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> Eric Bordas (Éditeur scientifique)

ISBN : 2253193054
Éditeur : Le Livre de Poche (2001)


Note moyenne : 3.63/5 (sur 70 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Par une nuit de fête au cœur de l'hiver, à Paris, Balzac croise l'histoire d'un sculpteur et d'une cantatrice. Récit tout de mystère - il sera levé à la fin - de richesse profuse, de volupté, inouïe, intouchée. La musique et la sculpture échangent leur pouvoir, s'attire... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Nastasia-B, le 18 février 2015

    Nastasia-B
    Sarrasine est une nouvelle De Balzac, très fluide, qui sera dévorée en quelques heures (voire moins si vous êtes rapide) et je pense avec plaisir (probablement d'autant plus que vous serez proche de l'âge du protagoniste principal, c'est-à-dire dans les 20-22 ans).
    De prime abord, sans jamais avoir rien lu sur cette nouvelle, j'imaginais qu'il s'agissait d'une femme, probablement une demoiselle, nommée Sarrasine, et dont tonton Honoré allait nous conter les mésaventures (Balzac, c'est souvent des mésaventures, faut avouer ce qui est !).
    Or, point de tout cela. Sarrasine est un nom de famille, pas un prénom, et il désigne un homme et pas la fameuse demoiselle à laquelle on pouvait s'attendre. Notre Ernest-Jean Sarrasine est donc un jeune sculpteur bourré de talent mais quelque peu fougueux et indomptable à ses heures (on comprend pourquoi le grand Rodin a dédié un peu de son travail à Balzac à la lecture de cette nouvelle qui fait l'éloge de la profession).
    Mais voilà, ce qui devait arriver arriva : Sarrasine tomba follement amoureux. La sublime déesse lui inspire moult dessins, études et sculptures, mais il y a un hic. Et quel hic ?... ça, je vous laisse le découvrir car si je vous en dis plus, vous saurez tout avant de l'avoir lue ce qui serait dommage. Mais, (ne l'oubliez surtout pas), ne vous fiez pas aux apparences... du moins c'est mon avis, c'est-à-dire, pas grand-chose.
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    • Livres 4.00/5
    Par cmpf, le 17 octobre 2014

    cmpf
    Beaucoup d'ambiguïté dans cette nouvelle. Dans le titre déjà qui peut induire en erreur (ce fut mon cas) sur la teneur du contenu. On s'attend à lire ce qu'il advient d'une demoiselle et c'est d'un homme dont il s'agit.
    On entrevoit le dénouement un peu avant qu'il soit révélé. Puis à posteriori on reconnaît que des petits cailloux ont été semés le long de l'histoire pour nous amener à deviner.
    Dans les fêtes chez de nouveaux riches, on rencontre de temps en temps un vieillard qui intrigue beaucoup les invités. On lui invente des vies extraordinaires, on le compare à des êtres surnaturels. La famille entretient involontairement cette curiosité par son comportement. Tout en prenant grand soin de lui, elle cherche visiblement à le tenir à l'écart.
    L'un des convives qui connaît ce personnage et son histoire sans que l'on sache comment, entreprend de la raconter à une amie. Et pour cela évoque Jean-Baptiste Sarrasine, sculpteur du 18ème siècle.
    J'ai beaucoup aimé cette nouvelle, rattachée à la Comédie humaine par la présence de deux de ses personnages : la dame qui recueille le récit la marquise de Rochefide (Béatrix) et le banquier Nucingen qui passe dans les salons.
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    • Livres 3.00/5
    Par Nadael, le 26 avril 2011

