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ISBN : 2070362248
Éditeur : Gallimard (1972)


Note moyenne : 3.92/5 (sur 115 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
- Edmond ! Est-ce que tu es fou ? Voilà que tu encourages ta fille... Ah ! le jour où cette petite imbécile sera enceinte... - Evidemment, dit Archambaud en s'adressant à sa fille, c'est la chose à ne pas faire. Il faut absolument éviter d'avoir des enfants. Ce coûte ch... > Voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Woland, le 20 décembre 2007

    Woland
    Il fallait un courage hors de pair pour oser publier, en 1948, un livre tel que cet "Uranus", brillant et féroce réquisitoire contre la lâcheté et la bêtise humaines. Or, le courage, ce n'était certes pas ce qui faisait défaut à Marcel Aymé.
    Il imagine une petite ville provinciale qui sort tout juste de la Seconde guerre mondiale. Les rares collaborateurs qui ne sont pas parvenus soit à retourner leur veste, soit à se réserver des appuis dans les plus hautes sphères ont été liquidés par les FFI. Un seul rôde encore, affirme-t-on, un certain Maxime Loin, un journaliste viscéralement anti-communiste qui s'est laissé prendre au mirage de la "Grande Allemagne."
    Pour le reste, c'est l'heure de gloire du Parti communiste. Il lorgne cependant d'un oeil méfiant vers le Parti socialiste qui, plus modeste mais bien résolu, rêve de rogner peu à peu la suprématie des "Rouges", grands vainqueurs de cette guerrre pour l'unique raison qu'Hitler eut la bêtise de rompre le pacte germano-soviétique.
    En cette période de reconstruction, les appartements et maisons préservées par les bombes ont été réquisitionnés pour abriter, outre leurs occupants légitimes, les familles des sinistrés. Ainsi, M. et Mme Archambault doivent-ils partager leur appartement avec l'un des responsables locaux du P.C., Gaigneux, sa femme, Maria et leurs enfants. Cela ne va pas sans créer pas mal de frictions.
    Mais la situation s'aggrave le jour où, pris de pitié et aussi de révolte contre sa lâcheté personnelle, Archambault recueille Maxime Loin ...
    Le style d'Aymé n'a jamais été aussi lucide, aussi précis, aussi cinglant - aussi matois. Avec un brio amer, il restitue toutes les peurs, toutes les lâchetés, toutes les contradictions d'une époque noire, aussi accablante en son genre que le fut celle de l'Occupation. Symboles antagonistes de ces temps troublés : Léopold, le cafetier et la "grande gueule" du coin, qui ne s'en laisse imposer par personne et qui finira assassiné sur ordre par une gendarmerie passée à la solde des vainqueurs, et le vieux Monglat, qui a collaboré à peu près avec tout le monde et qui a bâti sur la disparition d'un monde une fortune colossale dont il ne peut cependant jouir au grand jour. C'est lui qui fera pression sur ses hautes relations pour que Léopold, qui en savait trop, soit abattu en toute légalité.
    Entre les deux, le professeur Watrin, incurable rousseauiste qui croit en la bonté humaine alors qu'Aymé, lui, en doute un peu plus tous les jours. Un incurable qui, pour réconforter Archambault qui vient de voir Gaigneux emmener Loin à la gendarmerie, déclare, tout à la fin du roman : "Attendez. Attendez seulement cinquante ans ..."
    "Uranus", de Marcel Aymé : un grand livre, hélas ! méconnu par nos histoires de la Littérature française - et donc à mettre d'autant plus en valeur. ;o)
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    • Livres 5.00/5
    Par arcturus, le 02 avril 2015

