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Judith Rosenzweig (Éditeur scientifique)
ISBN : 2253149454
Éditeur : Le Livre de Poche

Note moyenne : 3.5/5 (sur 60 notes)
Résumé :
A l'insu de tous, le peintre Servin cache, dans le débarras de son atelier, un bel officier de la Garde impériale blessé à Waterloo et recherché par la police pour avoir aidé Napoléon à reprendre le pouvoir pendant les Cent Jours.

Or l'élève favorite du peintre, la talentueuse Ginevra Piombo, ne tarde pas à découvrir le proscrit et tombe aussitôt amoureuse de lui. Hélas, ce que Ginevra ne sait pas, c'est que ce joli Corse est le dernier survivant de l... >Voir plus
Critiques, Analyses & Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
araucaria
araucaria18 août 2014
  • Livres 4.00/5
Court roman, très noir. Il porte bien son titre. Les protagonistes n'ont rien oublié des outrages et des drames du passé, fiers, orgueilleux, ils sont inflexibles et cette rigidité de caractère va tous les conduire au malheur et à un nouveau drame. Un livre très agréable à découvrir. C'est quand même du Honoré de Balzac, alors il est merveilleusement bien écrit.
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alaiseblaise
alaiseblaise06 juin 2011
  • Livres 3.00/5
La vendetta c'est la justice privée, hors de l'Etat. Comme dans ce roman De Balzac, en Corse, la vengeance d'un meurtre qui implique toute une famille.
Ici la famille Piombo tue tous les membres de la famille Porta (on ne sait pas trop pourquoi ?). Un seul enfant Porta, Luigi, serait miraculeusement sorti indemne de ce carnage.
Bartholoméo di Piombo, sa femme et sa fille Genevra fuit la Corse pour se réfugier à Paris.
Plus tard la belle Genevra tombe amoureuse d'un bel officier nommé...je vous le donne en mille...Luigi !
Bien sûr, la fille n'était pas au courant du terrible destin des deux familles.
Je vous raconte pas le drame familial chez les Piombo, surtout du côté du père très très possessif !
D'ailleurs, je vous raconte pas la fin non plus !
Ce petit roman «d'apprentissage», même s'il fait un peu «cliché", se lit jusqu'au bout de la curiosité.
Allez, je vous laisse regarder la tête du père Piombo quand sa fille lui présente le fameux miraculé Luigi.
«Bartholoméo di Piombo se leva, chancela, fut obligé de s'appuyer sur une chaise et regarda sa femme, Elisa Piombo vint à lui ; puis les deux vieillards silencieux se donnèrent le bras et sortirent du salon en abandonnant leur fille avec une sorte d'horreur. Luigi Porta stupéfait regarda Ginevra, qui devint aussi blanche qu'une statue de marbre et resta les yeux fixes sur la porte vers laquelle son père et sa mère avaient disparu : ce silence et cette retraite eurent quelque chose de si solennel que, pour la première fois peut-être, le sentiment de la crainte entra dans son coeur. Elle joignit ses mains l'une contre l'autre avec force, et dit d'une voix si émue qu'elle ne pouvait guère être entendue que par un amant : - Combien de malheur dans un mot !»
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SagnesSy
SagnesSy02 août 2015
  • Livres 3.00/5
"La misère est peut-être le plus puissant de tous les liens"
Balzac, La Comédie Humaine, Etudes de moeurs, Scènes de la vie privée
8. La Vendetta (1830)
Lorsqu'il écrit "La Vendetta", Balzac débute. le thème central du roman est inspiré de Roméo et Juliette (Shakespeare était très en vogue en 1830), mais les détails sont directement empruntés à la réalité, à ce qu'il a pu voir autour de lui, ses transpositions sont assez maladroites et certains détails appesantis. Alors qu'au fond c'est hyper simple (et court, en fait, comme roman) :
Deux familles corses en vendetta l'une contre l'autre, deux descendants qui tombent amoureux l'un de l'autre, refus tranché des parents : c'est non, jamais, impossible. Mais là où ça devient plus étonnant, c'est que Ginevra tient bon. Elle aime et elle choisit l'amour. Ca s'explique en un certain sens, fille unique, ses parents l'ont élevée à Paris, loin des histoires familiales corses et en la maintenant dans l'ignorance du drame initial (ils s'étaient tous entretués). Ses parents la renient, elle se marie, ils sont très heureux mais très vite dans la misère. Ils sont courageux, méritants, unis, mais ils meurent de faim et d'épuisement au moment même où les parents allaient céder et leur venir en aide.
La leçon à tirer d'une telle histoire serait quelque chose comme la passion est destructrice, s'opposer à ses parents n'apporte rien de bon ou quiconque méconnaît son passé est condamné à le revivre, ça fait un peu beaucoup, surtout quand on considère le traitement apporté et l'épilogue affreux.
Mouais.
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exarkun1979
exarkun197909 août 2012
  • Livres 3.00/5
S'il y a une chose que j'ai appris dernièrement à lire beaucoup De Balzac, c'est qu'il n'est pas du tout partisan des Happy Ending. D'une certaine façon, la vie est parfois comme ça. La vie, ce n'est pas un conte de fée à la Disney.
La Vendetta ne fait pas exception à cela. Ce que l'on voit ici c'est que le bonheur à un prix. C'est ce que l'on apprend du côté de la fille. du côté du père, on apprends que l'orgueil a aussi un prix.
C'est un roman qui est très touchant mais qui souffre d'un défaut. Il est parfois trop prévisible
Ce roman fait partie des Scènes de la vie privée dans la Comédie Humaine.
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thejoz
thejoz27 mai 2008
  • Livres 2.00/5
Ce court roman, un Roméo et Juliette corse et bonapartiste, est l'un des premiers De Balzac. Il témoigne déjà de qualités littéraires certaines. On y sent poindre le talent d'un auteur qui ralliera le panthéon des grands classiques.
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Citations & extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
araucariaaraucaria15 août 2014
Un soupir de joie sortit de la vaste poitrine de Piombo qui tendit la main au premier consul en lui disant :

