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Critiques sur Une si longue lettre (37)


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    • Livres 4.00/5
    Par Myrinna le 26/01/2015


    Chef d'oeuvre du roman épistolaire sur les conditions de la femme en Afrique.
    Ramatoulaye confie ses tourments à sa meilleure amie dont nous sommes les spectateurs.Style direct et poignant, l'auteure dénonce la discrimination faite aux femmes.Une très belle découverte .

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    • Livres 4.00/5
    Par Sharon le 08/04/2012


    Une si longue lettre est de ces livres dont je me dis : mais pourquoi je ne l'ai pas lu plus tôt ? Il fait partie de ses lettres dont j'ai envie de dire : lisez-le!
    Le sujet ? La condition des femmes au Sénégal au début des années 80. Ramatoulaye et son amie ont fait des études, elles font partie de cette génération de femmes qui ont conquis leur indépendance, et pourtant, elles se trouvent victimes de la puissance des hommes, d'un système de caste insidueux, mais aussi des manoeuvres de leur belle-famille. Ainsi, le mari d'Aïssatou n'a pu résister à sa mère, qui lui a imposé une seconde épouse issue du même milieu que lui et Ramatoulaye de souligner que cette seconde union n'est pas si douloureuse puisque sa toute jeune épouse a déjà deux enfants. Son amie a osé divorcer, Ramatoulaye a fait le choix inverse, et maintenant, elle et sa co-épouse Binetou, ex meilleure amie de sa fille aînée, sont veuves du même homme.
    Ramatoulaye a toujours fait face avec dignité et courage. Aujourd'hui encore, elle refuse les solutions de facilité qui s'offrent à elle et peu et peu lui importe que que l'on dit d'elle. Elle doit aussi assumer l'éducation des onze enfants qui sont encore à sa charge, aidée par sa seconde fille (l'aînée est mariée). Cette tâche est loin d'être facile, et Ramatoulaye, toujours, se remet en cause avec beaucoup d'humilité.
    La mère de sa jeune rivale n'a eu aucun scrupule, pour sa part, surtout pas celui de retirer sa fille du lycée afin de lui faire épouser "un vieux" et de profiter de tous les avantages de la situation pour elle-même.Quels sont leur avenir désormais ? Il n'est pas tourné vers l'espoir comme celui de Ramatoulaye, aussi je conclus mon billet par cette phrase, qui me touche beaucoup : le mot bonheur recouvre bien quelque chose, n'est-ce pas? J'irai à sa recherche.


    Lien : http://le.blog.de.sharon.over-blog.com/article-une-si-longue-lettre-..

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    • Livres 5.00/5
    Par Tymothy le 03/01/2011


    un texte remarquablement écrit sur la condition de la femme musulmane au Sénégal.
    L'auteure de cette lettre vient de perdre son mari. Elle détaille tout au long de ce texte
    ses épreuves, ses bonheurs, ses joies et jusqu'à un certain point ces choix.
    Texte écrit il y a plusieurs décennies. Reste t-il d'actualité aujourd'hui ? .. on en tremble.

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    • Livres 4.00/5
    Par yv1 le 03/01/2014


