> Hélène Collon (Traducteur)
> Gérard Klein (Préfacier, etc.)

ISBN : 2253071854
Éditeur : Le Livre de Poche


Note moyenne : 3.98/5 (sur 49 notes) Ajouter à mes livres
Dans l'empire d'Azad, le pouvoir se conquiert à travers un jeu multiforme. Jeu de stratégie, jeu de rôle, jeu de hasard, le prix en est le trône de l'Empereur. Gurgeh est le champion de la Culture, une vaste société galactique, pacifique, multiforme, anarchiste, toléran... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par finitysend, le 13 février 2012

    finitysend
    Des jeux vous zavez dit ??
    Quand ce bouquin est sorti il semble qu'il a été comme un évènement de SF un peu « Una revolution « !
    J'en suis évidemment à la relecture mais je me souviens parfaitement de ma première impression des premières
    Pages ... :
    Un agent de la culture se lève et sort de chez lui très vite il rencontre des robots qui sont très sympathiques ou butés ..
    Souvent sympas ou d'humeur badine et plus ou moins dotés d'humour mais surtout et d'abord : citoyens - encore que pas tous -) de cette fabuleuse société :
    la Culture et cela m'avait fait un choc et tellement enthousiasmé !!
    La Culture est un univers exquis et chaque tome possède un cachet particulier à lire dans l'ordre que vous voulez ...
    La prose de l'auteur s'évertue à chaque roman de ce cycle à mettre en avant tel ou tel aspect de cette civilisation :
    qui est en soit une véritable thématique principale avec ses thématiques dérivées ...
    L'auteur exploite le plus souvent l'émergence de l'autre extérieur à cette civilisation pour développer un sujet particulier ..
    Le style est top ! on s'y croit ... on y est et on en oublie que la culture n'existe pas car l'auteur ne se prend jamais les pieds dans le tapi ...
    Dans ce tome le contexte est un des moins high-tech de ce cycle à cause du niveau de développement de la société contactée ..
    D'un côté nous avons une immense société vouée au bonheur de ses ressortissants humains et autres qui ne risquent rien de pire que de s'ennuyer ...
    Et de l'autre un empire expansionniste qui vous persuadera sans doute que le bonheur n'est pas de ce monde -sourires- ...
    Simpliste comme opposition ? pas du tout ! et en prime une ballade dans univers de SF de derrière les fagots : de l'ampleur et de l'envergure ..
    Pas simpliste DU TOUT car la Culture n'est pas toujours un voisin idéal !
    Pourquoi ? et bien parce que : elle veut votre bien voyez-vous !
    L'aspect « jeu « de ce roman est aussi soigné que pas prise de texte et le membre de circonstances spéciales dépêché sur Azad est tellement réel
    que vous avez l'impression qu'il était au coin de votre rue il y a une dizaine de minutes ..
    Alors sinon juste pour vous informer ces humanoïdes ont trois sexes : c'est fou non ?
    Je le signale juste pour vous dire de ne pas avoir peur car l'auteur possède un style de qualité et ce ne sera pas la moindre mouche qu'il vous fera gober ..
    Ce sera seulement la première !
    Sinon perso j'ai lu tout ce cycle dans désordre mais cela ne m'a pas empêché d'être gagnant !!
    Finity's end
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par julien_le_naufrage, le 14 septembre 2010

