> René Lathière (Autre)

ISBN : 2253021245
Éditeur : Le Livre de Poche


Note moyenne : 3.14/5 (sur 7 notes) Ajouter à mes livres
En quelques heures,
le super-ouragan s'abattit sur le monde.
Sous le vent du désastre,
qui soufflait à des centaines
de kilomètres à l'heure,
les villes ne furent bientôt plus
que des amas de débris et
les survivants de ... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 1.00/5
    Par Gregory_Lemarchand, le 03 mai 2011

    Gregory_Lemarchand
    "Qui c'est qu'a pété ?"
    En 2001, lorsque Delphine, à peine entrée dans le Loft, posa cette question à la cantonade, la France crut tenir le symbole de l'émergence d'une télé-poubelle qui allait consacrer la médiocrité au rang de vertu cardinale. En fait, pas du tout : la jeune femme cultivée venait de faire une recension aussi acerbe que succincte du livre de J.G. Ballard.
    Premier roman de l'illustre auteur de "Crash" (que j'ai pas lu) et d'"Empire du Soleil" (4/5), "Le Vent de nulle part" est en effet plutôt foireux. D'abord, une fausse bonne idée lui tient lieu de pitch : chaque jour, sur toute la surface du globe, le vent augmente de 8 km/h. Alors certes, cela permet à Ballard d'imaginer des populations qui ont le temps de s'organiser face aux éléments, plutôt que de se contenter de les balayer comme des figurants numériques dans un film de Roland Emmerich. Mais, deuxième effet Kisscool, cette lente progression élimine pour le lecteur absolument tout effet de surprise. En gros, à chaque chapitre, un personnage demande à un autre : "alors ?" et l'autre en question lui répond : "plus huit". Après ils font la liste des dégâts. Ca vous semble fade ? Ca l'est.
    D'ailleurs, les personnages, tiens, parlons-en. On suit les trajectoires de deux hommes à peu près aussi intéressants et interchangeables que mes pantoufles*. D'un côté, il y a Maitland, un toubib qui commence le roman par abandonner sa femme, et dont la lâcheté ne sera plus jamais évoquée au cours de l'ouvrage, et de l'autre, Lanyon, américain, ce qui, semble-t-il, doit suffire à le caractériser. Un certain nombre de personnages secondaires gravitent autour d'eux, mais leurs interactions restent pauvres. Ballard lui-même y paraît si peu attaché que certains (les Symington) sont même tout bonnement oubliés en cours de route.
    Par contre, l'auteur est subjugué par l'effet du vent. Malheureusement, l'ensemble de ses descriptions peut très bien se résumer par : "Le vent souffle. Des trucs tombent". Sauf que s'agissant du sien, il n'en sent ni l'odeur ni la redondance, si bien qu'il s'évertue à énumérer à peu près tout ce qui est susceptible de s'écrouler à Londres. Résultat : il y a plus de name-dropping ici que dans un livre de Bret Easton Ellis, et, à la quatre mille sept cent douzième mention de maçonnerie qui s'envole à travers la rue, je me suis mis à caresser l'idée d'en faire de même avec le bouquin. C'était page 140 sur 210, et il ne s'était toujours rien passé.
    Car la conduite de l'intrigue laisse également à désirer. Pendant les trois quarts de l'histoire, les personnages se contentent de se frayer un chemin à l'abri du vent, au gré d'une narration parfois aberrante. Par exemple, à un moment Maitland se retrouve coincé dans un couloir, entre deux écroulements de maçonnerie (ce qui porte le score à quatre mille sept cent quatorze). Il est blessé et s'évanouit. A son réveil, il crie, quelqu'un l'entend, et il est libéré. Ouf, s'il était resté coincé une minute ou deux, on aurait pu avoir un chapitre claustrophobique au lieu d'apprendre que le vent avait encore gagné huit kilomètres par heure. Et que d'autres trucs étaient tombés.
    A vrai dire, l'apogée fait exactement le même effet, sauf qu'en plus je n'ai pas bien compris comment le dernier truc tombait (à cause du vent, je crois).
    En dernière analyse, il m'apparaît donc urgent d'évaluer à la baisse la place de la littérature et de réhabiliter la télé-réalité.
    *J'ai deux pieds gauches.
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    Critique de qualité ? (8 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par steppe, le 07 décembre 2010