    L'an dernier, en classe de seconde, mon fils a étudié ce livre. Je lui avais dit que je le lirai et puis, les autres livres venant, j'ai reculé et oublié. Et puis, cette année (bon en fait, techniquement, ce sera l'an prochain, puisqu'en janvier) pour la prochaine rencontre du club de lecture de la bibliothèque, le thème est les auteures africaines, et cette longue lettre est dans la liste. Ni une ni deux, je fonce dans la chambre du fiston et je lui pique son bouquin dans lequel je me plonge. Un peu laborieux au départ, j'avoue n'avoir commencé à aimer qu'au bout d'un certain nombre de pages et que d'autres ont été survolées. Mais malgré cela, c'est un livre fort qui va droit au but et dit clairement l'absence de droits des femmes, leur obligation de se soumettre à l'autorité masculine, leur mise à l'écart lorsqu'elles osent dire non, les mariages forcés, la polygamie. Certaines, de la génération de Ramatoulaye, se rebellent
    Cette lettre fait aussi le point sur les différentes classes sociales, sur ce que sont prêtes à faire certaines femmes pour monter dans la société : véritablement vendre leurs filles à des hommes plus âgés et riches bénéficiant d'une position sociale enviable, elles deviendront des co-épouses, leurs mères accédant ainsi à une vie plus facile : maison, nourriture, argent, … Elles joueront leurs cartes au détriment de celles de leurs filles (elles pensent à elles bien sûr, arrangent leurs mariages pour leur bien, pour qu'elles aient une vie moins difficile que les leurs). Les premières épouses acceptent, contraintes, la concurrence, se consolant comme elles peuvent
    Lorsque Ramatoulaye se retrouve veuve, elle est, malgré ses cinquante ans, ses nombreuses grossesses qui l'ont déformée, la cible d'attentions masculines dues plutôt à son rang et à l'argent que son mari lui a laissé. Elle refuse toute demande
    Ecrites en 1979 certaines pages sont encore criantes d'actualité en Afrique sûrement (je ne suis point spécialiste de ce continent, mais j'imagine que les femmes ont encore du boulot pour atteindre l'égalité des droits) mais aussi chez nous où les écarts de salaires perdurent, les tâches ménagères ne sont pas équitablement partagées (chez moi non plus, c'est moi qui m'y colle !), etc., etc., je vous la fais courte. Un paragraphe pourrait expliquer le manque d'engagement des femmes en politique (avis que je partage entièrement) : "Je ne veux pas faire de politique, non que le sort de mon pays et surtout le sort de la femme ne m'intéressent. Mais à regarder les tiraillements stériles au sein d'un même parti, à regarder l'appétit de pouvoir des hommes, je préfère m'abstenir." (p. 137)
    A méditer. Comme une très grande partie de cette longue lettre. Moi qui ai du mal à écrire une simple carte postale. Un livre à mettre en miroir avec le Madama Bâ d'Erik Orsenna que j'ai lu il y a un petit moment et qui lui est une sorte d'hommage.


    Lien : http://lyvres.over-blog.com/

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    • Livres 3.00/5
    Par boreale le 26/09/2010


    Voici un court livre qui se lit comme un témoignage.
    On y découvre combien les femmes, bien que fortes ( car finalement dans les situations de crises présentées c'est elles qui portent leur famille ), se trouvent écrasées par le poids de certaines traditions ( cérémonies, éducation, relations avec la belle famille ... ) et doivent subir le comportement et les décisions parfois égoïstes/immatures de leur époux ( polygamie, négligence ... ) .
    Une lecture intéressante ! ( la suite est à lire ici : http://blabliblo.canalblog.com/archives/2010/09/26/19165894.html )


    Lien : http://blabliblo.canalblog.com/archives/2010/09/26/19165894.html

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    • Livres 4.00/5
    Par pika50 le 12/09/2014


    Lecture rapide et agréable. Cependant, cela manque peut-être un peu de détail. Je reste sur ma faim. J'aurais aimé en découvrir plus sur les traditions. Les informations sont survolées comme leur lecture.

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    • Livres 5.00/5
    Par Malice le 08/07/2013


    Au coeur de ce roman, la lettre d'une jeune sénégalaise à son amie pendant la réclusion traditionnelle qui suit son veuvage. Elle y évoque leurs souvenirs heureux d'étudiantes impatientes de changer le monde, et cet espoir suscité par les Indépendances. Complicité entre femme Ramatoulye et Aïssatou malgré leur différence.
    Elle rappelle aussi les mariages forcés, l'absence de droits des femmes, la polygamie. C'est un livre très touchant car il parle de la condition de la femme en Afrique, le problème de la polygamie, des traditions musulmanes.

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    • Livres 5.00/5
    Par oassita65 le 18/06/2011


    Une si longue lettre est un grand roman,très grand qui traite de la société africaine dans son ensemble,à travers la société sénégalaise,la culture les traditions et les problèmes famillaux.
    Je prends le cas de Mawdo Bâ médecin qui épouse sa cousine parce que sa mère le veut,en ces temps là ,la parole paternelle et maternelle pesait plus lourdement qu'aujourd'hui dans l'orientation des destinées,on se pliaient à des exigences familiales qui allaient parfois à l'encontre de nos désirs et intérêts.Les femmes acceptent la polygamie quand c'est elles qui viennent s'ajouter dans la masse,mais la prémière épouse n'accepte jamais,elle si consente quand elle a beaucoup d'enfants comme c'est le cas de Ramatoulaye,moi je ne suis pas contre la polygamie si le respect y est.

    J'attends avec impatiente la biographie de MARIAMA BÂ ET LES ALLEES D'UN DESTIN;

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    • Livres 4.00/5
    Par Zazette97 le 15/07/2014


    Initialement publié en 1979 et réédité en 2005, "Une si longue lettre" est le premier roman de la sénégalaise Mariama Bâ, également auteure du roman "Le Chant écarlate".

