[...]A vrai dire, en ouvrant l'ouvrage après avoir lu la 4e de couverture, je m'attendais à quelque chose comme cette barrière imaginée par
Philip Jose Farmer dans sa Saga des Hommes Dieux, où nous apprenons que notre univers n'est qu'un « monde de poche » créé par des êtres dotés de pouvoirs incommensurables qui s'amusent à se fabriquer des «
cosmos privés » pour y jouer à loisir et s'amuser aux dépens des créatures qui y vivent. Mais cela va plus loin qu'une simple illusion destinée à nous faire croire à l'infini de l'espace, on se rapproche de l'idée centrale de la saga actuelle de Peter F. Hamilton, l'Etoile de Pandore (dont j'ai chroniqué les deux premiers volumes ici et là) : là où, dans les romans du Britannique, une étoile et ses planètes avaient été littéralement « occultées », on a affaire dans la BD de
Bajram à une partie de notre système enfermée derrière une paroi sombre prenant l'aspect d'une sphère de trois milliards de kilomètres de diamètre centrée sur un satellite d'Uranus ; dans les deux cas, les forces mises en œuvre sont colossales, ce qui suppose une technologie inouïe. Comment les hommes pourront-ils affronter ce qui se cache derrière cette extraordinaire volonté capable de mettre sous coupe un tiers du ciel observable ? Au-delà des moyens développés pour parvenir à percer le secret de ce « Mur », c'est bien la révélation de ce qui se trouve de l'autre côté et surtout la façon dont l'Humanité réagira qui rendra la suite passionnante. Car ce volume 1 s'achève sur un suspense habile appelant des péripéties hautes en couleurs.[...]
Lien : http://journal-de-vance.over-blog.com/30-categorie-1133397.html