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> Jacques Petit (Éditeur scientifique)

ISBN : 207030275X
Éditeur : Gallimard (2003)


Note moyenne : 3.73/5 (sur 419 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
"Dieu, le créateur de toutes les réalités, n'en défend aucune à l'artiste, pourvu que l'artiste n'en fasse pas un instrument de perdition." Se référant à la scène sublime qui ouvre Richard III de Shakespeare, Barbey d'Aurevilly se permettra tout dans ses récits de passi... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Woland, le 08 décembre 2014

    Woland
    Textes présentés, établis et annotés par Jacques Petit
    ISBN : 9782070100491
    Il n'existe que six "Diaboliques", soit, dans l'ordre : "Le rideau cramoisi" - "Le Plus Bel Amour de Don Juan" - "Le bonheur dans le crime" - "Le dessous de cartes d'une partie de whist" - "A Un Dîner d'Athées" et "La Vengeance d'une Femme." Barbey eut l'idée, dit-on, idée qu'il ne put suivre faute sans doute de temps - et puis, tout bien considéré, ses "Diaboliques" n'étaient-elle pas parfaites en cet état ? - de leur adjoindre six nouvelles vantant au contraire le Bien et la Vertu. Mais entraîné notamment par la rédaction du "Chevalier des Touches" et surtout d'"Un prêtre marié", il laissa reposer son projet et interrompit même quelque temps l'écriture de son recueil de nouvelles.
    A ce jour, même ceux qui n'ont guère lu Barbey, à moins d'être des "beaufs" parfaits (et peu importe leur catégorie sociale : un "beau" naît "beauf", on n'y peut rien ), citent au moins "Les Diaboliques" quand on évoque devant eux l'écrivain. Les plus heureux n'ont oublié ni "Le rideau cramoisi" qu'Alexandre Astruc porta à l'écran en 1953 avec la participation d'Anouk Aimée et de Jean-Claude Pascal (lequel fut, rappelons-le au passage, un inoubliable Philippe Bridau dans "La rabouilleuse" de Louis Daquin, tiré De Balzac, sept ans plus tard) , ni "Hauteclaire", de Jean Prat, avec une Mireille Darc brune et un Michel Piccoli presque aussi bon que dans le "Don Juan" de Marcel Bluwal. Les autres se contentent de parler d'histoires de fantômes dont on ne sait trop s'ils en sont de vrais ou pas, et de criminels qui triomphent alors que les bons et les vertueux sont impitoyablement foulés aux pieds. C'est-à-dire que, si l'on excepte "Le rideau cramoisi", nouvelle sur laquelle s'ouvre le recueil et qui frappe déjà très fort, et "Le bonheur dans le crime", les quatre autres nouvelles qui forment le livre le plus célèbre de Barbey sont soit ignorées, soit très mal connues du grand public.
    Il serait fou, dans ce billet si bref, de vouloir évoquer avec précision ces six nouvelles qui symbolisent si bien l'énorme face d'ombre qui était celle de l'écrivain normand. Un féru d'astrologie ajouterait que "Les Diaboliques" est un livre Scorpion (face Hyde ) par excellence : la fascination du Mal, l'Au-Delà qui s'invite sans en avoir l'air à moins qu'il ne s'agisse d'un "truc" de magicien (mais lequel ? et d'ailleurs, on sent bien que Barbey ne veut pas ici, contrairement à ce qu'il a pu faire dans d'autres textes, "jouer" avec son lecteur), l'horreur glaçante à l'état pur et le Crime s'unissant à la Mort en une valse éblouissante.
    Peut-être un jour, à l'occasion d'une "relecture", évoquerons-nous les nouvelles avec lesquelles nous nous sommes senti moins d'atomes crochus. Mais aujourd'hui, nous ne retiendrons, parce qu'elles sont grandioses, horribles, et qu'elles étaient immortelles avant même d'être imprimées, que "Le rideau cramoisi", "Le bonheur dans le crime" et, peut-être la plus épouvantable de tout l'ensemble quand on y regarde bien, "Le dessous de cartes d'une partie de whist."
    Pour la première nouvelle, tout le monde connaît peu ou prou l'intrigue. Un jeune militaire, logé chez de paisibLes petits bourgeois alors qu'il stationne avec son régiment dans une obscure petite ville de province, est visité toutes les nuits par la fille de la maison, Alberte. Dans le lit, cette fille est unique, passionnée, extraordinaire, inattendue car elle sort tout de même de son couvent. Dans la maison, quand le soleil retrouve ses droits, elle est pâle, glacée, avec ce physique mi-androgyne/mi-chlorotique (peut-être songerait-on aujourd'hui à l'anorexie ou un phénomène similaire) qui séduisait tant l'auteur, en tous cas pour nombre de ses héroïnes. La nuit, elle n'est que flammes, elle est presque l'Enfer de la Luxure. le jour, c'est à peine si elle semble savoir que son amant est dans la maison et, bien entendu, elle va à la messe et ne sort qu'accompagnée, par sa mère ou une domestique.
    Et puis, une nuit, au beau milieu de leurs ébats, voilà qu'Alberte se fige, toute roide, entre les bras de son amant. Elle ne respire plus : elle est morte. Affolé - on le serait à moins - le jeune homme se précipite chez son colonel qui est encore, à l'époque, et comme le dira plus tard, en des circonstances plus comiques, l'inénarrable Sapeur Camember, "le père du régiment." le colonel écoute, donne de l'argent au jeune homme, lui fournit un bon cheval et lui dit de partir le plus loin possible. Il s'occupera du reste ...
