ISBN : 2359101757
Éditeur : Ankama Editions (2011)


Note moyenne : 4.12/5 (sur 8 notes) Ajouter à mes livres
La fin de l’humanité a eu lieu. Les insectes venus de l’espace infini sont maintenant les maîtres de la terre. À quoi bon résister ? Voilà ce que se répètent jour après jour Wayne, Jeremiah et Scham, uniques survivants de l’invasion dévastatrice. Cherchant un but, une d... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par lehane-fan, le 07 juin 2011

    lehane-fan
    Losqu'on le déballe , l'on se dit que l'on tient un bouquin d'un fort beau gabarit ma foi ! Il respire la solidité , bien campé sur ses 140 planches dont les effluves vous donnent l'impression de sortir tout droit de l'imprimerie ! Premieres impressions visuelles et olfactives tres , tres prometteuses !
    Mais Jeannot a dit un jour..un mardi si mes souvenirs sont bons....si votre ramage se rapporte à votre plumage...
    En effet , couverture au top mais quid du contenu ? Adéquation totale ou fumisterie complete ? Un mot , un seul , pour résumer ce récit une fois la derniere page feuilletée , le dernier dessin mangé des yeux : é-pous-tou-flant !
    Le décor : apocalyptique , ambiance fin du monde à la " Je suis une légende " ou bien encore " The road " ! L'on y découvre un monde dévasté , dépeuplé dans lequel trois p'tits gars tentent de survivrent car les dangers sont nombreux : la faim , les éboulements , les sauts d'immeubles en immeubles mal ajustés ( il faut dire que nos trois héros sont de véritables Yamakasi ayant fait de ce nouveau monde leur terrain de jeu ) , et le dernier mais non des moindres : les insectoides . Etres colonisateurs , à la solde d'une reine sans pitié ( que ce soit à l'égard des humains ou de ses congénères ) et à l'appetit gargantuesque !
    Une premiere partie axée sur le quotidien de nos trois survivants . Leur fuite perpétuelle afin d'échapper à ces insectes assassins . Leurs rapports aux uns et aux autres qui sont loin d'etre fusionnels malgré le contexte . La recherche journaliere d'un abri salvateur , de nourriture , d'un éventuel humain ayant , lui aussi , échappé au cataclysme . Les souvenirs pullulent au fur et à mesure que l'espoir , lui , s'amenuise ! Nombreux flashbacks nous permettant d'apprehender un peu mieux Soham , Wayne ( figure paternelle du trio ) et Jeremiah . L'auteur reussit à merveille à faire passer une multitude d'émotions sans qu'il y ait forcément besoin de dialogues . Son coup de crayon magistral se suffit à lui-meme ! Espoir , abandon , colere, amour , véritable palette émotionnelle au graphisme épuré mais oh combien évocateur !
    Une seconde partie centrée , elle , sur l'envahisseur et ses véritables motivations ! Pour les fans de comics , forte similitude avec Galactus , le mangeur de mondes ! Je viens , je festoie , je pulvérise et hasta la vista baby ! Des lors , deux solutions et pas une de plus : continuer à subir , se cacher et finalement disparaitre avec cette planete ou alors se rebeller et tenter le tout pour le tout afin d'éradiquer cet estomac sur mandibules , cette reine planetovore ( à noter que ce mot fera bel et bien son apparition dans le petit Larousse 2016 , vous en avez donc la primeur , bande de petits veinards va ! ) ! A ce trio éclectique viendra se greffer une inconnue des plus énigmatiques mais au role majeur dans le fin mot de l'histoire somme toute logique..
    Un bouquin d'ambiance s'il en est porté par des couleurs volontairement tres sombres ( on est pas au bal du 14 juillet non plus ! ambiance fin du monde que je vous dis ! ) . Les rares touches de gaieté sont volontairement associées aux souvenirs ressassés , témoignages d'un monde disparu ou il faisait alors bon vivre...
    Meme si , de prime abord , je n'ai pas vraiment adhéré au coup de crayon plutot tout en angle , personnages y compris , et au respect des proportions plus qu'aléatoire , cela devient tres vite anecdotique tant la faculté du dessinateur à nous immerger dans ce monde de tenebres s'avere d'une redoutable éfficacité ! Description de cette ville moribonde d'un réalisme bluffant !
    Autre force de ce récit , ce talent qu'a Bablet a délivrer ici et là , quand on s'y attend le moins , quelques touches de poésie et d'humour...
    Bref , un bouquin qui , le temps d'une lecture , parvient à vous inoculer un peu de sa grisaille et de son désespoir .
    Comme quoi une belle mort peut vous faire passer un excellent moment de lecture ! BD dévorée dans le cadre de masse critique d'ou ce magistral MERCI à Babélio et au label 619 pour ce pur moment de bonheur !
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par eterlutisse, le 15 juin 2011

