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ISBN : 2842612892
Éditeur : Le Serpent à plumes (2001)


Note moyenne : 4/5 (sur 89 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Une si longue lettre est une oeuvre majeure, pour ce qu'elle dit de la condition des femmes. Au coeur de ce roman, la lettre que l'une d'elle, Ramatoulaye, adresse à sa meilleure amie, pendant la réclusion traditionnelle qui suit son veuvage.
Elle y évoque leurs ... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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  • Par la_plume_francophone, le 30 septembre 2008

    la_plume_francophone
    Une si longue lettre, d'ici et d'ailleurs...
    Dans ce roman paru en 1979, l'écrivain Mariama Bâ écrit à la première personne la lettre que Ramatoulaye, qui vient de perdre son mari Modou Fall, envoie à son amie d'enfance Aïssatou. Dans l'intimité de cette confession, la narratrice nous plonge dans une athmosphère douce-amère, au coeur de ce sentiment étrange situé entre le nostalgie poignante de l'amour heureux et la fatalité de l'impossibilité de le faire renaître.
    Lire la suite:
    http://la-plume-francophone.over-blog.com/article-11143752.html


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    • Livres 4.00/5
    Par VanessaV, le 22 mai 2008

    VanessaV
    Que c'est intimidant d'arriver là, de lire les mots d'une autre, cette femme fictive, si réelle pourtant, que j'imagine être la femme dans la norme là-bas.
    Ce livre, fort, épistolaire, reprend le parcours d'une vie féminine, du moins dès son adolescence. le choix d'un mari comme l'aboutissement social, familial et sociétal d'une communauté : un choix de raison et non de cœur. Une éducation traditionnelle, religieuse, amène les jeunes pubères à se vouer à être la femme, une des femmes, d'un homme.
    (...) Ce livre parle aussi de l'amitié, si riche, si précieuse, ici décrite comme émotion plus forte que l'amour. Il retrace aussi quelques éléments de l'éducation familiale des enfants comme une condition féminine et amène une réflexion sur les traditions et le religieux.
    Une très belle lecture pour aller encore plus loin dans le rapport des traditions à nos états de vie, à nos réflexions sur l'éducation, à nos ouvertures amicales.
    lire la suite ici http://iam-like-iam.blogspot.com/2008/05/un-choc-de-cauris-fminins-et-sngalais.html
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    • Livres 4.00/5
    Par ballad, le 06 septembre 2013

    ballad
    Ce petit roman épistolaire qui nous donne une vision de l'Afrique a été écrit fin des années 70, mais la situation est encore la même aujourd'hui. C'est une lettre que Ramatoulaï envoye à sa plus grande amie, Aïssatou, durant sa période de veuvage. En effet, elle vient de perdre son mari, et lors des cérémonies funéraires auxquelles elle est présente, elle fait le bilan de sa vie conjugale. Son mari, Mawdo, elle l'a aimé, certes. Cependant, un homme en cache un autre, et Ramatoulaï est une femme comme tant d'autres femmes sénégalaises qui un jour dut subir la surprise de la polygamie. En Afrique moderne, c'est encore une pratique courante que le mari se tourne vers une ou plusieurs « co-épouses » et se marie de nouveau. Une situation bien confortable pour lui, ma foi. Mais même si c'est inscrit dans les mœurs et dans les traditions, on voit grâce à ce livre de Mariama Bâ que les femmes ne sont pas heureuses de cette situation. Parfois, certaines divorcent mais d'autres n'ont pas la volonté de le faire, par soumission ou par peur. Dans cette lettre à sa sœur de cœur Aïssatou, elle s'adresse à toutes les femmes noires qui ont à souffrir des humiliations des hommes et c'est pour cela je pense que la lettre est Une si longue lettre.
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    • Livres 2.00/5
    Par belledeschamps, le 21 mai 2008