    julien_le_naufrage
    La Culture est le meilleur des mondes possibles : ni loi, ni hiérarchie, ni propriété. le bonheur pour tout humanoïde de gauche portée vers l'anarchie n'est-ce pas? Cependant cette société de la Culture est ambigüe voir arrogante envers qui ne veut pas se conformer à elle-même. Un poil impérialiste n'est-ce pas? Et donc critiquable. Et en bon homme de gauche, Iain M. Banks aime porter un oeil critique sur cette Culture, mais également sur ce qui lui est étrangère. Et c'est avec un certain cynisme que l'auteur nous renvoie des images de notre monde à nous.
    Mais revenons au livre lui-même. Gurgeh, L'homme des jeux, le meilleur qui soit au sein de la Culture se voit proposer une mission : jouer à un jeu, celui de l'Azad. Jeu complexe et sociétal car c'est lui qui régit tout la vie de l'Empire Azad. le vainqueur devenant l'empereur et chacun obtenant sa place dans la société en fonction de ses résultats dans ce jeu. Ce terrain de jeu sera celui de la bataille entre deux civilisations. D'un coté la Culture qui, de prime abord, semble pacifique, altruiste et tolérante (mais l'est-elle vraiment?). Et de l'autre coté l'Empire Azad qui a tout des travers de notre société à nous : discrimination sexuelle, raciale, hiérarchique, mais également guerrière, violente et portée sur le sensationnelle. Ne dirait-on pas notre bonne vieille Terre? Cependant Gurgeh, pour le plaisir des jeux prend le défi à bras le corps et se lance dans l'aventure. Et contrairement à toute attente, il avance, gagne, se fait une place par son jeu audacieux. Bref, il va s'attirer des emmerdes et devra éviter des complots médiatiques, des attentats, mais jamais il n'abandonnera et continuera à porter la Culture sur le plateau de jeu. Mais est-il réellement si libre qu'il ne le pensait? Ou n'est-il qu'un pion dans un autre jeu? Je n'en dirai pas plus...
    Une particularité intéressante également est la place des drone. Robots intelligents, parfois très anciens comme Chamlis Amalk-ney âgé de 4000 ans, ou encore Flère-Imsaho, le drone de Contact qui l'accompagnera dans l'Empire Azad. Ces robots sont des personnalités à part entière, avec un caractère propre et une capacité de parler de réfléchir parfois même plus aboutie que certains humains. Et même s'ils ont des rôles précis, ils sont des citoyens libres de la Culture car ce sont des êtres intelligents. Voir tellement qu'on se demande qui manipule qui au final...
    "L'homme des jeux" c'est la rencontre de deux civilisations opposées. Politiquement et socialement différentes, l'une est égalitaire là où l'autre est intolérante. Bref le clash est proche, et c'est au travers du tableau de jeu que cela se passe. Mais là où la Culture semble être le paradis utopique des libertés, il semblerait qu'elle veuille s'imposer partout par quelque moyen que ce soit. Et au travers du livre, le lecteur est amené a se faire sa propre opinion. Montrant la cruauté d'une civilisation impérialiste et les manipulations d'une société dites des libertés, que reste-t-il? Ni bon, ni mal. Juste l'humanité et tout ce qu'il a de bon et mauvais? Pas de vérité ni de jugement édificateur sur ce qu'il devrait être.
    Iain M. Banks est philosophe, écrivain et politiquement à gauche. Cela se ressent dans son livre d'ailleurs. Il porte en avant plusieurs questions, tels que le rôle de la technologie et des intelligences artificielles sur notre liberté, mais renvoie également une vision critique de notre monde et de nos utopies. Abordant par la même occasion la réalisation d'une société de l'anarchie dans un univers de l'abondance, perspective intéressante et autrement plus riche d'un autre empire galactique fort qui domine et contrôle tout et partout. Bref Iain M. Banks nous livre ici un roman riche, un livre déjà classé parmi les classiques et odnt je ne peux que confirmer les dire à ce sujets. Malgré quelques longueurs et lenteurs au début du livre, on retrouve un sens du merveilleux riche et développé qui ne fait que créer de belles images en nous. Iain M. Banks est désormais un auteur que je compte approfondir, d'abord au travers du cycle de la Culture, ensuite au travers du reste, SF ou non. Car son cynisme, son humour ironique mais au combien touchant, sa vision critique et intrigante est plus que plaisante, alors un conseil : testez-le. Ne dit-on pas "l'essayer, c'est l'accepter"?
    Terminons sur le fait que le livre profites d'une très bonne préface de Gérard Klein, et d'une sympathique couverture réalisée par Manchu. Couverture qui si elle n'est pas magnifique est néanmoins bien plus belle que celle de l'édition broché!

