Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures Inscription classique


ISBN : 2070369617
Éditeur : Gallimard (2000)


Note moyenne : 3.68/5 (sur 450 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Il y avait à Montmartre, au troisième étage du 75bis de la rue d'Orchampt, un excellent homme nommé Dutilleul qui possédait le don singulier de passer à travers les murs sans en être incommodé. Il portait un binocle, une petite barbiche noire et il était employé de troi... > voir plus
Ajouter une citation Ajouter une critique

> voir toutes (17)

Critiques, analyses et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 5.00/5
    Par gill, le 12 novembre 2012

    gill
    En 1943, c'est un savoureux recueil d'une dizaine de nouvelles que Marcel Aymé offre, en pleine période d'occupation allemande, à ses lecteurs.
    Dans le premier texte, qui donnera son titre au volume, Dutilleul, modeste employé de bureau, possède la faculté de traverser les murs, il use d'abord de ce don pour se venger de son sous-chef de bureau M. Lécuyer, puis il devient, par un goût soudain de l'aventure, le fameux cambrioleur nommé Garou-Garou. Mais n'est pas Arsène Lupin qui veut...
    Dans "Les Sabines", l'héroïne Sabine possède le mythique don d' ubiquité et en profite pour vivre plusieurs vies parallèles auprès d'Antoine Lemurier, son mari, sous-chef du contentieux au SBNCA, auprès de Théorème un jeune peintre débauché aux yeux noirs, auprès d'un vieillard, distingué, monoclé et riche nommé Lord Burbury ! Mais écœurée par cette vie dissolue elle reviendra à son premier amant pour disparaître en même temps que lui et ses 67000 doubles...
    "La carte", le troisième texte prend acte de la drôle de décision du gouvernement de réduire le droit de vie des improductifs à un certain nombre de jours par mois, Raconte le marché noir qui s'ensuivit et ses conséquences inattendues pour le narrateur, amoureux d'Élisa qui ne s'en doute pas...
    Avec "Le décret" Marcel Aymé Raconte comment, par l'entremise du Vatican, au plus fort de la guerre, un accord international fut conclu entre les belligérants pour avancer le temps de dix sept ans sans modifier pour autant l'issue normale des hostilités...
    "Le proverbe" pose un problème à Lucien qui a eu 3 à son devoir de composition française, il va devoir l'expliquer à M. Jacotin son père, qui est proposé pour les "palmes académiques" mais qui est aussi l'auteur du fameux devoir....
    L'ensemble des textes, signés dans ce recueil par Marcel Aymé, est à mi-chemin entre le "Fantastique" et le "Philosophique". Sa plume amusée et moqueuse fait merveille dans ces contes modernes qui brocardent nos travers et la société.
    La meilleure, peut-être de toutes les nouvelles de l'ouvrage "Les bottes de sept lieues" sera reprise dans "Enjambées".
    Les enfants de Montmartre rêvent tous devant la vitrine d'un vieux brocanteur d'acheter une paire de bottes, trop chère pour eux. Mais le vieux commerçant, sentimental et original, baisse son prix pour permettre à Germaine de l'acheter...
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 32         Page de la critique

    • Livres 4.00/5
    Par kathy, le 17 novembre 2012

    kathy
    le passe-muraille, nouvelle publiée en 1943, met en scène « un excellent homme nommé Dutilleul qui possédait le don singulier de passer à travers les murs sans en être incommodé. Il portait un binocle, une petite barbiche noire, et était employé de troisième classe au ministère de l'Enregistrement. »
    La nouvelle a donné son nom au recueil où l'on trouve également d'autres nouvelles :
    Les Sabines, sur le don d'ubiquité ;
    La Carte, journal de Jules Flegmon sur la création de carte de temps et de tickets de vie ;
    Le Décret, un saut dans le temps est décrété pour en finir avec la guerre ;
    Le Proverbe, un père tyrannique aide son fils à faire un devoir ;
    Légende poldève, l'arrivée d'une vieille bigote au paradis ;
    Le Percepteur d'épouses, où des maris paient leurs impôts avec leurs femmes
    Les bottes de sept lieues, bottes magiques qui permettent à un enfant de sortir de la misère ;
    L'Huissier, sommé pour entré au paradis de retourner sur terre pour aider les pauvres ;
    En attendant, où des personnes évoquent leur vie difficile pendant la guerre.
    Dans ce recueil qui se déroule pendant l'Occupation, Marcel Aymé évoque la misère, les malheurs, les atrocités, les bassesses qui frappent les Français. Il témoigne de leur agacement face à une guerre qui s'éternise...
    Au final, dix nouvelles fantastiques, humoristiques ou surréalistes. Un classique incontournable…
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 28         Page de la critique