- Il y a encore du Corse en toi!

Bonaparte sourit. Il regarda silencieusement cet homme, qui lui apportait en quelque sorte l'air de sa patrie, de cette île où naguère il avait été sauvé si miraculeusement de la haine du parti anglais, et qu'il ne devait plus revoir.
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araucariaaraucaria16 août 2014
- Ginevra, vous aimez l'ennemi de votre famille, dit enfin Piombo sans oser regarder sa fille.

- Cela est vrai, répondit-elle.

- Il faut choisir entre lui et nous. Notre vendetta fait partie de nous-mêmes. Qui n'épouse pas ma vengeance, n'est pas de ma famille.

- Mon choix est fait, répondit Ginevra d'une voix calme.
+ Lire la suite
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thejozthejoz28 avril 2008
"Ginevra , vous aimez l'ennemi de votre famille, dit enfin Piombo, sans oser regarder sa fille.

-Cela est vrai répondit-elle.

-Il faut choisir entre lui et nous. Notre vendetta fait partie de nous-mêmes. Qui n'épouse pas ma vengeance, n'est pas de ma famille.

-Mon choix est fait" Répondit Ginevra d'une voix calme.
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ThaddeusThaddeus01 mai 2015
L'amour n'est-il pas comme la mer qui, vue superficiellement ou à la hâte, est accusée de monotonie par les âmes vulgaires, tandis que certains êtres privilégiés peuvent passer leur vie à l'admirer en y trouvant sans cesse de changeants phénomènes qui les ravissent?
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Mimosa022Mimosa02223 janvier 2015
Les gens qui veulent fortement une chose

sont presque toujours bien servis par le hasrad.
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