    arcturus
    Ce roman est comme une fenêtre ouverte sur une période de notre histoire de plus en plus difficile à saisir, les témoins de ce monde se faisant de plus en plus rares. Uranus permet de le restituer dans sa complexité en nous situant au-delà des idées toutes faites qui, irrésistiblement, en simplifient la lecture.
    Comme les tragédies de Shakespeare, Uranus est à la fois tragique et comique. Comme la plupart d'entre elles, il se refuse à poser l'héroïsme en absolu, et il le situe dans le champ du relatif, du contingent et du prosaïque. Etre un héros, c'est se détruire, et les personnages, assommés par six ans de guerre, veulent tout simplement vivre. Il leur faut un courage confinant à l'inconscience, ou alors une certaine marginalité, pour affirmer leurs convictions, en particulier lorsqu'il s'agit de prendre la défense d'un individu soupçonné, à tort ou à raison, de collaboration avec l'ex-occupant.
    Dans une petite ville de l'après-guerre à demi détruite par les bombardements, les personnages sont saisis dans un quotidien redevenu ordinaire, mais toujours aussi imprévisible et dangereux. Ces individus charmants, naïfs, souffrants, parfois odieux ou simplement imbéciles, sont pris dans des situations inextricables où le sens de l'héroïsme se perd. Archambaut, l'ingénieur, est l'homme honnête qui a réussi. Ex-supporter du Maréchal (comme tant d'autres), il doit affirmer son soutien aux nouvelles autorités pour échapper aux soupçons….. Un soir, il rencontre par hasard Maxime Loin, un collaborateur traqué, et le recueille : non pas par sympathie idéologique mais par esprit de charité. Ai-je bien fait ? s'interroge-t-il. La question n'est pas vraiment qu'Archambaut ait mal agi, mais qu'il a mis sa famille en danger.
    Car les dénonciateurs sont légions dans ce monde où communistes et gaullistes multiplient les coups tordus pour conquérir le pouvoir. Si Jourdan, un communiste venu des classes supérieures, prône une ligne dure, c'est pour être accepté par ses camarades ouvriers. Il lui faut, comme il le dit crûment, « des morts à son actif ». Dénoncer Archambaut serait pour lui le meilleur moyen de prouver son allégeance à son parti. Gaigneux, qui quant à lui est un communiste ordinaire, défend les intérêts de sa classe et se soucie peu de politique. C'est lui qui finalement enverra Loin devant les juges. Découvert par hasard, Loin protège à son tour son protecteur, en déclarant à Gaigneux qu'il vient de pénétrer chez Archambaut, alors qu'il s'y était réfugié depuis plusieurs jours….. qui peut dire si Gaigneux n'aurait pas dénoncé ce dernier, connaissant la réalité ? Et le mensonge de Loin, qui évite sans doute la prison à Archambaut, ne fait-il pas de lui une sorte de héros ?
    La plupart de ces personnages, dont les habitations ont été détruites, vivent chez les Archambaut. Ce qui fait que la politique est éclipsée par des quiproquos de vaudeville. Gaigneux se retrouve épris de la fille d'Archambaut, tout comme Loin, qui se retrouve finalement dans les bras de Madame Archambaut! Cette tonalité légère se retrouve chez Watrin, le professeur idéaliste, qui est lui aussi hébergé chez Archambaut. Chaque jour, Watrin admire la beauté du monde et affirme détenir la formule du bonheur, s'isolant ainsi (assez artificiellement) de ce milieu sordide. Mais le dernier bombardement avait détruit sa maison et tué sa femme dans les bras de son amant, de telle sorte qu'il souffre d'anxiété et d'insomnie. Chaque nuit, il sent la présence d'une force obscure autour de l'existence humaine – Uranus.
    Même si la politique est discréditée, certaines valeurs morales subsistent dans le roman : le pétainisme d'Archambaut et les opinions nazies de Maxime Loin n'ont aucune crédibilité. Monglat, collaborateur enrichi, est un personnage faustien qui paie le prix de son pacte avec le Mal nazi. Plus rien ne compte désormais pour lui que de convertir son magot mal acquis en valeurs sûres, afin de faire oublier son triste passé. Il fait arrêter puis abattre Léopold, le cafetier alcoolique et poète, qui sous l'emprise de l'ivresse l'a dénoncé en place publique.