    Mais voilà, le reste, le lecteur, pas plus que le narrateur, devenu plus mûr, ne le saura jamais. Avec une adresse de redoutable bretteur ou de démon du Plus Grand Cercle, Barbey esquive toutes les occasions qui auraient pu permettre à notre triste héros de connaître la vérité. Et la voiture dans laquelle a commencé l'histoire - son héros s'entretenant avec un ami et passant, tout à fait par hasard, devant une maison où frémit Le rideau cramoisi de ce qui fut la chambre d'Alberte - de s'éloigner et de nous emporter tous, frustrés (pas tant que ça dans le fond, soyez honnêtes ! ;o) ) et nous demandant si Alberte était réellement morte, si c'est son ombre que les deux hommes viennent de voir s'agiter derrière le fameux rideau ... ou si, peut-être, Alberte n'a jamais été qu'une morte, une chimère ...
    L'atmosphère se fait plus rationnelle dans "Le bonheur dans le crime", histoire en apparence banale d'un adultère entre un riche châtelain et la maîtresse d'armes chez qui il a pris l'habitude de s'entraîner. Hauteclaire, car tel est le nom de cette demoiselle, est très célèbre dans la ville - à nouveau une petite bourgade de province. C'est une escrimeuse de très haute valeur, qui n'a eu aucune peine à s'imposer dans un monde d'hommes lorsqu'elle a repris la salle de son père. Bien qu'occupant une situation un peu spéciale au sein de cette société provinciale, elle gagne bien sa vie et sa réputation est parfaite. Il y a bien quelques mauvaises langues qui cancanent mais bon ! ne faut-il pas que les mauvaises langues cancanent ? N'est-ce pas leur raison d'être ?
    Et puis, du jour au lendemain, Hauteclaire disparaît et ses clients trouvent porte close. Pendant ce temps, Barbey nous la retrouve, déguisée en humble servante, au service de l'épouse légitime de son amant, le comte de Savigny. Femme froide en apparence et très grande dame, Mme de Savigny souffre d'une santé délicate. le médecin à qui Barbey a confié la tâche de nous narrer l'histoire - toujours ces récits emboîtés dont il se délectait - la soigne avec efficacité et la maintient, vaille que vaille. Mais un matin sinistre, par suite d'une erreur commise par Hauteclaire dans le dosage d'une certaine médecine, la comtesse de Savigny rend à Dieu son âme si distinguée. Après un deuil de bon ton et une enquête faite plus pour la forme que pour l'amour de la vérité, il épousera Hauteclaire et tous deux continueront à s'aimer à la folie, se suffisant mutuellement l'un à l'autre et s'avançant dans la vie avec la même arrogance et la même puissance que deux grands fauves en couple. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si Barbey pose la rencontre du médecin, accompagné par un ami à qui il s'empresse de raconter le drame, dans un parc zoologique. On notera aussi l'allure de mignon d'Henri III qui laisse supposer, chez le comte de Savigny, une sexualité à notre avis assez particulière.
    Mais la plus belle de ces "Diaboliques", parce que la plus affreuse dans ce qu'elle sous-entend entre une mère et sa fille, reste sans conteste "Le dessous de cartes d'une partie de whist." Ancêtre posé et tout aussi britannique du bridge actuel, le whist est le jeu-phare du salon, très couru quoique une fois encore provincial, de la comtesse de Tremblay, une veuve réputée pour sa froideur, sa vertu et son extraordinaire beauté. A ces côtés, sa fille, Herminie, elle aussi très belle et qui attend, comme de juste, le prétendant idéal. Un beau soir, débarque dans cette société policée un Ecossais certainement d'origine bretonne car Barbey, avec sa passion des noms incroyables, a choisi de le nommer Marmor de Karkoël (!!!). C'est un beau jeune homme de vingt-huit ans, élégant, racé, avec cependant en lui des yeux qui rappellent, selon le narrateur, ceux de Macbeth. Très vite, car c'est un joueur extraordinaire, qu'on pourrait presque qualifier de "professionnel", il devient un habitué du salon de la comtesse, à un point tel que certains (et certaines ) sont déçus les rares fois où il ne vient pas y faire sa partie.
    Je ne m'étalerai pas sur la suite. Sachez seulement que, dans ce merveilleux salon de la comtesse, il y avait aussi de non moins adorables jardinières. Vint le jour où Karkoël s'envola et où des bruits commencèrent à courir. Bruits particulièrement sinistres qui aboutirent à la découverte, très officielle, dans la terre de l'une des jardinières, du corps d'un enfant mort-né (ou à qui on n'avait pas laissé le temps de pousser son premier cri).
    Depuis quand était-il là ? Oh ! On jouait encore au whist dans le salon qu'il y était déjà. de qui était-il le fils ? de la comtesse ou de sa fille ? Les deux avaient-elles eu des relations avec Karkoël ? Sans le savoir ou en se tolérant l'une l'autre ? ...
    Allons, je vous laisse à vos rêveries, à vos dégoûts aussi. Pour mieux savourer cette dernière nouvelle, il faut vraiment la lire. A ma connaissance, on n'a jamais cherché à la porter à l'écran. C'est bien dommage mais il y faudrait, il est vrai, éminemment de subtilité ... et un sens aigu de la monstruosité qui, à mes yeux, aurait pas mal de choses en commun avec "Le Silence des Agneaux" de Jonathan Demme. Eh ! oui !
    Un dernier conseil : Noël approche. Offrez "Les Diaboliques" de Barbey : c'est sans espoir mais à elles six, elles constituent en quelque sorte - me permettrait-il cette comparaison osée ? - Le Cachet d'Onyx qui marque son oeuvre pour l'Eternité. ;o)
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    • Livres 5.00/5
    Par gill, le 29 mai 2013

