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Critiques sur Le Colonel Chabert (27)


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    • Livres 5.00/5
    Par Blacksad le 07/04/2013


    C'est à Paris, à l'époque de la Restauration, qu'apparaît un ancien grognard napoléonien dans une étude d'avoué crasseuse. C'est à partir de là que commence ce roman, certes petit par la taille, mais grand par les sentiments qu'il inspire. Dans son superbe portrait du Colonel Chabert, Balzac réussit à insuffler à son personnage une majesté sans pareille, qui n'en rend sont histoire que plus touchante, révoltante même. Par l'opposition entre les caractères manichéens de Chabert et sa femme, l'auteur ne fait que sublimer l'aura de son personnage, qui reste probe et droit face à l'injustice qui lui est faite.
    Le Colonel Chabert est mon premier Balzac -il n'est jamais trop tard- et il a réussi à me donner l'envie de continuer à chercher quelques lectures dans La comédie humaine. Je dois dire que j'ai été absolument fasciné par cette lecture, et que j'ai profité de chaque moment. Il restera sans doute un excellent souvenir, alors, merci NastasiaBuergo, d'avoir pu me le conseiller.

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    • Livres 5.00/5
    Par NastasiaBuergo le 01/07/2012


    Le Colonel Chabert est l'un des trésors que nous a légué Balzac et auquel nous devons témoigner le plus grand respect. On y sent souffler les accents sublimes qui deviendront, sous la plume d'Hugo, Les Misérables. Dans ce petit roman, l'auteur nous mène sur les sentiers d'une quasi ressuscitation, celle d'un brillant et brave grognard de Napoléon que tout le monde a cru mort et enterré à la bataille d'Eylau. L'histoire se corse lorsque réapparaît le vieux colonel bien des années plus tard et que sa légitime épouse, remariée, comtesse et richissime s'aperçoit que l'essentiel de son bien pourrait être revendiqué par son ancien mari...
    Honoré de Balzac cisèle dans la dentelle une narration impeccable, et dresse un portrait surprenant de l'avoué Derville, qu'on sent mi honnête homme, mi canaille, pouvant verser de l'un ou l'autre côté selon d'où vient le vent, à l'image de Petit-Claud dans Les illusions perdues, mais qui, pris d'une commisération, rare en cette engeance, va tout mettre en œuvre pour secourir le vaillant vieux soldat. J'en ai assez dit si je ne veux pas trop déflorer cette perle, ce grand chef-d'œuvre de littérature, mais bien sûr, tout ceci n'est que mon avis, c'est-à-dire, pas grand chose.

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    • Livres 4.00/5
    Par belette2911 le 31/07/2012


    Ce livre, il faisait partie des livres obligatoires à lire pour l'école.

    Quelle année ? Oh... Ben... Là, je vous parle d'un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître...

    Sans exagérer.

    Je me souviens de ma grimace en apprenant que je devais lire du Balzac. De Balzac, moi ?

    Soupirant, je commençai le roman, assez court, du moins.

    Je n'ai pas soupiré longtemps, je vous le jure. Prise dans le roman, je me souviens l'avoir dévoré, pestant et jurant contre l'injustice qui frappait ce pauvre colonel.

    Son épouse indigne ? Elle aurait mérité de vivre ce qu'il a vécu : enterré dans la fosse, considéré comme "mort" alors qu'il était vivant.

    Vous vous imaginez enterré, vous ? Moi, ça me fait froid dans le dos.

    Vous vous imaginez en train de gratter pour sortir de la fosse, vous ? Avec des cadavres vous entourant ?

    Et ensuite, au lieu de l'accueil qui devrait vous être réservé, vous n'êtes plus rien, vous n'existez plus.

    Le cauchemar !

    Lorsque j'avais refermé le livre, je m'étais dit, un peu tard, que je ne devrais plus critiquer les livres avant de les avoir lu. J'en suis sortie sonnée, dégoutée de cette injustice avec l'envie de hurler.

    Aucun regrets de lecture !

    Préjugés... quand vous chevauchez à mes côtés.

