Pierric Bailly raconte une histoire actuelle : une histoire de jeunes crétins de milieux plutôt aisés – c’est l’année du bac, un peu avant pour certains, un peu après pour d’autres – qui écoutent du rap, qui s’ennuient, qui ont de petites histoires de sexe, qui boivent,... > voir plus
Une vision originale et inédite de la vie dans un petit bled au XXIe siècle. Les jeunes de la campagne ont bien changé : niveau nihilisme et post modernisme ils n'ont rien à envier à la jeunesse des megalopoles. L'auteur, en plus de recadrer nos conceptions, possède un style très élaboré qui se soucie moins de raconter une histoire que de perception et la fin du livre est quasi psychédélique.
Le premier roman dePierric Bailly nous conte l'histoire d'ado en recherche de repères sur fond d'histoires d'amour et de rap. La musicalité de l'écriture de Bailly est la grande force du livre ,même s' il cède à quelques facilités, un premier roman prometteur et plutôt agréable. J'ai hâte de découvrir son deuxième "Michael Jackson".
Plutôt pas mal, original avec une écriture vraiment personnelle et particulière. Si au début j'ai accroché et le livre se déroule bien la fin devient de plus en plus impressionniste et on lâche petit à petit. Dommage car c'était prometteur mais le final n'est pas convaincant.
Quand le premier roman de Pierric Bailly est sorti en 2008, j'avais eu l'occasion de lire et d'entendre des critiques très élogieuses mais je ne sais pour quelles raisons, je n'avais pas lu son livre (peut-être parce que la bibliothèque municipale où je m'approvisionne et où je travaille actuellement) n'avait pas le livre, peut-être parce que j'avais d'autres livres en cours… Bref, les années ont passé, Bailly a publié un deuxième livre (acheté par ma bibliothèque celui-là), je l'ai lu et j'ai adoré. du coup, à peine après avoir refermé « Michael Jackson » je me suis ruée sur l'édition de « Polichinelle » en Folio et je n'ai pas été déçue, loin de là.
La suite sur mon blog : http://lepandemoniumlitteraire.blogspot.com/2011/03/Polichinelle-de-pierric-bailly-folio.html
La fête foraine, tous les ans, à cette époque, qui s'installe au parc, avec les caravanes sur le parking de la salle des fêtes.
Pareil que la fête de la musique, les feux du 14 juillet, le genre de soirées qui donnent envie de se barrer au Mexique.
Parce que notre monde est petit.
Les mêmes manèges que l'année dernière, les mêmes têtes, sur les bancs, autour des autos tamponneuses les mêmes bandes de brutus, machin, là, qu'est toujours champion du Jura de kickboxing, qui s'éclate le poing sur le punching-ball, là, le truc de jacky avec la flèche qui indique si on est une lopette ou un mutant.
Jules ce n'est pas la même chose. C'est plutôt le type dont on dit qu'il a une gueule. Il n'a pas encore sa vraie gueule, mais il en aura une, disons à quarante ou cinquante ans. Il aura une de ces gueules sur lesquelles on devine des bastons de bar, des querelles avec les femmes, toutes les horreurs qu'il aura enduré à cause de l'alcool, de tout le reste. On distingue le crayonné des rides et des crevasses, le visage taillé au burin, tout sera gravé là.
La baraque de Laura c'est tout ce que je ne peux pas blairer. C'est le piano qui ne sert à rien, les affiches de lavis bleus sur fonds bruns de Rodin sur un mur crucifié de petits cadres avec une de ces cartes postales, celle avec la photo d'un grand gars et une citation signée de son nom : Il faut danser la vie, Nietzsche, ou : J'ai un projet, devenir fou, Dali.
J'ajouterais bien : J'ai un jet de pro, je vous pisse à la raie, Lionel Elpich.
Dans le poste de Johannes c'est de la soul, sur la grille des merguez, et c'est marrant parce qu'on est blancs, on est dans le Jura, et on bouffe des merguez en écoutant de la soul.
Une seule explication à ça, nous sommes des gangsters.
On serait des bidons si on écoutait de la techno.
On écoute de la soul.
Il y a ça aussi. Devenir un gangster. Une famille de personnages, on peut aussi une famille de mafiosi.