    Une autre valeur subsistante est la tradition littéraire française, avec la tragédie racinienne. Andromaque revient en leitmotiv, soulignant la rémanence de la culture traditionnelle en dépit des déstabilisations apportées par la guerre. Les élèves doivent utiliser les cafés de la ville pour travailler, et c'est dans celui de Léopold que se déroulent les cours de français. Fasciné par le dramaturge, le cafetier se met à composer des vers de mirliton. C'est une preuve comique de la vitalité de cette culture. Mais Andromaque reflète aussi le dilemme qui s'impose à tous les personnages : celui de la conscience morale. L'héroïne cède finalement au chantage de Pyrrhus et l'épouse afin de sauver son fils Astyanax, sacrifiant sa fidélité à Hector, son défunt époux. Les personnages d'Uranus sont dans une situation analogue : pour survivre, ils sont poussés à trahir et à se trahir eux-mêmes. Ainsi affirment-ils avoir toujours été Gaullistes, allant jusqu'à rester immobiles devant le lynchage d'un soi-disant traître par les FFI. Cette passivité est dénoncée comme veule et indigne. Mais en même temps, un autre message se superpose : tout le monde n'a pas l'étoffe des héros, et tout le monde ne peut pas se le permettre….
    En somme, le roman présente des personnages ordinaires égarés ou aveugles, qui doivent se situer dans le champ de force d'idéologies émergentes (communisme, gaullisme) contre lesquelles ils ne peuvent rien. Ils subissent en même temps la pression d'idéologies périmées mais persistantes (pétainisme et même, pour Loin, nazisme.) Et surtout, ils ont leur propre vie à vivre. le symbole le plus pertinent et le plus drôle (car ce roman pétille d'humour, en dépit d'une tonalité argumentative parfois assez lourde) en est sans doute le passage où Archambaut saisit le costume qu'il va porter pour la cérémonie marquant le retour des prisonniers de guerre. Ce n'est autre celui qu'il avait revêtu pour la visite du Maréchal. Que voulez-vous, il faut bien retourner sa veste !
    Le seul « héros » du livre, finalement, c'est l'auteur lui-même. En 1948, Marcel Aymé a mis en cause un mythe gaulliste qui était en train de supplanter le pétainisme. Il ne s'agit pas d'une dénonciation du premier, ni d'une réhabilitation du second. Comme le suggère le nom du pro-nazi « Loin », le roman met à distance un « Gaullisme » (d'ailleurs concurrencé par un « Stalinisme ») officiel qui dissimule la complexité de l'héroïsme. Il critique cette langue de bois qui accepte toute délation sans la vérifier par la preuve parce qu'elle sert un projet politique, celle qui refuse de considérer que derrière un collaborateur, même avéré, il y a un être humain qu'il faut respecter. Tout ceci au profit d'axiome manichéen : « nous sommes tous Gaullistes ». Et, hypocrisie suprême, cet axiome procède à une relecture simpliste du passé trouble de l'Occupation : «nous l'avons tous toujours été». Un esprit fanatique aussi irrationnel et destructeur que l' « Uranus » qui a rendu Watrin insomniaque.
    Uranus nous aide à comprendre une période déjà lointaine, et à la perpétuer dans la mémoire collective. En dénonçant ce mythe d'un Gaullisme universel, le roman préfigure même l'immense travail d'interprétation de cette époque qui a été effectué par les historiens, les sociologues, et même les juges dans la seconde partie du vingtième siècle. Et comment considérer ce livre comme périmé alors qu'aujourd'hui, des idéologies politiques et religieuses extrémistes reviennent en force, menaçant de suspendre la liberté d'expression, et que nous peinons à nous positionner efficacement par rapport à elles en tant que citoyens. Il nous faut respecter, et surtout faire respecter, l'idée qu'il existe des croyances et non une seule, un ensemble de situations possibles et non une seule. Nous devons défendre les notions de conscience morale et de tolérance, si nous ne voulons pas nous retrouver un jour dans une situation comparable à celle décrite dans Uranus.
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    • Livres 4.00/5
    Par lecassin, le 29 mars 2013

