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Critiques sur L'élégance du hérisson (207)


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    • Livres 1.00/5
    Par babiole le 05/07/2009


    Je ne partage pas du tout l'engouement de certains pour l'élégance du hérisson. Au lieu d'un roman, j'ai cru lire le Bescherelle.

    D'abord, j'ai pensé aux cours magistraux atroces de ma vieille prof de français de 4e, qui, complexée de son statut et fanatique de la grammaire, usait de mots improbables pour se donner l'allure d'une académicienne. le dos cambré, les lunettes en demi-lune au bout du nez, elle en prononçait chaque syllabe avec jouissance puis claquait sa langue, triomphant de son audience inculte.
    Après « chuinter », je me suis dit que c'était pire encore et j'étais convaincu que la co-présentatrice de « Des Chiffres et des Lettres » avait écrit le livre en y plaçant sa collection privée de mots de 9 lettres à 7 consonnes.
    Puis, je me suis fait une raison.

    Heureusement, la profonde complexité des relations humaines fut subtilement dépeinte dans le roman avec les « méchants pas beaux » contre les « gentils mignons tout plein ».
    Du côté des « gentils mignons tout plein », la concierge, forcément. Je dois bien admettre que l'idée d'une concierge brillante, férue d'Anna Karénine, était hors du commun et a attisé ma curiosité (ou peut-être c'était le présentoir à la Fnac, je ne sais plus). Mais après quelques pages, on se rend vite compte que la concierge inouïe se confond avec son stéréotype: antipathique, fermée d'esprit, repliée sur soi et maniaque (de la grammaire). Même remarque pour Paloma, la seconde héroïne du roman. L'adolescente surdouée qui se veut en dehors du troupeau est finalement le cliché même de la pré pubère en mal de devenir: « mes parents, c'est trop des cons d'abord, ils me comprennent pas, ma sœur est une pouffiasse, la société elle n'a que des problèmes et je veux me suicider ». Il ne manquait que Tokyo Hotel.
    De l'autre côté, celui des « méchants pas beaux », les riches…évidemment, puisqu'il sont riches.

    Enfin, l'amour du Japon, à la fois dans les références aux Sœurs Munakata et incarné dans la relation entre Renée et Kakuro, parachève le côté bobo du hérisson. Contrairement à iris, cette passion me parait terriblement banale de nos jours. Comble de l'originalité, il se tient même un salon exclusivement dédié au Japon aujourd'hui même.
    A terme, si nos profs de philo se mettent au yoga et au feng shui, suivent la mode bobo obsédée par le bien-être oriental, la satisfaction béate et la « zen-attitude », oubliez les Kant, Nietzsche et Husserl, dans deux ans, on lira « Le Bonheur en 7 jours » , « Etre bien dans son corps et dans son esprit » et autres niaiseries en vogue.
    Une petite diatribe de Mme Michel sur le tri sélectif des poubelles de l'immeuble et on avait la totale bobo…

    Le style ampoulé et le ton péremptoire, les références pédantes et élitistes, pour tartiner sa culture et aboutir sur une histoire d'amour aussi enivrante qu'une relation minitel, sont une insulte à ces pauvres hérissons.

    critique de qualité ? (82 votes positifs)



    • Livres 1.00/5
    Par Nanou2008 le 04/10/2008


    Livre très pédant, où l'auteur a trop tendance à étaler sa culture élitiste. La première partie est limite ennuyeuse : le récit en parallèle de la jeune fille super intelligente et de la concierge hyper cultivée (2 personnages pas toujours très crédibles d'ailleurs), les deux cachant leurs grandes qualités intellectuelles et méprisant royalement tous ceux qui les entourent, tous plus idiots et superficiels les uns que les autres.
    A la moitié du livre arrive le héros de ces dames, un vieux Japonais aussi intelligent et cultivé que riche et aimable. le récit devient un peu plus palpitant (c'est un grand mot) et les personnages principaux plus attachants car ils quittent leurs masques de froideur et de mépris pour se montrer tels qu'ils sont.
    La fin est même touchante dans certains aspects.
    L'auteur met aussi des touches d'humour dans son livre.
    Je garde cependant une impression de grande déception par rapport au succès immense du livre auprès des libraires. Ce livre exclut, par ses références élitistes et ultra spécialisées (Ozu, littérature russe, réflexions sur l'art, etc.), une grande partie du public, le faisant passer pour sous-cultivé.
    Assez désagréable…

    critique de qualité ? (43 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par Lolokili le 06/10/2011