    steppe
    Ballard...! on m'avait prévenue que "Le vent de nulle part" n'était pas son meilleur roman. Lui-même avait décidé qu'il ne serait pas réédité parce qu'il le considérait comme le moins abouti...
    Pour moi, ce fut ma première lecture de cet auteur et je ne peux cacher une certaine déception...
    Certes, ses descriptions sont précises et nous permettent une immersion profonde dans un décor de fin du monde imminente.... Son talent d'écrivain est bien là et l'on a par moments l'impression d'entendre souffler ce vent violent, redoutable et menaçant... On suffoque presque en s'imaginant cette
    poussière charriée par l'élément déchaîné et l'on se surprend à retenir son souffle pour se préserver d'elle... Les visions de constructions emblématiques du monde entier détruites tels des châteaux de cartes, puis des villages, des villes entières. Les blocs de bétons charriés comme des fétus de paille, les pertes humaines qui s'accumulent.... La progression de la menace, jusqu'à son paroxysme.....
    Oui, mais voilà : au bout d'un moment tout cela est assez répétitif et l'on a l'impression de lire un communiqué de presse ou un rapport militaire.... En même temps, pourquoi pas ? Puisqu'il s'agit bien d'une guerre qui est engagée, contre le vent et la poussière... Mais dans le même temps, on se sent un peu largué sur le bord de la route, sans que l'auteur nous donne la possibilité de prendre part au combat... L'intrigue est mince, les personnages peu fouillés et donc peu attachants.... Dommage! le milliardaire Hardoon, en particulier aurait gagné à être mieux traité car le peu qu'on en découvre laisse entrevoir une personnalité complexe, à la fois névrosée et fantasque, touchante toutefois par son côté hallucinée mais sincère....
    La lutte des habitants et le thème de la survie sont à peine effleurés.... Tout comme l'appauvrissement de l'humanité quand à certaines valeurs essentielles et son affaiblissement dans la recherche d'un mode de vie axé sur le secondaire, le superflu....
    Et puis, soudain, le vent se tait et tout s'arrête.... Ne pas avoir d'explication quand à son origine, ne m'a pas vraiment gênée car c'est justement l'occasion pour le lecteur de fouiller son imaginaire et de trouver sa propre explication en fonction de ses fantasmes ou de ses convictions.... Et c'est une fin un peu abrupte mais assez logique avec la forme du récit et son propos qui n'est pas d'expliquer mais de montrer.
    Donc, fini Ballard ? Non, car sa plume est alléchante.... Peut-être vais-je me tourner vers des œuvres plus "reconnues"....
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par finitysend, le 08 avril 2012

    finitysend
    Le Vent de nulle part est un petit roman de SF populaire .
    Ce texte est bien écrit et il est assez envoutant à cause de la forte presence de cet univers .
    Le realisme et le drame de ce vent impitoyablement violent et destructeur est une véritable reussite .
    L'aventure conduira tous le monde à se replier dans ses retranchements et dernière retraite pour survrivre à ce coup de folie ...
    Le vent est irréel et improbable quant à sa causalité néanmoins ses effets sont tout à fait tangibles ,c'est ce qui m'a plut dans ce petit roman populaire soigné .
    C'est bon moment de distraction que ce texte mais loin d'être le meilleur de l'auteur ..
    Cependant à decouvrir à cause de l'univers ...
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    Critique de qualité ? (7 votes positifs)

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Citations et extraits

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  • Par finitysend, le 08 avril 2012

    Ils venaient de pénétrer dans les égouts .Les mains plaquées contre la bouche ,ils prirent pied sur un trottoir qui dominait le collecteur ,longue caverne large de cinq mètres ,dont la voûte s'éloignait àperte de vue .Il était presque à sec ....
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  • Par steppe, le 07 décembre 2010

    Hardoon salua d'un bref signe de tête. "Exactement, docteur. Le vent, c'est tout ce que je souhaite observer d'ici. Et en même temps, je veux qu'il me voie." Il marqua un temps. " Plus sa force a augmenté, plus on s'est abaissé pour essayer de le fuir. On a creusé de plus en plus profond sous la croûte terrestre, ce refuge tout indiqué. Chacun y a trouvé abri. A une exception - moi. Je suis le seul qui ait bâti vers le haut, le seul qui ait osé défier le vent, affirmer le courage de l'Homme et sa volonté de dominer la Nature.
    ...
    Face au plus grand cataclysme qui ait jamais frappé la Terre, moi seul ai eu le courage de braver la Nature. Telle est l'unique raison qui m'a poussé à construire cette pyramide. Ici même, ayant accepté ses conditions, je soutiens son assaut sur le champ de bataille qu'elle a choisi. Si je dois être vaincu, alors l'Homme ne peut prétendre à une supériorité innée qui lui donnerait le droit de maîtriser la démence de son milieu naturel.
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  • Par steppe, le 07 décembre 2010

    Dans l'ensemble, les gens s'étaient montrés plus dénués de ressources, de faculté d'adaptation et moins prévoyants que les animaux sauvages. L'instinct profond qui pousse l'être à lutter pour la vie se trouvait en eux tellement émoussé, tellement dégradé par des mécanismes destinés à satisfaire leurs besoins secondaires, qu'ils n'étaient plus capables d'assurer leur propre défense.
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ames Graham Ballard was a British novelist and short story writer who was born 15 November, 1930 and raised in the Shanghai International Settlement..His experiences during that time formed the basis of his novel Empire of the Sun which was later turned into a movie by Steven Spielberg starring 13-year-old Christian Bale, as well as John Malkovich and Miranda Richardson. J G Ballard died on April 19 2009, aged 78 after a lengthy battle with cancer








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