    • Livres 4.00/5
    Par lecassin, le 15 juin 2012

    lecassin
    « Le passe muraille » est sans aucun doute la nouvelle la plus connue de Marcel Aymé. C'est aussi le titre du recueil publié en 1943, qui comprend, outre la nouvelle éponyme, neuf autres textes, mais commençons par le commencement :
    « Le passe muraille » : l'histoire d'un fonctionnaire employé au Ministère de l'enregistrement, Dutilleul, dont la vie va se transformer en enfer avec l'arrivée d'un nouveau « chefaillon ». Il utilisera son don de passe-muraille pour harceler celui-ci, apparaissant à travers le mur de son bureau… mais l'amour le perdra.
    « Les Sabines » : point d'enlèvement ici... Simplement Dame Scenna, dotée du don d'ubiquité qui lui permettra d'être à la fois l'épouse Métivier, la maitresse de Théorème, jeune peintre montmartrois et Lady Burburry en épousant un riche Anglais…
    « La carte », où le journal intime de Jules Flegmon : on traite ici des cartes de rationnement pendant l'Occupation.
    « le décret »… et si on décidait d'un saut dans le temps pour « atterrir » la guerre terminée ?
    « le proverbe » où l'histoire d'un père tyrannique qui apprend le même jour qu'il vient d'obtenir les palmes académiques et que son fils n'a pas fait son devoir de français pour le lendemain…
    « La légende poldève », une espèce de conte fantastique, où l'on tourne en dérision la guerre, les belligérants et les bigots à travers l'entrée au Paradis de la demoiselle Marichella Borboïé.
    « le percepteur d'épouses » ; un percepteur obtient de l'avancement de la part du ministre pour avoir « mis en recouvrement » les épouses de ses contribuables…
    « Les bottes de sept lieues » : une histoire de bottes magiques qui permettront à un jeune garçon de sortir de la misère.
    « L'huissier » : l'histoire de l'huissier Malicorne, mort et ressuscité pour faire le bien avant une deuxième tentative d'entrée au Paradis.
    « En attendant » : pendant la guerre de 1939-1972, devant une épicerie, quatorze personnes sympathisent et décident pour des raisons diverses et variées de ne plus se quitter.
    Dix nouvelles qui témoignent, sous la plume de Marcel Aymé, de l'exaspération des français pendant l'Occupation, face à une guerre qui n'en finit pas ; des français soumis à des tracasseries administratives aussi diverses qu'idiotes, voire condamnables…
    Une langue, certes un peu désuète, mais tellement attachante.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 21         Page de la critique

    • Livres 4.00/5
    Par Woland, le 20 décembre 2007

    Woland
    "Le passe-murailles" est probablement la nouvelle la plus célèbre de Marcel Aymé. Ironique, tendre mais implacable, elle raconte l'histoire de Dutilleul, obscur petit fonctionnaire que l'arrivée d'un nouveau sous-chef réduit à la condition du martyr.
    Continuellement humilié par ledit sous-chef, Dutilleul trouve le courage de se révolter et, pour ce faire, trouve l'utilité d'un potentiel que, jusqu'alors, il n'avait pas jugé utile d'employer : pouvoir passer sans problème d'une pièce à l'autre en traversant les murs.
    Pour tout dire, jusqu'à ce que l'affreux sous-chef le reléguât dans un placard poussiéreux, Dutilleul jugeait son étrange qualité comme superflue et même peu reluisante. Il s'en était plaint à son médecin, lequel, diagnostiquant du surmenage, lui avait prescrit un certain médicament à prendre régulièrement. Dutilleul avait absorbé un seul sachet puis, après avoir rangé le médicament dans un tiroir, l'y avait oublié. le point est d'importance : ne l'oublions pas.
    Mais la trentaine d'apparitions que la tête de Dutilleul va faire, tout au long de ce mémorable après-midi, dans le bureau de son supérieur hiérarchique en s'affichant au mur de celui-ci, tel un menaçant et bavard trophée de chasse, va convaincre le petit fonctionnaire de l'importance de son "don."
    Et aussi du plaisir qu'on peut goûter à traverser les murs et à démontrer ainsi, à l'univers tout entier, qu'on lui est supérieur ...
    Bien sûr, Dutilleul va en abuser, de ce plaisir. Bien sûr, l'aventure tournera mal et, si vous voulez vous en convaincre, allez donc faire un tour place Marcel Aymé, à Montmartre.
    A cette nouvelle que vous citeront même ceux qui n'ont pas lu Marcel Aymé, succèdent "Les Sabines" où, un peu à l'instar de Dutilleul, une malheureuse jeune femme se voit recevoir le don d'ubiquité ; "La Carte" et le "Décret", deux récits extrêmement grinçants qui traitent le premier du rationnement des "tickets de vie" pendant la guerre et le second, des solutions, pour le moins curieuses, apportées aux problèmes soulevés par l'heure d'été là aussi en temps de guerre ; "Le Proverbe", lui aussi très connu au sein de l'oeuvre de Marcel Aymé ; la malicieuse "Légende Poldève" et "L'Huissier" où le romancier nous livre sa version personnelle du Paradis ; "Le Percepteur d'Epouses", dont le titre se passe de tout commentaire ; "Les bottes de sept lieues" et Antoine, son attachant petit héros et enfin "En Attendant", autre récit évoquant les files d'attente de l'Occupation.
    Un merveilleux petit recueil, drôle, émouvant, féroce, abominable même par moment mais qui ne donne qu'une envie : lire et relire Marcel Aymé. ;o)
    _________________
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 17         Page de la critique

