" Ils marchaient dans la nuit noire. Elle versait des larmes. Il détestait ça. Il avait envie de la tuer. Il tuerait l'Amérique à travers elle. Et lui serait l'affirmation la plus haute du néant. Et demain matin, il garderait les yeux... > voir plus
Salim Bachi est un écrivain qui écrit très bien, ayant reçu un Goncourt pour son livre '' Le Chien d'Ulysse''.
dans '' Tuez-les tous'', le narrateur raconte quelques heures d'un homme aux Usa avant l'incident du 11 septembre. la temporalité esdt restreinte comme chez Faulkner. c'est une fictionalisation d'un fait divers. ce n'est pas de la vérité mais de la littérarisation, donc il y a de la subjectivité.
Salim Bachi, dans ce court roman, se glisse dans la peau d'un des terroristes du 11 septembre. Exercice délicat, et si l'auteur évite les caricatures et les raccourcis simplistes, le tout n'est pas totalement convaincant. Le héros du roman, si on peut l'appeler ainsi, est un jeune musulman, récemment converti. La raison de son adhésion à l'islam : une envie de tourner la page de sa vie en France, dans les banlieues. Mais sa conversion n'est pas sans critique. Il ne partage pas la foi aveugle de ses coreligionnaires, et doit à plusieurs reprises étouffer ses scrupules pour mener à bien la mission qui lui a été confiée : piloter un avion et l'envoyer dans l'une des tours du World Trade Center. L'intrigue se déroule majoritairement avant que le terroriste ne prenne place dans l'avion. L'idée n'est pas de raconter comment il s'est glissé dans le cockpit, mais de faire part des questionnements internes qui secouent ce terroriste. On le suit, la veille de l'opération, entrant dans un bar ou faisant une rencontre féminine inattendue. On le voit également se souvenir de sa période de formation, en Afghanistan, pendant laquelle il a été confronté à des croyants beaucoup plus radicaux que lui.
Les regardant vivre et mourir comme des bourdons et non des abeilles parce que les bourdons ne sécrètent rien, de fausses richesses, un appauvrissement de l’âme, et ils l'avaient contaminés.
un sale type sans histoires et sans histoire, un intégré en voie de désintégration, mais il avait préféré l'intégrisme; des deux mots il avait choisi le pire.