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> Jacques Petit (Éditeur scientifique)
> Paul Morand (Préfacier, etc.)

ISBN : 2070371158
Éditeur : Gallimard (1979)


Note moyenne : 3.96/5 (sur 95 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Un homme, Marigny, pris entre une sylphide et une catin. La sylphide, c'est sa femme, Hermangarde ; la catin : Vellini, une espagnole qui n'est même pas belle mais qui a empoisonné le coeur, le sexe et le sang. Marigny, retiré dans le Contentin, s'est juré de rompre. Ma... > voir plus
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Critiques, analyses et avis (5)

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    • Livres 5.00/5
    Par Woland, le 06 juillet 2014

    Woland
    Cette "Vieille Maîtresse" n'est pas, nous le savons, le premier roman de Barbey d'Aurevilly mais assurément, c'est le premier qui arbore sa marque sans complexe aucun. Sur la route éreintante de l'écriture, l'auteur a peiné, trébuché, il est tombé aussi et il a, bien entendu, remis maintes et maintes fois, sur le métier avide et jamais satisfait, le style qu'il sentait vibrer en lui depuis toujours. Et le miracle s'est accompli : ce style, il a réussi non pas à le domestiquer - ses soudains emportements à bride abattue, sa causticité larvée, ses éclats de préciosité hautaine, il les conservera jusqu'à la fin, pour le meilleur comme pour le pire - mais à l'empêcher de fuir sous sa plume, de se dérober à sa vision cynique et furieuse de l'âme humaine. C'est ce style sans pareil, si aisément reconnaissable pour tout amateur de littérature que peut l'être, dans un tout autre genre, celui d'un Céline ou d'un Simenon, qui, malgré les longues et minutieuses descriptions, malgré les états-civils plus échevelés les uns que les autres, malgré le mélodrame indécrottable dans lequel l'oeuvre plonge ses racines têtues, malgré même les idées religieuses, fortement teintées de jansénisme, de l'auteur, et malgré un parisianisme parfois outré, charme et captive le lecteur. Il nous donne foi dans les paysages dépeints, dans les passions exprimées et dans les chutes élégantes et sans espoir : veut-on s'éloigner de Barbey, qu'il nous ramène à lui - on peut en faire l'expérience avec "Ce Qui Ne Meurt Pas", roman languissant, dans la veine de "L'Amour Impossible" mais en plus mûri et fort de toute la science accumulée par l'auteur en matière d'écriture, dont on cherche frénétiquement à se détacher au plus vite mais que, toujours sous l'enchantement, on lit jusqu'au bout.
    "Une Vieille Maîtresse" reprend le classique triangle amoureux déjà étudié et réétudié par Barbey sous tous les angles mais les personnages ont cette fois dépassé le stade de la silhouette ou de la marionnette creuse que l'on fait volter et virevolter avec plus ou moins de conviction dans un décor esquissé. Il y a d'abord Vellini, la "femme fatale", celle par qui le scandale arrive et demeure, Vellini, petite, olivâtre, maigrelette et sans réelle beauté, Vellini, la brune Espagnole pimentée d'Andalousie qui a uni son sang à celui de son amant, Vellini qui, selon ses propres certitudes et superstitions, a ainsi créé entre eux un lien qui ne se peut rompre. Même quand elle n'est pas physiquement présente, Vellini s'impose à chaque page. A travers elle, c'est le Destin qui s'exprime ici, mais un Destin qui ne peut lui-même échapper à sa propre et implacable loi. Vellini, tout à la fois séduisante et redoutable, faite semble-t-il d'un seul bloc mais d'un bloc aux mille nuances, souvent incompréhensible, y compris pour elle-même - Vellini qui fait subir mais qui subit aussi. D'ailleurs, longtemps, le texte porta tout simplement son nom : "Vellini."
    Cette femme forte, qui ne se laisse jamais détourner de son but, a pour amant un dandy libertin, Ryno de Marigny, qui, en bon dandy abonné à la pose de l'ennui, a déjà essayé de rompre avec elle. "Plus rien de physique, surtout !" a-t-il dit et répété. Mais en vain. Comme le lecteur s'en revient à Barbey, Marigny s'en revient toujours à Vellini - et la fin du roman, impitoyable dans sa constatation cynique, nous le prouvera largement. Pourtant, quand il tombe amoureux de Hermangarde de Polastron, blonde, jeune et superbe créature qu'il a croisée dans les salons qu'il fréquente, Marigny se dit que cette fois, c'est la bonne. Il déclare à une Vellini infiniment plus sceptique que tout est réellement fini entre eux et il court se marier.
    Hermangarde est, comme il se doit, l'antithèse parfaite de Vellini, en tous cas physiquement et sur le plan de l'éducation reçue. (Sur le plan de la naissance, par contre, Vellini n'a pas beaucoup à lui envier mais je vous laisse découvrir pourquoi.) Mais les deux femmes ont en commun une passion sans limites pour Marigny, une passion qui, pour l'une comme pour l'autre, ne s'éteindra jamais.
    Il ne faudrait pas oublier d'évoquer les "seconds rôles", plantés de façon magnifique par un Barbey qui n'est pas loin de les laisser "casser la baraque" - pour peu que ce trio d'aristocrates bon teint, rescapés d'une XVIIIème siècle finissant, nous permette cette expression un peu triviale. La marquise de Flers tout d'abord : elle a connu les bals de Marie-Antoinette aussi bien que l'ombre luisante de sang de la guillotine, elle n'ignore rien de ce que peut dissimuler le mot "libertinage" et elle a, comme nombre de personnes de son siècle, une grande ouverture d'esprit. Marigny la prend par la franchise en lui racontant l'étrange histoire de sa relation avec Vellini et Mme de Flers, se laissant prendre elle aussi à la sincérité du dandy (quand il assure avoir rompu, Marigny ne ment pas : il y croit aussi fort qu'il croit en sa nouvelle paire de bottes), lui accorde la main d'une petite-fille qu'elle voudrait pourtant tenir à jamais éloignée du malheur. Puis Mme de Mendoze : amie intime de la marquise, elle est née au même siècle, elle a traversé les affres de son agonie et la curieuse comédie des deux Restaurations mais, en tous cas au début, elle se montre plus réservée envers M. de Marigny avant de se laisser elle aussi séduire par la sincérité apparente de son amour. Enfin, le dernier en piste mais non le moindre, l'étonnant, l'excellent vicomte de Prosny, ancien galant de Mme de Flers et qui tient, durant tout le roman, le rôle de la Gazette vivante ou du Concierge A Qui Rien N'Echappe. C'est que, lorsqu'ils s'y mettent, les hommes font, en matière de commérages et de curiosité indiscrète, bien mieux que les femmes les plus avisées.

