ISBN : 2070369617
Éditeur : Gallimard (2000)


Note moyenne : 3.69/5 (sur 126 notes) Ajouter à mes livres
Il y avait à Montmartre, au troisième étage du 75bis de la rue d'Orchampt, un excellent homme nommé Dutilleul qui possédait le don singulier de passer à travers les murs sans en être incommodé. Il portait un binocle, une petite barbiche noire et il était employé de troi... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Woland, le 20 décembre 2007

    Woland
    "Le passe-murailles" est probablement la nouvelle la plus célèbre de Marcel Aymé. Ironique, tendre mais implacable, elle raconte l'histoire de Dutilleul, obscur petit fonctionnaire que l'arrivée d'un nouveau sous-chef réduit à la condition du martyr.
    Continuellement humilié par ledit sous-chef, Dutilleul trouve le courage de se révolter et, pour ce faire, trouve l'utilité d'un potentiel que, jusqu'alors, il n'avait pas jugé utile d'employer : pouvoir passer sans problème d'une pièce à l'autre en traversant les murs.
    Pour tout dire, jusqu'à ce que l'affreux sous-chef le reléguât dans un placard poussiéreux, Dutilleul jugeait son étrange qualité comme superflue et même peu reluisante. Il s'en était plaint à son médecin, lequel, diagnostiquant du surmenage, lui avait prescrit un certain médicament à prendre régulièrement. Dutilleul avait absorbé un seul sachet puis, après avoir rangé le médicament dans un tiroir, l'y avait oublié. le point est d'importance : ne l'oublions pas.
    Mais la trentaine d'apparitions que la tête de Dutilleul va faire, tout au long de ce mémorable après-midi, dans le bureau de son supérieur hiérarchique en s'affichant au mur de celui-ci, tel un menaçant et bavard trophée de chasse, va convaincre le petit fonctionnaire de l'importance de son "don."
    Et aussi du plaisir qu'on peut goûter à traverser les murs et à démontrer ainsi, à l'univers tout entier, qu'on lui est supérieur ...
    Bien sûr, Dutilleul va en abuser, de ce plaisir. Bien sûr, l'aventure tournera mal et, si vous voulez vous en convaincre, allez donc faire un tour place Marcel Aymé, à Montmartre.
    A cette nouvelle que vous citeront même ceux qui n'ont pas lu Marcel Aymé, succèdent "Les Sabines" où, un peu à l'instar de Dutilleul, une malheureuse jeune femme se voit recevoir le don d'ubiquité ; "La Carte" et le "Décret", deux récits extrêmement grinçants qui traitent le premier du rationnement des "tickets de vie" pendant la guerre et le second, des solutions, pour le moins curieuses, apportées aux problèmes soulevés par l'heure d'été là aussi en temps de guerre ; "Le Proverbe", lui aussi très connu au sein de l'oeuvre de Marcel Aymé ; la malicieuse "Légende Poldève" et "L'Huissier" où le romancier nous livre sa version personnelle du Paradis ; "Le Percepteur d'Epouses", dont le titre se passe de tout commentaire ; "Les bottes de sept lieues" et Antoine, son attachant petit héros et enfin "En Attendant", autre récit évoquant les files d'attente de l'Occupation.
    Un merveilleux petit recueil, drôle, émouvant, féroce, abominable même par moment mais qui ne donne qu'une envie : lire et relire Marcel Aymé. ;o)
    _________________
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    • Livres 4.00/5
    Par Kroustik, le 26 janvier 2012

    Kroustik
    Relecture mais toujours aussi bien :)Comprend ea:- le passe muraille- les Sabines- le percepteur d'épouse- les bottes de sept lieues (très joli comte)- l'huissier*Ne comprends pas pourquoi on ne lit plus cet auteur*
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    • Livres 4.00/5
    Par lnbsi, le 02 octobre 2011

    lnbsi
    Série de contes les plus extravagants les uns que les autres. le plus célèbre nouvelle de ce recueil reste tout de même cellui du passe-muraille où un simple employé de bureau maltraité par son supérieur décide d'utiliser son pouvoir secret qui lui permet de passer à travers les murs.
    (Cliquez sur le lien lire la suite)

