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Michel Pagel (Traducteur)
ISBN : 2070398412
Éditeur : Gallimard (2011)

Note moyenne : 3.34/5 (sur 76 notes)
Résumé :
Au III° millénaire, le Terre n'est plus peuplée que de cinq millions d'habitants. Le Soleil a changé de forme et s'est rapproché de notre planète, entraînant une formidable diminution des terres émergées, envahies désormais par la jungle où des reptiles colossaux ont remplacé les mammifères. Comment survivre dans ces conditions, surtout quand des bandes de pirates recherchent sans relâche les trésors engloutis ?
Un classique de la science-fiction écolo... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
finitysend
finitysend02 avril 2012
  • Livres 5.00/5
Un réchauffement climatique imputable à des explosions solaires ( et non aux activités humaines ... !! ) a provoqué une énorme montée des eaux .
De ce fait et sous nos latitudes nous allons de lagunes tropicales en villes au trois quarts submergées .
Avec des personnages qui survivent grâce aux système d'et à une bonne dose de marginalité .
Le milieux naturel triomphe de la civilisation et les changements s'imposent aux personnages .. les contraignent .. bousculent LEUR VIE INTERIEURE .. les marquent et les influencent.
Un récit très poétique et très réussis .
Le personnage principal ( un biologiste ) se décidera à s'enfoncer dans le sud alors que c'est le mouvement contraire qui prévaut chez les gens moins curieux ou tout simplement doués de bon sens ...
Un très bon roman ..
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Lunalithe
Lunalithe23 juillet 2016
  • Livres 4.00/5
Une écriture pas toujours facile d'accès, très descriptive, et un univers souvent très hard-science. J'avoue être tombé sur des mots ou des notions qui m'étaient totalement inconnus - dans "science-fiction" il y a "science", et c'est clairement mon point faible.
Au delà de cette difficulté, une histoire passionnante, une fin du monde sous la chaleur et les eaux, où, par un processus biologique que je n'ai pas entièrement compris, les souvenirs immémoriaux remontent, comme une mémoire des cellules. Une théorie que j'ai trouvé palpitante, et qui m'a beaucoup fait réfléchir. J'ai d'ailleurs lu une critique disant que le monsieur, plutôt bien calé, écrivait des situations scientifiquement plausibles. Voilà qui donne encore plus de matière à cette histoire ! Je lirai avec plaisir les 3 autres apocalypses de ce cher Monsieur Ballard.
A lire en plein soleil, pour être encore plus immergé dans l'histoire...
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hellza24
hellza2429 septembre 2014
  • Livres 4.00/5
Amoureux des décors post-apocalyptiques, bienvenue ! Ici, le monde a subit ses premières transformations 60 à 70 ans en arrière : une élévation progressive des températures a rendu les zones tropicales inhabitables, les zones tempérées tropicales, ainsi de suite, ne laissant bientôt plus que les pôles à peu près "vivables".
Des expéditions sont organisées pour rendre compte de l'état des villes : certains envisagent la réoccupation de certains sites sous une dizaine d'années. Kerans est un des membres civils accompagnant les militaires : il est le médecin officiel de l'unité et dirige la station d'essai. Voilà des mois qu'ils stagnent dans la partie émergée de ce qui fut jadis une capitale. Au moment de partir, une angoissse le tenaille : où est sa place ? Doit-il retourner vers le nord avec le reste de l'unité ? Certains se posent les mêmes questions, ressentent l'appel du sud. La folie, le sens de la vie, l'inné : tout se mélange dans la châleur tropicale, visions d'une humanité en plein déclin.
J'ai adoré accompagner l'auteur dans les dédales de cette cité engloutie. L'auteur nous plonge dans un tableau de Max Ernst, on en ressort à la dernière page.
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elessar
elessar11 novembre 2012
  • Livres 2.00/5
-L'histoire-
Un futur proche, suite à un enchainement de catastrophes, de grands bouleversements climatiques ont changé radicalement le visage de la Terre. Augmentation de la température et montée des eaux ont transformé le monde. Dans un Londres abandonné et changé en lagune tropicale, quelques personnes, scientifiques et militaires restent encore pour rendre compte des changements. Mais alors qu'ils doivent abandonner la ville derrière eux, fuyant les orages violents et la nouvelle montée des températures qui s'annonce, certains décident de rester, poussé par un instinct enfoui au fond d'eux et venu des méandres du temps.

