Note moyenne : 4.45/5 (sur 40 notes)
De Cape et de Crocs, Tome 8 : Le Maître d'armes6Ajouter à mes livres
Acte VIII. Explorant les étranges cimes nuageuses de l'immense îlot d'Oxymore, messieurs de Maupertuis et Villalobos retrouvent enfin le mystérieux Maître d'Armes. Mais l'homme a le sang chaud, le verbe haut, la lame prompte... comment va-t-il réagir aux provocations d'... > voir plus
De Cape et de Crocs, après un suspense "rixm-assourdissant", nous dévoile enfin le Maître d'Armes, personne central éponyme de ce huitième tome de la série.
Cet album est particulièrement riche, tant en humour qu'en alexandrins et surtout en péripéties. Tout commence avec quelques cases en noir et blanc, désormais typiques des passages qui ne nécessitent pas de véritables illustrations et cela finit sur un fort goût de tragique : il y a donc de tout dans cet acte huit. de plus, le dessin se fait bien plus intense que dans les tomes précédents : les planches sont de plus en plus originales et magnifiques, mention spéciale d'ailleurs aux chimères servant de montures célestes et à la bataillée particulièrement colorée.
Bref, on atteint le summum de la série avec le Maître d'Armes : on rit, on pleure et on pleure de rire. S'affranchissant des défauts des tomes précédents, l'épisode présent dépasse les limites du pastiche théâtral pour nous ravir toujours davantage. Une complète réussite !
Avis aux amateurs de chansons de geste médiévales, de romans de cape et d'épée, d'aventures maritimes, de théâtre en vers et de poésie, et surtout, car c'est le plus important, d'humour. le comique de situation se mêle sans arrêt aux subtiles jeux de langage. Vous dénicherez des références en pagailles : le Roman de Renard, Molière, Dumas, Jules Verne et surtout Cyrano de Bergerac, et sans doute encore d'autres qui m'ont échappées. Vous l'aurez compris, cette série est un véritable régal, pour peu que l'on aime les bons mots et la fantaisie. Car il y a en effet bien peu de rationnel dans cette aventure et c'est portés par les rêves et les chimères que l'on suit nos savoureux personnages.
Cet album est pour moi le meilleur de cette série, j'y ai en effet retrouvé pour mon immense plaisir de magnifiques références à Cyrano de Bergerac ! Une véritable merveille ! A lire et relire sans modération non seulement pour la beauté des dessins mais également pour l'éblouissante et poétique écriture qui prend place dans les bulles (j'en soupire encore de bonheur lol).
Un loup et un renard en défenseurs de la veuve et de l'orphelin. Cela pourrait sembler à une bd pour enfants, mais l'histoire se lit bien. L'écriture est très jolie, avec des alexandrins et beaucoup de référence au théâtre classique. On adore ou pas et j'avoue que je n'ai pas vraiment mordu. Nos héros ont trouvés le maitre d'armes et vont chercher à défendre le roi contre l'infâme Mendoza. Hélas, une poignée de fines lames ne peuvent lutter contre une armée. On a encore droit à un beau duel d'alexandrins lors de la rencontre avec le maitre d'armes.La fin laisse présager une suite.
Vous pouvez lire ma chronique sur cette BD sur le blog : emaginaire.canalblog.com.
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Le Maître d'armes : Sentez-vous cet effluve infectant le zéphyr ?
Fi ! L'infâme fumet ! Je ne puis le souffrir !
Je flaire en de grands airs, sous une mine altière...
Relents de chiens mouillés et parfums de tanière !
Don Armando : Parbleu ! Mais ! ... Il nous brocarde !
Le Maître d'armes : Des outrages reçus mon ton reste en deçà :
Une odeur m'indispose, un lapin m'offensa.
Si j'ajoute à son trait de musc de sauvagine,
C'est par deux fois, ce jour, qu'on flétrit ma narine !
Don Lope : Si j'ai bien saisi... il dit qu'on pue ?
-Nous n'aurions pas du devenir corsaires.
- Épargnez-moi votre couplet sur les flibustiers libres et indomptés! Croyez-vous que je sois devenu pirate par vocation? Je n'ai pas eu le choix moi, je suis né dans le ruisseau.
- Seigneur dieu! Madame votre mère n'aurait jamais du se baigner dans son état!