    En toile de fond, bien plus réelle que les salons parisiens fréquentés par nos héros, la côte normande, essentiellement vue de l'automne et de l'hiver, une côte spectrale, hantée par les vents, la pluie et les légendes locales, où Vellini, puis Hermangarde s'en vont errer tour à tour, luttant contre les éléments déchaînés et la nuit qui n'en finit pas, dans leur quête effrénée, incontrôlable de leur boussole commune : Marigny.
    "Une Vieille Maîtresse", à bien y regarder, c'est du mélo à l'état pur. Mais Barbey est comme Balzac : il nous attire, nous accroche, nous séduit aussi sûrement que sa Vellini. Et on lit, on lit, on ne peut pas plus renoncer à tourner les pages qu'on ne renoncerait à respirer. On passe bien sur quelques maladresses et quelques exagérations - elles aussi font partie de Barbey, on ne va pas le trahir en les lui reprochant. Sous nos yeux fascinés, l'écrivain normand assemble, mêle et démêle fils et récits. Ces derniers s'emboîtent l'un dans l'autre avec une précision de boîtes gigognes, un narrateur suit l'autre sans que le lecteur en soit déstabilisé un seul instant : c'est du grand art, la libération d'un homme qui, pour la première fois, maîtrise la force qui l'habite et le pousse à écrire. ;o)
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  • Par Aela, le 06 février 2011

    Aela
    Barbey d'Aurevilly, très marqué par sa Normandie natale (la Manche) a eu surtout pour modèles Byron et Balzac. "Une vieille maîtresse" est un roman en partie autobiographique qui repose sur l'opposition de deux personnages féminins, l'un angélique, l'autre satanique; Ce roman provoque un scandale en 1851.
    Comme toujours chez Barbey d'Aurevilly, l'obsession fascinatrice du mal, les pulsions et les passions poussées à leur paroxysme, l'opacité de l'être, la description d'états psychiques étranges, côtoyant le satanisme, une atmosphère empreinte de surnaturel.
    On se laisse prendre par la magie suggestive...
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    • Livres 5.00/5
    Par VACHARDTUAPIED, le 08 avril 2013

    VACHARDTUAPIED
    Belle évocation d'un dandy las de ses excès qui va se convertir....

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    • Livres 5.00/5
    Par Anassete, le 13 août 2010

    Anassete
    Et si Circé ne voulait pas perdre Ulysse ? Et si elle allait à sa rencontre, peu importe l'amour d'Ulysse pour Pénélope ? Dans le rôle de Circé, je vous présente Vellini. Pour Ulysse, nous avons Ryno de Marigny, et enfin Pénélope est incarné par Hermangarde de Polastron.

