ISBN : 2221117158
Éditeur : Robert Laffont (2011)


Note moyenne : 4.47/5 (sur 17 notes) Ajouter à mes livres

Quand Oussama Kandar, chef de la brigade criminelle de Kaboul, ancien héros de guerre contre les Russes et les talibans, découvre le cadavre de Wali Wadi, il n'imagine pas déclencher l'une de ces séries de minuscules événements q... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par LiliGalipette, le 12 février 2011

    LiliGalipette
    Épreuves du roman de Cédric Bannel, à paraître le 3 mars.
    " - À quoi pensais-tu en appuyant sur la détente ? demanda Oussama. - À appuyer sur la détente. " (p. 9) Dès les premières lignes, on rencontre Oussama Kandar, commandant en chef de la brigade criminelle de Kaboul, un homme qui ne s'en laisse pas compter. Appelé sur les lieux d'un suicide, Oussama Kandar est dubitatif. le cadavre de Wali Wadi n'est pas celui d'un suicidé, il s'agit d'un meurtre. " Ceux qui parvenaient à échapper aux attentats, aux gangs, aux règlements de compte, aux crimes familiaux et aux fatwas lancées par les talibans étaient assez peu portés sur le suicide. En Afghanistan, chaque jour vécu en un seul morceau était un don de Dieu. " (p. 10) Mais son enquête à peine entamée, Kandar est sommé de ne pas faire de vagues et de er au plus vite cette affaire. le ministre de la Sécurité du pays, Khan Durrani, semble particulièrement pressé de voir ce cas au fond d'un tiroir. Oussama Kandar comprend que l'affaire dépasse celles qu'il traite d'ordinaire. " Pour une raison qu'il ignorait, le gouvernement souhaitait enterrer l'affaire. Khan Durrani était là pour dissuader ses propres services de faire leur boulot. " (p. 16) Pendant ce temps, en Suisse, la disparition d'un homme déclenche une opération d'envergure. Nick Snee, analyste pour l'Entité, découvre les travers et les crimes de l'organisation qui l'emploie, " une structure dont l'ADN était tourné vers la violence plus que vers l'intelligence. " (p. 123) Alors qu'un certain dossier Mandrake s'avère délicat voire explosif en Suisse comme en Afghanistan, Nick et Oussama, sans le savoir, traque la même vérité au nom de valeurs communes.
    Le personnage d'Oussama Kandar est finement travaillé. L'homme est un policier intègre et pieux, un musulman pratiquant mais tolérant, comme une balise au sein d'une religion qui effraie tous les jours. Oussama a choisi son camp et c'est sans compromis qu'il accomplit sa tâche, quelle que soit l'origine des pressions qu'il subit. " Se prénommer Oussama n'était pas un atout lorsqu'on était qomaandaan de police dans un pays occupé par les forces de l'Otan... " (p. 12) " En tant que fonctionnaire du régime, Oussama était une cible pour les talibans, même s'il était connu pour sa piété. " (p. 13) Oussama est pris entre deux feux : entièrement dévoué à son pays, même s'il inspire crainte et respect, sa position reste fragile dans un monde tiraillé entre deux puissances qui veulent chacune déchirer la plus grosse part de la proie.
    Malalai, épouse d'Oussama, est une femme vive d'esprit et intelligente. Gynécologue et tenue par la loi islamique de ne soigner que des femmes, elle se révolte discrètement mais fermement contre le société machiste et intégriste qui étreint et étouffe le pays. La burqa la révolte, la soumission imposée aux femmes l'indigne et la charia ne la convainc pas toujours. Membre du RAWA, elle court de grands risques pour faire reconnaître les droits des femmes en Afghanistan. Malalai est le pendant féminin d'Oussama. Ils forment un couple uni, certes par l'amour, mais surtout par le partage de valeurs telles que la probité ou le respect. Bien que peu active au sein de l'intrigue, Malalai imprègne de sa présence tout le texte, comme une odeur subtile mais tenace de fleurs écrasées.
    Ce polar décrit avec habileté un pays dont on ne cesse de parler mais qui reste difficile à comprendre. Des traces subsistent de la présence russe et du régime taliban. L'Otan peine à apaiser le pays et " la présence de la Coalition avec son lot de bavures et de vexations imposées aux populations locales " (p. 10) fait régner une atmosphère pesante que renforcent les attentats suicides et la résignation des habitants. le regain islamiste se fait sentir partout, les talibans sont infiltrés dans toutes les administrations et institutions du pays. le président Hamid Karzaï, s'il n'intervient pas directement dans le récit, apparaît comme un homme de paille. L'Afghanistan semble dirigé par des ministres complaisants voire véreux. La corruption est omniprésente, les dollars et les afghanis changent de main et alimentent un marché noir prodigue en armes et en produits interdits. Kaboul est une ville sous pression, prête à exploser de toute part.
    Bien qu'en reconstruction, les travaux étant financés par les apports occidentaux, la ville abrite des quartiers d'une misère extrême où le progrès n'est qu'un lointain mirage. L'auteur dépeint avec précision et intérêt des coutumes et des traditions qui échappent souvent à l'entendement occidental. La politesse, la hiérarchie ou les salutations entrent autant dans le mode de vie des Afghans que les vêtements ou la nourriture. Même si l'Occident s'impose peu à peu, avec ses tenues décontractées et colorées et ses pratiques jeunes et libérées, l'Afghanistan conserve indéniablement un passé traditionnel qui s'accomplit dans tous les gestes du quotidien.
    Tous ces éléments font déjà du roman un très bon texte. Mais le meilleur réside dans la construction des enquêtes. Dès les premiers chapitres, les victimes et les coupables sont connues. Les armes et le mobile sont au rendez-vous. Il ne manque que la pièce à conviction principale, le dossier Mandrake, qui fait traverser à Nick la moitié du monde et qui fait retourner Kaboul par Oussama. Dans cette chasse au trésor maudit, une paire de chaussures rouges peut tout faire basculer. La révélation finale, après quelques épisodes haletants, est presque secondaire. Sans l'avoir lu, on se doute que le dossier Mandrake est une poudrière à proximité d'une mèche. Peu importe ce qu'il contient, on sait que cela ne pourra pas être révélé. Car Cédric Bannel évite avec habileté et intelligence l'écueil du complot mondial. Une phrase de la fin du roman est lourde d'une sagesse effrayante : " affaiblir l'Amérique, c'est provoquer l'éclatement assuré de l'Afghanistan. " (p. 386) On ne peut le nier, l'échiquier mondial a entamé une partie complexe qui nous dépasse tous. Et c'est avec modestie voire délicatesse que Cédric Bannel referme une porte qui ne peut rester ouverte. Si les terroristes ne sont pas forcément ceux qui portent barbe et keffieh, ce n'est pas un livre qui peut déranger la fourmilière. La fin du texte est en demi-teinte, parfaitement conforme à la réalité : les 'gentils' n'emportent pas d'éclatantes victoires et la punition des 'méchants' est loin d'être assez lourde. Mais l'auteur ne fait pas oeuvre polémique. Son récit, puissamment ancré et nourri d'un contexte politique particulier reste une fiction menée avec talent et précision. Ce roman présente une plume assurée et une intelligence affûtée.
    Un grand merci à Violette de Canalblog et aux éditions Robert Laffont pour m'avoir fait parvenir les épreuves de ce livre. N'hésitez pas à visiter le blog consacré au livre !
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Bigmammy, le 28 avril 2012