    belledeschamps
    Le parcours de deux femmes Sénégalaises, l'une acceptant le second mariage de son époux avec une femme plus jeune, l'autre pas. Au décès de son époux, la narratrice écrit à sa meilleure amie, qui a quitté l'Afrique pour continuer sa vie aux Etats-Unis, avec ses enfants. De leur jeunesse d'étudiantes privilégiées, évoluant dans les sphères des intellectuels, des médecins et des politiques, il ne reste plus rien si ce ne sont que les souvenirs. Entre modernité et tradition, la condition de la femme en Afrique est ici présentée avec un ton juste, sans mièvrerie et avec exactitude.
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  • Par christianebrody, le 07 mars 2012

    christianebrody
    « Si les rêves meurent en traversant les ans et les réalités, je garde intacts mes souvenirs, sel de ma mémoire.(…)Le même parcours nous a conduites de l'adolescence à la maturité où le passé féconde le présent. »

    Suite au décès de son époux, Ramatoulaye entreprend la rédaction d'un long courrier composé de vingt-huit Lettres qu'elle adresse à son amie d'enfance, Aïssatou, traductrice/interprète à l'ambassade du Sénégal aux Etats-Unis. Pendant les quarante jours de réclusion que lui impose la tradition musulmane, un confinement qui ne sera troublé que par le rituel précis de la loi coranique, Ramatoulaye convoque ses souvenirs et fait le solde de tout compte de cette vie qui a été la sienne. C'est avec une tendresse infinie qu'elle évoque leur enfance commune, leurs espoirs en un avenir meilleur pour les femmes et leur pays, la confiance absolue qu'elles ont mis dans l'éducation et l'instruction, unique moyen pour s'extraire de l'asservissement social, politique, religieux et les désillusions qui ont parcheminé leur existence.
    Servi par une écriture irréprochable, témoin de l'excellence de l'instruction que l'auteure a reçue, elle évoque certains aspects de la vie sénégalaise et par extension la vie africaine. Elle y dénonce l'absence d'ouverture d'esprit de la société, le système discriminatoire des castes, l'étouffante tradition, la rigidité d'une société patriarcale qui trouve un soutien inconditionnel auprès de trop nombreuses femmes, les difficultés pour un peuple à accéder à l'éducation, les disparités de traitements entre les hommes et les femmes, la fragilité de la condition humaine, le devoir et le rôle de chacun (homme-femme) dans l'amélioration du destin de tous. Plus qu'un roman épistolaire, c'est un appel lancé à toutes les âmes de bonne volonté convaincues de l'importance et de la portée d'une action menée pour et par le peuple pour une amélioration des conditions de vie. Ce n'est pas un livre pro-féministe bien que le thème initial soit le sort réservé à la femme mais plutôt un recueil de pensées d'une grande lucidité à l'instar de Sénèque ou Epitecte, une sorte de legs fait aux générations futures lesquelles se doivent de continuer le combat. Si le bonheur dépend de ce que l'on a acquis au cours de l'existence, il est aussi intimement lié à tout ce à quoi on a renoncé parfois par choix, souvent car c'est la seule issue, à l'image de Ramatoulaye, veuve et à la tête d'une tribu de douze enfants, qui n'en poursuit pas moins la lutte malgré les revers de la vie.
    J'ai été subjuguée par sa langue, un français précieux, quelque peu vieillot mais toujours poétique. On y sent l'affection de l'auteure pour cette langue, son plaisir à écrire, sa maîtrise concernant la construction du récit: pas un mot en trop. Je recommande vivement cette lecture au moins pour la langue si ce n'est pour les thèmes particulièrement durs qui y sont abordés. Une histoire touchante à la limite du conte philosophique. On en sort pour le moins troublé et dans le bon sens du terme. Excellente pioche.