    C'est une belle rencontre et de loin le meilleur livre que j'ai lu cette année là, sans doute chanceuse de l'avoir découvert dès sa sortie, vierge de toute propagande médiatique. Brillant, spirituel et délicat, certainement pas prétentieux (juste intelligent, eh oui) il reste pour moi un conte humaniste d'une grande... élégance.

    critique de qualité ? (41 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par _Aelys_ le 03/09/2011


    Parce que l'histoire est tout simplement belle, touchante, originale, captivante…
    Parce que l'écriture est fluide, travaillée avec soin, littéraire*…
    Parce que le roman est une apologie de la lecture et recèle une foule de réflexions artistiques, philosophiques, culturelles…
    Parce que l'auteur se garde pourtant de verser dans l'érudition prétentieuse…

    Parce que le texte regorge de vérités aussi douces que cruelles**…
    Parce qu'un peu d'ironie et beaucoup d'humour***…
    Parce que Paloma et Renée, attachantes dans leur altérité…
    Parce que le Japon, ses haïkus, ses sushis, son thé, sa technologie et M. Ozu…
    Parce que Tolstoï, Vermeer et Mozart…


    Lien : http://impressions-aelys.blogspot.com/2011/09/l-c-la-vie-mais-sur-un..

    critique de qualité ? (20 votes positifs)



  • Par sylvie le 10/12/2007


    J'ai d'abord trouvé les deux personnages principaux irritants et prétentieux, détournés de la vie sous prétexte d'un trop plein d'intelligence, ce qui m'a paru pour le moins douteux...
    Mais, au fil des pages, progressivement, les personnages changent, communiquent, se rencontrent, aiment et tout s'arrange et devient plus intéressant ...
    Le goût de l'art et des lettres prend enfin un sens, la vie de la cinquantenaire et de l'adolescente frémit bienheureusement.
    Miraculeusement, grâce aux petits riens de la vie qui font tout, une petite fille de douze ans accepte de se lancer dans la sienne avec joie, et espoir, et Renée, femme mature, semble pouvoir mourir avec le même assentiment...
    C'est donc à peu près au milieu du récit que j'ai commencé à aimer ce livre et à suivre l'évolution des personnages avec intérêt et plus d'indulgence...
    L'attitude résolument négative et fermée au monde des deux protagonistes m'a énervée.
    Le trop plein de culture et d'intelligence qui nous est présenté aurait du permettre à la concierge de sortir de ce monde au lieu de s'y enfermer et à l'adolescente d'avoir l'intuition qu'il en existe un autre, au delà de son immeuble chic parisien...
    A quoi leur sert cette culture et cette intelligence si c'est pour être cyniques, méchantes et fermées comme des huîtres ?
    Peu à peu on découvre la faille qui empêche ces deux êtres de s'exprimer : le manque d'amour. L'une et l'autre sont ou se sont senties mal aimées, abandonnées, non accompagnées.
    C'est à cause de la misère pour la concierge et du mal dépressif d'une mère sous médicaments pour la jeune fille riche et très favorisée.
    Même souffrance, au fond, pour des causes et des maux de milieux différents, mais qui malmènent l'enfance chacun à leur manière.
    La phrase clé du roman est sans doute une citation de la première phrase d'Anna Karénine : "Toutes les familles heureuses se ressemblent mais les familles malheureuses le sont chacune à leur façon."
    Cette phrase, échappée par la concierge fera qu'elle sera démasquée par le nouvel arrivant dans l'immeuble, Ozu. L'arrivée de ce dernier changera beaucoup de choses...
    Ozu, résident riche, cultivé et japonais, insuffle du plaisir, du sens , des sentiments et des émotions positives dans la vie des deux femmes malheureuses.
    Celui là semble être plus doué pour la vie! à son apparition, le livre devient plus palpitant et la métamorphose des deux héroïnes est plutôt intéressante...
    J'ai bien aimé cette lecture, mais... je ne participe pas à la liesse générale...

    des liens sur le blog :

    http://sylvie-lectures.blogspot.com/2007/08/llgance-du-hrisson-muriel-barbery.html

    critique de qualité ? (19 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par EFar le 14/09/2011


    Je fréquente des hérissons – mon jardin regorge de limaces - et si il y a bien une chose qu'ils ne sont pas, c'est élégant. Patauds et craintifs, casaniers et tête en l'air, parfois opiniâtres et souvent attendrissants - pour peu qu'on ne soit pas un mollusque - mais L'élégance du hérisson ? Non.