-Mon avis-
Que dire sur ce roman. le principe de départ m'avait attiré, une apocalypse, de grands changements climatiques, des personnes qui cherchent à survivre dans un environnement hostile. le 4e de couv était alléchante. Et le roman commence, l'atmosphère est lourde, oppressante, étouffante, pesante, suffocante, écrasante… de ce côté, rien à dire, l'atmosphère est bien rendu, servie par une écriture sans style et très distante on ressent cette atmosphère à chaque page. C'est peut-être là le problème, on ressent tellement cette atmosphère qu'elle finit par dégouliner des pages, ramper hors des mots et envahir le lecteur. Et chaque page devient un peu plus lourde, un peu plus oppressante.
Un roman d'ambiance alors ? Peut-être, mais uniquement, car le plus gros problème pour moi, c'est qu'il ne se passe rien, les personnages, creux au possible, se laissent porter par cette ambiance et subissent avec le lecteur l'ennui profond de ce monde englouti. Pas un instant je n'ai été intéressé par eux, et jamais je n'ai ressenti la moindre empathie à leur égard. du coup, lorsqu'il se passe enfin quelque chose à 50 pages de la fin, lorsqu'enfin les personnages semblent sortirent de leur torpeur, je n'ai pas réussi à sortir de la mienne et je ne me suis pas du tout senti concerné par leur sort.
Rarement j'ai ressenti autant d'ennui à la lecture d'un livre, c'est vraiment la première fois depuis que je n'ai plus de lectures imposées par l'école/collège/lycée que je peine autant à finir un livre. J'ai plusieurs fois eu envie d'arrêter ma lecture et ne l'ai poursuivie que pour être sûr que je ne ratais rien.
Très grosse déception pour moi ce premier essai avec JG Ballard. Je pense attendre un moment avant de m'y remettre.
Lien : http://imaginelec.blogspot.f..
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ElizabethBennet
ElizabethBennet28 juin 2014
  • Livres 2.00/5
Paru en 1962, le Monde englouti est l'un des premiers grands romans de science-fiction post-apocalyptique, et son auteur est certainement l'un des écrivains les plus visionnaires qui soient.
Loin des effets tonitruants et pompiers des blockbusters hollywoodiens, Ballard choisit de situer son intrigue bien après la catastrophe : non pas au moment où les villes disparaissent sous les eaux, mais plusieurs années plus tard, lorsqu'il ne reste déjà presque plus rien de l'humanité et de la Terre telle que nous l'avons connue.
C'est peut-être ce qui explique le caractère détaché, un peu lointain, de ses personnages, des êtres énigmatiques qui semblent apprécier de voir le monde moderne à son crépuscule, comme s'ils en savouraient la déliquescence : loin de se révolter contre la fin du monde, ils paraissent l'attendre et l'encourager.
Toutefois, malgré ce parti pris intéressant et original, ce roman peine à entraîner son lecteur dans le monde qu'il dépeint : les personnages sont précisément trop froids pour que l'on puisse s'attacher à eux. le style, ronflant, d'une précision scientifique qui confine souvent à la cuistrerie, contribue aussi à rendre la lecture moins fluide et moins agréable, d'autant que le manque criant de péripéties et de rebondissements (sauf à la toute fin du livre) accentue le côté soporifique du roman.
Et pourtant, il y a derrière ce récit une réflexion sur la psychologie humaine et le sens de l'Histoire tout à fait passionnante, mais elle se pare d'un vernis jargonneux qui décourage même les lecteurs les plus téméraires.
Dommage, car l'une des réussites de cet ouvrage est sans conteste la mise en place progressive d'une atmosphère de huis clos, renforcée par l'aspect étouffant, oppressant, de l'environnement dans lequel évoluent les personnages. Malheureusement, à trop vouloir accentuer cette tonalité suffocante, on finit par empêcher le lecteur de respirer, et celui-ci n'a plus qu'une idée en tête : refermer ce roman pour obtenir, enfin, un peu d'air !
Retrouvez cette critique plus détaillée en cliquant sur le lien ci-dessous !
Lien : http://ars-legendi.over-blog..
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Citations & extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
LunalitheLunalithe21 juillet 2016
Ai-je ou n'ai-je pas tenté de me suicider ? Un des rares absolus existentiels, nettement plus significatif que Etre ou ne pas être ? qui se contente de souligner l'incertitude du suicide plutôt que l'éternelle ambivalence de sa victime.
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hellza24hellza2429 septembre 2014
A une vingtaine de mètres sous le canot, une allée grise s'allongeait entre les immeubles, toute droite, reste de quelque grande artère d'autrefois. Les carcasses bossues de voitures rouillées stationnaient toujours sur les bas-cotés. Un cercle de constructions intactes et par conséquent peu embourbées, entourait la plupart des lagunes, au centre de la ville. Dépouillés de toute végétation, si ce n'est quelques massifs de touffes de sargasses, les rues et les magasins avaient été presque entièrement préservés ; tout cela ressemblait à un tableau reflété par un lac, qui, on ne sait comment, avait perdu son modèle original.
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SpilettSpilett27 septembre 2010
Les souvenirs les plus vieux de la terre, le chiffrage des temps est contenu dans chaque chromosome, dans chaque gène. Chaque pas en avant dans l'évolution de notre espèce est une borne gravée de souvenirs organiques (...). La brièveté de la vie est trompeuse: chacun de nous est aussi vieux que toute l'espèce vivante et nos vaisseaux sanguins sont tributaires de l'océan de cet immense passé.
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bouboulbouboul06 juin 2012
il quitta donc l'immeuble pour s'enfoncer de nouveau dans la jungle, où il se retrouva totalement perdu au bout de quelques jours, à suivre une succession de lagunes, accablé de chaleur et de pluies sans cesse plus violentes, attaqué par alligators et chauves-souris géantes, second Adam cherchant les paradis oubliés du soleil ressuscité.
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NicolierNicolier11 juin 2011
C'est le premier Ballard que je lis… Et j'ai vraiment été très emballé. L'écriture est belle, même si parfois elle semble un peu surchargée (mais le style colle bien à l'atmosphère pesante qui se dégage de l'histoire).

Une fin ouverte (la marque des meilleures histoires comme souvent)… et puis cette impression assez nauséabonde qui flotte tout au long de la narration avec ces personnages perdus dans une fin du monde qui ne dit pas son nom.

De la très bonne SF !!
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Videos de James Graham Ballard (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de James Graham Ballard
ames Graham Ballard was a British novelist and short story writer who was born 15 November, 1930 and raised in the Shanghai International Settlement..His experiences during that time formed the basis of his novel Empire of the Sun which was later turned into a movie by Steven Spielberg starring 13-year-old Christian Bale, as well as John Malkovich and Miranda Richardson. J G Ballard died on April 19 2009, aged 78 after a lengthy battle with cancer
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