    Lien : http://aufildeslivres.over-blog.com/article-le-passe-muraille-856123..
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    • Livres 3.00/5
    Par coraline83100, le 20 juillet 2011

    coraline83100
    Comme un conte.
    Dutilleul peut traverser les murs, ce qui est bien stupéfiant et surtout énerve beaucoup son patron, qui cherche à le jeter en prison.
    Trois Sabine en une : princesse, bourgeoise et pauvre !
    Un percepteur d'épouse....
    10 excellentes nouvelles. Fantastiques, plaisantes et facilement compréhensibles. Un tout assez déconcertant. Pour se distraire.
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  • Par majanissa, le 02 mai 2011

    majanissa
    Pour moi, ce devait être une oeuvre soporiphique, un apriori qui s'est retrouvé totalement injustifié. J'appréciais l'auteur pour ses contes pour enfant et j'apprécie encore l'auteur pour ses contes pour adultes.
    Entre science fiction ou petites histoires sympas ou d'autres plus moralisatrices, la lecture est agréable. On lit des histoires mettant en scène un homme pouvant traverser les murs, une femme qui se multiplie à l'infini, un homme coincé à deux époques, des gens condamnés à ne vivre que quelques jours par mois car considérés comme inutiles. j'ai trouvé qu'il y avait un petit air de Barjavel que j'aime beaucoup. L'écriture est assez simple.
    Un livre sur lequel il ne faut pas avoir de préjugés. C'était un bon moment de lecture.

    Lien : http://majanissa.over-blog.com/article-11100311-6.html#comment81465953
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Citations et extraits

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  • Par Couperine, le 04 décembre 2010

    Un jour, le sous-chef fit irruption dans le réduit en brandissant une lettre et il se mit à beugler :

    - Recommencez-moi ce torchon ! Recommencez-moi cet innommable torchon qui déshonore mon service !

    Dutilleul voulut protester, mais M. Lécuyer, la voix tonnante, le traita de cancrelat routinier, et, avant de partir, froissant la lettre qu'il avait en main, la lui jeta au visage. Dutilleul était modeste, mais fier. Demeuré seul dans son réduit, il fit un peu de tem­pérature et, soudain, se sentit en proie à l'inspiration. Quittant son siège, il entra dans le mur qui séparait son bureau de celui du sous-chef, mais il y entra avec prudence, de telle sorte que sa tête seule émergeât de l'autre côté. M. Lécuyer, assis à sa table de travail, d'une plume encore nerveuse déplaçait une virgule dans le texte d'un employé, soumis à son approbation, lorsqu'il entendit tousser dans son bureau. Levant les yeux, il découvrit avec un effarement indicible la tête de Dutilleul, collée au mur à la façon d'un trophée de chasse. Et cette tête était vivante. A travers le lorgnon à chaînette, elle dardait sur lui, un regard de haine. Bien mieux, la tête se mit à parler.

    - Monsieur, dit-elle, vous êtes un voyou, un butor et un galopin.

    Béant d'horreur, M. Lécuyer ne pouvait détacher les yeux de cette apparition. Enfin, s'arrachant à son fau­teuil, il bondit dans le couloir et courut jusqu'au réduit. Dutilleul, le porte-plume à la main, était installé à sa place habituelle, dans une attitude paisible et laborieuse. Le sous-chef le regarda longuement et, après avoir balbutié quelques paroles, regagna son bureau. A peine venait-il de s'asseoir que la tête réapparaissait sur la muraille.

    - Monsieur, vous êtes un voyou, un butor et un galopin.
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  • Par petitours, le 27 novembre 2010

    Les noctambules qui descendent la rue Norvins à l'heure où la rumeur de Paris s'est apaisée, entendent une voix assourdie qui semble venir d'outre-tombe et qu'ils prennent pour la plainte du vent sifflant aux carrefours de la Butte. C'est Garou-Garou Dutilleul qui lamente la fin de sa glorieuse carrière et le regret des amours trop brèves. Certaines nuits d'hiver, il arrive que le peintre Gen Paul, décrochant sa guitare, s'aventure dans la solitude sonore de la rue Norvins pour consoler d'une chanson le pauvre prisonnier, et les notes, envolées de ses doigts engourdis, pénètrent au cœur de la pierre comme des gouttes de clair de lune
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  • Par zazimuth, le 31 juillet 2011

    Théorème se trouvait dans la situation d'un homme qui peut témoigner d'une vérité absurde, ce qui est le propre des aliénés mentaux. (p.42)
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  • Par zazimuth, le 31 juillet 2011

    A chaque instant, de nouvelles contestations s'élevaient entre les deux grands Etats qui avaient d'autant moins de chances de s'entendre qu'ils avaient raison tous les deux. (p.136)
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  • Par zazimuth, le 31 juillet 2011

    Au contraire, le sentiment toujours présent de la fuite du temps, la nécessité d'adopter un rythme de vie plus rapide incline les gens de ma catégorie à la bonne humeur. (p.76)
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La Belle Image - Cyril Bonin adapte Marcel Aymé - éditions Futuropolis .
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