Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures Inscription classique

ISBN : 2842612892
Éditeur : Le Serpent à plumes (2001)


Note moyenne : 3.87/5 (sur 54 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Une si longue lettre est une oeuvre majeure, pour ce qu'elle dit de la condition des femmes. Au coeur de ce roman, la lettre que l'une d'elle, Ramatoulaye, adresse à sa meilleure amie, pendant la réclusion traditionnelle qui suit son veuvage.
Elle y évoque leurs ... > voir plus
Ajouter une citation Ajouter une critique

> voir toutes (24)

Critiques, analyses et avis

> Ajouter une critique

  • Par la_plume_francophone, le 30 septembre 2008

    la_plume_francophone
    Une si longue lettre, d'ici et d'ailleurs...
    Dans ce roman paru en 1979, l'écrivain Mariama Bâ écrit à la première personne la lettre que Ramatoulaye, qui vient de perdre son mari Modou Fall, envoie à son amie d'enfance Aïssatou. Dans l'intimité de cette confession, la narratrice nous plonge dans une athmosphère douce-amère, au coeur de ce sentiment étrange situé entre le nostalgie poignante de l'amour heureux et la fatalité de l'impossibilité de le faire renaître.
    Lire la suite:
    http://la-plume-francophone.over-blog.com/article-11143752.html


    Lien : http://la-plume-francophone.over-blog.com/article-11143752.html
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 52         Page de la critique

    • Livres 4.00/5
    Par VanessaV, le 22 mai 2008

    VanessaV
    Que c'est intimidant d'arriver là, de lire les mots d'une autre, cette femme fictive, si réelle pourtant, que j'imagine être la femme dans la norme là-bas.
    Ce livre, fort, épistolaire, reprend le parcours d'une vie féminine, du moins dès son adolescence. le choix d'un mari comme l'aboutissement social, familial et sociétal d'une communauté : un choix de raison et non de cœur. Une éducation traditionnelle, religieuse, amène les jeunes pubères à se vouer à être la femme, une des femmes, d'un homme.
    (...) Ce livre parle aussi de l'amitié, si riche, si précieuse, ici décrite comme émotion plus forte que l'amour. Il retrace aussi quelques éléments de l'éducation familiale des enfants comme une condition féminine et amène une réflexion sur les traditions et le religieux.
    Une très belle lecture pour aller encore plus loin dans le rapport des traditions à nos états de vie, à nos réflexions sur l'éducation, à nos ouvertures amicales.
    lire la suite ici http://iam-like-iam.blogspot.com/2008/05/un-choc-de-cauris-fminins-et-sngalais.html
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 31         Page de la critique

    • Livres 2.00/5
    Par belledeschamps, le 21 mai 2008

    belledeschamps
    Le parcours de deux femmes Sénégalaises, l'une acceptant le second mariage de son époux avec une femme plus jeune, l'autre pas. Au décès de son époux, la narratrice écrit à sa meilleure amie, qui a quitté l'Afrique pour continuer sa vie aux Etats-Unis, avec ses enfants. De leur jeunesse d'étudiantes privilégiées, évoluant dans les sphères des intellectuels, des médecins et des politiques, il ne reste plus rien si ce ne sont que les souvenirs. Entre modernité et tradition, la condition de la femme en Afrique est ici présentée avec un ton juste, sans mièvrerie et avec exactitude.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 27         Page de la critique

  • Par christianebrody, le 07 mars 2012

    christianebrody
    « Si les rêves meurent en traversant les ans et les réalités, je garde intacts mes souvenirs, sel de ma mémoire.(…)Le même parcours nous a conduites de l'adolescence à la maturité où le passé féconde le présent. »

    Suite au décès de son époux, Ramatoulaye entreprend la rédaction d'un long courrier composé de vingt-huit Lettres qu'elle adresse à son amie d'enfance, Aïssatou, traductrice/interprète à l'ambassade du Sénégal aux Etats-Unis. Pendant les quarante jours de réclusion que lui impose la tradition musulmane, un confinement qui ne sera troublé que par le rituel précis de la loi coranique, Ramatoulaye convoque ses souvenirs et fait le solde de tout compte de cette vie qui a été la sienne. C'est avec une tendresse infinie qu'elle évoque leur enfance commune, leurs espoirs en un avenir meilleur pour les femmes et leur pays, la confiance absolue qu'elles ont mis dans l'éducation et l'instruction, unique moyen pour s'extraire de l'asservissement social, politique, religieux et les désillusions qui ont parcheminé leur existence.
    Servi par une écriture irréprochable, témoin de l'excellence de l'instruction que l'auteure a reçue, elle évoque certains aspects de la vie sénégalaise et par extension la vie africaine. Elle y dénonce l'absence d'ouverture d'esprit de la société, le système discriminatoire des castes, l'étouffante tradition, la rigidité d'une société patriarcale qui trouve un soutien inconditionnel auprès de trop nombreuses femmes, les difficultés pour un peuple à accéder à l'éducation, les disparités de traitements entre les hommes et les femmes, la fragilité de la condition humaine, le devoir et le rôle de chacun (homme-femme) dans l'amélioration du destin de tous. Plus qu'un roman épistolaire, c'est un appel lancé à toutes les âmes de bonne volonté convaincues de l'importance et de la portée d'une action menée pour et par le peuple pour une amélioration des conditions de vie. Ce n'est pas un livre pro-féministe bien que le thème initial soit le sort réservé à la femme mais plutôt un recueil de pensées d'une grande lucidité à l'instar de Sénèque ou Epitecte, une sorte de legs fait aux générations futures lesquelles se doivent de continuer le combat. Si le bonheur dépend de ce que l'on a acquis au cours de l'existence, il est aussi intimement lié à tout ce à quoi on a renoncé parfois par choix, souvent car c'est la seule issue, à l'image de Ramatoulaye, veuve et à la tête d'une tribu de douze enfants, qui n'en poursuit pas moins la lutte malgré les revers de la vie.
    J'ai été subjuguée par sa langue, un français précieux, quelque peu vieillot mais toujours poétique. On y sent l'affection de l'auteure pour cette langue, son plaisir à écrire, sa maîtrise concernant la construction du récit: pas un mot en trop. Je recommande vivement cette lecture au moins pour la langue si ce n'est pour les thèmes particulièrement durs qui y sont abordés. Une histoire touchante à la limite du conte philosophique. On en sort pour le moins troublé et dans le bon sens du terme. Excellente pioche.

