Un homme, Marigny, pris entre une sylphide et une catin. La sylphide, c'est sa femme, Hermangarde ; la catin : Vellini, une espagnole qui n'est même pas belle mais qui a empoisonné le coeur, le sexe et le sang. Marigny, retiré dans le Contentin, s'est juré de rompre. Ma... > voir plus
Barbey d'Aurevilly, très marqué par sa Normandie natale (la Manche) a eu surtout pour modèles Byron et Balzac. "Une vieille maîtresse" est un roman en partie autobiographique qui repose sur l'opposition de deux personnages féminins, l'un angélique, l'autre satanique; Ce roman provoque un scandale en 1851.
Comme toujours chez Barbey d'Aurevilly, l'obsession fascinatrice du mal, les pulsions et les passions poussées à leur paroxysme, l'opacité de l'être, la description d'états psychiques étranges, côtoyant le satanisme, une atmosphère empreinte de surnaturel.
On se laisse prendre par la magie suggestive...
Et si Circé ne voulait pas perdre Ulysse ? Et si elle allait à sa rencontre, peu importe l'amour d'Ulysse pour Pénélope ? Dans le rôle de Circé, je vous présente Vellini. Pour Ulysse, nous avons Ryno de Marigny, et enfin Pénélope est incarné par Hermangarde de Polastron.
C'est du sang aussi que des larmes! dit-elle avec une passion surhumaine, forte comme Dieu même, car elle me fit reculer jusque dans ce passé qui ne nous appartient plus et qu'elle ralluma.
" Le temps ment comme ton mariage - dit-elle - comme l'amour qui meurt et qui dit: "C'en est fait pour jamais! " parce qu'il meurt. Tu es venu Ryno! Ce soir nous n'avons pas dix ans entassés sur nos têtes. Tu es plus beau que quand je te vis pour la première fois, et l'amour mort n'empêche pas que nous ne soyons ici les mains unies, tout prêts peut-être à recommencer le passé et notre amour!"