    Bigmammy
    Il se nomme Oussama Kandar, il est d'origine baloutche. C‘est un homme plus grand que la moyenne, sec, pieux musulman mais à l'esprit ouvert. Il a été formé à Moscou, juste avant l'arrivée des Russes. Il est le patron de la brigade criminelle de Kaboul, un bon flic qui œuvre avec des moyens limités. Un ancien combattant, un sniper qui a gardé toute son habilité au fusil à lunette. Comme il se refuse à empocher des pots de vin, il habite avec son épouse Malalai, gynécologue, une maison située dans un quartier pauvre de la capitale afghane. On va le mettre sur l'enquête du pseudo-suicide d'un intermédiaire expert en corruption, mais tout le monde – en particulier le ministre afghan de la Sécurité – va lui mettre des bâtons dans les roues.
    A des milliers de kilomètres, en Suisse, le directeur financier d'une importante firme de consulting vient de disparaître. Cette « évaporation » provoque un énorme branle-bas dans les officines spécialisées opérant à titre privé pour diverses forces en présence à Kaboul. On recherche le fugitif et surtout les dossiers qu'il aurait pu emmener avec lui. L'organisation secrète qui le traque est appelée l'Entité. de super-barbouzes, entraînés, sans aucun scrupule ni remords. Un des jeunes analystes de l'Entité, Nick Snee, se rebelle devant tant de violence …Lui aussi devient vite une cible.
    Ce roman est celui d'une poursuite sans pitié, dans un pays en guerre civile ouverte, où la corruption règne au plus haut niveau d'un Etat dont l'influence se limite, grâce aux forces de la Coalition, à la région de Kaboul. Et, chose appréciable, l'auteur connaît bien son sujet, celui de l'afghanistan où il est allé et qu'il décrit avec un réalisme saisissant, et des circuits financiers internationaux puisqu'il est un ancien haut fonctionnaire du Ministère des Finances. Deuxième bon point : la première page est celle d'une carte des régions d'Afghanistan où l'on peut situer les ethnies antagonistes : Pachtouns, Turkmènes, Baloutchs, Hazaras, Tadjiks, Nouristani …ainsi que les différentes régions d'un pays pauvre, montagneux à l'extrême, divisé par quarante années de guerres incessantes, enjeu des puissances pour ses ressources minières indispensables.
    Troisième personnage incontournable de cette aventure échevelée : le mollah Bakir, tout en rondeurs, autrefois très influent du temps des talibans mais aujourd'hui brouillé avec l'inculte mollah Omar. Il sait tout, se tient au courant de tout, a conservé l'accent oxfordien de ses études scientifiques en Grande-Bretagne, et prépare le retour de la tendance modérés des talibans dès que les troupes de la Coalition se seront retirées.
    Avec ce roman d'action, on comprend un peu mieux la problématique dramatique de l'afghanistan, ses coutumes comme le devoir d'hospitalité, les formules de politesse, les rivalités de clans à l'intérieur d'une même ethnie, les circuits gangrénés du pouvoir, la situation faite aux femmes, la mécanique des attentats suicides, et, partout, la corruption, le non-droit.
    A moi qui adore les polars mais qui ne suis pas familière des romans de Robert Ludlum, Tom Clancy ou de Frederick Forsyth, la plongée dans un « livre de mec » fut aussi brutale que passionnante.
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    Critique de qualité ? (9 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Ikebukuro, le 24 février 2011