    gill
    Fuyant la guerre et la Commune, Barbey d'Aurevilly trouva refuge en Normandie, à Valognes, dans le Cotentin, et c'est là qu'il écrivit les dernières lignes de son fameux volume "Les diaboliques".
    Vingt ans se sont passés entre le projet, initialement intitulé "Ricochets de conversation" et la première parution du livre en octobre 1873.
    Il est composé de six nouvelles :
    "Le rideau cramoisi", " le plus bel amour de Don Juan", "Le bonheur dans le crime", "Le Dessous de cartes d'une partie de whist", "Un dîner d'athées" et "La Vengeance d'une Femme".
    En décembre 1870, dans une préface provisoire, l'auteur met en garde :
    "Les histoires sont vraies. Rien n'est inventé. Tout vu. Tout touché du coude ou du doigt. "Les diaboliques" ne sont pas des diableries, ce sont des diaboliques : des histoires réelles de ce temps civilisé et si divin que, quand on s'avise de les écrire, il semble que ce soit le Diable qui les ait dicté..."
    Le 11 décembre, le vent est aux saisies et le procureur général fait enlever chez l'éditeur, M. Dentu, pour attentat à la morale publique, tous les exemplaires restants
    Gambetta plaida la cause de Barbey d'Aurevilly auprès du garde des Sceaux. L'affaire fut stoppée.
    En 1908, Léopold Delisle, qui était natif de Valognes, déclina l'honneur, soixante ans après, de faire partie du comité célébrant le centenaire de Barbey d'Aurevilly, à cause du "Dessous de cartes d'une partie de whist".
    Personne, aujourd'hui ne conteste plus au livre sa qualité de chef-d'œuvre. "La littérature inacceptable de 1850 est devenue suprême et définitive consécration".
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    • Livres 4.00/5
    Par ibon, le 06 mars 2013