    Lien : http://anassete.blogspot.com/2010/08/une-vieille-maitresse-de-barbey..
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    • Livres 4.00/5
    Par araucaria, le 09 avril 2012

    araucaria
    Texte intéressant. Belle écriture. Bon livre classique.

    Lien : http://araucaria.20six.fr/

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Citations et extraits

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  • Par araucaria, le 19 août 2014

    De tous les bonheurs qui se payent, le plus joli, le plus gracieux et le plus pur, - mais aussi l'un des plus chers - c'est le bonheur qui précède le mariage, - qui le précède seulement de quelques jours. C'est vraiment délicieux; rien n'y manque, - pas même cette ombre de mélancolie qui veloute les pêches, quand on se retourne vers sa vie de garçon, du milieu des bijoux et des bracelets qu'on achète, anneaux symboliques, emprises pour deux! Chaque matin, on envoie pour soixante francs - ou davantage, selon la saison - des plus belles fleurs à sa promise, qui les effeuille en rêvant tendrement aux dentelles de sa corbeille; dernier rayon de chevalerie, mourant sur des fleurs qui vont mourir! dernier hommage que les hommes égoïstes offrent encore à la femme qu'ils aiment, - ou qu'ils n'aiment pas, - mais qu'ils épousent!
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  • Par Woland, le 06 juillet 2014

    [...] ... - "Non ! tu ne savais pas tout, [Vellini], - reprit [Marigny]. - Le malheur s'était abattu sur ma maison. Ma pauvre Hermangarde était en péril de mourir. Tu savais cela comme tous les autres, comme les domestiques qui m'entouraient, comme le village, comme le pêcheur qui m'apportait tes lettres et ne voyait que visages désolés au manoir. Mais il y avait quelque chose que tu ne savais pas, Vellini, car personne ne le savait, que moi seul et elle ... C'est que si elle souffrait des tortures d'âme et de corps, à la briser, malgré la force de sa jeunesse, c'était nous qui en étions cause. C'est que si elle fût venue à mourir, à la fin de bien des journées, c'est nous, Vellini, qui aurions été ses assassins !"

    Elle le regarda avec un étonnement fixe. Ils étaient assis au pied de la voile, le dos tourné aux pêcheurs qui ramaient à l'extrémité de la barque. La brise soufflait ses plus favorables haleines et ils allaient, frisant les brisants, comme s'ils eussent voulu arriver en sept quarts d'heure à Jersey, qu'on voyait nettement dans les clartés du temps, blanc comme un linge étendu par des lavandières au soleil.

    - "Oui, - reprit-il, comprenant son regard, - nous aurions été ses assassins ! Quand, au Bas-Hamet, je t'ai quittée, il y a trois semaines, toi, mon passé, rallumé avec des voluptés cruelles, et que je fus revenu à Carteret, je retrouvai Hermangarde au bord de son lit, habillée et sans connaissance ! Elle ! Cette femme élevée dans toutes les délicatesses de la vie, était venue seule, la nuit, à pied, en se cachant, au Bas-Hamet, par la neige et le froid sur ses grèves, exposée aux insultes des contrebandiers et des matelots. Elle avait tout bravé, mais elle y était venue, poussée par une jalousie couvée longtemps. Elle nous avait vus par la fente du volet de ta cabane, et elle n'avait pas crié ; elle avait eu la force de rester là et de s'en retourner comme elle était venue, mais avec des certitudes, des spectacles pires que la mort, dans le coeur. Dieu, qui avait eu pitié d'elle, lui avait mesuré ses forces et elle ne s'était évanouie qu'au pied de son lit, en rentrant. C'est là que je l'ai trouvée ... Ah ! Vellini, je n'oublierai jamais le moment où je la pris dans mes bras chauds de toi et où je la retiédis de la vie que tu y avais laissée. Elle fut longtemps dans un état désespéré. Son délire m'apprit ce qu'elle avait fait, - car depuis, le croirais-tu ? elle ne m'a rient dit qui fût une plainte ou un reproche. Elle a une fierté douce que tu admirerais." ... [...]
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  • Par Woland, le 06 juillet 2014

