ISBN : 2264017589
Éditeur : Christian Bourgois Editeur (1999)


Note moyenne : 3.9/5 (sur 20 notes) Ajouter à mes livres
Amadou Hampaté Bâ, le grand défenseur de la tradition orale africaine né au Mali en 1901, raconte ici l'histoire d'un homme qui fut son ami. Cet homme, voué dès sa jeunesse au dieu "Gongoloma Soké", dieu des contraires et de la ruse, en portait lui-même les contradictio... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 4.00/5
    Par ignatus-reilly, le 02 septembre 2010

    ignatus-reilly
    Sous-titre du livre :les roueries d'un interprète africain.
    Les aventures de Wangrin, interprète des différents représentants de l'autorité de l'AOF.
    Wangrin, issu d'une famille de chefs africains bambara, a du suivre les cours de l'école des otages. Ecole qui réunit les fils de notables africains afin de faire pression sur leurs pères et de s'assurer de laur coopération.
    Wangrin est très intelligent, malin, débrouillard et sans peur. Wangrin va y pénétrer les arcanes du pouvoir et s'en servir tout d'abord à son profit, ensuite, à celui de ses frères africains pauvres et défavorisés.
    Il va s'enrichir au nez et à la barbe des administrateurs coloniaux et surtout à leurs dépens, et ceci avec une grande jubilation.
    Malgré tous ces méfaits, on s'attache aux pas de Wangrin. Il n'est jamais cruel mais généreux et agit avec noblesse. C'est lorsqu'il aura tout perdu qu'apparaitra sa vraie grandeur. Même dénué de tout, Wangrin sait encore rire de lui-même et de ce qui l'entoure.
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    Critique de qualité ? (6 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par BMR, le 04 mars 2010

    BMR
    Il était une fois.
    Amadou Hampaté Bâ est l'auteur malien par excellence. D'origine peule, il est né à Bandiagara au pays Dogon avec le début du siècle et il s'éteindra un peu avant lui.
    Ethnologue et écrivain reconnu, il prononcera à l'Unesco cette phrase restée célèbre : "En Afrique, quand un vieillard meurt, c'est une bibliothèque qui brûle."
    Avec L'étrange destin de Wangrin il a recueilli puis mis sur le papier les mémoires de cet étrange Wangrin, personnage réel mais ô combien insaisissable, dans tous les sens du terme.
    Interprète officiel des gouverneurs (du temps où l'AOF recouvrait le Mali, le Sénégal et d'autres colonies françaises), il aura consacré sa vie à monter des arnaques en tout genre, grugeant indifféremment ses compatriotes et les colons français, aux seules fins de s'enrichir et d'asseoir son influence.
    Si la concussion, la malversation et la prévarication étaient des disciplines olympiques, nul doute que le sieur Wangrin aurait réussit le grand chelem sans forcer.
    Drôle d'idée donc que de brosser ainsi le portrait d'un noir a priori peu sympathique ... mais dont on ne peut s'empêcher de suivre avec intérêt les aventures abracadabrantes (et pourtant bien réelles, Hampaté Bâ nous l'a dit), racontées au rythme des contes et légendes de la brousse mais avec un suspense digne d'un polar.
    Il faut dire que les crimes perpétrés par l'infâme Wangrin ne sont jamais bien graves : il ne s'agit, après tout, que de trafics et d'argent, de l'argent des colons français venus s'enrichir en Afrique, juste retour de manivelle.
    Et puis Wangrin se montre un étonnant connaisseur des ressorts de l'âme humaine, jaugeant précisément ses interlocuteurs, trouvant habilement leurs points faibles.
    Enfin, tout cela est mené de main de maître es arnaque, au nez et à la barbe des gouverneurs français, roulés dans la farine de mil.
    Il faut dire que Wangrin a été à bonne école : l'école des otages, comme on l'appelait alors, lorsque les colons réquisitionnaient de force les fils des notables de la brousse pour les avoir sous la main dans des écoles éloignées et ainsi s'assurer de la fidélité de leurs vassaux.
    L'école des colons blancs coiffés du casque colonial (voir citation).
    Finalement, dans ce monde peu sympathique (c'est l'époque de la Grande Guerre), Wangrin nous apparaît plutôt humain et passe presque pour une sorte de Robin des Bois de baobabs, un Robin des Bois qui volait beaucoup les riches et donnait un peu aux pauvres et qui, comme la charité bien ordonnée, commençait par se servir lui-même.
    Les histoires d'argent comme les histoires d'amour finissent mal, en général, et l'on se prend à la fin de ces aventures truculentes, à regretter ce trouble personnage, l'écriture impeccable d'Hampaté Bâ et le rythme répétitif des contes de la brousse ...

    Lien : http://bmr-mam.over-blog.com/article-bouquin-wangrin-45849840.html
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 1.00/5
    Par Bunee, le 30 mai 2008

    Bunee
    Je n'ai pas franchement accroché, aussi ne m'attarderai-je pas trop dessus.
    La préface nous indique que ce roman est le résultat d'une promesse faite à un homme de mettre par écrit les récit qu'il a fait à l'auteur de se vie mouvementée.

    En effet, Hampaté bâ, "grand défenseur de la tradition orale africaine à l'Unesco" narre les aventures d'un homme, son ami, qui a réellement existé...
    http://lelabo.blogspot.com/2006/11/ltrange-destin-de-wangrin.html
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Citations et extraits

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  • Par ignatus-reilly, le 02 septembre 2010

    Wangrin était filou, certes, mais son âme n'était pas insensible. Son cœur était habité par un intense volonté de gagner de l'argent par tous les moyens afin de satisfaire une convoitise innée, mais il n'était point dépourvu de bonté, de générosité et même de grandeur. Les pauvres et tous ceux auxquels ils étaient venus en aide dans le secret en savaient quelque chose. Son comportement, cynique envers les puissants et les favorisés de la fortune, ne manquait cependant jamais d'une certaine élégance.
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  • Par BMR, le 04 mars 2010

    [...] Cette coiffure ridicule ne faisait pourtant rire personne. Bien au contraire elle inspirait la peur. C'était en effet la coiffure officielle et réglementaire des Blancs, ces fils de démons venus de l'autre rive du grand lac salé [...] C'était un emblème de noblesse qui donnait gratuitement droit au gîte, à la nourriture, aux pots-de-vin et, si le coeur en disait, aux jouvencelles aux formes proportionnées pour les plaisirs de la nuit.
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    Citation de qualité ? (14 votes positifs)
  • Par ignatus-reilly, le 02 septembre 2010

    Moulaye Hamidou, dit Wangrin, accepterais-tu de travailler pour me garantir contre mes ennemis blancs-blancs, noirs-blancs et noirs, et pour combien?
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