    Ramatoulaye écrit à Aïssatou, son amie d'enfance, pour lui annoncer son récent veuvage.
    Elle lui raconte le défilé sans fin des proches à l'hôpital (le défunt est enterré dès le lendemain) et les visites de condoléances interminables (cela peut durer jusqu'à 40 jours).
    Comme le veut la tradition, Ramatoulaye est obligée d'héberger chez elle Binetou, sa jeune "co-épouse", le temps des funérailles.
    A la douleur du deuil se greffe la peur de tout perdre car non content d'avoir abandonné sa femme et leurs 9 enfants sans revenus, son mari a également contracté des dettes et mis la maison de Ramatoulaye sous hypothèque pour entretenir sa nouvelle femme et financer leur villa...
    Pourtant Ramatoulaye se souvient encore de leurs heureuses années de mariage et de l'insouciance de deux amies dont les choix de vie auraient pu être différents.

    Mariama Bâ initie le lecteur à quelques coutumes locales pas vraiment enviables, à commencer par la polygamie qui n'arrange bien souvent que les hommes.
    Au contraire de son amie Aïssatou qui a fait le choix de ne pas l'accepter et de vivre sa vie, Ramatoulaye s'en était accommodée, bien qu'elle ait appris les secondes noces de son mari d'une autre personne que lui et une fois celles-ci célébrées (il s'était bien gardé de la prévenir).
    Mais quitte à donner dans le manque de respect, il a préféré les abandonner elle et leurs enfants.
    Pour ne rien arranger, le soir du 3ème jour de deuil, tous les membres de la famille se rassemblent et font circuler des liasses de billets de banque à l'attention de la famille du défunt. Chaque veuve est tenue de doubler sa part, peu importe qu'elle ait été mariée 5 ou...30 ans.
    Vient ensuite le tour de la mère de sa co-épouse qui exige de Ramatoulaye qu'elle paie la rente à vie que son beau-fils avait promis à sa fille.
    A la fin de la période de deuil, voilà qu'on se dispute Ramatoulaye en vue d'un remariage.
    Autant vous dire que la femme n'est nullement tenue en respect et tout au plus perçue comme une marchandise.

    Bien qu'"Une si longue lettre" ne soit pas un témoignage direct, je l'ai lu en tant que tel et me suis prise d'affection pour la narratrice, une femme si seule dans sa douleur et pourtant si forte.
    A travers le récit de Ramatoulaye, Mariama Bâ nous livre ici une vision pessimiste d'une mentalité qui respecte plus les coutumes que les gens.
    Ramatoulaye peut heureusement compter sur ses enfants pour lui prêter main forte et sur son amitié avec Aïssatou.

    Mais à l'instar de l'auteure, Ramatoulaye a foi dans le changement et la nouvelle génération. Elle
    distille d'ailleurs dans ce roman son amour pour l'enseignement.

    Mariama Bâ savait manier la plume mais sans s'encombrer de fioritures (ce qui n'empêche pas l'émotion). On sent dans son écriture une volonté d'aller à l'essentiel, de livrer une histoire et un message, pas de se la raconter.
    J'ai relevé quelques tournures désuettes, de celles que l'on retrouve je crois dans le "french african" (bien que je n'ai pas relevé le fameux "présentement" :)).
    Curieuse et agréable impression de redécouvrir ma langue !
    J'ai été touchée et révoltée par cette correspondance de femme à femme sincère et terriblement lucide. Que faut-il de plus pour vous convaincre de lire ce roman ? :)


    Lien : http://contesdefaits.blogspot.be/2014/07/une-si-longue-lettre-mariam..

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    • Livres 4.00/5
    Par Belem le 12/03/2013


    Cette si longue lettre pour dire le si long silence de la femme musulmane, qui doit s'effacer dans une société où tout est fait pour l'homme. Ramatoulaye, une veuve sénégalaise, se confie dans cette lettre à sa meilleure amie. Première épouse délaissée lorsque son mari en prend une seconde, c'est avec beaucoup de sensibilité que cette femme décrit ce qu'elle ressent, face au poids de la coutume et des traditions, qui pèse principalement sur les femmes, évidemment. Il y a de la résignation, souvent, mais aussi un indéniable désir d'une autre vie, pour soi-même et pour changer la condition féminine en Afrique.

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