    Lien : http://www.immobiletrips.com/etude-de-moeurs-2/une-si-longue-lettre-..
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Citations et extraits

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  • Par Zazette97, le 15 juillet 2014


    " Et nous vivions. Debout, dans nos classes surchargées, nous étions une poussée du gigantesque effort à accomplir, pour la régression de l'ignorance.
    Chaque métier, intellectuel ou manuel, mérite considération, qu'il requière un pénible effort physique ou de la dextérité, des connaissances étendues ou une patience de fourmi.
    Le nôtre, comme celui du médecin, n'admet pas l'erreur.
    On ne badine pas avec la vie, et la vie, c'est à la fois le corps et l'esprit. Déformer une âme est aussi sacrilège qu'un assassinat.
    Les enseignants - ceux du cours maternel autant que ceux des universités - forment une armée noble aux exploits quotidiens, jamais chantés, jamais décorés.
    Armée toujours en marche, toujours vigilante. Armée sans tambour, sans uniforme rutilant.
    Cette armée-là, déjouant pièges et embûches, plante partout le drapeau du savoir et de la vertu. p.50
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  • Par Zazette97, le 15 juillet 2014

    L'amitié a des grandeurs inconnues de l'amour. Elle se fortifie dans les difficultés, alors que les contraintes massacrent l'amour. Elle résiste au temps qui lasse et désunit les couples. Elle a des élévations inconnues de l'amour. p.103

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  • Par Zazette97, le 15 juillet 2014

    La confidence noie la douleur. p.11

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  • Par Gwordia, le 16 mai 2011

    Pour vaincre ma rancoeur, je pense à la destinée humaine. Chaque vie recèle une parcelle d'héroïsme, un héroïsme obscur fait d'abdications, de renoncements et d'aquiescements, sous le fouet impitoyable de la fatalité.

    Je pense aux aveugles du monde entier qui se meurent dans le noir. Je pense aux paralytiques du monde entier qui se traînent. Je pense au lépreux du monde entier que leur mal ampute.

    Victimes d'un triste sort que vous n'avez pas choisi, que sont, à côté de vos lamentations, mes démêlés, motivés cruellement, avec un mort qui n'a plus de mainmise sur ma destinée ? Justiciers, vous auriez pu, en liguant vos désespoirs, rendre tremblants ceux que la richesse enivre, ceux que le hasard favorise. Vous auriez pu, en une horde puissante de sa répugnance et de sa révolte, cracher le pain que votre faim convoite.

    Votre stoïcisme fait de vous non des violents, non des inquiétants, mais de véritables héros, inconnus de grande histoire, qui ne dérangent jamais l'ordre établi, malgré votre situation misérable.

    Je répète, que sont, à côté de vos tares visibles, les infirmités morales dont vous n'êtes d'ailleurs pas à l'abri ? En pensant à vous, je rends grâce à Dieu de mes yeux qui embrassent chaque jour le ciel et la terre. Si la fatigue morale m'ankylose aujourd'hui, elle désertera demain mon corps. Alors, ma jambe délivrée me portera lentement et, à nouveau, j'aurai autour de moi l'iode et le bleu de la mer. Seront miens l'étoile et le nuage blanc. Le souffle du vent rafraîchira encore mon front. Je m'étendrai, je me retournerai, je vibrerai. Ô ! santé, habite-moi. Ô ! santé...

    Mes efforts ne me détournent pas longtemps de ma déception. Je pense au nourrisson orphelin à peine né. Je pense à l'aveugle qui ne verra jamais le sourire de son enfant. Je pense au calvaire du manchot... Je pense... Mais mon découragement persiste, mais ma rancoeur demeure, mais déferlent en moi les vagues d'une immense tristesse !
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  • Par Gwordia, le 16 mai 2011

    Le sang des blessures coagulé dessine sur le sol des taches sombres et répugnantes. Tout en les brossant, je pense à l'identité des hommes : même sang rouge irriguant les mêmes organes. Ces organes, situés aux mêmes endroits, remplissent les mêmes fonctions. Les mêmes remèdes soignent les mêmes maux sous tous les cieux, que l'individu soit noir ou blanc : tout unit les hommes. Alors, pourquoi s'entretuent-ils dans des batailles ignobles pour des causes futiles en regard des massacres de vies humaines ? Que de guerres dévastatrices ! Et pourtant, l'homme se prend pour une créature supérieure. A quoi lui sert son intelligence ? Son intelligence enfante aussi bien le beau que le mal, plus souvent le mal que le bien.
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