    [...] ... "- J'eus beau regarder [Vellini] avec toute l'impartialité qui était en moi - reprit Marigny - pour m'expliquer un peu davantage l'asservissement de mon pauvre ami de Mareuil, je restai dans mon opinion de la veille. C'était un visage irrégulier. Elle était vêtue d'une robe de coupe étrangère, de satin sombre à reflets verts, qui découvrait des épaules très fines d'attache, il est vrai, mais sans grâce plénitude et sans mollesse. On eût dit les épaules bronzées d'une enfant qui n'est pas formée encore. Ses cheveux, tordus sur sa tête, étaient retenus par des velours verts. Deux émeraudes brillaient à ses oreilles et des bracelets - faits de cette pierre mystérieuse - s'enroulaient comme des aspics autour de ses bras olivâtres. Elle tenait à la main l'éventail de son pays, de satin noir et sans paillettes, ne montrant au-dessus que deux yeux noirs, à la paupière lourde et aux rayons engourdis. Comme la conversation n'était pas très animée et qu'elle n'y prenait aucune part, j'eus le temps de l'examiner et de la détailler comme un tableau ou une statue. Le souper, qu'on annonça, interrompit mon examen. De Mareuil se précipita pour donner le bras à sa Malagaise, et je m'arrangeai de manière à marcher derrière lui pour juger d'une tournure que j'avais à peine entrevue. Mme Annesley [= nom d'épouse de Vellini] était petite, les hanches plus élégantes que fortes, mais la chute audacieuse des reins accusait l'origine Mauresque. Le mouvement qu'elle fit pour passer dans la salle-à-manger au bras de Mareuil révolutionna mes idées, bouleversa mes résolutions. C'était ce meneo des femmes d'Espagne dont j'avais tant entendu parler aux hommes qui avaient vécu dans ce pays. Une autre femme sortit de cette femme. Deux éclairs, je crois, partirent de cette épine dorsale qui vibrait en marchant comme celle d'une nerveuse et souple panthère, et je compris, par un frisson singulier, la puissance électrique de l'être qui marchait ainsi devant moi.

    Deux heures après, marquise, je la comprenais bien davantage, ou plutôt, moi, je ne me comprenais plus ! Ah ! c'était vraiment par le mouvement que cette femme était reine et reine absolue, Reina netta, comme on dit dans la langue de son pays ! A ce souper étincelant et brûlant donné pour elle, il fallut la voir et l'entendre !!! D'autres sensations, d'autres sentiments, le bonheur, la possession et les mille désenchantements qui suivent l'enchantement épuisé, n'ont pu éteindre ce souvenir. D'où cette vie subite lui venait-elle ? Etait-ce de la coupe où elle trempait sa lèvre avec une sensualité pleine de flamme ? Etait-ce de l'esprit que répandaient alors, par torrents, ces spirituels et effrénés viveurs, excités par la présence de cette Sabran espagnole ? Qui le savait ? Qui pouvait le dire ? Même moi, qui ai pressé depuis toute cette vie sur mon coeur, je l'ai ignoré. Je n'ai jamais su d'où venait cette transfiguration impétueuse, cette ouverture d'ailes, poussées en un clin d'oeil, qui la ravissaient, nous emportant tous. Les prestiges de la laideur, que M. de Mareuil m'avait promis, apparurent en Mme Annesley. Son regard épais, qui ne tombait plus pesamment sur moi, mais qui m'échappait en brillant, me fascinait d'impatience par la mobilité de ses feux. Le sang de son père, le toreador, bouillonnait dans ses joues d'ambre devenues écarlates. On eût juré qu'il allait faire éclater les veines et couler dans ce souper, sous la force même de la vie, comme autrefois il avait coulé dans le cirque, sous la tête armée du taureau. Elle se renversait, tout en causant, sur le dossier de son fauteuil avec des torsions enivrantes, et il n'y avait pas jusqu'à sa voix de contralto - d'un sexe un peu indécis, tant elle était mâle ! - qui ne donnât aux imaginations des curiosités plus embrasées que des désirs et ne réveillât dans les âmes l'instinct des voluptés coupables - le rêve endormi des plaisirs fabuleux ! ... [...]
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  • Par la_fleur_des_mots, le 19 mars 2013

    Cette belle tête pâle, les cils baissés, le front grossi par l’attente, les sourcils froncés, la bouche sérieuse, aperçue à travers la vapeur qui s’élevait de la théière, était d’une beauté presque aussi grandiose et aussi tragique que celle d’une magicienne composant un philtre.
    Hélas ! de philtre, elle n’en composait pas… mais elle en avait bu un qui lui semblait amer à cette heure, et qui donnait à son visage la cruelle expression qui l’animait.
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  • Par sabina, le 21 mai 2012

    C'est du sang aussi que des larmes! dit-elle avec une passion surhumaine, forte comme Dieu même, car elle me fit reculer jusque dans ce passé qui ne nous appartient plus et qu'elle ralluma.

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Vidéo de Jules Barbey d'Aurevilly

La nouvelle Le Bonheur dans le crime, adaptée pour la télévision par France 2, dans le cadre de la série Au siècle de Maupassant : contes et nouvelles du XIXe siècle. Le film a été diffusé le mardi 17 mars 2009, avec comme acteurs Didier Bourdon, Grégori Derangère et Marie Kremer. Extrait








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