    Renée la concierge, le personnage central du livre, me rappelle plutôt cet éléphant sur la couverture de "La Dérisoire Effervescence des comprimés" que dessina Boucq : mais si pour elle le sentiment d'écrasement est là, sa révolte est toute intérieure, une révolte qui la ronge et la pousse à fuir le monde, plutôt qu'à le changer ou à se changer elle-même.

    Finalement, le totem hérisson lui correspond bien, à Renée. Parce qu'elle n'a aucune élégance, justement ; parce que je l'imagine traversant son monde clôt d'un pas malhabile ; parce qu'elle vit dans la crainte de vivre, retranchée dans le monde des lettres, attentive à être repoussante.

    Et puis comme tous les névrosés extrêmes, elle est finalement attendrissante à mes yeux de névrosé ordinaire. Sa gaucherie à vivre, à ressentir autre chose que du bonheur littéraire ou de la panique, me rassure. Je ne peux que partager son sentiment remâché d'injustice. Car c'est d'abord à travers son regard, ses réflexions truffées de mot savants, comme autant de boucliers, que nous visitons son cloître. Et les caricatures qu'elle dépeint (adolescente surdouée et triste, bourgeois bornés à la vie stéréotypée) justifient sa révolte : dans son monde, les personnages aisés piétinent gaillardement les petites gens.

    Délaissant Renée, Muriel Barbery nous fait basculer au fil du livre dans l'intimité de Paloma, une adolescente trop lucide, elle aussi névrosée, mais à la désespérance plus extravertie. le télescopage de leurs deux solitudes m'est un petit régal. Les précautions de sioux que prennent ces deux écorchées vives, taraudées par leur besoin impérieux de contact humain, m'a touché.

    Et soudain, l'Autre surgit dans le monde de Renée et Paloma. Un autre bien étrange, puisqu'il est surtout leur semblable. Mais sa différence suffit à lézarder les certitudes complaisantes qui aident Renée à vivre.
    Si le récit prend des airs de sauvetage, de thérapie in extremis, cette rusée de Renée trouvera le moyen d'échapper à la guérison, en renouant avec son totem, le hérisson.

    critique de qualité ? (15 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par saphoo le 30/06/2011


    Un roman qui a suscité bien des éloges et des critiques à sa sortie, prendre du recul pour le lire me semblait nécessaire afin de me forger mon propre sentiment ; l'occasion de cette lecture commune fut pour moi, le prétexte à me plonger dedans.

    Je m'étais refusée à lire en détail tous les résumés, j'ai horreur de connaitre toute l'histoire du roman avant ma lecture, et je tente moi-même quand je présente un livre de rester assez flou et je me refuse de faire des résumés et surtout pas un résumé total et détaillé, car le futur lecteur ne peut plus pénétrer dans le roman sans avoir une certaine appréhension ou une idée bien précise, je trouve cela désolant de connaitre toute l'intrigue et toutes les ficelles du récit. Quel intérêt ensuite de lire le livre ?

    Pour ma part, je me contenterai comme souvent de donner mon avis de lectrice et je ne vais pas me risquer à faire une analyse de ce bouquin, je laisse ce travail de chirurgien aux spécialistes et professionnels. Cette opération chirurgicale d'un roman me gêne vis à vis de l'auteur, comme si on le dépouillait de son travail ardu, comme si un étranger pouvait savoir mieux que lui ce qu' il a écrit, mais qui, malgré tout, a la prétention de savoir mieux que l'auteur son propre sentiment, et sa profonde pensée pour le dévoiler à nu et JUGER !