    • Livres 4.00/5
    Par morrigan, le 09 juin 2012

    morrigan
    Que feriez-vous si vous appreniez que vous êtes capable de passer à travers les murs ? Si, par décret, le temps était avancé de 17 ans ? Si vous n'aviez droit de vivre que 15 jours par mois ? Si vous pouviez acheter des bottes de 7 lieues ? Ou encore si vous aviez le don d'ubiquité ? Voici les situations dans lesquelles sont placés les héros de ce recueil.
    Publié en 1943, Marcel Aymé vous propose des histoires fantastiques et poignantes. J'ai eu un petit coup de coeur pour "le passe-muraille" et "la carte de temps".
    A lire

    Lien : https://sites.google.com/site/vitedeslivres/home/nouvelles-et-recuei..
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 20         Page de la critique

> voir toutes (17)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par LydiaB, le 04 décembre 2010

    Un jour, le sous-chef fit irruption dans le réduit en brandissant une lettre et il se mit à beugler :

    - Recommencez-moi ce torchon ! Recommencez-moi cet innommable torchon qui déshonore mon service !

    Dutilleul voulut protester, mais M. Lécuyer, la voix tonnante, le traita de cancrelat routinier, et, avant de partir, froissant la lettre qu'il avait en main, la lui jeta au visage. Dutilleul était modeste, mais fier. Demeuré seul dans son réduit, il fit un peu de tem­pérature et, soudain, se sentit en proie à l'inspiration. Quittant son siège, il entra dans le mur qui séparait son bureau de celui du sous-chef, mais il y entra avec prudence, de telle sorte que sa tête seule émergeât de l'autre côté. M. Lécuyer, assis à sa table de travail, d'une plume encore nerveuse déplaçait une virgule dans le texte d'un employé, soumis à son approbation, lorsqu'il entendit tousser dans son bureau. Levant les yeux, il découvrit avec un effarement indicible la tête de Dutilleul, collée au mur à la façon d'un trophée de chasse. Et cette tête était vivante. A travers le lorgnon à chaînette, elle dardait sur lui, un regard de haine. Bien mieux, la tête se mit à parler.

    - Monsieur, dit-elle, vous êtes un voyou, un butor et un galopin.

    Béant d'horreur, M. Lécuyer ne pouvait détacher les yeux de cette apparition. Enfin, s'arrachant à son fau­teuil, il bondit dans le couloir et courut jusqu'au réduit. Dutilleul, le porte-plume à la main, était installé à sa place habituelle, dans une attitude paisible et laborieuse. Le sous-chef le regarda longuement et, après avoir balbutié quelques paroles, regagna son bureau. A peine venait-il de s'asseoir que la tête réapparaissait sur la muraille.

    - Monsieur, vous êtes un voyou, un butor et un galopin.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 4         Page de la citation

  • Par lecassin, le 15 juin 2012

    Il y avait à Montmartre, au troisième étage du 75 bis de la rue d’Orchampt, un excellent homme nommé Dutilleul qui possédait le don singulier de passer à travers les murs sans en être incommodé. Il portait un binocle, une petite barbiche noire et il était employé de troisième classe au ministère de l’enregistrement. En hiver, il se rendait à son bureau par l’autobus et à la belle saison, il faisait le trajet à pied, sous son chapeau melon.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 6         Page de la citation

  • Par petitours, le 27 novembre 2010

    Les noctambules qui descendent la rue Norvins à l'heure où la rumeur de Paris s'est apaisée, entendent une voix assourdie qui semble venir d'outre-tombe et qu'ils prennent pour la plainte du vent sifflant aux carrefours de la Butte. C'est Garou-Garou Dutilleul qui lamente la fin de sa glorieuse carrière et le regret des amours trop brèves. Certaines nuits d'hiver, il arrive que le peintre Gen Paul, décrochant sa guitare, s'aventure dans la solitude sonore de la rue Norvins pour consoler d'une chanson le pauvre prisonnier, et les notes, envolées de ses doigts engourdis, pénètrent au cœur de la pierre comme des gouttes de clair de lune
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 3         Page de la citation

  • Par cathcor, le 19 mars 2013

    Un héros, s'il n'est pas là où l'on a besoin de sa vaillance, n'est qu'un mensonge ou une illusion.

    Commenter     J’apprécie          0 8         Page de la citation

  • Par Puck, le 15 mai 2012

    Mais l'homme qui possède des dons brillants ne peut se satisfaire longtemps de les exercer sur un objet médiocre.

    Commenter     J’apprécie          0 6         Page de la citation







Sur Amazon
à partir de :
5,00 € (neuf)
0,01 € (occasion)

   

Faire découvrir Le passe-muraille par :

  • Mail
  • Blog

Découvrez la collection Folio

> voir plus

Lecteurs (1453)

> voir plus

Quiz