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    • Livres 5.00/5
    Par jsgandalf le 08/05/2012


    Qui est-il cet homme qui rentre dans une étude d'avoué. Il dit être Colonel et devoir parlé à maître Derville. Il raconte comment à la bataille d'Eylau ,il fut laissé pour mort, lui Le colonel Chabert, enfant des hospice ayant voué sa vie à Napoléon. Comment il est revenu en France et pour il est rentré dans l'étude de maître Derville. Pour retrouvé son rang, son honneur et sa femme. Enfin tout ce que cette dernière ne veut pas lui rendre. Ce livre est un vibrant hommage aux grognards. C'est aussi encore une étude de l'avarice, du rang social plus important que tout le reste et un livre d'honneur. Balzac à écrit ici un roman important qui pourrait exister en dehors de La comédie humaine.

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    • Livres 5.00/5
    Par orno le 31/12/2012


    apres avoir lu il ya quelque mois deja "Les chouans" je me suis replonge sur une enieme oeuvre de balzac.
    Le Colonel Chabert est un roman assez court relatant la vie de cet ancien officier de la garde napoleonienne qui fut laisse pour mort lors de la bataille d eylau
    lors de son retour a paris, apres quelques annees, il va perdre son identite, sa femme, sa fortune, personne ne croit cet homme,caril n aura pas de preuve pour justifier son identite.
    il va faire appel a un avocat maitre derville(personnage recurrent dans la comedie humaine) pour l aider a retrouver son honneur.

    cette oeuvre fait partie de la comedie humaine. il s apparente quand meme a un vibrant hommage aux anciens grognards de l empire,
    j ai adore ce roman !!!!!! balzac est a mon humble avis le plus grand ecrivain de tout les temps et un fin observateur critique de la societe de son temps


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    • Livres 5.00/5
    Par IsaLise le 07/09/2012


    Balzac est un de mes auteurs préférés et ce n'est pas ce très court roman qui me détournera de lui.
    Criant de vérité, il vous projette au coeur d'un Paris post Napoléonien et pourtant comme on se sent proche de ce Colonel Chabert, héros des armées. Désireux de retrouver son identité, de revenir dans le monde des "vivants", Chabert devra lutter contre l'appât du gain de celle qu'il aimait, contre la Société qui ne veut pas de cet homme abîmé. Pourra-t-il lutter contre la justice humaine où priment noms et argent ?

    Dans ce roman, plusieurs axes intéressants :
    - Comme dans chaque roman De Balzac, l'ambivalence des héros, leurs hésitations, le don de soi. Une psychologie des personnages donc soigneusement étudiée, des êtres de papier qui deviennent des êtres de sang tant ils prennent vie auprès de nous, tant nous pouvons nous reconnaître ou les identifier parmi d'autres humains.
    - Les thèmes : amour bafoué, don de soi, égoïsme et sacrifice... Egalement le besoin de retrouver son identité. Quel sentiment l'emportera-t-il ? Lecteur de Balzac, vous aurez peu d'espoir et pourtant impossible de fermer le livre...
    - La justice, raison pour laquelle j'ai également conféré à ce livre le libellé "challenge justice" proposé par Yuko.
    En effet Le colonel Chabert souhaite retrouver son rang, sa fortune, sa place dans la Société. La justice humaine pourra-t-elle le sortir de la misère dans laquelle il est plongé (nul doute que les descriptions poignantes toucheront les âmes sensibles). L'incipit nous entraîne ainsi dans le cabinet de l'avoué Derville qui défendra l'homme intègre contre la femme retorse, l'auteur nous proposant ainsi une confrontation du Bien et du Mal où le vainqueur ne sera pas forcément celui que l'on attend...
    La justice humaine saura-t-elle voir et entendre : les riches protégeant les riches, les pauvres devront fournir plus que des preuves... Fascinante réflexion sur une justice à deux vitesses...
    Et la justice "supérieure" dans tout ça, y aura-t-il une morale à l 'histoire ? Quelle est-elle ?


    Lien : http://ecrirecommeonrespire.blogspot.fr/2012/09/le-colonel-chabert-d..

