> Pierre Furlan (Traducteur)

ISBN : 2742708588
Éditeur : Actes Sud (1999)


Note moyenne : 4.14/5 (sur 88 notes) Ajouter à mes livres
Le succès considérable que ce roman (sous le titre The Rule of the Bone) connaît aux Etats-Unis tient sans doute à l'art, si particulier chez Russell Banks, qui consiste à se mettre à fond dans la peau, la mentalité et le langage d'un personnage à la fois emblématique e... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Beatrice64, le 06 mars 2011

    Beatrice64
    Un grand de la littérature américaine, un de mes super-chouchou (encore un qui a sa petite musique, à laquelle on est sensible ou pas).
    Sous le règne de bone', celui par lequel j' ai découvert Russell Banks, c'est un peu un amour de jeunesse, qu'on n'oublie pas, forcément, et qui gardera une place particulière dans ma vie (de lectrice)(j'ai une vie en dehors de la bibliothèque)(bah oui). Un roman qui m'a transportée d'enthousiasme, littéralement Comme peu, finalement. (Bien que j'ai l'air de me transporter d'enthousiasme assez facilement comme ça, mais en fait non.).
    Bref.
    C'est un roman initiatique dans la lignée d'un Huckleberry Finn (autre livre vraiment génial soit dit en passant) : les aventures rocambolesques d'un jeune en rupture de famille, à la recherche de son père, dans une Amérique des laissés-pour-compte assez pathétique. De rebondissements en rencontres improbables, un roman vivifiant, au plus près de la vie, de l'humain, servi par un écrivain de grande envergure, qui parvient à nous rendre son personnage étonnament proche. Je me suis attachée quasi-immédiatement à Bone, et maintenant encore, je pense souvent à lui.
    Affliction' (dont a été tiré un film ), ‘Continents à la dérive', ‘De beaux lendemains' (également objet d'une adaptation cinématographique par Atom Egoyan), sont eux aussi, peut-être davantage encore, de grands romans de l'Amérique contemporaine, de ses angoisses et de ses fêlures, avec des personnages « à la dérive », perdus dans une autre Amérique, assez impitoyable. Si ce n'est déjà fait, un auteur à découvrir, en commençant peut-être par les aventures de Bone
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par PetiteNoisette, le 08 septembre 2011

    PetiteNoisette
    [...] Ce live m'a attiré parce que j'en avais pas mal entendu parler sur les listes de diffusion. Apparemment des parents se seraient plaints parce que leurs enfants avaient emprunté ce livre au CDI et qu'il n'avait rien à y faire... du coup ça a titillé ma curiosité et j'ai découvert qu'il était dans le fonds de mon cdi, je l'ai donc embarqué pour les vacances (on sait jamais si un de mes parents d'élèves n'est pas content je pourrai au moins argumenter !)
    Sous le règne de bone est un récit fort, poignant, trash même. On n'en sort pas indemne. C'est un livre qu'on ne peut pas lire puis refermer et oublier. C'est un livre qu'il faut digérer et je peux comprendre que pour certains cela passe mal. Mais personnellement, j'ai vraiment beaucoup aimé. On est pris dès le début : le narrateur de 14 ans, Chappie (qui deviendra Bone), explique sa longue descente aux Enfers; Comment il a commencé à voler dans sa maison pour se payer ses joints, puis, viré par sa mère et son beau-père, comment il a survécu avec son ami Russ et une bande de bikers pas vraiment fréquentables, pour finir par squatter une maison de vacances et un bus scolaire abandonné. Au fil de ses mésaventures, il va rencontrer des personnes vraiment malfaisantes, comme les bikers ou un vieil amateur de pornos pédophiles, mais il va également faire la connaissance d'une petite fille un peu perdue et d'un vieux rastafarie en situation illégale. Ce sont eux qui vont l'aider à changer, à devenir meilleur, à distinguer le Bien du Mal aussi.
    Pendant toute la première partie, on sent que si Chappie est si mal, c'est qu'il s'est passé quelque chose dans son enfance avec son beau-père. Des phrases comme "mais il s'agit de quelque chose dont je n'ai pas envie de parler pour l'instant" (p.55) égrennent le récit, et ce n'est qu'à la page 224 que le lecteur connaîtra la vérité (même s'il l'avait plus ou moins deviné avant). Ce récit est donc une quête de soi. Chappie se cherche et c'est en devenant Bone qu'il finira pas se trouver. Grace à I-man, le rastafarie de Jamaïque, Bone va s'ouvrir à la spiritualité, à la sagesse, aux autres également. Un voyage à la Jamaïque, pendant lequel il retrouvera par hasard son père, lui permettra d'apprendre à mieux se connaître. C'est un récit initiatique qui amènera Bone à vivre de nombreuses expériences particulièrement difficiles qui toutefois le feront grandir et devenir, sinon un adulte, au moins une personne indépendante et confiante en elle.
    J'ai trouvé la dernière partie (à la Jamaïque) un peu longue mais sinon le reste du récit, pourtant très dense, se lit vite et bien. J'aime beaucoup le style particulier de Russell Banks, qui allie un langage familier à une narration à la première personne qui intégre les dialogues.
    Par contre je trouve que la couverture n'est pas vraiment en rapport avec le bouquin. Mais si on compare avec les anciennes couvertures, celle-ci est quand même beaucoup mieux ![...]

