La fin et des moyens - en matière politique - ont toujours entretenu des rapports difficiles. La Culture, société galactique d'un futur lointain, a résolu le dilemme en séparant totalement les deux termes de l'équation ! Dans... > voir plus
Je tiens tout d'abord à préciser que c'est mon premier roman de Banks et de la Culture.
Commençons d'abord par les points positifs de ce roman:
- La construction du roman est certes très alambiqué mais assez originale avec une série de chapitre chronologique et une série de chapitre en décroissance chronologique fait de digression en alternance.
- le style de l'auteur, vocabulaire très riche, descriptions très fouillées et une bonne construction des personnages principaux. Passons maintenant aux points négatifs:
- Les digressions sont parfois confuses, n'apportant pas grand chose à l'histoire pour certaines et pas de qualités égales.
- le défaut de sa qualité, il est très difficile de le lire en VO. de part sa richesse de vocabulaire et de la confusion de certains chapitres, j'ai du acheter la version française pour le lire entièrement et me rendre compte que ce n'est pas mon anglais qui rendait l'histoire confus (surtout si on ne connait pas le monde de la Culture au préalable).
Le personnage de Sma qui est bien fait et qui paraissait intéressant disparait clairement et simplement de l'histoire à la moitié du roman.
- Un scénario de base très pauvre, en gros c'est l'histoire d'une fille qui va chercher un mec pour aller chercher un autre mec tout ca dans les étoiles!!!
- Pour finir, la fin prétendument inattendue qui, pour moi s'est dévoilée à mi-roman! Pour conclure, je dirais que j'ai été déçu par ce roman prétendument le meilleur du cycle de la Culture. Certes l'auteur a du talent d'écriture mais ce n'est pas pour moi un compteur d'histoire. Je ne suis pas sur de retourner vers la Culture de sitôt.
Les romans de Ian M. Bank ne sont jamais facile à appréhender et celui ne déroge pas à la règle. Dans ce livre construit en deux temps : un dans l'ordre chronologique et un anti chronologique, l'auteur nous met entre les mains d'exécuteur des basses œuvre de la branches "circonstance spéciale" chargé de régler les question violente en marge de la Culture. Comme d'habitude c'est une interrogation sur le bien le mal et qui en fait la définition. Pour un public averti seulement.
Amateurs de science-fiction, précipitez-vous sur ce cycle de la Culture, l'un des plus précieux du genre (rien que ça !).
Avec ce deuxième volume (sachez toutefois que tous peuvent parfaitement se lire de façon indépendante), Banks nous plonge une nouvelle fois dans les enjeux politiques de son univers.
On suit ici Cheradenine Zakalwe, un guerrier redoutable, qui appartient à cette cellule chargée de régler les problèmes, la bien nommée "Circonstances spéciales". Mais en tentant de rétablir l'ordre sur la planète où l'Etnarque Kérian exerce son pouvoir de mort, Cheradenine deviendra incontrôlable, s'interrogeant sur le bien fondé de sa mission.
L'auteur alterne dans son roman les chapitres qui reviennent sur le passé de Zakalwe, passé qu'il a oublié pour des raisons qui nous seront par la suite révélées, et ceux qui présentent les actions contemporaines de l'homme de main.
Un découpage assez machiavélique car il oblige le lecteur à reconsidérer le roman tout entier une fois la lecture achevée.
Du grand art tout simplement qui nous donne à voir les méandres du pouvoir et l'aliénation de l'homme.
Effectivement un peu confus, pauvre au niveau de la trame principale et surtout avec des longueurs typiquement anglophones mais il reste néanmoins un roman de SF étonnant. Par sa construction en deux temps, par sa proximité avec une littérature plus classique et la qualité de ses micros univers qui sont comme des nouvelles, pièces de puzzle étranges sans ordre précis...
L'ouvrage, admirable est dur à poser.
Ce cycle est le plus atypique en SF. le premier en dévoilant que très peu ce qu'est la Culture, le second en se focalisant sur ce personnage qui dépeint ses méthodes.
Un grand moment !
J'ai préféré les flash-backs tandis que j'ai eu beaucoup de mal à m'intéresser à l'histoire "en temps réel" que j'ai trouvé décousue. On ne s'y attache à aucun personnage, aucune population et on se fiche un peu de ce qui peut arriver à tous ces gens. Pour la fin, une pirouette pourquoi pas... Mais surtout pourquoi ? Elle m'a finalement parue saugrenue : aucune explication, aucune justification, et finalement elle n'apporte rien à cette histoire tordue.