    Lien : http://www.immobiletrips.com/etude-de-moeurs-2/une-si-longue-lettre-..
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 13         Page de la critique

    • Livres 4.00/5
    Par MissG, le 01 avril 2012

    MissG
    Pour son premier roman publié en 1979, Mariama Bâ a choisi le récit épistolaire mais sous une forme plutôt audacieuse, puisqu'en fait ce roman est une seule et unique lettre adressée par Ramatoulaye au moment du décès de son mari à son amie Aïssatou .
    A travers cette longue lettre, Ramatoulaye va se confier à Aïssatou sur sa situation de veuve, ses relations mauvaises avec sa co-épouse (la deuxième épouse plus jeune de son mari) tout en revenant sur le passé, car des années auparavant, Aïssatou a également connu cette situation, mais autant Ramatoulaye a gardé et tenu son rôle d'épouse jusqu'au bout qu'Aïssatou a elle choisi un chemin différent vers l'émancipation.
    Pour Ramatoulaye, il est important de revenir sur le passé, même s'il n'est pas possible de le changer, car il fait partie d'elle : "Si les rêves meurent en traversant les ans et les réalités, je garde intacts mes souvenirs, sel de ma mémoire.", d'autant que dès les premières lignes le lecteur ressent bien l'attachement profond qui la lie à Aïssatou.
    Ramatoulaye ne regrette rien, et même si elle s'est rendue compte tardivement de son erreur dans le choix de son mari : "Les paroles de ma mère me revenaient : "Trop beau, trop parfait." Je complétais enfin la pensée de ma mère par la fin du dicton : "Pour être honnête."", elle restera fidèle et intègre jusqu'à la fin à ce mari ayant pourtant déserté le foyer familial après vingt cinq années de vie commune et d'amour.
    A travers ce livre, Mariama Bâ offre le formidable récit d'une femme à la fois belle et forte, digne et honnête, et apporte une vision juste sur l'Afrique qui se retrouve d'ailleurs dans ce propos qu'elle fait tenir à son héroïne : "Mais l'Afrique est différente, morcelée. Un même pays change plusieurs fois de visage et de mentalité, du Nord au Sud ou de l'Est à l'Ouest."
    De traditions il en est beaucoup question dans ce roman, et c'est à travers des propos justes et sans concession que l'auteur apporte une vision précise de la condition des femmes en Afrique et notamment de la place qui leur est faite dans la société Africaine, du poids des traditions et de la religion.
    A travers le personnage de Ramatoulaye et une narration à la première personne du singulier, Mariama Bâ se fait la voix de ces femmes qui se taisent, écrasées par le poids des traditions, de la religion, de la polygamie, de la belle-famille qui cherche à s'approprier le plus de biens possible dans le cas du décès d'un époux.
    Cette narration à la première personne du singulier finit par être troublante pour le lecteur, car Mariama Bâ dévoile dans ce récit ses peurs, ses craintes, mais aussi ses espoirs, si bien que la frontière entre la part fiction du récit et vérité voire vécu de l'auteur est franchie, ce qui donne à ce roman une dimension culturelle encore plus grande.
    C'est un regard extrêmement lucide qui est porté sur la condition de la femme en Afrique, dans le cas présent plus particulièrement au Sénégal, mais il est à la fois rempli d'espoir en l'amour.
    Le personnage de Ramatoulaye est à la fois traditionnel mais également fort, moderne, et ouvert au monde, c'est d'ailleurs pour cela que "Une si longue lettre" va à l'encontre de la vision traditionnelle de la femme africaine plutôt perçue comme un être n'ayant aucun droit et vivant dans un état de servitude, à préparer les repas, s'occuper de son mari et de ses enfants et chamboule ainsi les croyances souvent erronées des lecteurs.
    La femme Africaine sait faire face et affronte avec dignité tous les maux qui peuvent frapper son foyer, c'est en tout cas l'un des enseignements que j'ai retenu de ce livre.
    Et si pour Louis Aragon "La femme est l'avenir de l'homme", ceci s'applique particulièrement à l'Afrique et illustre remarquablement bien la femme narratrice de ce récit.
    "Une si longue lettre" est un livre d'une sensibilité rare qui a su me toucher, m'apporter un regard nouveau sur l'Afrique ainsi qu'une meilleure compréhension de la société Africaine.
    Cette correspondance n'est nullement trop longue, elle est juste remarquable.