    Dans un premier temps, j'ai aimé l'histoire de Renée, personnage touchant, cet hérisson qui sort ses piquants mais qui au fond n'est que douceur. Avant la lecture, le titre m'interpelait puis la réponse vint aussi en son temps et je dois dire que l'auteur a eu elle aussi l'élégance et la finesse de nous offrir un personnage à la hauteur de sa définition :



    page 153 ( édition Gallimard 2006):”Mme Michel, elle a l'élégance du hérisson : à l'extérieur, elle est bardée de piquants, une vrai forteresse, mais j'ai l'intuition qu'à l'intérieur, elle est aussi simplement raffinée que les hérissons, qui sont des petites bêtes faussement indolentes, farouchement solitaires et terriblement élégantes.”

    Ces petites bêtes sont adorables, d'une beauté incontestable, si on sait les regarder de tout près, les piquants ne sont pas piquants du tout ! Comment, vous doutez ! Et encore des idées bien figées, de toute personne qui se contente de suivre le troupeau de mouton, de toute personne qui ne prend jamais la peine d'aller au-delà ! Prenez un hérisson dans vos mains, et caressez-le dans le sens du poil, et vous serez agréablement surpris que ces piquants si rebutants, ne sont que douceur et souplesse !

    Et bien, Madame Michel, et tout à l'image du hérisson, qui se pare d'une carapace pour endosser son rôle de concierge d'un immeuble de personnes qui sous le seul prétexte qu'elles ont des comptes en banque rondouillets, se croient l'élite de la société, et personne pour les égaler ! Se parquant dans des stéréotypes qui ne ressemblent qu' à leur propre image, l'auteur nous régale sans doute un peu trop d'anecdotes de ce monde sous le regard aiguisé de Renée et de Paloma.

    Le style est à mon goût un peu trop forcé pour un rendu certes à l'image de l'histoire cepandant pour notre plus grand bonheur, on peut déceler par moments le relâchement de l'auteur par des passages plus poétiques et dont je me suis régalée, je peux sans révéler l'intrigue vous mettre la fin du livre qui m'a laissée dans une parenthèse moi aussi : “En pensant à ça, ce soir, le cœur et l'estomac en marmelade, je me dis que finalement, c'est peut-être ça la vie : beaucoup de désespoir mais aussi quelques moments de beauté où le temps n'est plus le même. C'est comme si les notes de musique faisaient un genre de parenthèses dans le temps, de suspension, un ailleurs ici même, un toujours dans le jamais. oui, c'est ça, un toujours dans le jamais. […] car pour vous, je traquerai désormais les toujours dans le jamais. La beauté dans ce monde. “

    Dans un deuxième temps, j'ai ressenti un peu de lassitude à lire les passages de Paloma, j'en ai même survolé certains qui pour ma part ne donnaient que peu de poids au livre. Toutefois son personnage est intéressant, au cœur de cette élite, elle donne sa version, à contrario de Renée qui n'en fait pas partie mais la subit, on ressent une autre version bien qu'elles soient parallèles et finissent malgré tout le rationalisme mathématique, par se rejoindre.

    Au-delà de cette peinture de cette bourgeoisie engoncée dans son carcan, l'auteur nous offre aussi de bien belles pages d'amitié sincère, pure et véritable entre Renée et Manuela :

    Page 347 : Te souvient-il de ces tasses de thé dans la soie de l'amitié ? dix ans de thé et de vouvoiement et, au bout du compte, une chaleur dans ma poitrine et cette reconnaissance éperdue envers je ne sais qui ou quoi, la vie, peut-être , d'avoir eu la grâce d'être ton amie. Sais-tu que c'est auprès de toi que j'ai eu mes plus belles pensées , Faut-il que je meure pour en avoir enfin conscience …Toutes ces heures de thé, ces longues plages de raffinement, cette grande dame nue, sans parures ni palais, sans lesquelles, Manuela, je n'aurais été qu'une concierge, tandis que par contagion, parce que l'aristocratie du cœur est une affection contagieuse, tu as fait de moi une femme capable d'amitié… Aurais-je pu si aisément transformer ma soif d'indigente en plaisir de l'Art et m'éprendre de porcelaine bleue, de frondaisons bruissantes, de camélias alanguis et de tous ces joyaux éternels dans le siècle, de toutes ces perles précieuses dans le mouvement incessant du fleuve, si tu n'avais, semaine après semaine, sacrifié avec moi, en m'offrant ton cœur, au rituel sacré du thé ?

    Des vérités qui ne sont plus à prouver, une amie véritable est chose rare et précieuse, l'auteur a su nous en apporter la preuve par de beaux passages.

