Tombé sous le charme de Clémentine Laginska, la femme de son meilleur ami, le comte Thaddée Paz n'a pas d'autre solution que de s'inventer une maîtresse pour ne pas succomber à la tentation...
Avec La Fausse Maîtresse, Balzac nous dresse une peinture âprement réaliste de la société parisienne et de la vie mondaine au XIXe siècle : Clémentine apparaît comme la caricature de la femme futile et versatile, avatar des femmes coquettes et à la mode. Les descriptions poétiques nous plongent parfaitement dans l'univers et l'atmosphère de cette ville de Paris au XIXe siècle ; elles sont très précises et parfois très drôle, notamment celle de la physionomie du comte Adam. le roman livre une analyse fine des sentiments et traite de la passion amoureuse et de ce qu'elle entraîne : le mensonge, le dévouement amoureux et l'amour sans borne.
Même si l'écriture et le propos sont intéressants, je reste peu emballée de cette lecture, peut-être parce que le roman n'était pas assez long à mon goût.
Petit roman lu très rapidement et qui m'a permis de me replonger le temps d'une soirée dans l'ambiance de La comédie humaine balzacienne.
Dans ces quelques pages il s'agit d'amour. Un amour très particulier auquel on a peur de céder. Alors, tous les stratagèmes sont bons pour éloigner l'être aimé alors que c'est plutôt le contraire que l'on voudrait.
Il semblerait qu'il y ait au moins une note autobiographique dans "La Fausse Maîtresse", faisant référence à une histoire d'amour compliquée vécue par l'auteur lui-même.
Fidèle à lui-même Balzac fait de belles descriptions, pas forcément longues cette fois-ci. Après avoir bien posé le cadre historico-politique du récit, il décrit les lieux et les personnages avec la minutie à laquelle il nous a habitués.
Ce préambule était nécessaire pour déterminer la sphère dans laquelle s’est passée une de ces actions sublimes, moins rares que les détracteurs du temps présent ne le croient, qui sont, comme les belles perles, le fruit d’une souffrance ou d’une douleur, et qui, semblables aux perles, sont cachées sous de rudes écailles, perdues enfin au fond de ce gouffre, de cette mer, de cette onde incessamment remuée, nommée le monde, le siècle, Paris, Londres ou Pétersbourg, comme vous voudrez !
Sa petite figure, assez aigre de ton, semble avoir été pressée dans un étau. Son nez court, ses cheveux blonds, ses moustaches et sa barbe rousses lui donnent d’autant plus l’air d’une chèvre qu’il est petit, maigre, et que ses yeux d’un jaune sale vous saisissent par ce regard oblique si célèbre par le vers de Virgile.
Pour communiquer à l’œil toute la puissance de l’âme, lui donner la valeur d’un discours, y mettre un poème ou un drame d’un seul coup, il faut ou l’excessive servitude ou l’excessive liberté.
Tel est un boudoir en 1837, un étalage de marchandises qui divertissent les regards, comme si l’ennui menaçait la société la plus remueuse et la plus remuée du monde.