    eterlutisse
    C'est une histoire d'invasion par les insectes de la Terre et même si le thème semble du remâché, l'auteur a su créer une histoire originale en ajoutant aux ficelles habituelles une trame "philosophique".
    L'histoire se déroule tout doucement les personnages sont dépeint avec une pointe d'humour qui pimente agréablement cette histoire sombre. La narration est particulièrement bien construite avec l'insertion de flash-back qui répondent au présent des personnages avec beaucoup de pertinence.
    Des panoramas urbains à couper le souffle, des effets de perspectives renversant : « La belle mort » est une belle promenade dans une mégalopole abandonnée.
    On ressent le calme, la désolation de cette ville étrange et oppressante. L'atmosphère est particulièrement bien rendue. Je me suis sentie comme dans la nouvelle « Sam va mieux » de Alain Damasio dans « le jardin schizologique ».
    Dans ces espaces sururbanisés, le déplacement des personnages façon Parkour en fera fantasmer plus d'un !
    La mise en couleur est vraiment réussie : des camailleux réhaussés d'une couleur qui contraste pour mettre en valeur certains éléments.
    Le dessin des personnages pèche un peu malgré l'audace des prises de vue. Les scènes d'action n'ont pas la force émotionnelle qu'elles pourraient dégager : j'aurais aimé qu'elles se développent sur plus de pages car elles semblent juste là par-ce que c'est le genre qui veut çà.
    J'ai adoré les images de la fin. Cet album est une belle réussite.
    Je félicite les éditions Ankama pour le choix du format, l'édition est vraiment de qualité et j'apprécie le cahier graphique avec les personnages qui passent sous la patte d'autres dessinateurs comme je l'avais vu dans « Constellations 2 » de Daryl et Popcube.
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    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par petite_fleur, le 25 juin 2011

    petite_fleur
    J'aime les BD qui créent des ambiances et celle-ci en fait partie. À première vue, le dessin ne me correspond pas vraiment avec ces personnages aux visages très simplifiés et aux traits taillés à la serpette. Cependant, la manière dont est dessinée cette ville, potentiellement New York, crée une ambiance troublante : les environnements urbains sont représentés avec une méticulosité particulière, toujours dans des tons sépia. Presque toutes les cases présentent un point de fuite dans la perspective des bâtiments avec jamais autre chose que la ville à l'horizon. Ça m'a donné une impression d'oppression, d'isolement. Mais c'est bien le but recherché puisqu'on suit les seuls rescapés d'une sorte d'apocalypse dont on ne sait pas grand chose, si ce n'est qu'ils craignent des créatures insectoïdes plus que tout et qu'ils n'ont rien à manger d'autre que les conserves qu'ils trouvent. Leur espérance de survivre est très limitée.
    On retrouve les thèmes classiques de la SF ou de livres style Je suis une Légende ou La route : être seul et rescapé devient presque une punition et survivre un calvaire dont la seule issue est la mort violente, à petit feu ou le suicide.
    L'auteur arrive à insuffler une atmosphère très prenante, passant d'un début assez réaliste et cruel à un progressif glissement vers une situation de plus en plus étrange. On se demande si on ne voit pas simplement les personnages devenir fous ou si on plonge vraiment dans le fantastique. Je n'en dirai pas plus pour ne pas dévoiler l'intrigue que je vous laisse découvrir. Juste un mot sur la fin assez ouverte qui peut s'interpréter de manières différentes et dont je me demande toujours si elle est positive, pleine d'espoir ou simplement totalement désespérée et cynique ou un mélange des deux.
    En tout cas, j'ai vraiment apprécié cette lecture d'une BD d'ambiance très aboutie, assez rare dans son genre et très bien servie par un graphisme approprié et particulièrement pour les représentations architecturales. Par contre un dernier conseil : à ne pas lire si vous n'aimez pas les insectes et encore moins les insectes qui grouillent ;)