    Ikebukuro
    Deux enquêtes parallèles à des milliers de kilomètres l'une de l'autre dans des endroits totalement différents à tous niveaux. L'une se passe en Suisse dans un univers hyper informatisé où la technologie la plus pointue est utilisée pour traquer l'ennemi de cette organisation toute puissante, l'autre se passe à Kaboul avec le manque de moyens inhérent à la situation politique du pays et débute par un suicide qui n'en est pas un. Ce roman met en scène deux hommes que tout oppose à première vue et pourtant que tout va réunir, deux hommes intègres qui vont refuser le système et poursuivre coûte que coûte leur enquête au risque d'y perdre la vie.
    J'avoue que j'avais un petit à priori avant de commencer ce livre, je n'aime pas particulièrement ce genre d'univers. Les romans d'espionnage ou les thrillers politico judiciaires ne sont pas vraiment ma tasse de thé, et j'avais un peu peur de me retrouver dans une histoire improbable remplie de situations abracadabrantes. Mais j'aime aussi aller vers d'autres genres de récits que ceux que j'affectionne habituellement et bien m'en a pris car... j'ai adoré ! Dès les premières pages j'ai accroché à l'intrigue avec une préférence pour la partie de l'enquête se déroulant à Kaboul où petits marchands ambulants, femmes voilées et énormes 4 x 4 blindés se côtoient dans les rues bondée et poussiéreuses. J'ai trouvé le récit de la vie afghane avec toutes les difficultés rencontrées au quotidien, le manque de moyens, la condition des femmes... vraiment intéressant. Les personnages sont attachants, notamment Oussama, l'afghan, proche de ses hommes, un policier intègre qui se refuse à accepter le jeu des politiciens véreux. Un homme tiraillé entre tradition et modernité, marié à une femme aux idées progressistes qui lutte pour améliorer la condition féminine dans son pays et qui refuse le joug de l'intégrisme religieux.
    L'intrigue est très bien menée, pleine de rebondissements, que ce soit en Suisse ou en Afghanistan. Les personnages sont remplis de contradictions, ce qui n'est pas pour me déplaire. Je ne me suis pas ennuyée une seule seconde et j'ai lu ce roman pratiquement d'une traite. le style est fluide et rythmé grâce aux nombreux dialogues et à certains mots de vocabulaires dari ou pachtoun qui viennent ponctuer les conversations et qui rendent le récit particulièrement vivant. J'ai trouvé l'atmosphère de Kaboul, avec sa violence, ses attentats suicides, ses contradictions, son passé et son histoire bien rendue. le contraste entre les deux enquêtes n'en est que plus saisissant. On passe d'un pays rempli de bruits et de fureur où le poids de la misère et de l'intégrisme reste très présent à un monde froid et aseptisé où la technologie est reine et où les marginaux sont chassés des centres villes vers des terrains vagues et des zones déshumanisées. A aucun moment je n'ai deviné la solution de cette intrigue et j'ai savouré le dépaysement et le suspens jusqu'au bout... avec des terroristes qui ne sont pas forcément ceux que l'on croit et cela ne donne que plus de poids à l'idée que manipulation et corruption sont des armes aussi efficaces qu'une bombe dans une rue de Kaboul ou de Bagdad.
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    • Livres 5.00/5
    Par melusine1701, le 16 mars 2011

