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> Pierre-Louis Rey (Préfacier, etc.)

ISBN : 2266053582
Éditeur : Pocket (1999)


Note moyenne : 3.81/5 (sur 16 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :

Au commencement de l'automne de l'année 1826, l'abbé Birotteau, principal personnage de cette histoire, fut surpris par une averse en revenant de la maison où il était allé passer la soirée. Il traversait donc aussi promptement q... > voir plus
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Critiques, analyses et avis (4)

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    • Livres 5.00/5
    Par Nastasia-B, le 06 septembre 2012

    Nastasia-B
    J'adore ce petit roman de La Comédie humaine où l'on découvre le bon abbé Birotteau, celui-là même qui, dans l'esprit de son auteur, accouchera quelques années plus tard d'un frère, le célébrissime César Birotteau, autre opus génialissime de notre Honoré de Balzac fétiche. (Je le dis sans honte, je suis fan De Balzac, je jubile de sa verve, de son œil aiguisé, sarcastique mais toujours extraordinairement lucide sur le genre humain. Il est donc plus que probable que cette critique ne soit pas objective. Mais bon, vous en connaissez, vous, des critiques objectives ?)
    L'abbé Birotteau, c'est donc un homme rondouillard, un peu simple d'esprit, qui ne voit de mal nulle part et qui s'imagine naïvement que les gens qui lui veulent du bien le font pour ses beaux yeux. Ainsi, à la mort de l'abbé Chapeloud, chanoine de la cathédrale Saint-Gatien de Tours, lui, son protégé, croit qu'il va hériter sans coup férir, "naturellement" des prérogatives de son prédécesseur...
    Une fois encore, Balzac saura faire surgir devant lui la plus grande mesquinerie humaine, l'envie, la basse vengeance, l'orgueil, le calcul politique, bref, tout ce qui fait, pour notre plus grand plaisir, que Balzac est Balzac.
    Contrairement à certains autres romans de l'auteur qui lassent parfois les lecteurs non avertis par des descriptions fouillées, nous avons ici affaire à un bref roman, à la limite de la nouvelle longue, où les descriptions ne sont point trop invasives et où le plaisir est prompt à s'emparer de nous.
    Encore une fois, le personnage qui donne son nom à l'œuvre ne semble pas être le personnage principal, puisqu'à la fin on assise encore à son échouage, victime des vicissitudes de la cruelle vie et des calculs des gens peu enclin à la noblesse d'âme, en l'espèce, le retors et machiavélique abbé Troubert.
    L'autre grande figure de l'histoire est la logeuse de Birotteau, Mlle Gamard, grenouille de bénitier pingre, ambitieuse et malfaisante à souhait dont Honoré nous dresse un portrait aux petits oignons, qui à lui seul vaut le détour.
    À lire sans modération pour ce délecter des bas calculs, jalousies, orgueils et autres naïvetés. À mon sens, l'un des bons crus acides, corrosifs à souhait de notre fantastique Honoré de Balzac, mais je le répète, suis-je bien objective avec ce géant parmi les géants ? D'ailleurs, ce menu bavardage n'est que mon avis, c'est-à-dire, pas grand-chose. le mieux que vous ayez à faire est encore de vous plonger dedans et de le lire.
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    • Livres 4.00/5
    Par JehanneDD, le 17 avril 2014

    JehanneDD
    Tout à fait maupassantesque, cette histoire !
    La déchéance d'un homme ayant quelques espoirs de promotion, espoirs modestes certes, mais mérités, promotion presque certaine... Mais voilà que la terre lui cède sous le pied: cette déchéance lui vient de là où il s'y attend le moins, de ce qui lui tient le plus au coeur, et à partir de là, alors même que des aides lui seraient possible, tout n'est plus que déchéance, abandons successifs, ...
    Déprimant n'est-ce pas? C'est pourquoi je dis que ça pourrait être du Maupassant: cela m'a rappelé Boule de suif par exemple, qui là où elle aurait pu rencontrer du soutien, ne trouve que du mépris grandissant... Et il y a encore bien d'autres exemples...
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    • Livres 3.00/5
    Par exarkun1979, le 09 août 2012

    exarkun1979
    Le Curé de Tours c'est une histoire sur l'hypocrisie des gens. C'est ce que subit ici l'abbé François Birotteau. C'est la mesquinerie d'un groupe envers un personnage un peu bonasse. Ce n'est pas le meilleur Balzac que j'ai lu. Il est très long à démarrer et ennuyant par moment. Cependant, j'ai bien aimé la fin avec sa petite morale.
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    • Livres 4.00/5
    Par davzen, le 16 mars 2013

    davzen
    Excellent petit roman...
    J'avais beaucoup aimé l'adaptation avec Jean Carmet et Michel Bouquet.
    D'ailleurs relativement fidèle à l'originale.
    Les personnages sont à la hauteur du sens propre de La comédie humaine .
    le mensonge , la mesquinerie, le pouvoir provincial ...
    Balzac est un observateur de son temps.
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Citations et extraits

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  • Par Nastasia-B, le 24 avril 2013

    Il y eut cette différence entre feu l’abbé Chapeloud et le vicaire, que l’un était un égoïste adroit et spirituel, et l’autre un franc et maladroit égoïste. Lorsque l’abbé Chapeloud vint se mettre en pension chez mademoiselle Gamard, il sut parfaitement juger le caractère de son hôtesse. Le confessionnal lui avait appris à connaître tout ce que le malheur de se trouver en dehors de la société, met d’amertume au cœur d’une vieille fille, il calcula donc sagement sa conduite chez mademoiselle Gamard. L’hôtesse, n’ayant guère alors que trente-huit ans, gardait encore quelques prétentions, qui, chez ces discrètes personnes, se changent plus tard en une haute estime d’elles-mêmes. Le chanoine comprit que, pour bien vivre avec mademoiselle Gamard, il devait lui toujours accorder les mêmes attentions et les mêmes soins, être plus infaillible que ne l’est le pape. Pour obtenir ce résultat, il ne laissa s’établir entre elle et lui que les points de contact strictement ordonnés par la politesse, et ceux qui existent nécessairement entre des personnes vivant sous le même toit.
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  • Par JehanneDD, le 17 avril 2014

    Aujourd'hui, l’Église n'est plus une puissance politique et n'absorbe plus les forces des gens solitaires. Le célibat offre donc alors ce vice capital que, faisant converger les qualités de l'homme sur une seule passion, l'égoïsme, il rend les célibataires ou nuisibles, ou inutiles.

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