    Nadael
    Quel bonheur de retrouver la plume de Balzac, son incroyable sens de l'observation des moeurs de son époque, ses fines descriptions des gens, des objets - rien ne semble échapper à son oeil averti - un grain de peau, le pli d'un tissu, une lumière, une nuance de couleur, une matière, une ambiance... Sarrasine est une nouvelle rattachée aux études philosophiques de la Comédie humaine (au même titre que La messe de l'athée, nouvelle qui suit).
    Une atmosphère presque fantastique règne dès le début de la nouvelle dans la description d'un paysage, très habilement opposée à la réalité des riches bourgeois ; l'éblouissement de leur apparence et l'étalage de leur richesse.
    Le narrateur passe la soirée chez les Lanty, une famille fortunée qui a sous sa protection un vieillard qui intrigue, fascine et apeure les invités. Tel un spectre, il refroidit, au sens propre, les gens qu'il approche. Les hôtes sont par ailleurs émerveillés par la beauté parfaite d'une représentation d'Adonis sur un tableau. Le narrateur va alors conter à son amie Madame de Rochefide l'histoire de ce vieil homme inquiétant et révéler l'origine de la peinture qui l'impressionne tant, à travers un épisode de la vie de Sarrasine, artiste sculpteur qui tomba éperdument amoureux d'une chanteuse lyrique ; la Zambinella. La beauté et le charme de cette dernière le bouleversa tellement qu'il sculpta une statue à son effigie. Très vite, cet emportement passionnel va faire basculer la vie de Sarrasine quand il découvrira que la Zambinella est en fait un castra !
    Balzac évoque ici la création artistique et la douleur qu'elle entraîne souvent, la désillusion amoureuse, destructrice, et la notion de l'identité - Sarrasine aura évidemment des doutes sur sa propre identité sexuelle -.
    Quelques mots sur La messe de l'athée. Horace Bianchon, élève du grand chirurgien Desplein, se questionne sur l'honnêteté de son maître. Ce dernier déclare haut et fort à tous qu'il est profondément athée et Bianchon le découvre un jour en pleine messe. L'élève finit par interroger l'illustre docteur, qui se voit ainsi contraint de fournir des explications concernant son passé, et en particulier sa rencontre avec un porteur d'eau ayant porté assistance à l'étudiant qu'il était alors.

    Lien : http://lesmotsdelafin.wordpress.com/2011/04/26/sarrasine-suivi-de-la..
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    • Livres 5.00/5
    Par Thaddeus, le 01 mai 2015

    Thaddeus
    Tension dramatique savamment construite. Trop rêver peut engendrer des conséquences fâcheuses, mais comme c'est beau! Pour Borges, l'ambiguïté était une richesse, idée que ne semble pas bête en lisant une nouvelle comme celle-ci. Texte dont on ne peut pas dire grand chose si l'on ne veut pas gâter le plaisir des futurs lecteurs.
    Je ne sais combien parmi vous, à la fin de la nouvelle, ont eu une pensée pour le film M. Butterfly de David Cronenberg. Film où le même genre d'ambiguïté/'illusion est hissé à un autre niveau.
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    • Livres 4.00/5
    Par exarkun1979, le 09 août 2012

    exarkun1979
    La famille Lanty a beaucoup d'argent. Tout le monde se demande d'où vient cette fortune. Est-ce l'argent du travail, d'un héritage ou même d'un crime? Plusieurs rumeurs courent mais personne ne sait. Lors d'une soirée chez les Lanty, on apprendra l'histoire de la provenance de l'argent, un histoire qui met en vedette un certain sculpteur nommé Sarrasine et d'une chanteuse nommée Zambinella qui cache des gros secrets.
    J'ai trouvé cette histoire vraiment sordide. le secret de Zambinella m'a jeté à terre car je ne m'y attendais pas du tout. C'est un secret à rendre n'importe quel courtisan amoureux d'elle réellement fou.
    Ce roman se classe dans les scènes de la vie parisienne dans La comédie humaine.
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Citations et extraits

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  • Par cmpf, le 17 octobre 2014

    Quelques vieillards nous présentent souvent des portraits plus hideux ; mais ce qui contribuait le plus à donner l’apparence d’une créature artificielle au spectre survenu devant nous, était le rouge et le Blanc dont il réduisait. (…) Heureusement pour la vue attristée de tant de ruines, son crâne cadavéreux était caché sous une perruque blonde dont les boucles innombrables trahissaient une prétention extraordinaire. Du reste, la coquetterie féminine de ce personnage fantasmagorique était assez énergiquement annoncée par les boucles d’or qui pensaient à ses oreilles, par les anneaux dont les innombrables pierreries brillaient à ses doigts ossifiés, (…). Enfin, cette espèce d’idole japonaise conservait sur ses lèvres bleuâtres un rire fixe et arrêté, un rire implacable et goguenard, comme celui d’une tête de mort.
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  • Par Nastasia-B, le 03 septembre 2014

    Dès qu'[...] un homme vient à dépasser la sphère où s’enfantent les œuvres plastiques par les procédés de l’imitation, pour entrer dans le royaume tout spirituel des abstractions où tout se contemple dans son principe et s’aperçoit dans l’omnipotence des résultats, cet homme n’est-il plus compris par les intelligences ordinaires.