    melusine1701
    Rappelons-le encore une fois: les polars, les thrillers, ce n'est pas du tout mon truc. J'ai ouvert ce livre sans vraiment savoir comment l'aborder. Immédiatement, j'ai été séduite par le ton: un brin cynique, très vif, il m'a tout de suite accrochée. On rappelle par exemple que ce pauvre Oussama a bien du mal à faire son travail dans un Afghanistan infesté d'Américains en état de guerre avec le prénom qu'il porte et que sa mère a choisi a une époque où son tristement célèbre homonyme n'était qu'un inconnu. Il a bien sûr fallu entrer dans l'histoire: peu aguerrie à l'exercice qui consiste à suivre plusieurs pistes où indices se répondent et s'entrecroise, j'ai pourtant joué le jeu. Et je ne l'ai pas regretté: l'on suit sans aucun problème les différentes étapes de l'enquête et les déconvenues d'Oussama et de Nick, sans pour autant que le scénario ne soit téléphoné. Je parle de scénario, car outre son ton vif, ce livre a aussi le rythme effréné d'un film d'action. Je me suis parfois sentie comme dans un épisode de NCIS: complètement prise dedans! Dernier point positif, et non des moindres: la peinture de l'Afghanistan est tout à fait poignante. Je me suis rendue compte que pour un pays qui a tant fait la une de l'actualité, je n'en savais presque rien. le roman, sans faire perdre son souffle à l'action, nous rappelle à la fois la dure condition féminine, notamment à travers Malalai, l'épouse d'Oussama, mais aussi son histoire, sa géographie (un pays encore sauvage dont certains villages reculés ne peuvent même pas être situés sur une carte), sa situation sociale. J'ai aussi appris beaucoup sur les Talibans et sur le terrorisme. le travail de documentation sur ce pays a été énorme et le résultat est absolument superbe, tant par sa richesse que par sa capacité à s'intégrer dans une intrigue aussi réussie.
    En conclusion, je n'aime pas les romans policiers. Et pourtant, ce roman m'a beaucoup plu, et je vous le recommande! Il sort le 3 mars, et je remercie Violette de Canalblog et les éditions Robert Laffont pour cette découverte en avant-première et cette superbe expérience de lecture.
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    • Livres 5.00/5
    Par liliba, le 10 mars 2011