    lecassin
    Troisième volet d'une trilogie de l'avant du pendant et de l'après guerre 39/45 avec "Travelingue" et "Le chemin des écoliers", "Uranus" est une critique féroce de la période dite d'épuration...
    Inconscience ou provocation... On peu se poser la question tant la sortie de l'ouvrage(1948) est proche de la période traitée.
    A moins qu'il ne s'agisse tout simplement que de la chronique d'un village français comme il y en eut tant, dans cet immédiat après guerre, avec ses joies ses peines ; bref, quelque chose comme un instantané de la France de 1946... qui n'était pas si différente de celle de nos jours, me semble-t-il.
    C'est souvent féroce, c'est parfois gênant, c'est toujours drôle ; même si on rit jaune…
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    • Livres 5.00/5
    Par Radigan, le 16 septembre 2014

    Radigan
    J'ai vraiment apprécié la plume de Marcel Aymé, que je connaissais déjà avec les contes du chat perché : deux volumes que j'avais dévorés lorsque j'étais tout petit et qui ont encore des échos agréables dans ma mémoire, parmi mes toutes premières lectures avec Vendredi ou la vie sauvage, l'île du docteur moreau et les Agatha Christie, le bon temps quoi !
    Il y a tellement de choses condensées dans ce livre alors que le style est simple et accessible. Les personnages se laissent découvrir avec intérêt même s'il ne faut pas trop s'attendre à s'attacher avec la plus-part, car en sondant leurs âmes, l'auteur nous laisse découvrir une face sombre, pernicieuse.
    (Léopold, le géant buveur de vin blanc et apprenti poète est de loin le meilleur perso et le plus attendrissant, parce qu'il est entier ! )
    Ce livre parle de la reconstruction difficile de la France d'après guerre mais aussi d'autres choses plus intemporelles, la philosophie des cruels de ce monde et de leurs suiveurs, ceux qui sont aveuglés par l'orgueil et sont prêts à tout, même à l'injustice, pour servir cet orgueil sous la forme d'une "noble cause. Les indécis, les hypocrites et les poètes qui vivent parmi eux avec plus ou moins de complaisance.
    Ce livre raconte le périlleux micmac que causent les illusions prétentieuses de chacun, schéma qui semble exister depuis toujours chez l'homme.
    Encore aujourd'hui, des actes incompréhensibles que chacun connait se perpétuent. On se permet de commettre des horreurs en usant d'une conception déformée et restreinte de l'humanité, ( Dans le but d'asseoir un pouvoir) et on voit des milliers de personnes suivre bêtement persuadés que ce sont leurs intérêts que l'on veut défendre, et oubliant que vivre bien ne peut se faire qu'avec les autres et non pas contre eux. On manipule les gens par la peur, le mensonge et la contrainte sans le moindre scrupule, comme si on n'avait encore rien appris de l'Histoire.
    Un livre courageux et intéressant donc, qui fait réfléchir en pointant le doigt sur des choses existantes encore et toujours, même après 45 ... malheureusement !


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    • Livres 5.00/5
    Par TristanPichard, le 07 décembre 2014

    TristanPichard
    Après Brûlebois, son premier roman, je me suis attaqué à Uranus, oeuvre de maturité. Si le premier m'avait vaguement charmé, le second m'a totalement conquis ! Un chef-d'oeuvre, rien de moins. Tout le talent d'écriture est à son sommet. Alors que le jeune auteur usait de gestes appuyés, ici tout est fait en sobriété, avec tact, en petites touches... pour pousser le bouchon bien plus loin ! Et ce qui manquait dans la première oeuvre romanesque, à savoir une intrigue solide, est ici parfaitement maîtrisée. Pourtant, c'est la même chose ! Les mêmes gens, la même veulerie, la même mesquinerie, la même grandeur, le même alcoolique, la même folie, la même petitesse, la même petite ville de province avec ses petites gens et ces bourgeois fatigués, le même molosse tonitruant, le même pleutre qui se sent des ailes quand on lui donne un bâton pour taper son voisin. Tout pareil, en mieux, en parfait, avec des dorures à l'or fin et des chants d'angelots enivrés qui font de leur mieux mais ils ont un sacré coup dans le nez, alors...
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Citations et extraits

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  • Par raynald66, le 17 juin 2015

    Il ne me reste qu'une joie, c'est la souffrance des autres, le mal que je peux leur faire et celui qu'ils se font eux-mêmes. Je suis condamné à mon argent, je ne peux aimer personne, pas même moi, mais je hais tout le monde.
    Mon régal, c'est de lire dans les journaux les listes de fusillés, le compte rendu des procès, les dénonciations. Ca me fait jouir. Des juges bien dégueulasses, des journalistes indicateurs, des besogneux de la Résistance et des vaniteux, qui hurlent à la mort ou qui vendent leurs copains pour une petite place au soleil ou un reflet à la boutonnière, et les bons cons de collabo, les sincères, les paumés, les salauds aussi, tout ça en vrac au poteau, en prison, aux travaux forcés.
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  • Par grisette, le 20 juin 2010

    «Ma petite fille, souviens-toi que dans la vie, la seule chose qui compte, c'est l'argent.»

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  • Par Artemiseetcunegonde, le 18 juin 2015

    "Dire qu'il y a en lui de quoi faire un assassin, un voleur, un mouchard, un traître, un satyre et qu'il sera probablement un brave type comme tout le monde, et peut-être un héros ou un saint..."

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  • Par Kanelbulle, le 09 avril 2012

    Je sais ce que vous allez me dire, que je suis un alcoolique. Quoique à bien réfléchir, je n'ai jamais bu que ce qu'il me fallait. C'était rare que je dépasse mes douze litres par jour. Je n'aime pas les excès. Je peux dire que depuis vingt ans, on ne m'a pas vu saoul une seule fois.

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  • Par raynald66, le 17 juin 2015

    Léopold pencha la tête et baisse les yeux avec un air de modestie. Le brigadier sourit et eut un clin d'oeil à l'adresse de son compagnon.

    - C'est beau ce que vous avez fait. Mais j'y pense, votre Juif, il n'était pas si Juif que ça. C'était quand même votre neveu ?

    Léopold regarda le gendarme d'un oeil rusé et se mit à rire bruyamment.
    Ayant rempli les verres, il dit en trinquant :

    - A la gendarmerie, on n'est quand même pas gentil avec moi. Même plus le droit d'avoir un neuve juif, à présent.
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