton en quarante épisodes, adapté par Claude AVELINE d'après son roman éponyme.En 1961 le jour de l'inauguration du Salon de l'Auto, vers 14 heures, un autobus de la ligne 83, part de la porte Champerret, chargé entre autres voyageurs, des Colet, couple d'Avignonnais en vacances à Paris et d'un monsieur qui s'installe en face d'eux et lit son journal. Un homme qui a d'abord suivi...








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