    Lien : http://nourrituresentoutgenre.blogspot.com/2011/06/la-belle-mort-mat..
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par julien_le_naufrage, le 06 juillet 2011

    julien_le_naufrage
    Je ne suis pas un grand lecteur de BD. Disons que j'ai plutôt peur de m'y lancer ayant déjà du mal à épuiser mon stock de livres à lire. Néanmoins j'aime à en lire de temps en temps, faire des découvertes et me plonger dans un univers graphique. Pour tout dire, je ne savais pas quoi attendre de cette BD avant de le recevoir pour la Masse Critique, d'autant que je ne l'avais jamais eu en mains. Mais il faut bien avouer que une fois arrivé à la maison, j'ai très vite eu envie de le lire tellement le graphisme est somptueux.
    Au niveau de l'histoire, on est clairement dans un scénario post-apocalyptique et le nombre de plans sur une ville vide, dévastée et uniquement animée d'une vie insectoïde exubérante ne fait que renforcer cette avis. La lecture nous apportera des détails sur le pourquoi du comment tout cela en est là, mais je ne vais rien vous révéler. Et à travers notre monde en ruine on va suivre notre groupe d'hommes. Traversés par des questions existentielles (Pourquoi survivre? A quoi bon?), des doutes, des disputes, mais également faire face à la réalité de survie (Le groupe doit survivre au détriment de l'individu). Mais quelque chose de plus grand, une destinée qui les dépasse va les amener à réaliser différentes choses, à aboutir au salut final. Mais n'en disons pas plus... Ajoutons cependant qu'au travers d'une certaine lenteur, Mathieu Bablet invite à la réflexion. Il laisse place à ses personnage pour se dévoiler dans une aventure de survie où les sentiments, les doutes et les émotions sont mis à rude épreuve. On est donc loin de la série B classique où un balèze dézingue du monstre insectoïde à coup de lance-roquettes. Et c'est très bien ainsi!
    Au niveau graphique on est servi. La première chose qui m'a frappé l'œil ce sont les couleurs sur un papier à grains qui renforce cette vision post-apocalyptique. C'est clairement bien vu car un papier lisse au couleurs nettes et propres auraient fait quelque chose de trop clinique et surement moins réaliste. Ces couleurs de par leurs tons, leurs variations de teintes, renvoient à une certaine mélancolie, à la tristesse d'un monde passé et qui n'est plus.
    Les angles de vues sont l'autre point fort de ce dessin. Je n'irais pas à dire que c'est original ou que cela sort du lot, je n'ai même pas la culture BD suffisante pour affirmer cela, mais j'insisterai sur le fait que j'ai beaucoup apprécié et que c'est un réel plus. Peut-être est-ce lié à mon plaisir à prendre des photos? A chercher des angles de vues? Angles inclinés, visions en contre-plongé d'une ville en ruine où la seule vie qui reste n'est plus humaine. Tout cela rajoute à l'atmosphère générale de cette BD.
    Le dessin des personnages et lui plus anguleux, un peu à l'image des bâtiments qui résistent à la fin de l'homme. Et cependant s'il y'a un rapprochement il y'a quand même contraste entre ces personnages vivants et la réalité monolithique de ces bâtiments. Difficile à expliquer...
    Bref, au final une excellente BD avec un scénario bien sympathique et qui tient la route (ce qui est déjà pas mal!!). Un graphisme général vraiment incroyable et que j'ai adoré de bout en bout. Lecture chaudement recommandable donc, d'autant que l'on en a surement pour son argent avec ces 150 pages. Un auteur/dessinateur, Mathieu Bablet, à garder à l'oeil!


