> Pierre Barbéris (Éditeur scientifique)

ISBN : 2070364054
Éditeur : Gallimard (1973)


Note moyenne : 4.26/5 (sur 72 notes) Ajouter à mes livres
Il faisait un clair de lune si magnifique qu'on aurait pu tout lire, même un journal du soir. Par le silence des bois, et, à cette lueur pure, le baron vit une femme seule qui, tout en montant dans une voiture de louage, regarda le singulier spectacle de cette calèche e... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par vincentf, le 22 octobre 2010

    vincentf
    Un pavé balzacien, ça contient forcément des longueurs. Il veut trop tout dire, tout expliquer, tout maîtriser. Fort heureusement, il y a les personnages, à commencer par Jacques Collin, alias Vautrin, alias Trompe-la-Mort, alias l'abbé Carlos Herrera, le roi des forçats qui, par amour pour son protégé le faible Lucien de Rubempré, tourne sa veste. Balzac, c'est un monde complet, avec ses hauts et ses bas, sa pègre et ses duchesses, qui bien sûr se ressemblent comme deux gouttes d'eau; c'est une société dont tous les rouages sont décortiqués, démystifiés, scrutés; ce sont des personnages broyés par la société ou, quand ils sont des Trompe-la-Mort, qui venge la société. Autre bémol pourtant : le sentiment de lire du Victor Hugo sans le souffle. Quand Balzac évoque la peine de mort ou parle l'argot, on n'y retrouve pas, alors que c'est le même monde à la même époque qui sont décrits, le cri d'Hugo, son emphase, son indignation, sa présence. Balzac est extérieur, narrateur omniscient d'un monde dont il se veut le descripteur pas tout à fait froid, mais non engagé. Hugo entre de plein pied dans ce monde, devient le condamné à mort, entre dans la tempête du crâne du forçat et dans l'amour niais et sublime du poète. Balzac laisse donc un peu sur sa faim le lecteur romantique.
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    • Livres 5.00/5
    Par Saint-Luc, le 31 mars 2011

    Saint-Luc
    Mon prof de français au lycée avait coutûme de classer ce Balzac-là comme le plus beau roman de la langue française.
    Peut-être, après tout..
    Pour moi, c'est avant tout un grand polar, le plus grand de tous.
    Ce roman permet de vivre les personnages, d'habiter la peau de certains, d'en mépriser voire violemment détester d'autres.
    Si Esther est délicieuse, Lucien de Rubempré est un être profondément vil, lâche, abject..
    Nucingen m'interesse: il sait, au fond, qu'on se joue de lui. Mais il aime, il veut donner pour donner, aimer pour le plaisir d'aimer, seul éclair de génerosité dans une vie vouée à l'accaparement.
    Vautrin, ah Vautrin ! Vautrin est LE personnage par lequel Balzac se met lui-même en scène, l'homme des combinaisons diaboliques et des amours homosexuelles contrariées.
    Les deux pour lesquels j'ai du respect sont Rastignac, un roué nettement plus intelligent mais aussi humain que celui un peu énervant d'Illusions perdues, ainsi que le marquis de Sérizy: en voilà un qui est digne, sait souffrir en silence, fait preuve de bonté et d'abnégation, sans toutefois ni se renier ni jouer le brin de moquette... Digne, tout simplement.
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    • Livres 5.00/5
    Par jsgandalf, le 17 avril 2012

    jsgandalf
    Cette suite des "illusions perdues" nous entraine dans le monde de La comédie humaine. Beaucoup de personnages sont récurrent à ses romans. En plus de suivre la chute du beau Lucien de Rubempré et de son âme damné de Vautrin, de nombreuses histoires vont se meler faisant apparaitre le Cénacle (ancien amis de Lucien), les lorettes (femmes de petites vertues), le célèbre Rastignac, le baron de Nucingen, et d'autres encore. du luxe, du sang et des rebondissements, voila à quoi vous serez exposé. Même les longueurs sont excusables.
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  • Par francisoctave, le 17 mai 2012

    francisoctave
    Splendeurs et Misères des courtisanes de honoré de balzac sur litteratureaudio.com/
    j'ai lu ce livre audio sur : http://www.litteratureaudio.com/livre-audio-gratuit-mp3/balzac-honore-de-splendeurs-et-miseres-des-courtisanes/
    vous trouverez sur cette page une documentation et le lien de téléchargement vous en souhaitant bonne réception.

    Lien : http://www.litteratureaudio.com/
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    • Livres 4.00/5
    Par philcoba78, le 15 décembre 2010

    philcoba78
    Du suspens, un vrai polar à la fin !
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Citations et extraits

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  • Par Couperine, le 04 mai 2010

    Il est peu de flâneurs qui n'aient rencontré cette geôle roulante; mais quoique la plupart des livres soient écrits uniquement pour les Parisiens, les Etrangers seront sans doute satisfaits de trouver ici la description de ce formidable appareil de notre justice criminelle. Qui sait? les polices russe, allemande ou autrichienne, les magistratures des pays privés de paniers à salade en profiteront peut-être; et, dans plusieurs contrées étrangères, l'imitation de ce mode de transport sera certainement un bienfait pour les prisonniers.

    Cette ignoble voiture à caisse jaune, montée sur deux roues et doublée de tôle, est divisée en deux compartiments. Par devant, il se trouve une banquette garnie de cuir sur laquelle se relève un tablier. C'est la partie libre du panier à salade, elle est destinée à un huissier et à un gendarme.
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  • Par Frenhofer, le 23 août 2011

    Quiconque a trempé dans le journalisme, ou y trempe encore, est dans la nécessité cruelle de saluer les hommes qu'il méprise, de sourire à son meilleur ennemi, de pactiser avec les plus fétides bassesses, de se salir les doigts en voulant payer ses agresseurs avec leur monnaie. On s'habitue à voir faire le mal, à le laisser passer; on commence par l'approuver, on finit par le commettre.
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  • Par vincentf, le 19 octobre 2010

    Semblable à la grenouille de la fable de La Fontaine, madame Camusot crevait dans sa peau du plaisir d'entrer chez les Grandlieu en compagnie de la belle Diane de Maufrigneuse. Elle allait former dans cette matinée, un de ces liens si nécessaires à l'ambition. Aussi s'entendait-elle appeler : "Madame la Présidente." Elle éprouvait la jouissance ineffable de triompher d'obstacles immenses et dont le principal était l'incapacité de son mari, secrète encore, mais qu'elle connaissait bien. Faire arriver un homme médiocre! c'est pour une femme, comme pour les rois, se donner le plaisir qui séduit tant les grands acteurs, et qui consiste à jouer cent fois une mauvaise pièce. C'est l'ivresse de l'égoïsme!
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  • Par vincentf, le 20 août 2010

    Les filles sont des êtres essentiellement mobiles, qui passent sans raison de la défiance la plus hébétée à une confiance absolue. Elles sont, sous ce rapport, au-dessous de l'animal.
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  • Par Frenhofer, le 17 septembre 2011

    Le baron de Nucingen avouait alors soixante ans, les femmes lui étaient devenues parfaitement indifférentes, et, à plus forte raison, la sienne. Il se vantait de n'avoir jamais connu l'amour qui fait faire des folies. Il regardait comme un bonheur d'en avoir fini avec les femmes, desquelles il disait, sans se gêner, que la plus angélique ne valait pas ce qu'elle coûtait, même quand elle se donnait gratis.
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