    Bien plus que l'amitié, quoique : l'amour… et c'est en la compagnie de Kakuro qu'il s'invite au seuil de la conciergerie avec tout le charme du Japon pour ne pas dire la grâce de cet homme qui démasque René en citant un passage de Tolstoï d'“Anna Karénine”, il faut dire que le chat de Renée se nomme Léon en honneur de cet auteur qu'elle affectionne. Ce prénom a-t-il mis la puce à l'oreille à Kakuro ? (voir la vidéo en bas)

    Et je peux vous souffler que l'élégance du hérisson s'est avant tout, l'éloge de la littérature et des arts. Des moments de lecture loin du quotidien, Renée les apprécient grandement, et doit ruser pour ne pas révéler à cette aristocratie qu'elle est autant pour ne pas dire plus, cultivée que ces prétentieux. Et la question se pose : la culture était-elle réservée uniquement à une tranche de la société ? N'était-elle abordable si et seulement si, on est né une cuillère d'argent dans la bouche ?

    Vous l'aurez bien compris, ce livre regorge de pensées, de moments succulents et truculents, bref je ne vais pas vous en faire encore une rallonge : malgré certaines redondances et lassitudes par les tableaux brossés de cette aristocratie, j'ai apprécié cette lecture pour le charme du hérisson et les très beaux passages que l'auteur a su nous offrir entre deux épisodes un peu trop bridés par son style, voulu je l'ai bien compris mais quand même irritant.

    Je retiens pour mon plus grand plaisir de lectrice toutes ces réflexions sur l'humain, à vous de les découvrir, d'apprécier votre propre cheminement au sein de cette lecture. Un livre qui semble aux premiers abords “prétentieux” à l'image de cette aristocratie mais qui finalement se révèle philosophique et poétique.





    Lien : http://lesmotsdepascale.canalblog.com/archives/2011/06/30/21505574.h..

    critique de qualité ? (15 votes positifs)



    • Livres 1.00/5
    Par grisette le 28/05/2010


    le début est bien( c'est pour ça que je lui donne une étoile ), mais après je me suis quand même un peu forcée pour lire la fin...

    critique de qualité ? (15 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par verobleue le 03/10/2011


    “L'Elégance du hérisson " de Muriel Barbery réussit à transformer en bonne histoire une initiation à la philosophie, au sens large, bien entendu ...
    C'est un magnifique roman, drôle, cruel, cynique, bien écrit avec des passages où l'on trouve de véritables délices !! C'est vrai, j' ai trouvé quelques longueurs et j'avoue sans scrupules que j'ai sauté quelques réflexions interminables qui par moment m'ont ennuyée. Mais en aucun cas, je n'ai trouvé le style pompeux. J'y ai découvert des références culturelles glissées habilement, semées au fil du récit mais qui jamais n'en ont altéré le flux.
    Comment ne pas être séduit ? L'écriture est fluide, les personnages émouvants, proches de nous. Difficile de s'en détacher une fois le nez dedans. On rencontre à foison des situations décalées et l'humour qui en résulte m'ont offert quelques bulles rafraichissantes.
    Bien des personnes dans le train m'ont demandé le titre du livre qui me faisait tant sourire !

    critique de qualité ? (14 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par Malaura le 30/04/2011


    A Paris, Renée Michel est concierge dans un immeuble bourgeois. Sous des dehors de rusticité savamment entretenus pour ne pas être démasquée, Renée cache une âme des plus érudites. Dans le secret de sa loge, cette amoureuse de Tolstoï et de culture japonaise lit et se cultive au nez et à la barbe des locataires. Seuls, Paloma petite fille surdouée et malheureuse, et Kakuro, un riche japonais, vont percer la vraie nature de Renée, cette "élégance du hérisson" qui la caractérise.
    Intelligente, drôle, cultivée, cette joyeuse débandade de réflexions philosophiques, de considérations sur l'Art, la Beauté, le Japon, de pensées sur l'existence, le sens de la vie, la vacuité des choses...est un bonbon acidulé qui fond dans la bouche et dont on savoure la prose enlevée et raffinée.Les observations pertinentes et jubilatoires de Renée, la concierge "wabi" et de Paloma, sont un régal pour l'esprit et un baume pour le coeur. Quand la satire sociale se double d'émotion et d'humour !

    critique de qualité ? (14 votes positifs)






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