    Lien : http://blogonoisettes.canalblog.com/archives/2011/08/14/21684321.html
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par tulisquoi, le 06 mai 2010

    tulisquoi
    C'est un peu l'histoire d'une descente aux enfers lente mais implacable : après avoir fait un premier pas vers la délinquance avec un menu larcin, Chappie va être lâchement mis de côté par sa famille. La drogue à 14 ans, les vols, les squattes, rien ne lui sera épargné, lui qui est à peine entré dans l'adolescence.
    Au fur et à mesure de ses mésaventures, il va apprendre à reconnaitre le Bien du Mal. Il va faire confiance à des gens qui ne sont pas dans les normes. Il va refuser la fatalité en se battant pour sauver d'autres personnes. Et il va devenir Bone. Pour "devenir un mendiant tout neuf". Pour s'opposer à l'identité que lui ont donné ses parents et s'en créer une nouvelle, vierge de tout ce que charriait son ancienne vie.
    Armé de cette nouvelle identité, il trace sa route au grès de ses rencontres, de ses envies, des refus de sa mère pour se rendre à l'évidence. Il cherche. Mais sans savoir forcément quoi : un père, une famille, un toit, de l'amour ? Et on s'attache à ce petit bonhomme qui tente, tant bien que mal, de faire ce qu'il peut avec le peu qu'on lui a donné.
    Un beau roman comme une longue plainte qui est tue avec des personnages forts et une description de la pauvreté d'une certaine Amérique qui semble terriblement réelle.

    Lien : http://www.tulisquoi.net/sous-le-regne-de-bone-russell-banks
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par ElaineRicher, le 07 septembre 2009

    ElaineRicher
    J'ai fait lire ce livre à de nombreux raccrocheurs qui ont retrouvé un écho d'eux-même en s'identifiant au personnage principal qui malgré une vie tumultueuse et un départ difficile dans la vie réussit à s'en sortir.
    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par Sunflo, le 04 juin 2011

    Sunflo
    [...]
    Bone ou Chappie, c'est le genre d'adolescent qu'on ne veut pas dans son entourage proche. Toutefois, on finit par s'attacher à ce garçon qui se fait son chemin dans la vie et qui n'a pas toujours eu la vie facile. Comme c'est le protagoniste lui-même qui nous raconte ses aventures, quelque temps plus tard, le lecteur a accès aux pensées du jeune homme et peut comprendre la raison de ses actes qui parfois sembleraient difficiles à justifier. Par contre, dans certains passages, on se perd dans les pensées du garçon.