    ibon
    Six nouvelLes diaboliques et donc pas très catholiques. Ce qui a valu à son auteur un procès pour immoralité en 1874. Pourtant fervent catholique, Barbey, c'est vrai, se lâche souvent dans ces nouvelles afin, dit-il, de "terroriser le vice". Il semble alors se complaire dans la description de personnages aux moeurs pas très délicates.
    Je trouve qu'il y parvient très bien avec un suspense hitchcockien.
    Le rideau cramoisi
    Un jeune soldat est hébergé dans une chambre chez un vieux couple. Leur fille arrive un soir et sa vie bascule.
    Le plus bel amour de Don Juan
    A 50 ans, Don Juan retrouve 12 anciennes maîtresses lors d'une soirée et leur raconte son plus bel amour.
    Le bonheur dans le crime
    Hauteclaire est belle et donne des leçons d'escrime. le comte de Savigny, bien que fraîchement marié, ne manque pas de venir l'admirer jusqu'à ce qu'elle disparaisse.
    La Vengeance d'une Femme
    Robert de Tressignies se promène tard un soir et rencontre une prostituée.
    Bien que je ne sois pas parvenu à lire "Le dessous de cartes" et "A un dîner d'athées" parce qu'elles m'ennuyaient, les 4 nouvelles citées plus haut sortent du lot et méritent le coup d'oeil.
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    • Livres 4.00/5
    Par lauredanse, le 06 mai 2013

    lauredanse
    Dans ce livre, recueil de six nouvelles plus ou moins longues, Barbey d'Aurevilly nous parle de toutes ces femmes aux multiples facettes, pouvant être froides, méprisantes, impassibles, comédiennes, vengeresses, cruelles, manipulatrices, même démoniaques, au choix… Tout en étant d'un autre côté fougueuses, maladroites, amoureuses, passionnées… au choix… Ici les femmes sont les dominantes, celles qui ont le dernier mot, et les hommes sont les pauvres victimes d'un ensorcellement, d'un pouvoir magnétique de la femme, comme la menthe religieuse. Ce qui n'empêche pas de trouver aussi des hommes cruels, meurtriers, vengeurs. de la simple vengeance au meurtre, à la folie, où sont les limites ? Des souvenirs parfois glaçants pour ces hommes qui en ont croisées, dans l'admiration pour certains.
    Ici le narrateur est toujours le témoin d'une histoire qu'on le lui a racontée et le retranscrit au lecteur. Nous sommes au 19ième siècle et l'on y croise donc l'aristocratie, les dandies, les prostituées, l'adultère… Barbey d'Aurevilly est un très bon conteur, sait nous tenir en haleine et nous surprendre. Il a fait le choix de traîner en longueur, faut-il encore l'apprécier. Pour ma part j'ai senti parfois que c'était trop et le fait de s'approcher du commérage ne me plait pas forcément. Mais c'est une époque et on le lit comme tel. Entre Le rideau cramoisi, le plus bel amour de Don Juan, Le bonheur dans le crime, le dessous de carte d'une partie de Whist, A un dîner d'athées et La Vengeance d'une Femme, ma préférence se porte sur le plus bel amour de Don Juan pour la description de cette femme et cette fille où là le faux-semblant est à son paroxysme ainsi que la perfidie, comme beaucoup dans ce recueil, mais j'ai aimé ces portraits. Je dois dire que Le bonheur dans le crime m'a séduite aussi par l'aplomb de cette autre femme et l'effacement dont elle a pu faire preuve.
    Des portraits brossés avec un talent littéraire indéniable, savoureux, de l'ironie (et ça j'adore !) d'une psychologie très juste mais paradoxalement assez caricaturale, ce qui est sans doute voulu. Il met en exergue les possibilités sans limites de la partie sombre des êtres, surtout des femmes évidemment, les diaboliques, et de l'amour sous toutes ses formes, du plus perfide au plus meurtrier et écoeurant. Des descriptions très longues, mais qui permet d'avoir des personnages fouillées autant physiquement que moralement et psychologiquement. Des énigmes, des questions en suspens. J'ai adoré ces histoires mais cela ne peut être un coup de coeur car l'approche par le commérage n'est pas dans ce que je préfère. C'est difficile à définir, j'ai aimé sans être totalement charmée, charmée par les mots, l'histoire mais pas par l'esprit cancan.