    Lien : http://naufragesvolontaires.blogspot.com/2011/07/la-belle-mort-mathi..
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    • Livres 4.00/5
    Par Ameni, le 08 juin 2011

    Ameni
    Ca se fête : Je critique ma première BD (Grâce à Babelio et son opération Masse Critique spécial BD, merci à eux.)
    Pour commencer, l'ouvrage en lui-même. Rien que la dimension, la couverture, l'épaisseur et l'odeur de neuf ; C'est un beau livre. (Oui bon, rien de bien constructif mais j'ai eu cette impression alors je la partage !)
    L'histoire ensuite ; Des survivants dans un monde post-apocalyptique qui m'a tout de suite fait penser à La route ou Je suis une légende, du moins pendant un temps. Car il y a une différence de taille. On a la cause de tout cette désolation : Des insectes venus de l'espace. (Oui, à lire comme ça, ça peut paraître bizarre mais Mathieu Bablet maîtrise son sujet.)
    On retrouve aussi un "univers psychologique" propre à ce genre d'univers ; Que faire quand on est un survivant ? Pourquoi survivre ? Comment réagir ? Ou comme le dit Wayne, un survivant : "A-t-on le devoir de survivre pour tous ceux qui sont morts ?" Tout est traité avec humour et sérieux, poésie et réalisme ; Bref, bien dosé !
    La BD est divisée en cinq chapitres (Je dirais plutôt six avec l'introduction et sa fin qui m'a tant surpris et amusé.)
    Les deux premiers permettent de suivre le trio de survivants, et leur quotidien, leurs interrogations,... On passe ensuite à un registre plus S-F qu'anticipation avec une présence accrue des insectoïdes et l'arrivée d'une autre... "survivante".. La différence m'a surpris, son développement m'a intéressé. J'ai cependant regretté la présence d'un personnage, dit "L'anomalie", pourtant bien introduit, mais dont le développement m'a laissé perplexe. de trop en somme, le récit était assez riche pour s'en passer.
    Le dessin ensuite. Dur d'en parler, c'est vraiment au goût de chacun. Là, je suis partagé : Les couleurs et l'environnement sont superbes ! Mathieu Bablet sait mixer les couleurs et les détails pour en mettre plein la vue, là aucun doute. Vraiment très agréable. En revanche j'ai nettement moins accroché sur sa façon de dessiner les personnages (Et les insectes un peu aussi). Ca ne m'a heureusement pas empêché d'apprécier la BD (Ce dont j'avais un peu peur au début) Pour vous laisser juger, en voici un extrait.
    Au final, une très bonne surprise, un univers dont on admire le coup de crayon, un scénario qui tient la route, et maintenant que j'y pense une construction très bien ficelée : Par ses chapitres, ses flash-backs, son intro et sa conclusion...
    Extraits de la BD sur mon blog.

    Lien : http://blogameni.wordpress.com/2011/06/07/la-belle-mort-mathieu-babl..
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    Critique de qualité ? (1 votes positifs)

Critiques presse (3)


  • ActuaBD , le 24 février 2012
    Partant sur les bases d’une fiction post-apocalyptique à la Je suis une Légende, le scénario de La Belle Mort vire progressivement vers la fable existentialiste.
    Lire la critique sur le site : ActuaBD
  • BoDoi , le 01 juillet 2011
    Un récit d’une grande maîtrise, tant dans le dessin que dans la narration.
    Lire la critique sur le site : BoDoi
  • BulledEncre , le 27 juin 2011
    Encore une œuvre-choc à mettre à l’actif de la maison d’éditions Ankama, qui trouve là un incroyable auteur dont le travail se doit d’être entre toutes les mains quitte à hanter les nuits de ses lecteurs.
    Lire la critique sur le site : BulledEncre






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