    Lien : http://naufragesvolontaires.blogspot.com/2010/09/lhomme-des-jeux-de-..
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    • Livres 3.00/5
    Par kedrik, le 19 décembre 2011

    kedrik
    Les personnes avec qui je partage un certain goût pour l'imaginaire sont unanimes : ne pas apprécier la Culture d'Iain M. Banks est une preuve de mauvais goût, ou pire, le symptôme d'une longue privation en oxygène du cerveau. J'ai pourtant essayé de conquérir la Culture par la face nord en m'attaquant par deux fois à Consider Phlebas sans arriver à terminer le roman, l'ennui m'ayant terrassé à chaque fois. Comme je sais être têtu, j'ai donc demandé aux aficionados du cycle quel était le volume de la série qui pourrait, à coup sûr, faire vibrer en moi la corde sensible d'un amoureux de la Culture qui s'ignore encore. Et les réponses ont fusé : L'homme des jeux est un le chemin royal pour entrer dans cette saga. Toc-toc--badaboum : me voilà.
    Jernau Morat Gurgeh est un joueur, un vrai. Il connaît pratiquement tous les jeux de l'univers et de sa proche banlieue. Et il s'ennuie. Il est expert dans toutes les variantes de tous les jeux de stratégie, mais son cœur n'y est plus. Imaginez donc une vie passée entièrement à jouer à un World in flammes galactique et à la coinche bételgeusienne. L'horreur. Et ne voilà-t-il pas que le département Contact de la Culture, celui qui s'occupe des interactions avec les civilisations externes à ce vaste truc anarcho-avancé qu'est la Culture, propose à notre héros d'aller se balader dans un autre système pour aller jouer à un nouveau jeu qui est la raison d'être d'un empire galactique qui n'a pas encore été phagocyté par la Culture. Et vlan, Jernau Morat Gurgeh débarque dans un monde rétrograde où il prend part à un tournoi qui va se révéler plus dangereux que prévu.
    Et je n'ai pas aimé ce livre. On suit laborieusement un type dans un tournoi de wargame galactique qui se veut une allégorie sur la vie, la société et la civilisation mais qui est peut intéressant en tant que moteur scénaristique. Évidemment, ce n'est pas qu'un jeu de plateau, mais le héros met des plombes à s'en rendre compte, contrairement au lecteur. Pour un stratège hors pair, c'est dingue comme Jernau Morat Gurgeh est naïf et aveugle. Et puis il y a ces drones au nom à rallonge (Flère-Imsaho ou Chamlis Amalk-ney) qui sont ridicules. Les amis du héros sont insipides, interchangeables mais ont droit à une longue exposition alors qu'ils disparaissent très rapidement du récit. Et puis il y a cet empire galactique, que l'on ne décrit pas vraiment et dont on se contrefout totalement. Bref, un héros sans relief, des rebondissements poussifs, un interminable tournoi d'un jeu dont on ne peut pas comprendre les règles, le tout dans un décor qui ne prend jamais vie. Un long pensum SF.
    Le pire, c'est que j'ai aimé la Culture (enfin, le peu qui en est dévoilé). Ce machin sans loi qui semble toutefois tenir debout à l'air intéressant, mais ce roman se déroule justement ailleurs, ce qui fait que la Culture est présente par ricochet. Mais si les habitants de la Culture sont à l'image des personnages de L'homme des jeux, je crains devoir abandonner ici ma découverte de ce cycle car les drones acerbes, les gens qui changent de sexe pour passer le temps me donnent des boutons. Et pour enfoncer le clou, l'écriture d'Iain M. Banks est vraiment plate. Je ne sais pas si c'est dû à la traduction, mais le style est… absent.
    N'ayant, à ma connaissance, pas été privé d'oxygène, je vais plaider l'inculture pour expliquer ma totale incompréhension du succès de cette construction SF. Je le range avec le Docteur Who dans la catégorie des œuvres qui me resteront étrangères malgré l'enthousiasme de mes semblables.