    Lien : http://lemondedemissg.blogspot.fr/2012/04/une-si-longue-lettre-de-ma..
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 9         Page de la critique

> voir toutes (18)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par Gwordia, le 16 mai 2011

    Pour vaincre ma rancoeur, je pense à la destinée humaine. Chaque vie recèle une parcelle d'héroïsme, un héroïsme obscur fait d'abdications, de renoncements et d'aquiescements, sous le fouet impitoyable de la fatalité.

    Je pense aux aveugles du monde entier qui se meurent dans le noir. Je pense aux paralytiques du monde entier qui se traînent. Je pense au lépreux du monde entier que leur mal ampute.

    Victimes d'un triste sort que vous n'avez pas choisi, que sont, à côté de vos lamentations, mes démêlés, motivés cruellement, avec un mort qui n'a plus de mainmise sur ma destinée ? Justiciers, vous auriez pu, en liguant vos désespoirs, rendre tremblants ceux que la richesse enivre, ceux que le hasard favorise. Vous auriez pu, en une horde puissante de sa répugnance et de sa révolte, cracher le pain que votre faim convoite.

    Votre stoïcisme fait de vous non des violents, non des inquiétants, mais de véritables héros, inconnus de grande histoire, qui ne dérangent jamais l'ordre établi, malgré votre situation misérable.

    Je répète, que sont, à côté de vos tares visibles, les infirmités morales dont vous n'êtes d'ailleurs pas à l'abri ? En pensant à vous, je rends grâce à Dieu de mes yeux qui embrassent chaque jour le ciel et la terre. Si la fatigue morale m'ankylose aujourd'hui, elle désertera demain mon corps. Alors, ma jambe délivrée me portera lentement et, à nouveau, j'aurai autour de moi l'iode et le bleu de la mer. Seront miens l'étoile et le nuage blanc. Le souffle du vent rafraîchira encore mon front. Je m'étendrai, je me retournerai, je vibrerai. Ô ! santé, habite-moi. Ô ! santé...

    Mes efforts ne me détournent pas longtemps de ma déception. Je pense au nourrisson orphelin à peine né. Je pense à l'aveugle qui ne verra jamais le sourire de son enfant. Je pense au calvaire du manchot... Je pense... Mais mon découragement persiste, mais ma rancoeur demeure, mais déferlent en moi les vagues d'une immense tristesse !
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 31         Page de la citation

  • Par Gwordia, le 16 mai 2011

    Le sang des blessures coagulé dessine sur le sol des taches sombres et répugnantes. Tout en les brossant, je pense à l'identité des hommes : même sang rouge irriguant les mêmes organes. Ces organes, situés aux mêmes endroits, remplissent les mêmes fonctions. Les mêmes remèdes soignent les mêmes maux sous tous les cieux, que l'individu soit noir ou blanc : tout unit les hommes. Alors, pourquoi s'entretuent-ils dans des batailles ignobles pour des causes futiles en regard des massacres de vies humaines ? Que de guerres dévastatrices ! Et pourtant, l'homme se prend pour une créature supérieure. A quoi lui sert son intelligence ? Son intelligence enfante aussi bien le beau que le mal, plus souvent le mal que le bien.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 37         Page de la citation

  • Par Gwordia, le 16 mai 2011

    On ne prend pas rendez-vous avec le destin. Le destin empoigne qui il veut, quand il veut. Dans le sens de vos désirs, il vous apporte la plénitude. Mais le plus souvent, il déséquilibre et heurte. Alors, on subit.

    Commenter     J’apprécie          0 61         Page de la citation

  • Par Gwordia, le 16 mai 2011

    Alors que la femme puise, dans le cours des ans, la force de s'attacher, malgré le vieillissement de son compagnon, l'homme, lui, rétrécit de plus en plus son champ de tendresse. Son œil égoïste regarde par-dessus l'épaule de sa conjointe. Il compare ce qu'il eut à ce qu'il n'a plus, ce qu'il a à ce qu'il pourrait avoir.

    Commenter     J’apprécie          0 40         Page de la citation

  • Par TheBee, le 01 octobre 2010

    Le mot bonheur recouvre bien quelque chose, n'est-ce pas? J'irai à sa recherche.

    Commenter     J’apprécie          0 112         Page de la citation







Sur Amazon
à partir de :
5,36 € (neuf)
5,00 € (occasion)

   

Faire découvrir Une si longue lettre par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (149)

  • Ils sont en train de le lire (1)

> voir plus

Quiz