    MASSIMILA DONI.
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  • Par Nadael, le 25 avril 2011

    La Zambinella lui montrait réunies, bien vivantes et délicates, ces exquises proportions de la nature féminine si ardemment désirée, desquelles un sculpteur est, tout à la fois, le juge le plus sévère et le plus passionné. C'était une bouche expressive, des yeux d'amour, un teint d'une blancheur éblouissante. Et joignez à ces détails, qui eussent ravi un peintre, toutes les merveilles des Vénus révérées et rendues par le ciseau des Grecs. L'artiste ne se lassait pas d'admirer la grâce inimitable avec laquelle les bras étaient attachés au buste, la rondeur prestigieuse du cou, les lignes harmonieuses décrites par les sourcils, par le nez, puis l'ovale parfait du visage, la pureté de ses contours vifs, et l'effet de cils fournis, recourbés qui terminaient de larges et voluptueuses paupières. C'était plus qu'une femme, c'était un chef-d'oeuvre !
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  • Par Nadael, le 25 avril 2011

    Quand la Zambinella chanta, ce fut un délire. L'artiste eut froid ; puis, il sentit un foyer qui pétilla soudain dans les profondeurs de son être intime, de ce que nous nommons le coeur, faut de mot ! Il n'applaudit pas, il ne dit rien, il éprouvait un moment de folie, espèce de frénésie qui ne nous agite qu'à cet âge où le désir a je ne sais quoi de terrible et d'infernal. Sarrasine voulait s'élancer sur le théâtre et s'emparer de cette femme. Sa force, centuplée par une dépression morale impossible à expliquer, puisque ces phénomènes se passe dans une sphère inaccessible à l'observation humaine, tendait à se projeter avec une violence douloureuse.
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  • Par Eloah, le 09 mai 2010

    Sans cesse je penserai à cette femme imaginaire en voyant une femme réelle." Il montra la statue par un geste de désespoir. "J'aurai toujours dans le souvenir une harpie céleste qui viendra enfoncer ses griffes dans tous mes sentiments d'homme, et qui signera toutes les autres femmes d'un cachet d'imperfection ! Monstre ! toi qui ne peux donner la vie à rien, tu m'as dépeuplé la terre de toutes les femmes.
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Vidéo de Honoré de Balzac

- Honoré de Balzac,"Eugénie Grandet", le livre de poche -
Tout est grand dans ce célèbre roman, sans que rien ne bouge. Eugénie est une sorte de sainte selon l'homme, toujours fidèle à une même pensée, mais toute naturelle. [...] Au rebours on trouvera dans Eugénie tous les stratagèmes du coeur, et un vrai courage à affronter le terrible homme aux gants de cuir. On a tout dit sur Grandet. On a moins remarqué ce mot de reine, lorsque Eugénie se trouve maîtresse d'une immense fortune et assiégée d'intrigues. Elle répond : Nous verrons cela » comme son père faisait. [...] Ainsi l'âme de Grandet finit par être sauvée. Alain, Propos sur Balzac.

- Victor Hugo, "L'Homme qui rit", Gallimard -
À travers la destinée extraordinaire de Gwynplaine, L'Homme qui rit, Victor Hugo brosse un tableau épique de l'aristocratie anglaise des années 1700. À la fois roman d'aventures, exposé historique et social, drame injouable et poème visionnaire, ce roman est le plus fou de tous ceux de Hugo. C'est aussi le plus riche des obsessions de son auteur. le bateau pris dans la tempête, le pendu servant de vigie, la cabane-théâtre des saltimbanques, les tirades philosophiques d'Ursus, les machinations du traître, la chirurgie monstrueuse, le portrait de la princesse perverse, l'or des palais et le scandale à la chambre des lords sont, plus que des morceaux de bravoure, des morceaux d'anthologie.








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