    D'ailleurs, chaque élément raconté, ou presque, trouve son importance dans ce récit. À un moment, j'ai trouvé un chapitre inutile et long, mais, les personnages revenant par la suite, il apparaît important finalement de bien comprendre la situation de ceux-ci. Donc, bien que l'histoire se prolonge sur une durée d'un an, Chappie nous raconte que l'essentiel de ses aventures, de façon à ce que nous puissions suivre son cheminement et comprendre ses actes. de cela résulte une histoire de quête identitaire intéressante et agréable à suivre, même si je trouve que parfois Bone prend peu de décisions réfléchies se laissant davantage entraîner par les événements et ses rencontres.
    [...]
    Plus, sur mon blog :)

    Lien : http://sunflo.eklablog.com/sous-le-regne-de-bone-russell-banks-a3895..
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Citations et extraits

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  • Par tulisquoi, le 06 mai 2010

    Pour la première fois je comprenais comment ces gars furieux d'avoir perdu leur boulot ou ces pères divorcés qui n'avaient plus le droit de voir leurs gosses pouvaient entrer dans un bureau de poste ou dans un Pizza Hut bourrée de monde, sortir leur pétoire et se mettre à tirer en se foutant pas mal de qui se faisait allumer. Je ne voulais évidemment pas faire ce genre de truc, mais j'avais le sentiment qu'à la moindre chose qui irait de travers dans l'heure ou les deux heures qui suivraient, je deviendrais incapable de me maîtriser. Voilà où j'en étais arrivé à cause de mon beau-père, du naufrage de notre maison et de notre famille, à cause du fait que personne n'avait apparemment rien à cirer de la mort de ce brave vieux Willie et que personne, pas même moi, ne semblait comprendre que ce que je faisais, c'était d'essayer de revenir à la maison.
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  • Par Sunflo, le 04 juin 2011

    La première nuit que j'ai passé dans la maison de campagne a été la meilleure que j'avais connue depuis longtemps, même si je savais que nous restions pas longtemps ici et que nous étions en quelque sorte des cambrioleurs. Évidemment, puisque j'étais à présent un être qui fuyait la justice et que j'étais voué à une vie de délinquance, l'idée d'être un petit cambrioleur ne me touchait pas beaucoup. Dès qu'on coupe les ponts avec le passé comme nous l'avions fait, on s,en va pour de bon. Il n'y a plus de près ou de loin, tout se ramène à une chose : on est parti.
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  • Par Sunflo, le 04 juin 2011

    À part le fait que Russ était de mauvais poil je me sentais super-bien comme si j'étais une personne toute neuve avec un nouveau nom et même un nouveau corps. Ma vieille identité de Chappie n'était pas morte mais c'était devenu un secret. Un tatouage vous fait ce genre de choses : il vous fait penser à votre corps comme à un costume particulier que vous pouvez mettre ou enlever chaque fois que vous en avec envie. Un nom nouveau, s'il est suffisamment cool, a le même effet. Et faire l'expérience des deux en même temps, c'est connaitre le pouvoir.
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  • Par Sunflo, le 04 juin 2011

    Qu'est-ce que j'en ai à foutre! Ils ne nous ont jamais respectés avant, sauf si on acceptait de vouloir exactement les mêmes choses qu'eux. Ils ne nous ont jamais respectés pour nous-mêmes, simplement parce que nous sommes des êtres humains comme eux, sauf que nous sommes des gosses que les adultes ont toujours baisés du fait que nous n'avions pas assez de fric pour les en empêcher. Eh bien je les emmerde. Je l'emmerde. J'emmerde tout le monde.
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  • Par PetiteNoisette, le 08 septembre 2011

    De toute évidence elle ne me reconnaissait pas, maintenant que mes cheveux avaient repoussés et que je n'avais plus ni mohawk ni anneaux dans le nez et les oreilles, touts choses qui autrefois avaient permis aux gens de ne pas vraiment me regarder et de ne pas voir mon visage tel qu'il est - ce qui, bien sûr, était le but recherché.
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Vidéo de Russell Banks

Les carnets de route de François Busnel, France 5 Rencontre avec Russell Banks Au Nord-Est des Etats-Unis s'étend une région de collines et de prairies, de montagnes et de lacs, de forêts profondes et de plages sauvages. C'est l'une des régions où débuta l'histoire de l'Amérique : la Nouvelle-Angleterre. C'est ici qu'au XVIIe siècle se sont installées les premières universités. En 1636, l'université de Harvard est créée à Boston. Aujourd'hui, de nombreux écrivains habitent cette région et se sont penchés, depuis ces terres, sur l'évolution de la société américaine.








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