    Lien : http://madansedumonde.wordpress.com/2013/05/06/les-diaboliques-jules..
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    • Livres 3.00/5
    Par vincentf, le 01 mars 2012

    vincentf
    Ces histoires à faire froid dans le dos, l'amante morte dans les bras du soldat, la fausse servante empoisonneuse, la marquise qui se fait putain, auraient pu fasciner. Elle l'auraient dû. Mais Barbey est trop bavard, il enrobe trop, il discute, il batoille, il décrit tout trop longuement pour ne pas ennuyer un lecteur de nouvelles habitué au vertige rapide et sans fioritures De Maupassant. Bref, le diabolique, chez Barbey devient barbant, anecdote, blabla de salon, morbide batifolage, que l'on lit avec intérêt mais sans frisson, tellement on s'est habitué au quotidien de l'horreur.
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Citations et extraits

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  • Par akhesa, le 20 décembre 2014

    Momies aussi que ces jeunes filles,qui devaient se ranger les unes aupres des autres,dans les catacombes du celibat,mais dont les visages,eclatant d'une vie inutile et d'une fraicheur qui ne serait pas respiree,enchantaient mes avides regards

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  • Par akhesa, le 17 décembre 2014

    La voix,ce ciseau d'or avec lequel nous sculptons nos pensees dans l'ame de ceux qui nous ecoutent et y gravons la seduction

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  • Par akhesa, le 16 décembre 2014

    Ces bourgeois avaient garde,malgre eux,la superstition des respects qu'ils n'avaient plus

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  • Par akhesa, le 11 décembre 2014

    Les jeunes gens qui auraient pu s'insulter,se prendre querelle,ne se rencontraient point dans les lieux publics,qui sont des arenes chauffees a rouge par la presence et les yeux des femmes

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  • Par Woland, le 09 décembre 2014

    [...] ... Le Dessous de Cartes d'Une Partie de Whist :


    - " ... Une fois morte et quand il fallut fermer [le salon de Mme de Tremblay] - car le tuteur de son fils a fourré au collège ce petit imbécille (nous avons respecté l'orthographe de Barbey), que voilà riche comme doit être un sot, - on a voulu mettre [en pleine terre les beaux résédas de ces jardinières], et l'on a trouvé dans la caisse, devinez quoi ? ... le cadavre d'un enfant qui avait vécu ! ..."

    Le narrateur fut interrompu par le cri très vrai de deux ou trois femmes, pourtant bien brouillées avec le naturel. Depuis longtemps, il les avait quittées ; mais, ma foi, pour cette occasion, il leur revint. Les autres, qui se dominaient davantage, ne se permirent qu'un haut-le-corps, mais il fut presque convulsif.

    - "Quel oubli et quelle oubliette !" - fit alors, avec sa légèreté qui rit de tout, cette aimable petite pourriture ambrée, le marquis de Gourdes, que nous appelons le dernier des marquis, un de ces êtres qui plaisanteraient derrière un cercueil et même dedans.

    - "D'où venait cet enfant ?" - ajouta le chevalier de Tharsis, en pétrissant son tabac dans sa boîte d'écaille. "De qui était-il ? Etait-il mort de mort naturelle ? L'avait-on tué ? ... Qui l'avait tué ? ... Voilà ce qu'il est impossible de savoir et ce qui fait faire, mais bien bas, des suppositions épouvantables. ... [...]
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Vidéo de Jules Barbey d'Aurevilly

Le 2 novembre 2008 marquera le bicentenaire de la naissance d'un écrivain français mystérieux, provocateur et assez méconnu de nos jours : Jules Barbey d'Aurevilly. Ce film nous invite à un voyage dans le temps, au cœur du romantisme et d'une époque fascinante du point de vue littéraire, entre Paris et la Normandie. Souvent décrié et mis à l'écart du monde littéraire, Barbey d'Aurevilly était un auteur à part qui s'est heurté à son époque. Aristocrate révolté ou simple provocateur, il était mal connu autant que mal aimé. Pourtant, ses oeuvres ont traversé les siècles jusqu'à aujourd'hui. Qui était donc cet agitateur, cet écrivain marginal capable d'arracher du fonds des marais l'histoire des hommes et des femmes qui l'entouraient ?








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