    liliba
    Voici un roman qui est à la fois un polar et un roman d'espionnage. Mais c'est surtout une plongée dans Kaboul et l'Afghanistan, pays complexe et assez fascinant. Je l'ai dévoré en deux petites nuits à peine, n'arrivant pas à me raisonner pour cesser ma lecture malgré l'heure terriblement tardive, tant j'étais accrochée par l'intrigue...
    Il faut dire que le dépaysement est total : dès les premières pages, nous nous retrouvons en Afghanistan, un pays que je ne connais qu'à peine, ayant lu peu de livres à son sujet, et plus à cause de ce qu'on lit dans la presse au sujet des talibans et des horreurs perpétrées, que pour son histoire ou sa culture.
    Tout commence par la découverte du cadavre de Wali Wadi, un homme d'affaires qui semble tremper dans diverses magouilles mais n'a jamais vraiment été embêté par la police. Oussama Kandar (un prénom plutôt difficile à porter de nos jours...) chef de la brigade criminelle de Kaboul et ancien héros de guerre contre les Russes et les talibans est appelé sur les lieux et y arrive juste après le ministre de la Sécurité, étonnament déjà sur place. le qomaandaan soupçonne rapidement que le soi-disant suicide de Wali Wadi est en fait un meurtre et va devoir faire montre de tout son talent d'enquêteur pour dénouer les fils de cette histoire, relativement complexe et dont les ramifications sont multiples.
    Mais, s'il s'avère que Kandar a été intentionnellement appelé sur les lieux par un mystérieux messager, il ressort aussi rapidement qu'on ne veut pas le laisser avancer dans son enquête qui semble déranger bon nombre de personnes. Il devient l'homme qui dérange, l'homme à abattre. Etrangement, il trouve en la personne du Mollah Bakir une aide précieuse, alors que les deux hommes ont combattu pour des idéaux totalement opposés. Mais le Mollah assure qu'il désire instaurer un état taliban ouvert, résolument moderne et qu'il s'oppose fermement aux intégrismes et aux violences perpétrées par les dirigeants actuels.
    Oussama est un homme profondément intègre et totalement opposé à la corruption et au népotisme qui gangrènent son pays, déjà bien malmené par les guerres tribales et religieuses. Il est également très croyant, mais loin du fanatisme et de l'intégrisme de certains et dénote d'une ouverture d'esprit qui je pense doit être plutôt rare dans la population de ce pays, notamment vis à vis de sa femme... Il fait de la résolution de cette affaire un point d'honneur et ne se défie pas du danger qui rode à chaque coin de rue dans cette ville en état de guerre permanent où les kalachnikovs font la loi.
    En parallèle, en Suisse, un homme d'affaire disparaît, qui est recherché par une sorte de police secrète voulant à tout prix le récupérer et surtout mettre la main sur un rapport secret que cet homme aurait volé dans ses propres services. Un jeune analyse, Nick, est lancé sur sa piste qu'il parvient à remonter, sans toutefois comprendre l'enjeu de cette recherche, et surtout sans savoir ce qui se cache dans le dossier Mandrake.
    De part et d'autre, des innocents se font assassiner, d'autres bien moins innocents également. L'intrigue nous emmène de Suisse aux montagnes d'Afghanistan, dans lesquelles se fera enfin toute la lumière sur cette affaire.
    Je ne veux pas vous en dire plus, car ce roman est totalement prenant et je ne voudrais surtout pas gâcher votre plaisir de découvrir au fur et à mesure les tenants et aboutissants de l'intrigue, bourrée de rebondissements et de suspense. Sachez qu'on parle ici de religion, de guerre, d'honneur, de falsification, de manipulation, de chantage, de trahisons, de contrats juteux, de malversations, de politique, d'amour aussi... bref le mélange est plutôt détonnant et le roman passionnant de bout en bout !
    Je vous le conseille !


    Lien : http://liliba.canalblog.com/archives/2011/02/15/index.html
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Citations et extraits

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  • Par LiliGalipette, le 12 février 2011

    " Ceux qui parvenaient à échapper aux attentats, aux gangs, aux règlements de compte, aux crimes familiaux et aux fatwas lancées par les talibans étaient assez peu portés sur le suicide. En Afghanistan, chaque jour vécu en un seul morceau était un don de Dieu." (p. 10)
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  • Par LiliGalipette, le 12 février 2011

    " Se prénommer Oussama n'était pas un atout lorsqu'on était qomaandaan de police dans un pays occupé par les forces de l'Otan... " (p. 12) "
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  • Par LiliGalipette, le 12 février 2011

    " En tant que fonctionnaire du régime, Oussama était une cible pour les talibans, même s'il était connu pour sa piété. " (p. 13)
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  • Par LiliGalipette, le 12 février 2011

    À propos de l'Entité : " une structure dont l'ADN était tourné vers la violence plus que vers l'intelligence. " (p. 123)
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  • Par LiliGalipette, le 12 février 2011

    "Pour une raison qu'il ignorait, le gouvernement souhaitait enterrer l'affaire. Khan Durrani était là pour dissuader ses propres services de faire leur boulot. " (p. 16)
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