ISBN : 2253115479
Éditeur : Le Livre de Poche (2007)


Note moyenne : 1/5 (sur 1 notes) Ajouter à mes livres

" Maman aussi, elle a envie de passer la soiréeavec moi.- Non, ta mère a envie d'être tranquille et toi, tu l'embêtes.- Tu mens, elle me l'a dit au téléphone.- Parce que tu l'embêtais, elle voulait se débarrasser de toi... > voir plus
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Critiques et avis(2)

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  • Par michelayala, le 15 mai 2012

    michelayala
    Tel un théorème littéraire pourrait s'appliquer à tous les auteurs, les histoires les mieux comprises sont celles dont le vécu a lié une intime complicité avec l'écriture, cette dernière se déliant parfois dans l'encre de la souffrance.
    Et là, je pense au roman de Tristane BANON, «J'ai oublié de la tuer».
    En effet, il est bien loin le temps où les jeunes femmes se surprenaient à rêver d'une chanson pleine de tendresse et de nostalgie, semblable dans le ton au refrain de REGGIANI pour «Ma fille».
    Aurions-nous le courage de nous questionner sur la qualité et la fertilité de nos relations à l'égard de nos enfants? Sommes-nous restés les bons parents, disponibles, irréprochables, alors que nous attendons tant de notre chère progéniture? Je sais, pour beaucoup il est temps de faire mea-culpa.
    A partir de là, le roman de Tristane prend la consonance attendue pour l'analyse d'un tel mal-être. Une douleur latente qui ne s'estompe pas au grès d'une simple discussion, d'une attitude convenue.
    «Au fond, je savais déjà qu'Amira avait raison. Je crois que j'avais déjà compris les hommes, les retards qui deviennent des absences et les absences qui sont les bonheurs de ma mère. Je sais déjà qu'elle ne supporte pas d'être là, dans cet appartement, et ce uniquement parce que j'y suis. Ca aussi, elle me l'a dit. Ma mère ment à tout le monde, sauf à moi.».
    Et quelque part, aussi: « Ma mère. Ma belle manipulatrice. Mon mensonge adoré. Continue de m'expliquer que non, son physique ne la fascine pas, et que si elle passe trois heures trente à se préparer –coiffée, lavée, maquillée, prestation de spécialiste-, c'est par pur dévouement social…»
    «J'ai oublié de la tuer» dont la phrase ne s'adresse pas à la mère mais bel et bien à Amira, est un roman à deux voix, celle de Flore, enfant blessée tôt et qui souffre, enfin celle de la jeune femme qui connaît désormais le poids de l'absence.
    Justesse et émotion sont en mon sens les meilleurs attributs qui qualifieront un roman magnifiquement bien écrit.
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  • Par blancparadis, le 05 novembre 2011

    blancparadis

    Flore, l'héroïne est très attachante.
    J'ai beaucoup aimé ce premier roman de l'auteure

    Lien : http://blancparadis.centerblog.net
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Citations et extraits

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  • Par blancparadis, le 05 novembre 2011

    Pourtant, elle aurait pu tout me demander, de décrocher la lune pour jouir d'une nuit noire, de me taire pour ne pas la déranger, de me tenir droite pour lui faire honneur, de lui cueillir des fleurs introuvables. Elle aurait pu me demander de me sacrifier et tout le reste avec. Mais j'ai filé dans ma chambre pour pleurer, parce que, parfois, il n'y a plus que ça à faire.
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Vidéo de Tristane Banon


La chronique de Marina Carrère d'Encausse - Le Bal des hypocrites
Dans sa chronique de cette semaine, Marina Carrère d'Encausse a décidé de vous parler du livre de celle qui a été au centre de l'actualité d'une partie de l'année 2011 : Tristane Banon et son livre "Le Bal des hypocrites" (éditions Au diable Vauvert)... Regardez l'avis de Marina Carrère d'Encausse... La présentation du livre "Le Bal des hypocrites" par l'éditeur : Tristane Banon sort du silence pour livrer son récit de l «Affaire» et ce qui la conduite à porter plainte contre DSK pour tentative de viol. Une magnifique écriture de femme blessée, une sincérité totale pour ce bouleversant « J'accuse ». le 5 février 2007, lors de l'émission 93, faubourg Saint-Honoré présentée par Thierry Ardisson, Tristane Banon accuse Dominique Strauss-Kahn de s'être livré à des violences sexuelles à son encontre au cours d'un entretien pour le livre qu'elle préparait. L'affaire est évoquée dans le livre de Christophe Dubois et Christophe Deloire, Sexus politicus en 2006 et fait l'objet du dernier chapitre du Roman vrai de Dominique Strauss-Kahn de Michel Taubmann, une biographie autorisée. Lors de la parution du livre en mai 2011, Tristane Banon conteste cette version de sa rencontre avec DSK. Ce témoignage revient bien sûr au premier plan le 15 mai 2011, lorsqu éclate comme un coup de tonnerre mondial l Affaire DSK au Etats-Unis. Elle suscite immédiatement en France des soutiens à l homme politique injurieux pour les femmes qui révèlent une régression importante de la société française sur ...








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