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  • Par nathalie_MarketMarcel le 25/03/2012


    Le personnage du colonel Chabert m'apparaît finalement assez contrasté. Il porte tout d'abord en lui le prestige de l'armée napoléonienne qui a conquis l'Europe et subi de grandes souffrances, qui ne peut s'adapter au monde bourgeois et matérialiste de la Révolution de Juillet. Il est à la fois naïf, d'une grande hauteur d'âme, désabusé et résigné devant l'injustice qui lui est faite.
    La comtesse, ex-épouse Chabert, est une femme dure et sans cœur, impitoyable. Je vois aussi la situation faite aux femmes au XIXe siècle, des biens meubles dépendant du bon vouloir de leur époux. La comtesse est cynique mais sait que si elle ne veut pas finir à l'hospice ni perdre ses enfants, elle doit manœuvrer sans une ombre d'émotion. Sans aucun doute une garce mais il est un peu facile d'en faire la grande coupable.
    Pour conclure je dirais que Le colonel Chabert fait partie des très bons Balzac, sans longue description, enlevé et vivant, aux personnages plus ambigus qu'il n'y paraît, et dont il est difficile de tirer une leçon univoque.


    Lien : http://chezmarketmarcel.blogspot.fr/2012/02/ils-ont-des-robes-noires..

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    • Livres 3.00/5
    Par Sand94 le 16/02/2012


    Dans ce roman, j'ai retrouvé le Balzac des descriptions et des portraits réalistes, des descriptions de lieux qui sont comme le reflet des êtres qui les habitent, des portraits qui mêlent réalisme et imagination (un homme d'imagination aurait pu prendre cette vieille tête pour quelque silhouette due au hasard, ou pour un portrait de Rembrandt, sans cadre). C'est aussi le Balzac observateur attentif de sa société, habitué à soulever les apparences pour faire apparaître la vérité des âmes (S'il est dans cet hospice au lieu d'habiter un hôtel, c'est uniquement pour avoir rappelé à la jolie comtesse Ferraud qu'il l'avait prise, comme un fiacre, sur la place)

    Roman sombre et cruel, ce Colonel Chabert est sans doute un bel exemple de l'art De Balzac condensé en un peu plus de cent pages.


    Lien : http://leslivresdegeorgesandetmoi.wordpress.com/2012/02/16/le-colone..

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    • Livres 3.00/5
    Par Saint-Luc le 16/04/2011


    Pour être balzacien, on n'est pas forcément un inconditionnel de tous les opi de La comédie humaine.
    Ainsi du colonel Chabert;
    Pourquoi ?
    Parce que le personnage n'est pas "aimable" au sens littéral, qu'il se défend mal et que surtout à la fin il ne se défend plus.
    Le seul acteur pour lequel on puisse avoir de l'admiration dans ce roman est Maître DERVILLE, l'avoué honnête, le juriste méprisant souverainement sa cliente, qui lui fait horreur.
    Mais on peut aussi avoir une autre approche du Colonel Chabert, peut-être la plus sympathique: voici un homme qui adopte sur le tard de sa vie une attitude de renoncement aux choses matérielles, trouve une voie kharmique qui peut s'apparenter à la sagesse de Boudha.
    Reste qu'à l'époque d'Honoré, une telle attitude n'était pas dans les moeurs, et qu'il n'a certainement pas souhaité montrer ceci.
    Le secret de ce roman, le vrai, le seul secret, c'est la haine de la femme, de sa cruauté, de sa duplicité, de sa soif d'accaparement, cette haine que Balzac n'a jamais cessé d'éprouver et qu'il exhale ici à plaisir.

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    • Livres 4.00/5
    Par brigittelascombe le 18/08/2011


    Une situation des plus absurdes et des plus cruelles.Le Colonel Chabert, combattant hors pair et émérite qui a survécu à l'Horreur, s'en revient au bout de neuf ans d'absence.Spolié de ses biens par sa femme qui s'est remariée,ce héros baissera les bras,défaitiste et se laissera vaincre, sinon par des soldats en guerre mais par la fourberie d'une intrigante veule et cupide.A méditer!

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