    Lien : http://hu-mu.blogspot.com/2011/12/lhomme-des-jeux.html
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    • Livres 4.00/5
    Par jsgandalf, le 23 avril 2012

    jsgandalf
    La Culture est un vaste ensemble ultra libertaire et ultra technologique. C'est la que de nombreux romans de Ian M; Banks se situe. Quel est le point commun entre c'cette société et l'empire d'Azad, individualiste et barbare. Rien sinon le jeu. Pour un coté c'est un divertissement et pour l'autre c'est une règle de vis structurante de l'empire. Contact une branche de la Culture va envoyer un des meilleur joueur affronter ceux d'Azad. Mais qui joue vraiment ? Qui est le pion ?
    Est-ce que tous les protagonistes connaissent la règle du jeu. Rien n'est jamais moins sure avec la Culture. Que la partie commence.
    C'est une interrogation sur le quel est le barbare ? Est-ce que le civilisateur est vraiment ce qu'il dit être. En fait sous prétexte de science-fiction ce livre est une vrai interrogation sur notre monde et les différents rapports de force.
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  • Par yokai, le 21 juillet 2010

    yokai
    Dans un lointain futur une société domine l'univers. Cette société, nommée Culture, est bien différente de la notre car elle ne connait pas les notions de loi, d'argent ou de propriété. le héros de cette histoire, Jernau Morat Gurgeh, exerce au sein de la Culture la profession de joueur de jeux. Comme nos footballeurs, son travail consiste à jouer. Pour cela, il participe à des jeux de société assez proches des jeux de rôle du type Warhammer. Mais le jeu n'est pas qu'une fantaisie appréciée des seuls membres de la Culture. L'empire d'Azad pousse encore plus loin la pratique du jeu car c'est lui qui régit complètement la vie politique et sociale de l'empire. Azad est bien différent de la Culture et ressemble plus à notre monde. Cet empire connait la violence, le racisme et la décadence. La hiérarchie y est une notion majeure et c'est au travers du jeu quelle est établie! Quels sont les secrets que recèle ce jeu d'Azad pour qu'il revête tant d'importance au point de servir de guide et d'ossature à une société ?
    Voici un très bon roman de science fiction. Ici, le genre n'est pas exploité pour son côté évasion, il est surtout prétexte à évoquer, avec plus de liberté, des sujets avant tout intellectuels et politiques. Et c'est tant mieux, car les longues descriptions inhérentes à ce genre de littérature sont parfois indigestes. L'auteur n'est pas non plus tombé dans le piège des descriptions en rédigeant une notice du jeu. le jeu est, au contraire, subtilement évoqué ce qui laisse au lecteur tout le loisir d'imaginer. Enfin, un léger trait d'humour vient souligner avec élégance ce cocktail déjà réussi. Enfin, même si la fin du roman n'appelle pas vraiment une suite, il fait partie d'un cycle : le cycle de la Culture.

    Lien : http://aubonroman.blogspot.com/2008/04/lhomme-des-jeux-par-iain-m-ba..
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Citations et extraits

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  • Par julien_le_naufrage, le 14 septembre 2010

    Nous sommes loin de vivre une époque héroïque, reprit-il à l’intention du drone sans quitter le feu des yeux. L’individu n’a plus cours. Voilà pourquoi la vie nous est à tous si facile. Puisque nous ne comptons pas, nous ne risquons rien. Plus personne ne peut avoir de réel impact sur quoi que ce soit, de nos jours.
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